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271 articles avec la democratie et la gauche dans les pays arabes

Réflexions sur le nationalisme arabe, la gauche et l’islam

Publié le par Mahi Ahmed

Réflexions sur le nationalisme arabe, la gauche et l’islam

ITINÉRAIRE DE JOSEPH SAMAHA

ORIENT XXI > MAGAZINE > ENTRETIEN > NICOLAS DOT-POUILLARD > JOSEPH SAMAHA > 4 MARS 2016

Dans le Liban des années 1990 et 2000, Joseph Samaha était une figure intellectuelle influente. À l’occasion du neuvième anniversaire de son décès, As-Safir vient de publier un entretien avec Nicolas Dot-Pouillard, effectué en 2006, dont voici la traduction. Si le contexte politique a changé depuis cette époque, il n’est pas inutile de relire les propos d’un intellectuel de gauche libanais préoccupé par la « question nationale » et attentif au devenir de l’islam politique.

D. R.

Joseph Samaha est décédé d’une crise cardiaque le 25 février 2007 à Londres. Intellectuel de gauche, ancien militant de l’Organisation d’action communiste au Liban (OACL), se réclamant également de l’héritage du président égyptien Gamal Abdel Nasser, il dialoguait avec l’islam politique. Dans le Liban des années 1990 et 2000, Joseph Samaha était une figure intellectuelle influente, et sa plume était connue dans l’ensemble du monde arabe. Ancien rédacteur en chef du quotidien As-Safir, il fondait, à l’été 2006, en pleine guerre israélienne contre le Liban, le journal Al-Akhbar.

Le quotidien As-Safir vient de publier un entretien que nous avions eu avec lui le 17 février 2006. Le contexte politique a changé depuis l’époque de cet interview : la guerre israélienne sur le Liban est passée par là, Joseph Samaha n’avait pas encore fondé le quotidien Al-Akhbar. Bien plus, ses propos résonnent étrangement, si ce n’est avec un certain décalage : les soulèvements arabes de 2011 étaient à venir, la crise syrienne n’avait pas encore séparé les Frères musulmans et le Hezbollah — auxquels Joseph Samaha fait souvent référence. La confessionnalisation du politique n’avait pas atteint le degré actuel. Mais il n’est pas inutile d’offrir aux lecteurs la parole d’un intellectuel de gauche libanais d’abord préoccupé par la « question nationale » et la « question sociale », et attentif, à l’époque, au devenir d’un islam politique qu’il perçoit comme tout à la fois pluriel et hégémonique.

Nicolas Dot-Pouillard.

1967-1995, PARCOURS POLITIQUE

J’ai d’abord été très influencé par le courant nassérien, mais j’ai eu comme un passage à vide entre 1968 et 1969, en raison de la défaite arabe de juin 1967 face à Israël. Nous avons tous été sous le choc ; c’est une période que je préfère oublier. J’étais jeune, dans la vingtaine. À partir de 1969, j’étais surtout en relation avec un courant de pensée qui n’a malheureusement pas eu beaucoup d’influence dans la gauche arabe, qui était représenté par deux penseurs syriens, Yassin Hafez et Elias Morqos1. Ces deux penseurs ont essayé d’élaborer une lecture marxiste de Nasser, ou une lecture marxisante du nationalisme arabe. Cela s’inscrivait dans un débat plus large, avec trois autres grands courants, à l’époque. Premièrement, le courant des partis communistes traditionnels dans le monde arabe, les prosoviétiques. Deuxièmement, avec les courants nationalistes arabes du parti Baas. Troisièmement, avec les mouvements d’extrême gauche, ce que l’on nommait les « nouvelles gauches », particulièrement celles qui s’appuyaient sur la résistance palestinienne, avec toutes les transformations du Mouvement des nationalistes arabes (MNA)2, la naissance du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) et du Front démocratique (FDLP) en 1967 et 1969, mais aussi celle de l’Organisation d’action communiste au Liban (OACL).

Ce sont Yassin Hafez et Elias Morqos qui m’ont le plus influencé. Il y avait de petits groupuscules autour d’eux, au Liban, en Irak, en Syrie, avec un courant politique qui n’a malheureusement pas réussi à s’élargir : le Parti révolutionnaire arabe des travailleurs. J’étais dans cette mouvance jusqu’en 1972. Nous étions jeunes, le Liban était en pleine ébullition, il y avait le mouvement ouvrier, le mouvement des paysans, le mouvement étudiant, les universités bougeaient beaucoup.

Puis, en 1972, je suis devenu membre de l’OACL qui était à la lisière des nouvelles gauches radicales et du nationalisme arabe. J’ai intégré la direction de cette organisation jusqu’en 1980, comme membre de son bureau politique. Mais j’avais une position critique sur la stratégie, la tactique, la manière de diriger. J’ai plusieurs fois été menacé d’exclusion par la direction. Et en 1980, j’ai été effectivement expulsé de l’OACL, notamment après une série d’articles critiquant non seulement l’organisation, mais aussi Walid Joumblatt3 et la stratégie générale du mouvement national libanais. Je me sentais toujours de gauche, mais j’essayais d’élaborer une certaine critique de la pratique de la gauche libanaise. À un certain moment, Walid Joumblatt a suggéré qu’on écrive un programme pour un nouveau Parti socialiste qui ne soit pas le Parti socialiste progressiste (PSP), un parti plus large, mais cela a échoué.

Mes désaccords politiques avec les uns et les autres n’ont jamais affecté mes relations personnelles : j’ai continué à travailler avec Fawaz Traboulsi4, j’ai toujours discuté avec Walid Joumblatt.

Puis il y a eu l’invasion israélienne de 1982. Je suis resté deux ans après 1982 à Beyrouth, ensuite j’ai quitté pour un temps le Liban pour la France. Cela a été une expérience profonde, sur le plan intellectuel et politique : j’ai lancé, avec d’autres, un hebdomadaire qui était en un sens proche de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Nous l’avions nommé « le Septième jour » (al-Yom al-sabi’)5. Cette période du milieu des années 1980 était difficile, il y avait l’occupation israélienne du Sud-Liban, mais aussi la guerre des camps entre les Palestiniens et le mouvement chiite Amal. De fait, notre journal était assez critique envers la politique syrienne au Liban, et pour cette raison, je ne pouvais pas revenir à Beyrouth.

Je suis donc resté onze ans à Paris jusqu’à mon retour au Liban en1995. Si j’ai pu le faire, c’est que les Syriens n’avaient plus de veto sur ma personne. Il y avait un contexte nouveau : les accords d’Oslo. J’étais très critique envers les accords, cela a aidé. J’ai écrit plusieurs pamphlets : sur le conflit israélo-arabe, sur le « système Rafiq Hariri »6 et la reconstruction « post-Taëf »7, envers lesquels j’ai toujours été critique.

L’ISLAM POLITIQUE ET LE SENS DE L’HISTOIRE

Je ne suis plus membre d’un parti politique : la position que j’ai choisie est celle d’un homme de gauche indépendant qui essaie, par le biais du journalisme, de l’éditorial, de la prise de position publique, d’élaborer des idées et des pistes qui à mon avis sont de gauche, mais très liées à la question nationale dans le sens où il ne suffit pas de se dire de gauche, où la gauche doit considérer que ce qui prime dans cette région, c’est l’ingérence étrangère et le devoir de s’y opposer. Et donc, plus la gauche quitte ce champ de bataille, plus elle abandonne la question nationale, plus d’autres, notamment les islamistes, viennent occuper ce terrain et gagner en influence.

Prenons deux organisations islamistes qui sont devenues, au fur et à mesure des années, emblématiques non seulement de l’islam politique, mais aussi de la résistance à Israël. En tant qu’homme de gauche attaché à la question nationale, je pense qu’ils vont, politiquement, dans le bon sens. Le Hezbollah plus que le Hamas ; mais le Hezbollah et le Hamas quand même. Nous pouvons ne pas être d’accord avec leur idéologie religieuse, désapprouver certains aspects de leur stratégie, de leur tactique, et même les slogans qu’ils portent. Mais si on regarde honnêtement la situation, si on fait un véritable état des lieux dans le monde arabe, on voit que les Arabes ont une grande attente d’un courant national, ou patriotique. Et après la défaite du courant nationaliste arabe, nous sommes nombreux à avoir cru, à un certain moment, que la gauche pouvait remplir ce vide. Mais elle ne l’a pas fait. Ce sont graduellement les islamistes qui ont rempli ce vide, avec toutes les transformations qu’ils ont connues, notamment dans les années 1990, et ce dans une conjoncture complètement transformée : fin de l’Union soviétique, fin de la guerre d’Afghanistan, politique américaine conquérante.

Les islamistes ont parfois hérité des anciens cadres qui venaient du mouvement de gauche et du mouvement nationaliste arabe ; je pense par exemple à Mounir Chafiq8, un intellectuel palestinien de la gauche du Fatah passé à l’islam politique, et je me demande : est- ce qu’il fait de l’entrisme ou est-ce qu’il est réellement convaincu de ce que qu’il dit ? Mais qu’importe, il a réussi, avec d’autres, à assurer la continuation d’un certain discours national, en Palestine, avec tous les changements qu’a connus le Hamas, au cours des années 1990, et au Liban avec le Hezbollah.

Il me semble que c’est ce courant islamiste qui a repris le discours de la libération nationale, le seul qui puisse véritablement faire bouger les masses arabes. Pour le moment, aucun autre courant n’a réussi à le faire, ni la gauche, ni les démocrates, ni les libéraux, malheureusement. Les islamistes, au Liban et en Palestine, ont enfin bénéficié d’un certain cadre démocratique, pluraliste, en négociant avec d’autres courants politiques ; je pense que cela leur a profité, et a participé aussi de leurs évolutions respectives. La démocratie doit profiter à ces courants. Chaque fois que l’occasion s’est présentée, de Nasser à un autocrate comme Saddam Hussein, les Arabes ont dit ce qu’ils voulaient vraiment : une politique qui réponde aux menaces qu’ils sentent, à cette hégémonie américaine et à cette politique de plus en plus expansionniste. En Palestine par exemple.

NATIONALISME ARABE, GAUCHE ET ISLAM POLITIQUE

J’ai eu des sentiments ambivalents en janvier 2006, lorsque le Hamas a gagné les élections législatives en Palestine. J’ai ressenti une certaine peur, mais au fond, j’étais satisfait que le Hamas ait gagné. Car il suffit de regarder ce que Mahmoud Abbas et la direction du Fatah ont fait du mouvement, du Fatah, de l’Autorité nationale palestinienne (ANP) : historiquement, c’est une catastrophe. Or, du simple point de vue de la question nationale, le Hamas a réussi à battre le Fatah et à porter un message nationaliste contre les renoncements de l’Autorité.

Au Liban, le cadre est différent : le discours de la gauche a été complètement éliminé par l’hégémonie du Hezbollah. Mais le Hezbollah a su lui aussi s’ouvrir et intégrer des idées qui venaient d’autres courants. C’est sa grande force. Je connais bien le Hezbollah, je connais bien ses cadres et ses dirigeants. Chaque fois que je discute avec eux, j’ai l’impression que ce sont de vrais nationalistes. Et paradoxalement, si je compare avec le passé, je me dis aussi parfois que la matière première de ce mouvement, de ses cadres, de sa direction, aurait pu être, à une autre époque, celle d’un grand mouvement patriotique et progressiste.

Il faut enfin comprendre les césures au sein du mouvement islamique. Les Frères musulmans au Koweït n’ont rien à voir avec les Frères musulmans en Irak, en Égypte, au Soudan ou en Algérie. Il n’y a pas un seul islam politique. Mais l’islam politique qui m’intéresse, c’est celui qui porte le message nationaliste autrefois porté par les nationalistes arabes et la gauche. Au fond, c’est le nationalisme arabe qui s’exprime par le biais de l’islam, idéologie désormais dominante, hégémonique. Il faut voir les contradictions : peut être qu’il y a un discours assez rétrograde, qui peut être considéré comme réactionnaire, mais le fond est progressiste et va dans une direction que je ne peux pas désapprouver.

Ceci dit, je n’aime pas les compromis idéologiques. Il faut bien comprendre ce que je dis : je considère que certains courants politiques islamistes portent le discours de libération nationale. Mais je ne crois pas non plus qu’on puisse fabriquer, comme cela, un mélange entre le nationalisme arabe, la gauche et l’islam politique. Je n’aime pas ces compromis idéologiques. Je peux être, moi, nationaliste arabe et de gauche, et parler d’un parti politique comme le Hamas : je dis dans ce cas ce que je retiens de positif et de négatif dans leur expérience. Mais pas jusqu’à prôner un mélange idéologique qui peut aussi donner n’importe quoi. Ma préoccupation est double : arabe et anti-impérialiste. Dans ce cadre, j’ai toujours un peu peur du référent purement islamique, qui ne mène à rien. La solidarité islamique, je n’y crois pas.

Prenons la période de Nasser, par exemple : le critère d’alliance était anti-impérialiste, pas culturel ou religieux. On était avec l’Inde contre le Pakistan, avec la Grèce contre la Turquie. Tout simplement parce que la Turquie et le Pakistan étaient clairement dans le camp impérialiste. L’approche qui consiste à dire : « nous, les Arabes, quels sont nos intérêts nationaux ? » est différente de : « nous, les musulmans… ». De nombreux pays arabes ont été alliés de l’Union soviétique en tant qu’Arabes, même si l’URSS représentait un modèle de société éloigné de nos aspirations. Mais, de fait, c’était l’allié des Arabes, dans un certain rapport de force mondial et international. Je ne comprend pas ces Arabes qui sont allés en Afghanistan se battre contre les Soviétiques : ils n’avaient rien à faire là-bas. Le cheikh Abdallah Al-Azzam9 était à deux pas d’Israël, et il est parti se battre au Pakistan et en Afghanistan. Une chose est de dire : « je défends les partis islamistes qui portent la cause nationale arabe », une autre est d’affirmer : « je soutiens les partis islamistes parce qu’ils sont musulmans. »

Je vois donc les choses de manière très pragmatique et réaliste. Dans la conjoncture actuelle, nous sommes dans une phase historique ou l’islam domine et va dominer la vie politique et culturelle. C’est un fait, et cela va durer des années et des années. L’islam politique est encore dans sa phase montante. Nous n’en sommes peut-être qu’au début. Yassin Hafez disait : « vous ne pourrez jamais faire l’économie de l’islam, les Arabes ne pourront jamais faire l’économie de l’islam. » Il avait raison.

LA CRISE INTELLECTUELLE DU MONDE ARABE

Je ne crois pas à une révolution intellectuelle profonde dans l’islam, tout simplement parce que je crois pas à une révolution intellectuelle profonde, actuellement, dans le monde arabe. La crise intellectuelle frappe tout le monde. Du point de vue intellectuel, je suis pessimiste. Tout est allé déclinant. Cela vaut pour l’islam politique : je pense sincèrement que Djamal Al-Din Al-Afghani était bien meilleur que Mohammed Abdouh10, que Mohammed Abdouh était bien meilleur que Rachid Rida et que Hassan Al-Banna11, qui étaient meilleurs que Sayyid Qutb. À la fin, nous arrivons à Ayman Al-Zawahiri et à Abou Moussab Al-Zarkaoui12 ! La crise que vit l’islam est la crise de la pensée à un niveau plus général. Elle n’est pas réservée aux islamistes et elle est structurelle. Par exemple, les libéraux arabes n’ont rien à faire avec les libéraux égyptiens d’hier : pour le courant libéral, on descend historiquement de Taha Hussein à Ayman Nour13, chez les islamistes, de Al-Afghani à Al-Zawahiri. Cela vaut aussi pour la gauche et les nationalistes arabes : il y a une crise profonde dans ces courants.

Je ne dis pas que le paysage est complètement négatif. Quelque chose se passe dans certains milieux des Frères musulmans. Ils font un travail sur eux- mêmes. Dans le Hezbollah, clairement, ce travail est à l’œuvre. Dans la pensée chiite en général, il y a les écrits de Mohammed Hussein Fadlallah14, qui sont intéressants. Il y a peut-être, dans la mouvance proche des Frères musulmans, une personne comme le cheikh égyptien Youssef Al-Qardawi. On peut voir en lui un cheikh intégriste, profondément rétrograde ; mais, d’un autre point de vue, il est avancé, car il se situe à des années-lumières de certains religieux.

Parmi les Frères musulmans syriens, les choses ont un peu bougé ces dernières années : les deux ou trois derniers documents qu’ils ont rédigés étaient assez modernes. Le cheikh Rachid Ghannouchi15, le leader du mouvement Ennahda en Tunisie essaie de faire quelque chose d’intéressant, en termes de renouvellement intellectuel, de dialogue avec les laïcs. Rachid Ghannouchi était baasiste dans le passé. Il connaît la Syrie, il a une certaine sensibilité à la question arabe, une vision islamiste qui n’est pas étriquée. Mounir Chafiq essaye de développer un point de vue intéressant, Fahmi Howeidi16 également.

Mais tout cela est très épars. La région est si crispée. Je ne sais pas si on pourra opérer cette révolution culturelle nécessaire à l’intérieur de l’islam, si on reste dans l’état actuel des choses. Parce qu’il n’y a pas de classe sociale qui porte un projet historique. En cela, je reste assez marxiste.

QUELLE « COLLECTIVITÉ POLITIQUE » ?

Si je choisis une étiquette, je suis à ma manière nassérien. Et de gauche. J’ai écrit plusieurs articles sur ma vision de l’expérience de Nasser, et j’ai toujours dit que, au moins, dans les grands courants de pensée, dans le monde arabe, parmi les islamistes, les libéraux, les marxistes et le courant nationaliste — le Baas notamment —, Nasser est le seul, de par son pragmatisme et son expérience, qui a pu au moins poser les bonnes questions. Le nassérisme n’est pas forcément une pensée, comme le baasisme ou le marxisme, mais c’est une expérience pratique, affective même, qui a profondément modifié le monde arabe à l’époque. Il a modifié la manière dont les Arabes se percevaient face à l’Occident. Il a obtenu des réponses plus ou moins bonnes, d’ailleurs — nous avons vu ce qui s’est passé ultérieurement en Égypte —, mais au moins, si on discute de ces grands courants dans l’histoire contemporaine du monde arabe, il est le plus proche de ce qu’il faut faire en termes d’indépendance et de contenu social. Quand je dis que je suis nassérien, c’est une manière de dire que je ne suis pas baasiste : car si nous n’arrivons pas à faire la différence entre Nasser et le Baas, nous n’arriverons jamais à comprendre ce qu’était l’expérience de Nasser dans le monde arabe.

Comment, à partir de ces questions qui ont été posées sous Nasser, penser certaines questions contemporaines qui se posent à nous ? Que voudrait dire aujourd’hui un grand mouvement de libération nationale dans le monde arabe ? Chez Nasser, c’était, dans une certaine mesure, la combinaison de trois choses : l’achat d’armes à la Tchécoslovaquie (1955), la nationalisation de la compagnie du canal de Suez (1956), et la construction du haut-barrage d’Assouan entré en service dans les années 1960. Ce fut une expérience possible au sein d’un certain ordre du monde, d’un rapport de force mondial différent que celui que nous vivons actuellement. L’idée d’un rôle important de l’État dans l’économie, celle d’un développement attentif aux intérêts des classes populaires, tout cela est complètement sorti du viseur de tout le monde, des islamistes, des libéraux, des démocrates, et même de la gauche arabe. Cette gauche parle de démocratie, de droits humains, mais la problématique du développement, la question de l’État, est sortie de son viseur. Tous ces courants, quels qu’ils soient, s’inscrivent quelque part dans la reconnaissance d’un monde unipolaire, homogène, et d’une mondialisation uniquement conçue comme libérale, économiquement parlant. Quel pourrait être le contenu social d’un mouvement de libération nationale arabe actuellement ? Je ne sais pas, car le rapport de force est très dégradé.

Ce n’est pas un hasard s’il y a une dérive, dans le monde arabe, vers un contenu culturel. Lorsque je parle des Arabes, j’aimerais en parler en termes politiques, de collectivité politique. Mais désormais c’est juste une marque culturelle, comme l’islam. Parce que l’ensemble des courants politiques dans le monde arabe sont incapables de donner un contenu politique, économique et social à leur programme. Donc, nous vivons une période de repli identitaire, en tant qu’Arabes et en tant que musulmans. Nous sommes Arabes ou nous sommes musulmans, mais jamais dans un sens politique, stratégique et économique. Juste en termes de culture. Dans le monde arabe, de la Tunisie jusqu’au Liban, il n’y a de commun que la culture. Nous avons effectivement les mêmes écrivains, les mêmes films, les mêmes sensibilités culturelles, avec les nouveaux médias, notamment télévisés. Mais ça s’arrête là. La culture, l’identité, la religion, sont les thématiques qui priment à présent.

NICOLAS DOT-POUILLARD, JOSEPH SAMAHA

1Yassin Hafez, né en 1930 et décédé en 1978, était originaire de la ville de Deir al-Zor, en Syrie. Elias Morqos est né en 1927 et est décédé en 1991. Il était originaire de la ville de Lattaquié.

2Inspiré des idées du professeur Constantin Zureik, le MNA a notamment été fondé au début des années 1960 par le Palestinien Georges Habache.

3Walid Joumblatt est le leader du Parti socialiste progressiste (PSP), à majorité druze.

4Fawaz Traboulsi est un des anciens leaders de l’OACL. Il est aujourd’hui professeur à la Lebanese American University (LAU) et anime une revue trimestrielle de gauche : Bidayat (Les commencements).

5L’historien Samir Kassir, assassiné à Beyrouth en juin 2005, était un collaborateur régulier de l’hebdomadaire Le septième jour.

6Rafiq Hariri a été plusieurs fois premier ministre du Liban, avant d’être assassiné en février 2005.

7Les accords de Taëf mettant fin à la guerre civile libanaise ont été signés en Arabie saoudite en octobre 1989.

8Mounir Chafiq a été membre du Fatah, animateur d’une de ses branches de gauche et responsable du Bureau de planification de l’OLP dans les années 1980. Il se rapproche de l’islam politique après la révolution iranienne de 1979.

9Abdallah Al-Azzam est un cheikh palestinien qui fonde, en octobre 1984, le Bureau des services (Maktab al-Khadamat) à Peshawar, au Pakistan, censé aider les combattants étrangers venus assister les moudjahidines afghans. Il a été membre du Fatah palestinien une courte période, à la fin des années 1960. Il est assassiné en 1989.

10Jamal al-Din al-Afghani (1838-1897) est l’un des fondateurs du panislamisme. Mohammed Abdouh (1849-1905) est un réformiste musulman égyptien.

11Disciple de Mohammed Abdouh, Mohammed Rachid Rida (1865-1935) est un réformiste musulman d’origine syrienne. Hassan al-Banna (1906-1949) est le fondateur des Frères musulmans en Égypte.

12Sayyid Qutb (1906-1966) est considéré comme le père idéologique de l’islam radical. Ayman Al-Zawahiri, d’origine égyptienne, est aujourd’hui l’un des principaux dirigeants d’Al-Qaida. Abou Moussab al-Zarkaoui, tué en 2006, était le responsable d’Al-Qaida en Irak.

13Taha Hussein (1889-1973) est un romancier et intellectuel égyptien, considéré comme le père du modernisme arabe. Ayman Nour est un homme politique égyptien, responsable du parti Al-Ghad.

14Mohammed Hussein Fadlallah (1935-2010) a étudié les sciences religieuses à Najaf, en Irak. Au Liban, il était l’une des principales personnalités religieuses de la communauté chiite.

15Rachid Ghannoushi fonde, au début des années 1980, le Mouvement de la tendance islamique (MTI), en Tunisie, futur Ennahda, dont il est toujours, après la chute de Zine El-Abidine Ben Ali en janvier 2011, le principal dirigeant et théoricien.

16Fahmi Howeidi est un intellectuel et journaliste égyptien, qui a longtemps écrit pour le journal Al-Ahram.

Source :http://orientxxi.info/magazine/reflexions-sur-le-nationalisme-arabe-la-gauche-et-l-islam,12261

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نساء قائدات

Publié le par Mahi Ahmed


نساء قائدات



فريدة النقاش
- 2014 / 5 / 14 - 09:01
المحور: حقوق المراة ومساواتها الكاملة في كافة المجا
لات

“نساء قائدات اليوم وغدا” هو موضوع المؤتمر المصرى – الألمانى المشترك الذى نظمته جمعية النهوض بالمشاركة المجتمعية فى مصر بالاشتراك مع رابطة المحامين الألمان، وعقد المؤتمر دورتين، واحدة فى القاهرة قبل أسبوعين والثانية فى برلين الأسبوع الماضي، وتكاملت فى الدورتين الرؤية الشاملة لقضايا النساء وأوضاعهن وفرصهن فيما يتعلق بالوصول إلى المواقع القيادية فى المؤسسات التى يعملن بها حكومية أو خاصة، ومدى توفر فرص تأهيلهن للوصول إلى هذه المواقع.

ومرة أخرى – ولن تكون الأخيرة – ستصبح المعوقات التى تحول بين النساء والوصول إلى هذه المواقع موضوعا للنقاش، والجديد هذه المرة هو إمكانية المقارنة بين الوضع فى بلد متقدم صناعيا وديمقراطيا وبلد نام لاتزال الصناعة فيه ناشئة مثلها مثل الديمقراطية، والإشارة إلى الصناعة هنا ضرورية لأنها تفتح الباب أمام تشكل قاعدة كبيرة من النساء العاملات اللاتى ينتظمن فى النقابات والأحزاب وتخرج من بين صفوفهن نساء قائدات فلا يقتصر الأمر على نساء الطبقة الوسطى أو الميسورات، وتضمن مثل هذه القاعدة الاجتماعية المتطورة مددا متصلا من النساء القادرات على النهوض بمسئوليات القيادة فى مستوياتها المختلفة.

ورغم كل التقدم الذى أحرزته البشرية على طريق تحقيق المساواة بين البشر وبخاصة بين الرجال والنساء فلا تزال الثقافة الذكورية الطبقية تمارس التأثير الأقوى على وعى المجتمع فى كل مكان وإن تفاوتت نسبة هذا التأثير ومدى انتشاره من بلد لآخر طبقا لمستوى التطور العام فى هذا البلد أو ذاك.

ولاتزال مؤسسات إعلامية قوية هنا وهناك ترى أن شغل امرأة لمنصب قيادى هو تجربة فاشلة، وفى هذا السياق تعيد إنتاج كل الحجج والمقولات البالية المعادية للنساء والتى تراكمت على مر العصور تعبيرا عن التحيزات الاقتصادية والاجتماعية والثقافية ضد النساء، ولايزال أمام النساء مع كل القوى الديمقراطية مشوار طويل لمحو كل هذه الحجج والمقولات من الوعى البشرى وذلك عبر التغيير الجذرى للأوضاع الواقعية التى تنتجها.

وكما كافحت النساء المصريات لربع قرن من أجل تغيير قانون الجنسية ليعطى جنسيتها لأبنائها من زوج أجنبى أسوة بالرجال، كافحت النساء الألمانيات طويلا لإلغاء مادة فى القانون كانت تنص على أن المرأة لكى تعمل لابد من موافقة خطية من زوجها، وجرى إلغاء هذا النص فى السبعينيات التى كانت عصرا ذهبيا بالنسبة لكل قضايا التحرر الإنسانى ومن ضمنها حرية النساء.

ومع ذلك فلايزال توزيع المهن عامة ما بين الجنسين توزيعا نمطيا يتم أحيانا بصورة تلقائية فيبدو كأنه أمر طبيعى حجب بعض الأعمال عن النساء ومن ثم إغلاق الباب من المنبع أمام تطورهن أو الوصول إلى المواقع القيادية.

ولايزال النضال من أجل أجر متساو للعمل المتساوى على أشده فى كل مكان باعتبار ذلك هو أحد معايير المساواة الحقة، مع ملاحظة أن واجبات الأمومة ومهام إنجاب الأطفال ورعايتهم قبل سن الحضانة والمدرسة مازالت فى الغالب واجبات نسائية رغم أن بلدانا متزايدة تعطى قوانينها هذا الحق للرجال للحصول على إجازة الأمومة.

كان الدفاع عن الكوتة “الحصة” عنصرا مشتركا فى نقاشات “القاهرة” و”برلين” بعد أن بينت تجارب النضال من أجل المساواة فى العالم كله أنه لو ترك الناس الأمور للتطور الطبيعى دون تدخلات حاسمة من الدولة لاستخدام ما أسمته الأمم المتحدة بالتمييز الإيجابى كتدبير مؤقت فإن إقرار المساواة الحقة فى الفرص والموارد والنتائج بين الرجال والنساء سوف يستغرق قرنا ونصف القرن طبقا لحساب ألماني.

وتتضمن التدابير المؤقتة إضافة إلى نظام الحصة فى كل المجالات والمؤسسات وليس فى المجال السياسى البرلمانى والمحلى فقط، نظاما مؤسسيا لإعادة تأهيل النساء وتدريبهن عبر آليات مرنة أثناء إجازة الأمومة حتى لا يفقدن فرص الترقى وصولا إلى المواقع القيادية، حيث تتراجع قدرات النساء المهنية فى ظل الانخراط فى الإنجاب ورعاية الأطفال مما يتسبب فى آلام نفسية كثيرة للنساء الطموحات فتتعرضن للإحباط والاكتئاب.

وتتفاقم مثل هذه الظواهر المرضية فى البلدان التى لا تملك بنية تحتية كافية وذات كفاءة لرعاية الأطفال، ويصبح هؤلاء الأطفال عبذا على الأم وحدها فى ظل انتشار الثقافة الذكورية التى تضرب بجذور عميقة فى وعى المجتمع كله وفى وعى النساء أيضا.

أثبتت العولمة أن القضايا المحلية جدا تتراجع بشدة فى كل البلدان أمام ما هو إنسانى مشترك وهو ما يعمق أسس تعلم الشعوب من بعضها البعض وإدراك ما فاتها خاصة الشعوب التى تعرضت لمراحل طويلة من القهر الاستعماري، وهو الجانب الإيجابى فى العولمة الرأسمالية وتجلياتها الوحشية الأخري، فرغم كل التحديات والعقبات الكأداء التى تقف فى طريق تحرر النساء خاصة فى البلدان النامية ينفتح أفق جديد للتعاون والتعليم المشترك وعبر هذا الأفق تصل النساء إلى النجوم.. إلى القيادة بجدارة وهو ال
وصول الحتمى المرهون أخيرا بإسقاط كل أشكال الاستغلا

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تاج السر عثمان - عضو المكتب السياسي للحزب الشيوعي السوداني - في حوار مفتوح مع القارئات والقراء حول: دور الحزب ا

Publié le par Mahi Ahmed

تاج السر عثمان - عضو المكتب السياسي للحزب الشيوعي السوداني - في حوار مفتوح مع القارئات والقراء حول: دور الحزب الشيوعي السوداني في الحراك الجماهيري في السودان.  

 


تاج السر عثمان
 - 2013 / 11 / 24 -
المحور: مقابلات و حوارات      

من اجل تنشيط الحوارات الفكرية والثقافية والسياسية بين الكتاب والكاتبات والشخصيات السياسية والاجتماعية والثقافية الأخرى من جهة, وبين قراء وقارئات موقع الحوار المتمدن على الانترنت من جهة أخرى, ومن أجل تعزيز التفاعل الايجابي والحوار اليساري والعلماني والديمقراطي الموضوعي والحضاري البناء, تقوم مؤسسة الحوار المتمدن بأجراء حوارات مفتوحة حول المواضيع الحساسة والمهمة المتعلقة بتطوير مجتمعاتنا وتحديثها وترسيخ ثقافة حقوق الإنسان وحقوق المرأة والعدالة الاجتماعية والتقدم والسلام.
حوارنا -117 - سيكون مع الأستاذ تاج السر عثمان - عضو المكتب السياسي للحزب الشيوعي السوداني -  حول: دور الحزب الشيوعي السوداني في الحراك الجماهيري في السودان.
 
 


* قبل انتفاضة سبتمبر 2013م ، تمت دورة للجنة المركزية للحزب الشيوعي السوداني، تابعت الدورة تطورات الحالة السياسية في البلاد، وكان من ضمن قرارتها مقاومة الزيادات في اسعار المحروقات التي كانت بتوصية من صندوق النقد الدولي، وصدر بيان من اللجنة المركزية بتاريخ يوليو 2013م بعنوان " لا لزيادة اسعار السلع والخدمات.. لا لاهدار الموارد وتخريب الاقتصاد الوطني" ، وتمت تعبئة واسعة في كل مناطق الحزب وفروعه ضد الزيادات، وكان الهدف من الزيادات : تمويل الصرف البذخي لنظام الطفيلية الاسلاموية ، وتمويل الحروب التي اشعلها النظام في دارفور وجنوب وشمال كردفان والنيل الأزرق، ودعم ميزانية الامن والدفاع التي تستحوذ علي 75 % من الميزانية العامة، وتمويل سداد ديون الدول المانحة وصندوق النقد الدولي والتي تقدر ب 43 مليار دولار والتي تزداد ضغوطها واشتراطاتها علي النظام الحاكم. كما فند البيان الاكاذيب حول دعم المحروقات، واوضح أنه لايوجد دعم، علي سبيل المثال: أن الحكومة تربح 12 جنية في كل جالون بنزين و7 جنية في كل جالون جازولين..الخ.
طرح البيان البدائل لزيادة الاسعار التي تزيد اعباء المعيشة علي الجماهير الكادحة والتي تتلخص في : وقف الحرب التي تقدر تكلفتها ب 4 مليون دولار في اليوم، ووقف الصرف البذحي، وتقليل منصرفات جهاز الدولة المتضخم، واسترداد الاموال المنهوبة عن طريق الفساد، وتوجيه العائد للصرف علي التنمية وحدمات التعليم والصحة وزيادة الاجور والمعاشات.
ولكن نظام الاسلام السياسي في السودان المعبر عن مصالح الرأسمالية الطفيلية الاسلاموية لا يرغب في تلك الحلول ، وبالتالي لابديل غير اسقاط النظام واقامة البديل الديمقراطي.


* بعد اعلان الزيادات في الاسعار انفجرت انتفاضة سبتمبر 2013م ، التي شملت اغلب مدن السودان وامتدت لتشمل طلبة الجامعات والثانويات ومرحلة الاساس، وطرحت شعارات واضحة " الشعب يريد اسقاط النظام" .
واجهت السلطة الفاشية المظاهرات بالعنف المفرط والذي ادي الي استشهاد حوالي 250 ، ومئات الجرحي ، وبلغ عدد المعتقلين اكثر من الف شخص، كما احدثت الانتفاضة هزة عميقة في حزب المؤتمر الوطني الحاكم بمذكرة 31 من قادته التي استنكرت الزيادات والقمع المفرط، والتي ادت الي انشقاق في الحزب الحاكم، كما احدثت الانتفاضة تململا واضحا وسط قواعد الحزب الاتحادي الديمقراطي (الاصل) والتي طالبت معظمها بفض الشراكة مع النظام الفاشي الدموي. اصيبت السلطة بهلع شديد كما تجلي في العنف المفرط ، واغلاق الانترنت والصحف والقنوات الفضائية مثل " العربية " و " اسكاي نيوز".. اصدرت كل الاحزاب والحركات والنقابات والتنظيمات الديمقراطية وسط المهنيين بياناتها التي استنكرت الزيادات والقمع المفرط، وطالبت بمحاسبة مرتكبي جرائم القتل. تم تشييع مهيب للشهداء ساهم في توسيع الحملة ضد النظام ، وحدثت وقفات احتجاجية قام بها الاطباء واسر المعتقلين والصحفيون، وطلاب الطب بجامعة الخرطوم، وفروع الحزب وقوي المعارضة خارج السودان، ساهمت تلك الحملات في الضغط علي النظام الذي قام باطلاق سراح بعض المعتقلين، ولازالت ممارسات الاعتقال وتعذيب المعتقلين مستمرة.


* يري الحزب الشيوعي أن جذوة الانتفاضة مازالت متقدة، وأن الظروف التي ادت اندلاعها مازالت قائمة، ومتوقع المزيد من الزيادات في الاسعار ، علي سبيل المثال حسب حديث وزير المالية السوداني أمام اجتماع المجلس الوطني الأخير أنه في العام 2014 م سوف ترتفع ضريبة الاعمال من 2% الي 3% ، وضريبة الانتاج الي 10% ، وسوف يتم رفع اسعار الوقود لتواكب السعر العالمي الذي قدره بيان وزير ب 40 جنية لجالون البنزين ، 27 جنية لجالون الجازولين، و90 جنية لاسطوانة غاز الطبخ، وبالتالي من المهم التحضير الجيد للجولة القادمة والاستفادة من التجربة الماضية في تجاوز السلبيات ونقاط الضعف ، وتقوية سلاح التنظيم ورفع القدرات الذاتية للحزب والحركة الجماهيرية بعد أن نضجت الظروف الموضوعية لاسقاط النظام.


* تم اجتماع موسع للجنة المركزية للحزب الشيوعي السوداني في 8/11/ 2013م حضره اضافة لاعضاء اللجنة المركزية قيادات المناطق، وطرحت اللجنة المركزية في ذلك الاجتماع مهام عمل الحزب في الفترة القادمة والتي تتلخص في :
- استراتيجية الحزب هي اسقاط النظام، عبر تكوين اوسع جبهة.
- المحافظة علي قوي الاجماع الوطني ووحدتها وماتوافقت عليه من وثائق البديل الديمقراطي والدستور الانتقالي، وأن ينشط عملها اليومي كمنبر قائد لنضال الجماهير.
- أدواتنا لاسقاط النظام هي العصيان المدني والاضراب السياسي الذي نطرحه كافق تمسك به حركة الجماهير ويمنحها الثقة بأن هباتها وتظاهراتها تسير نحو هدف محدد تعمل من اجله حتي اسقاط النظام لحظة اعلانه وتنفيذه.
- الاستعداد بكل مايحمي انتفاضة الجماهير من الانكسار ومن بينها كشف وتعرية اعداء الانتفاضة واسقاط النظام بكل الحجج والأساليب مثل : وضع ميثاق جديد ، وضم منظمات الاسلام السياسي لقوي الاجماع الوطني أو اعادة الهيكلة ..الخ.
- تكوين لجان للتضامن بصورة دائمة لمساعدة اسر المعتقلين والسجناء السياسيين والشهداء ، فالمعركة لازالت مستمرة، ويجب الاستعداد المبكر لمواصلة هذا العمل التضامني الهام

اكد بيان اللجنة المركزية أن الثورة لاتسير في خط مستقيم كالقطار ، بل تتعرض _ لاسباب موضوعية وذاتية _ للصعود والهبوط ، ولهذا فهي تسير في منعرجات مختلفة حتي تحين لحظة الانفجار.
كما رفض بيان اللجنة المركزية المشاركة في الانتخابات العامة التي دعت لها الحكومة، لأن النظام زور الانتخابات الماضية، أنه لايمكن اجراء الانتخابات في ظل نظام شمولي يصادر الحريات والحقوق الديمقراطية التي فننها دستور 2005م، وتمنع الاحزاب من قيام ندواتها ، وتمنع الصحف مثل صحيفة الميدان من الصدور لاكثر من عام ونصف بواسطة جهاز الأمن، وينطبق ذلك علي دعوة النظام لوضع دستور للبلاد. اضافة الي أن النظام اغرق المظاهرات السلمية في الدماء ، ولايمكن الدخول في انتخابات تحت ظل نظام فاقم ازمة الشعب وفصل جنوب السودان.
كما أنه لايمكن الدخول في انتخابات واكثر من ثلث سكان السودان خارج البلاد بسبب الحرب في دارفور وجنوب كردفان والنيل الازرق ، ولم يعادوا الي مناطقهم الاصلية التي تم اقتلاعهم منها.


*أخيرا، يشكر الحزب الشيوعي السوداني كل الاحزاب الشيوعية والعمالية والديمقراطية والوطنية والدول والقنوات الفضائية والصحف والمواقع الالكترونية التي تضامنت مع شعب السودان واستنكرت اطلاق الرصاص علي المتظاهرين السلميين ، وطالبت باطلاق سراح المعتقلين ومحاسبة المجرمين الذين امروا ونفذوا اطلاق الرصاص، والتي كان لها الاثر الكبير في غل يد النظام وجهاز قمعه وفضحه عالميا.


كما نشكر موقع الحوار المتمدن الذي اتاح لنا الفرصة لتوضيح دور الحزب الشيوعي السوداني حول انتفاضة سبتمبر 2013م الأخيرة في السودان.

 

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Le Parti communiste libanais condamne l'attentat terroriste contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth

Publié le par Mahi Ahmed

Le Parti communiste libanais condamne l'attentat terroriste contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth

 

 

Le Parti communiste libanais condamne l'attentat terroriste contre l'ambassade d'Iran et appelle à la mobilisation pour faire barrage aux appels séditieux avant qu'il ne soit trop tard.

 

 

Une fois de plus, Beyrouth notre capitale, a été touchée par un attentat, ont été tués et blessés des gens innocents, semant la terreur et la désolation sur leur lieu de travail ou dans leur résidence.

 

Des dizaines de personnes ont été tuées aujourd'hui, victimes du terrorisme aveugle, qui se déploie dans tout le Liban, à commencer par les frontières nord et est du pays, tentant de plonger notre pays dans l'enfer de la crise syrienne.

 

Les responsables gouvernementaux sont encore prisonniers de leurs débats internes sur les responsabilités et les avantages que chacun devrait tirer de l'affaire, y compris dans l'ingérence la plus manifeste dans les affaires syriennes (…) Tout cela soi-disant en gardant une posture de « distanciation » pour protéger la patrie et s'immuniser de ce qui se passe autour.

 

Le Bureau politique du Parti communiste libanais adresse ses plus sincères condoléances aux victimes et souhaite aux blessés un prompt rétablissement, il appelle le peuple libanais à utiliser tous les moyens à sa disposition avant qu'il ne soit trop tard.

 

 

La sédition est proche, elle est attisée par beaucoup de monde tant dans notre pays qu'à l'étranger. Affrontons l'incendie que ces gens essaient d'allumer, protégeons notre patrie contre ce péril.

 

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Le Parti communiste égyptien analyse les trois mois depuis la dite « révolution » du 30 juin, entre espoirs et déceptions

Publié le par Mahi Ahmed

Le Parti communiste égyptien analyse les trois mois depuis la dite « révolution » du 30 juin, entre espoirs et déceptions

 

Communiqué du Parti communiste d’Égypte

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Trois mois se sont écoulés depuis le début de la révolte populaire du 30 juin, qui visait à récupérer la révolution confisquée par la droite islamo-fasciste. Depuis, les représentants du peuple se sont retrouvés avec les forces armées pour mettre sur pied une « feuille de route » avec toutes les forces politiques et sociales qui ont participé à la révolution.

 

Au-delà de nos réserves sur certains points ainsi que sur la nature du gouvernement transitoire, et malgré notre respect pour ses membres, nous ne pouvons pas le considérer comme un gouvernement révolutionnaire, mais plutôt comme un gouvernement de technocrates, en tout cas tant que la plupart de ses membres seront des adeptes de l'économie de marché, et que les réformateurs n'auront pas la moindre marge de manœuvre ni le courage nécessaire aussi de mettre en place les revendications urgentes des masses et les objectifs déclarés de la révolution.

 

Nous pouvons les résumer, ces objectifs et revendications, ainsi :

 

Premièrement : un affrontement résolu avec les Frères musulmans et ses alliés, et l'interdiction de ces groupes, partis aux pratiques terroristes avérées, ainsi enfin que la confiscation de leurs avoirs.

 

Deuxièmement : une constitution civile et démocratique qui mette la justice sociale au centre.

 

Troisièmement : la relance de l'économie et la réalisation des revendications urgentes de justice sociale.

 

Quatrièmement : parmi les modifications législatives dans la « feuille de route », la reconnaissance pleine et entière de former des syndicats, associations et partis politiques.

 

Hélas, le gouvernement, bien qu'il ait cédé sur certaines des demandes les plus pressantes après avoir résisté, révèle jour après jour une attitude mêlant réticences, hésitations et impuissance. Cela a conduit naturellement à l'aggravation de la situation, à la colère au sein des masses et à la montée des critiques envers les agissements du gouvernement. La pression monte pour forcer le gouvernement à agir de façon conséquente sur toute une série de questions : rien ne justifie de retarder l'application des jugements de la Cour suprême, la dissolution des Frères musulmans et la criminalisation de ses activités, qui sont celles d'un groupe terroriste. Cela doit s'étendre à tous les groupes, factions alliées avec eux, ceux qui pratiquent le terrorisme et les trafics en tout genre au nom de la religion, car il ne serait pas logique de s'en prendre aux Frères musulmans et de laisser en paix Jammaya Islamiyah et son parti, le Djihad islamique, le parti Wasat ou tous ces groupes, partis salafistes. Le problème ne se réduit pas aux seuls Frères musulmans, il est global, il doit être traité par l'affrontement avec ces forces afin d'écraser ce courant, qui fait obstacle à tout développement politique, économique, social, culturel et scientifique depuis 40 ans.

 

Nous déplorons le fait que le gouvernement ait laissé Mme Catherine Ashton rencontrer des représentants des groupes terroristes interdits par la Cour suprême et dénonçons toute ingérence dans nos affaires intérieures.

 

Ensuite, le gouvernement ne doit pas juste prendre maintenant certaines décisions, comme celle portant sur le salaire minimum, mais il doit aussi mettre en pratique certaines lois rendant possible la réalisation de ces revendications. Nous devons agir vite pour réduire le plafond du salaire maximum car il s'agit du cheval de Troie de la corruption, car c'est un indicateur important du sérieux du gouvernement dans la réalisation des objectifs les plus importants de la révolution : la justice sociale. Nous devons mettre en œuvre le « blocage des prix » et démanteler les monopoles privés dans tous les secteurs, supprimer les aides énergétiques pour les industries monopolistiques, en reprenant le contrôle des entreprises du secteur public, et en se réappropriant les usines du secteur privé comme public fermées, au bord du dépôt du bilan.

 

Nous prenons note des craintes au sein du pouvoir, des responsables face au « gel des prix », aux « lois anti-trust » et à « la re-nationalisation des entreprises et usines ruinées », mais nous voulons réaliser ces lois car le rôle de l'Etat, son intervention dans l'économie sont essentiels pour sauver l'économie du pays, réaliser un développement économique et social auto-suffisant, base pour l'indépendance politique et le renforcement de notre sécurité nationale.

 

Tandis que nous saluons le rôle des forces armées face aux attaques terroristes dans le Sinaï, éliminant un foyer du terrorisme national et international, nous souhaitons souligner que les citoyens de bon nombre de villages et de villes d’Égypte ne souffrent pas seulement du terrorisme islamo-fasciste mais aussi des méfaits de bandes criminelles, et de tentatives d'intimidation. Les Coptes d’Égypte ne sont plus en sécurité dans plusieurs provinces, ils dénoncent les violences dont ils sont victimes de la part des groupes terroristes fascistes, des intimidations à base religieuse.

 

Pour la rédaction de la constitution par l'Assemblée constituante, les masses sentent qu'il y a un certain flou sur des questions pourtant essentielles. Nous louons les efforts réalisés par les membres du comité fondateur, nous apportons notre soutien à la position qui consiste à écrire une nouvelle constitution et non à modifier à la marge celle élaborée par les Frères, et qui a été refusée par les masses. Nous devons toutefois rediscuter de certains éléments apportés par les forces politiques, issus des revendications de la révolution, rediscuter des éléments rejetés avant que ne soit instauré le Comité des 10, comme l'article 219, et rétablir dans ses droits le Conseil consultatif. Tout cela conduit à un état de confusion, un manque de direction, et nous ne comprenons pas que l'on traite avec autant de délicatesse le parti « Al-Nour », salafiste, en cédant à la moindre de ces demandes au lieu de le prendre comme le parti hostile à la révolution, à la liberté des femmes, de pensée, de conscience qu'il est.

 

Nous insistons sur la nécessité de préserver le taux de 50 % d'ouvriers et de paysans dans les assemblées élues, à la charge des syndicats de paysans et d'ouvriers en attendant qu'il y ait une réelle représentation de toutes ces couches sociales. Nous estimons qu'il y a une tendance positive dans le soin apporté aux droits économiques et sociaux, tels que le droit à la santé et à l'éducation, mais cela ne s'est pas encore vérifié sur le terrain. Nous appelons à renforcer cette tendance car plus de 80% des Egyptiens sont des travailleurs pauvres. Et donc cela doit être la priorité absolue des rédacteurs de la Constitution d'insister sur les droits de la majorité écrasée par la flambée des prix, le chômage, les bas salaires et l'absence de services fondamentaux victimes de la marchandisation : la santé, l'éducation, et l'Homme lui-même dans ce capitalisme sauvage.

 

Les forces et partis de gauche doivent faire des pas concrets vers l'unité, tant de jeunes gens de gauche ont exprimé leur consternation et leur colère face au retard pris dans l'annonce d'une Direction commune, considérée comme la dernière étape dans la réalisation du rêve d'unité. Nous voyons déjà le rassemblement des forces libérales avant les élections. Donc, les forces et partis se revendiquant du socialisme dans l'Alliance révolutionnaire démocratique visent à créer une alliance progressiste de masse avec les forces nassériennes, nationalistes et populaires pour la formation d'un grand front progressiste national-démocratique et de gauche, pour contre-balancer la position hégémonique des forces de droite, afin que la gauche soit forte, en mesure d'affronter l'échéance électorale pour concrétiser les objectifs de la révolution et les revendications de la classe ouvrière, des paysans et des masses laborieuses.

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Le Parti communiste égyptien analyse les trois mois depuis la dite « révolution » du 30 juin, entre espoirs et déceptions

Publié le par Mahi Ahmed

 Mouvement Démocratique et Social – Oran

Email: mdsoran@hotmail.com

Oran, le 24 octobre 2013

Mobilisations pour la manifestation de toute la

VERITE sur l'assassinat du regretté Ahmed Kerroumi!

 

Le renvoi du procès devant traiter de l'assassinat du regretté Ahmed Kerroumi à la prochaine session de la cour pénale d'Oran – et ce, dès son ouverture le 30 septembre passé –  a été positivement apprécié par les familles et les amis de la victime et de l'accusé ainsi que par tous ceux en attente que la vérité éclate sur cet ignoble crime.

 

Leur relative satisfaction vient de ce que ce renvoi a empêché que ce procès ne se tienne sur la base d'un dossier qui s'est avéré … douteux. En effet, comment ne pas le juger ainsi quand les informations sur son contenu, parues dans la presse, font douter des éléments de preuves rassemblées pour étayer l’accusation? Comment ne pas le trouver partial et tendancieux quand l’instruction s'est révélée n'avoir été conduite qu'à charge d'un accusé qui n'a cessé, par ailleurs, de clamer son innocence et au détriment de ses avocats dont l'action était fortement entravée au vue du rejet de presque toutes leurs demandes (demandes de contre-expertises, de droit d'accès aux journaux téléphoniques sollicités, de convocations de témoins susceptibles d’éclairer le tribunal sur certains aspects de l'affaire tels notamment les médecins légistes, etc.)? Comment alors ne pas être satisfait du renvoi de ce procès quand tout indique que, tel que monté, il ne pouvait concourir à la manifestation de la vérité sur l'assassinat de l'intellectuel chercheur et du militant politique de la justice sociale, du progrès et des libertés démocratiques qu'était Ahmed Kerroumi au moment où il était particulièrement actif dans le mouvement citoyen d'Oran pour le changement démocratique? Lui-même aurait été scandalisé, s'il était de ce monde, par cette manière dont "son affaire" est traitée au détriment de la justice à laquelle il a droit!

 

Cette relative satisfaction est cependant loin d'être béate. Tous ceux qui ont suivi ce procès ont noté que son ajournement ne s'est pas fait en réponse aux requêtes des défenseurs mais à celle de l'accusé qui a décidé de faire corps avec ses défenseurs au lieu de les décharger comme cela lui a été suggéré. Tous ont pris acte de l'attitude du Président de la Cour pénale qui semble ne pas concevoir un tel procès, même reporté, sur d'autres bases que celle que constitue le dossier apparemment vicié en sa disposition. C'est dire le risque de voir le prochain procès s'ouvrir dans les mêmes conditions qui ont concouru à son report si rien n'est fait, entre-temps, pour donner suite aux requêtes des avocats, pour considérer comme telles et corriger les anomalies relevées, pour se préparer à faire témoigner toutes personnes susceptibles d’éclairer le tribunal, etc. Il y va de la crédibilité de notre Justice!

Les interrogations portées par de nombreux segments de l'opinion, l'exigence de VERITE exprimée par la Presse, le Barreau et les militants des Droits de l'Homme ont contribué à ce report. Une plus grande mobilisation citoyenne dans et hors des institutions, de nouvelles initiatives solidaires partout et à tous les niveaux pour la VERITE, TOUTE LA VERITE, contribueront sans aucun doute à sa manifestation incontestable!

 

Nous, ses amis du MDS-Oran, qui ont perdu dans Ahmed KERROUMI ami sincère, un militant de valeur et un cadre très actif, restons mobilisés et attentifs aux développements de cette affaire!

 

VERITE et JUSTICE!

SOLIDARITE avec les victimes de cette tragédie! 

 

Le MDS–Oran

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Comprendre le « réveil » arabe

Publié le par Mahi Ahmed

Comprendre le « réveil » arabe

‎Aujourd’hui ‎25 ‎octobre ‎2013, ‏‎il y a 58 minutes | mouradpreure

Par Béligh Nabli, directeur de recherche à l’IRIS (Le Huffington Post, 19 octobre 2013)


Derrière la guerre civile en Syrie, le coup d’État militaire en Égypte, le chaos en Libye, la crise politique et sociale en Tunisie… de quoi le « réveil » arabe est-il le nom? L’analyse descriptive et statique du mouvement insurrectionnel qui a traversé le monde arabe en 2011 ne permet pas d’en dégager le sens profond: une mise en perspective s’impose.

La qualification de phénomènes politiques constitue en soi un enjeu de pouvoir: celui de nommer les choses et d’en imposer la signification. Alors que le mot « thawra » (révolte, rébellion, révolution) s’est imposé parmi les manifestants et autres insurgés, en France, l’idée d’un « printemps arabe » s’est imposée dans le discours politico-médiatique. Toutefois, l’analogie (commode mais infondée) avec le « Printemps des peuples » européens en 1848 témoigne du réflexe qui consiste à plaquer une grille de lecture occidentalo-centrée sur un phénomène complexe, alliant le particulier et l’universel.

On retrouve les signes de cette même paresse intellectuelle à travers l’utilisation de la notion de « laïcité » ou de « partis laïcs » pour tenter d’expliciter la reconfiguration des systèmes politiques nationaux, réduits ainsi à une opposition schématique, binaire, manichéenne, entre les « progressistes » et les « islamistes », prolongement d’une vision morale du Bien et du Mal. Ces analyses réductrices -car fondées sur le seul prisme islamiste- sont à l’origine de sortes de labels idéologiques: « hiver islamiste », « islamofascisme »…. Il est remarquable que de telles expressions aient fait florès dans les commentaires politiques et médiatiques portant sur le monde arabe ou sur … la société française. 

Bien que s’inscrivant dans un espace géoculturel commun (le monde arabe), la singularité et le caractère sui generis de ces bouleversements rendent délicate toute qualification englobante. Même si la dynamique est globale (et donc transnationale), son analyse relève de la casuistique et doit donc se décliner État par État, société par société. En cela, l’échelon national offre un niveau d’analyse pertinent pour des sociétés marquées par d’irréductibles particularismes économiques, sociaux, communautaires, tribaux, religieux, etc. A l’image du monde arabe, le « réveil » de ses peuples n’est ni homogène, ni univoque: non seulement les processus enclenchés au niveau national et transnational ne sont pas linéaires, mais leur rythme et leur intensité sont très variables.

Les chutes successives de Ben Ali, de Moubarak, de Kadhafi et d’Abdallah Saleh ont donné l’illusion d’un « effet domino » par lequel les régimes autocratiques s’effondreraient les uns après les autres. Héritée du mouvement qui a balayé les régimes communistes d’Europe de l’Est, cette image mécaniste ne se vérifie nullement.

Près de trois ans après la révolution tunisienne, les perspectives ouvertes par son onde de choc dans le monde arabe se heurtent à des impasses et résistances politiques relevant de logiques contradictoires, de la contre-révolution à la révolution permanente. Si la démocratie relève du champ des possibles, sa voie d’accès demeure étroite et sa pratique suppose une longue acculturation. La démocratie ne se décrète ni ne s’impose par la force. Les États-Unis l’ont appris aux dépens du peuple irakien.

Enfin, la signification essentielle de cette séquence historique est de nature immatérielle: le « mur de la peur » qu’inspiraient les pouvoirs autoritaires a chuté. Le « réveil arabe » est une prise de conscience individuelle et collective de la capacité des citoyens/peuples à (re)prendre leur destin en main. Une capacité qui écorne passablement la condition d’assujetti à laquelle les cantonnait un regard essentialiste. Les peuples ont transcendé leur peur du Léviathan et ont pris conscience de leur pouvoir souverain.

Passé ce mur de la peur, la question posée est celle du destin commun : au regard des clivages politiques, religieux, communautaires, tribaux et des intérêts particuliers, les régimes en place sont confrontés à leur propre capacité à redéfinir l’unité/l’intérêt national(e) au-delà des systèmes ou modèles de l’autoritarisme laïc et de l’islamisme politique. Les nouveaux régimes arabes ont-ils vocation à s’inscrire dans le moule universel de la « démocratie de marché » censé marquer la fin de l’histoire ?

 

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فراس قصاص - رئيس حزب الحداثة و الديمقراطية و المنسق العام للائتلاف العلماني الديمقراطي السوري - في حوار مفتوح

Publié le par Mahi Ahmed




فراس قصاص - رئيس حزب الحداثة و الديمقراطية و المنسق العام للائتلاف العلماني الديمقراطي السوري - في حوار مفتوح مع القارئات والقراء حول: الحدث السوري من منظور حزب الحداثة و الديمقراطية.

 


 

فراس قصاص 

- 2013 / 9 / 29 - 13:06
المحور: مقابلات و حوارات
    

من اجل تنشيط الحوارات الفكرية والثقافية والسياسية بين الكتاب والكاتبات والشخصيات السياسية والاجتماعية والثقافية الأخرى من جهة, وبين قراء وقارئات موقع الحوار المتمدن على الانترنت من جهة أخرى, ومن أجل تعزيز التفاعل الايجابي والحوار اليساري والعلماني والديمقراطي الموضوعي والحضاري البناء, تقوم مؤسسة الحوار المتمدن بأجراء حوارات مفتوحة حول المواضيع الحساسة والمهمة المتعلقة بتطوير مجتمعاتنا وتحديثها وترسيخ ثقافة حقوق الإنسان وحقوق المرأة والعدالة الاجتماعية والتقدم والسلام.
حوارنا -113 - سيكون مع الأستاذ فراس قصاص - رئيس حزب الحداثة و الديمقراطية و المنسق العام للائتلاف العلماني الديمقراطي السوري - حول: الحدث السوري من منظور حزب الحداثة و الديمقراطية.
 


نبذة عن حزب الحداثة و الديمقراطية لسورية : 


ﺗﻌﻮﺩ ﺑﺪﺍﻳﺎﺕ ﺗﺄﺳﻴﺲ حزب الحداثة ﻭﺍﻟﺪﻳﻤﻘﺮﺍﻃﻴﺔ ﺇﻟﻰ ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ ﻃﻼﺏ سوريين ﻣﻦ ﻣﻨﺎﺑﺖ ﺩﻳﻨﻴﺔ ﻭﺛﻘﺎﻓﻴﺔ ﻭﻋﺮﻗﻴﺔ ﻣﺘﻌﺪﺩﺓ ﻛﺎﻧﻮﺍ ﻳﺪﺭﺳﻮﻥ ﻓﻲ ﺟﺎﻣﻌﺘﻲ ﺩﻣﺸﻖ ﻭ ﺣﻠﺐ . ﺗﻌﺎﻃﺖ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺔ ﺍﻟﺤﻮﺍﺭ ﺑﺸﻜﻞ ﻣﻤﻨﻬﺞ ﺑﺪﺀﺍ ﻣﻦ ﻋﺎﻡ ١٩٩٦ ﺣﻮﻝ ﺍﻟﺸﺄﻥ ﺍﻟﺴﻮﺭﻱ، ﻭﺗﻌﻬﺪ ﺃﻓﺮﺍﺩﻫﺎ ﻣﻨﺬ ﺍﻟﺒﺪﺍﻳﺔ ﺑﺄﻥ ﻳﺮﻣﻮﺍ ﻛﻞ ﺍﻷﻃﺮ ﺍﻟﺠﺎﻫﺰﺓ ﻭﺍﻟﻤﺴﺒﻘﺔ ﺧﻠﻔﻬﻢ ﻭﺃﻥ ﻳﺘﺠﺎﻭﺯﻭﺍ على ﺍﻟﺘﺎﺑﻮﺍﺕ ﻭﻫﻲ ﻛﺜﻴﺮﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﻭﺍﻟﺴﻴﺎﺳﺔ ﺍﻟﺴﺎﺋﺪﺗﻴﻦ ﻓﻲ ﺳﻮﺭﻳﺔ ﻭﻓﻲ ﺍﻟﻤﻨﻄﻘﺔ ﻋﻤﻮﻣﺎ.
ﻟﻘﺪ ﺭﺃﺕ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺔ ﺃﻫﻤﻴﺔ ﺃﻥ ﻳﻘﻮﺩ ﺃﻓﺮﺍﺩﻫﺎ ﺍﻧﻘﻼﺑﺎ ﺃﻭﻝ ﺍﻷﻣﺮ ﻟﻴﺲ على ﺍﻟﻨﻈﺎﻡ ﺍﻟﺴﻴﺎﺳﻲ ﻭﺇﻧﻤﺎ على ﺫﻭﺍﺗﻬﻢ ﻟﻴﺘﺨﻠﺼﻮﺍ ﻣﻦ ﺁﺛﺎﺭ ﺍﻟﺒﻴﺌﺔ ﺍﻟﻄﺎﺋﻔﻴﺔ ﻭﺍﻟﺬﻛﻮﺭﻳﺔ ﻭﺍﻷﺑﻮﻳﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﻧﺸؤﻭﺍ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﻣﺘﺴﻠﺤﻴﻦ ﺑﺎﻟﺤﻮﺍﺭ ﻭﺍﻟﻤﻄﺎﻟﻌﺔ ﺍﻟﻜﺜﻴﻔﺔ ﻭﺍﻟﻨﻘﺪ ﻭﺍﻧﺘﻬﺎﻙ ﺍﻟﻼﻣﻔﻜﺮ ﻓﻴﻪ ﻭﺍﻟﻤﺴﻜﻮﺕ ﻋﻨﻪ، ﻟﻘﺪ ﻛﺎﻧﺖ ﻣﺮﺣﻠﺔ ﺻﻌﺒﺔ ﺑﺎﻟﻔﻌﻞ ﺍﺳﺘﻮﻋﺒﻬﺎ ﺃﻓﺮﺍﺩ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺔ ﺭﻏﻢ ﻣﺎ ﺣﻔﻠﺖ ﺑﻪ ﻣﻦ ﺗﺪﺍﻋﻴﺎﺕ ﻭﺍﻧﻜﺴﺎﺭﺍﺕ ﻧﻔﺴﻴﺔ ﺣﺎﺩﺓ ﺭﺍﻓﻘﺖ ﻭﻻﺩﺓ ﺷﺨﺼﻴﺎﺗﻬﻢ ﺍﻟﺤﺮﺓ ﻭﺍﻟﻌﻘﻼﻧﻴﺔ ﻟﻜﻨﻬﻢ ﻋﺎﺷﻮﺍ ﺗﺠﺮﺑﺔ ﺧﺼﺒﺔ ﺃﺻﺒﺤﻮﺍ ﺟﺎﻫﺰﻳﻦ ﺑﻌﺪﻫﺎ ﺃﻛﺜﺮ ﻟﻴﺘﻔﺎﻋﻠﻮﺍ ﻓﻴﻤﺎ ﺑﻴﻨﻬﻢ ﺑﻜﻞ ﺍﻧﻔﺘﺎﺡ ﻭﺯﺧﻢ، ﻓﻜﺎﻥ ﺗﺄﺳﻴﺲ الحزب ﺗﺎﻟﻴﺎ على ﺫﻟﻚ ﻓﻲ ﻋﺎﻡ 2001. ﻛﺎﻥ ﺗﺸﻜﻞ ﺍﻹﻃﺎﺭ ﺍﻟﻤﻌﺮﻓﻲ ﻟﻠﺤﺰﺏ على ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻤﻨﻮﺍﻝ ﺇﺑﺎﻥ ﺗﺄﺳﻴﺴﻪ ﻛﺎﻓﻴﺎ ﻟﻜﻲ ﻳﻀﻊ ﻣﻬﺎﻡ ﺍﻟﺘﻨﻮﻳﺮ ﻭﺍﻹﺻﻼﺡ ﺍﻟﺪﻳﻨﻲ ﻭﺍﻟﺘﺤﺪﻳﺚ على ﺭﺃﺱ ﺃﻭﻟﻮﻳﺎﺗﻪ ﺍﻟﺴﻴﺎﺳﻴﺔ، ﻭﺃﻥ ﻳﻌﻠﻦ ﺃﻥ ﺧﻄﺎﺑﻪ ﺍﻟﺴﻴﺎﺳﻲ ﺧﻄﺎﺏ ﻣﻔﺘﻮﺡ ﻭﻏﻴﺮ ﻣﻨﺠﺰ ﻭﺳﻴﺒﻘﻰ ﻛﺬﻟﻚ ﻭﺃﻧﻪ ﻳﺘﺤﺎﺷﻰ ﺍﻟﻮﻗﻮﻉ ﻓﻲ ﻛﻤﺎﺋﻦ ﺍلأﻳﺪﻭﻟﻮﺟﻴﺎ ﻭﺍﻧﻐﻼﻗﺎﺗﻬﺎ، ﻓﻲ ﺍﺧﺘﺒﺎﺭ ﺩﺍﺋﻢ ﻣﻊ ﺍﻟﻌﻤﻠﻲ ﻭﺍﻟﻴﻮﻣﻲ ﻓﻲ ﺩﻳﻨﺎﻣﻜﻴﺔ ﺩﺍﺋﻤﺔ ﻭﺣﺮﻛﺔ ﻣﺘﺠﺪﺩﺓ.
ﺍﻟﺨﻄﺎﺏ ﺍﻟﺴﻴﺎﺳﻲ ﻟﺤﺰﺏ الحداثة ﻭﺍﻟﺪﻳﻤﻘﺮﺍﻃﻴﺔ ﻳﺤﺪﺩ ﺍﻟﺴﻴﺎﺳﺔ ﻓﻲ ﻛﻮﻧﻬﺎ ﺗﺠﺴﺪﺍ ﻟﻠﺜﻘﺎﻓﺔ ﻭﺇﺳﻘﺎﻃﺎ ﻟﻬﺎ على ﺍلإﺟﺘﻤﺎﻋﻲ (ﻋﻼﻗﺎﺕ ﻭﺗﻔﺎﻋﻞ ﻭﻗﻮﻯ ﻭﻣﻮﺍﻗﻒ)، ﻭﻳﺮﻯ ﺃﻥ ﺟﻮﻫﺮ ﺍﻷﺯﻣﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻌﻴﺸﻬﺎ ﺳﻮﺭﻳﺔ ﻭ ﺟﺬﺭﻫﺎ ﻛﺎﻣﻦ ﻓﻲ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ﺣﻴﺚ ﺍﻟﻨﻈﻢ ﺍﻟﻤﻌﺮﻓﻴﺔ ﻭﺍﻟﺘﺮﺍﻛﻴﺐ ﺍﻟﻌﻘﻠﻴﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻤﻴﺰ ﺍﻟﺸﺨﺺ ﺍﻹﻧﺴﺎﻧﻲ ﻓﻲ ﺳﻮﺭﻳﺔ ﻫﻲ ﺍﻟﻤﺴﺌﻮﻟﺔ ﻋﻦ ﺑﻠﻮﺭﺗﻬﺎ.
ﻟﻘﺪ ﺭﺻﺪ ﺍﻟﺨﻄﺎﺏ ﺍﻟﺴﻴﺎﺳﻲ ﻟﻠﺤﺰﺏ ﻓﻲ ﺍﻷﺯﻣﺔ ﻫﻴﺌﺘﻬﺎ ﺍﻟﺪﺍﺋﺮﻳﺔ، ﺍﻟﻤﻌﺮﻓﻲ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻲ ﻳﻨﺘﺞ ﻣﺎ ﻫﻮ ﺳﻴﺎﺳﻲ ﻭﺍﻟﺴﻴﺎﺳﻲ ﺑﺪﻭرﻩ ﻳﺆﻛﺪ ﻭﻳﻌﻴﺪ ﺇﻧﺘﺎﺝ ﺍﻟﻤﻌﺮﻓﻲ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻲ، ﻟﺘﺤﻜﻢ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺍﺋﺮﺓ ﺍﻷﺯﻣﺔ ﺇﻏﻼﻕ ﺍﻟﻌﺎﻟﻢ ﺍﻟﺴﻮﺭﻱ على ﺫﺍﺗﻪ ﻭﺗﺒﻘﻲ ﻣﻤﻜﻨﺎﺗﻪ ﻣﺤﺪﺩﺓ ﺑﻌﻼﻗﺔ ﺍﻟﺘﺄﻛﻴﺪ ﺍﻟﻤﺘﺒﺎﺩﻝ ﺑﻴﻦ ﺷﺮﻃﻴﻬﺎ (ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻲ ﺍﻟﻤﻌﺮﻓﻲ ﻭﺍﻟﺴﻴﺎﺳﻲ )ﻭﺍﻟﺘﻲ لم ﺗﻔض حتى ما قبل الثورة ﺇﻻ ﺇﻟﻰ ﺍﻟﻤﺮﺍﻭﺣﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﻤﻜﺎﻥ ﻭﺍﻟﺪﻭﺭﺍﻥ على ﺍﻟﺬﺍﺕ ﻭﺍﻟﺘﺄﺧﺮ ﻋﻦ ﺍﻟﻌﺼﺮ.
ﻟﺬﻟﻚ كان ضروريا أن يمارس اﻟﺤﺰﺏ ﺍﻟﺴﻴﺎﺳﺔ ﻭﻓﻖ ﻣﺴﺘﻮﻳﻴﻦ، ﺍﻷﻭﻝ ﻓﻲ ﺃﻛﺜﺮ ﺃﺑﻌﺎﺩﻫﺎ ﺗﺄﺳﻴﺴﻴﺔ، ﻓﻲ ﻛﻮﻧﻬﺎ ﺗﻌﺒﻴﺮﺍ ﻋﻤﻠﻴﺎ ﻭﺍﺟﺘﻤﺎﻋﻴﺎ ﻋﻦ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﺔ ،ليعمل من أجل ﺍﻟﺘﺄﺳﻴﺲ ﻟﻨﻈﺎﻡ ﻣﻌﺮﻓﻲ ﺟﺪﻳﺪ ﻭﺛﻘﺎﻓﺔ ﺟﺪﻳﺪﺓ ﻳﻜﻮﻥ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻣﺮﻛﺰﻫﺎ ﻭﻫﺪﻓﻬﺎ ﻭﻣﺤﺪﺩﻫﺎ ﺍﻷﻫﻢ، ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﺍﻟﺤﺮ ﺫﻭ ﺍﻟﻌﻘﻞ ﺍﻟﺤﺮ.
ﻭﺍﻟﺜﺎﻧﻲ ﺣﻴﺚ ﻳﻤﺎﺭﺳﻬﺎ ﺑﺎﻟﻤﻌﻨﻰ ﺍﻟﻤﺒﺎﺷﺮ ﻟﻠﻜﻠﻤﺔ، ﻓﻴﻌﺎﺭﺽ ﺍﻟﻨﻈﺎﻡ ﺍﻟﺴﻴﺎﺳﻲ ﺍﻟﻤﺴﺘﺒﺪ ويدعم الثورة السورية دعما مطلقا .
فالنظام السوري ،كما رصد الحزب، هو ﺍﻟﻤﻨﺘﺞ ﺍﻟﻤﺒﺎﺷﺮ ﻟﻠﻘﻤﻊ ﻭﺍﻟﻔﻘﺮ ﻭﺍﻟﻔﺴﺎﺩ ﻭﺍﻧﺘﻬﺎﻙ ﺣﻘﻮﻕ ﺍﻹﻧﺴﺎﻥ ﻭﻟﻌﻤﻮﻡ ﺍﻟﺪﻣﺎﺭ ﺍﻟﺤﺎﺻﻞ ﻓﻲ ﺍﻟﺒﻼﺩ، وهو الذي ﺠﻬﺪ ﻓﻲ ﺍﻟﺤﻔﺎﻅ على ﺍﻟﺸﺮﻭﻁ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻴﺔ ﻭﺍﻟﻤﻌﺮﻓﻴﺔ القروسطية ﺍﻟﺘﻲ ﻳﺪﻳﻦ ﻟﻬﺎ ﺑﺎﻟﻔﻀﻞ ﻟﻮﺟﻮﺩﻩ واستمرار تسيده الحال السوري ،بل وتجذره في الحياة السورية إلى الدرجة التي تبدت منذ أكثر من عامين ونصف من عمر الحراك السوري . لقد خلص حزب الحداثة و الديمقراطية من تحليله للواقع عبر النظر إليه من مواقع و زوايا متعددة ، أن النظام السوري هو من أشرف على السير بالمجتمع السوري عكس التنوير الذي يحتاجه ، برعايته و دعمه للمنابر التقليدية الدينية ( المدرسة البوطية – القبيسيات..الخ ) و بضبطه و تحكمه بالخطاب الديني كما تروج له آلاف المساجد و المنابر الدينية الإعلامية ،وهو من وظف العامل الديني من أجل إحكام قبضته على البلاد مستغلا المخيال الجماعي الديني المؤسس للذات الطائفية ، المليء بالهواجس والمواقف المتخوفة والمتربصة بالآخر ، لا سيما للبيئة المذهبية التي ينحدر منها ، في بناء منظومته الأمنية والعسكرية وهيكلة الدولة على قده الأمني والسلطوي . ليترافق ذلك مع منعه العمل السياسي والمدني الذي يكاد يكون الجسر الأهم لعبور خنادق الطائفية وتجاوز ألغامها . إن إسقاط النظام السوري المستبد يشكل من وجهة نظر حزب الحداثة كسرا للإغلاق الحاصل في هيئة أزمة الوجود السوري الدائرية ، والمقدمة الحتمية لتوليد عالم الحداثة العقلية في البلاد ولنقل سورية إلى شرط سياسي وإنساني جديد، كيف لا وهو الجهة التي تتحمل مسؤولية تقويض البعد ﺍﻟﺠﺪﻟﻲ ﻟﺼﻴﺮﻭﺭﺓ ﺍﻟﺤﺮﻛﺔ ﺻﻮﺏ ﺍﻟﺘﻘﺪﻡ ﻭﺍﻟﺘﺠﺎﻭﺯ ﺍﻟﺤﻘﻴﻘﻲ ﻟﻠﺸﺮﻁ ﺍﻟﻘﺮﻭﺳﻄﻲ ﻓﻲ ﺳﻮﺭﻳﺔ،بفرضه لونه الفكري والسياسي والثقافي بعدا وحيدا للواقع والحياة العامة وتعويقه لكل خط أو تيار آخر عن التعبير عن نفسه وعن اختبار كفاءته وملاءمته للوفاء بمتطلبات الواقع ، معطلا جدلية صراع الأفكار الاجتماعي التي تشكل دينامية التجديد والتطور الطبيعي في أي مجتمع . إن مرحلة الاسدية في سورية، كما يرى الحزب ،هي التي حولت جريان الحياة العامة وغليانها بعوامل الحركة وإرهاصات التجاوز إلى مستنقع آسن جرى بشكل منهجي تشويه الوعي به لدى السوريين ليقدم بوصفه استقرارا وأمانا ،وما هو إلا فواتا ومواتا أرادت الاسدية في سورية أن تفرغ به مقومات وﺧﺼﺎﺋﺺ ﻭﺟﻮﺩ ﺍﻟﻤﺠﺘﻤﻊ ﺍﻟﺴﻮﺭﻱ إلا من تلك التي تلبي متطلبات بقائها مستبدة على الواقع و الحياة السورية .
ﺇﻥ ﺍﻟﻌﻤﻞ على ﺑﻌﺪﻱ ﺍﻟﺴﻴﺎﺳﺔ ﻫﺬﻳﻦ ﺍﻟﺘﺄﺳﻴﺴﻲ ﻭﺍﻟﻤﺒﺎﺷﺮ ﻳﺤﻘﻖ ﻣﻨﺎﻫﻀﺔ ﺍﻟﺸﺮﻃﻴﻦ ﺍﻟﺜﻘﺎﻓﻲ ﺍﻟﻤﻌﺮﻓﻲ ﻭﺍﻟﺴﻴﺎﺳﻲ ﻓﻲ ﺍﻟﻮﻗﺖ ﺫﺍﺗﻪ، ﻭﻳﻠﺨﺺ ﺃﻫﻢ ﺭﻫﺎﻧﺎﺕ ﺤﺰﺏ الحداثة ﻭﺍﻟﺪﻳﻤﻘﺮﺍﻃﻴﺔ.


هل ما يحدث في سورية ثورة ؟ 


يعتبر الكثيرون من المعنيين أن ما يحدث في سورية لا يمت للثورة الحقيقية بصلة، وأن لا ربيع ثوري يمكن الحديث عنه أبدا في سياق النظر إلى الحدث السوري . في حين يذهب آخرون وعينهم على الواقع الأليم الذي يضج بالدم ويتخلله عنف تكفيري وارتداد ماضوي، إلى القول بان الثورة السورية قد سرقت من أصحابها الحقيقيين وحرفت عن مسارها الذي أرادوه لها حتى باتت صدى للعبث والخراب ولا شيء آخر . القراءة المتأنية لتلك الاعتبارات تؤشر إلى الدلالة النمطية التي تفيدها مفردة الثورة في اللغة العربية، أو على الأقل كما تستخدم ويجري تلقيها عند الكثير من الفاعلين الاجتماعيين والمشتغلين في الحقل السياسي العربي، حيث يبدو مفهوم الثورة منزوعا عن دلالاته الاجتماعية المعقدة والتاريخية، وممسوخا على شكل مفردة شعرية بيضاء مسطحة بدون تاريخ، إذ وخلافا لما هو سائد في المنظور العربي وما تتغنى به بعض الأدبيات السياسية العربية عن مفهوم الثورة الناصع، يبدو ما يحدث في سورية، رغم كل الذي يظهر وكأنه إخفاق مركب متعدد المستويات، ثورة مكتملة الأركان، بالمعنى المعياري،التاريخي والفلسفي للكلمة . فسورية الاجتماع السياسي تمر في منعطف تاريخي جذري، يبدأ سياسيا لكن لا يلبث أن يترجم و لو بعد سنوات طويلة، قيميا ومعرفيا( ابستميا)، ولو قارن أولئك الذين يقاربون مفهوم الثورة بصورة رومانسية منخلعة عن إطارها المفاهيمي، حيثيات الحدث الثوري السوري، مع ما اعتملت به الساحة الفرنسية من عنف واقتتالات دموية وصراعات ثورية بينية في زمن الثورة الفرنسية بين عام 1789 وحتى استيلاء نابليون على الحكم وتحويل الجمهورية الأولى إلى إمبراطورية، ولو علموا كم تطلب رسوخ مبادئ هذه الثورة في فرنسا من الوقت وكم كانت الارتدادات كثيرة ومتعددة، لما ترددوا في إعادة النظر بأحكامهم واعتباراتهم التي قرروها بخصوص ما يجري في سورية، فالصورة الأسطورية التي تظهر ظفر الثورة الفرنسية السلس وسيادة مبادئها الحاسم منذ اشتعالها،تبدو ساذجة وغير تاريخية بالنظر إلى مسار التاريخ الذي سلكته حيثيات تلك المرحلة وتعرجاته المعقدة، حيث لم تتحقق إرادة الشعب الفرنسي ولم تستقر بدلا عن استبداد لويس السادس العشر كشرعية يتأسس عليها الوضع الجديد، بل عاشت فرنسا استبداد القناصل ثم الاستبداد الإمبراطوري لسنوات طويلة، بعد مرورها في عصر من الإرهاب طويل ودموي،اقتتل فيه الثوار والتهمت فيه الثورة أبناءها وقادتها. وإذا كان مفهوم الثورة السورية هو التعيين الاصطلاحي الأنسب، من المنظور التاريخي والفلسفي، لحيثيات الحدث السوري بشمول أبعاده وعمق تأثيراته وإستراتيجية إجاباته، فإن هذه الثورة تبدو أكثر شبها من ثورات الربيع العربي بثورة الفرنسيين الأهم في تاريخ البشرية، ليس بصخبها والعنف والدمار والاقتتال التائه الذي طغى على أحداثها والارتدادات المتوقعة بسببها، وليس بسبب احتمال ظهور أشكال أخرى من الاستبداد في سورية،والحاجة إلى وقت طويل حتى تستقر بنتائجها وتحقق رهاناتها، بل بكونها أيضا محركا وقاطرة رائدة للتاريخ في المنطقة العربية والإسلامية. لقد أشعلت ثورة السوريين على نظامهم المستبد،جدلية الصراع في المنطقة، صراع الذات العربية/ الإسلامية على ذاتها، واستطاعت أن تقوم بوظيفة المرآة التي تظهر صورة إنسان المنطقة على حقيقتها دون تزيين أو حجاب. الثورة السورية التي كشفت عن أزمات الوجود السوري والعربي والإسلامي العميقة،وأظهرت إلى أي حد متهافتة هي البنى الاجتماعية والأسس السوسيولوجية للدولة الحديثة في المنطقة، عينت بدقة الإحداثيات التاريخية الحقيقية التي يعيشها الإنسان في هذه البقعة من العالم، وشكلت منطقة لتحويل التناقضات الكامنة في بنية الوجود السياسي والاجتماعي السائد إلى طاقة وحراك إنساني مدو وصعب، فأصبحت بمثابة الصاعق المفجر لحركة التاريخ في عموم منطقة الشرق الأوسط،تلك الحركة التي من المنتظر أن تقوض عالما كاملا من القيم القروسطية، لمصلحة آخر جديد و لو بعد مخاض عسير و صعب، تسوده قيم الاعتراف بالآخر والتسامح بالمعنى الفلسفي للكلمة وحتمية اللجوء إلى القواعد الديمقراطية في إدارة الحياة الاجتماعية .


لماذا اشتعلت الثورة السورية في هذا الوقت بالذات ؟ 


لست ميالا أبدا لتفسير الثورة السورية من منظور اقتصادي اجتماعي محلي ، له علاقة بالتحول نحو اقتصاد السوق و زيادة البون بين أقلية بالغة الثراء و أغلبية تزداد فقرا رغم رصد هذه الظاهرة في المجتمع السوري و إن بحدود غير واسعة . لطالما بقيت البيئة السورية من الزاوية السياسية والاقتصادية بيئة مثالية لاشتعال ثورة عارمة ، فالاستبداد و الترويع و القهر و الفقر و التهميش و الفساد و الخراب ماثل في كل الزوايا في سورية منذ أوائل الثمانينات على الأقل ، و مع ذلك لم تندلع ثورة شعبية كالتي شهدتها سورية في آذار من عام 2011 . المنظور الأسلم من وجهة نظري لتفسير الربيع العربي والسوري على نحو التحديد هو منظور فلسفة التاريخ المرتبط بالفاصل التاريخي السياسي/القيمي والتكنولوجي الذي تعيشه البشرية ، وتصلح الفلسفات التي قدمت قراءات للتاريخ وحددت حركته و عوامل التأثير فيه ،كأطر و منظورات متضافرة لتقديم إجابة و تفسير عن انطلاق المرحلة الثورية التي تمر بها سورية و المنطقة العربية ، و التي قد تمتد لعشرات السنين القادمة و أكثر .
يمكن تكثيف الفرضية أعلاه بالقول : إن احتمالية اشتعال ونجاح ثورات الربيع العربي إبان نظام القطبين الدولي الذي تقوض مع سقوط المنظومة الاشتراكية كانت أضعف بما لا يقاس ، منها في النظام الدولي الحالي بسبب عاملين أحدهما قيمي/سياسي والآخر تكنولوجي .
-في القيمي/السياسي : كان لانهيار المعسكر الاشتراكي أثره البالغ في إحداث تغيير طال مستويات قيمية ومفاهيم سياسية عديدة .فلقد انتصر تعريف المعسكر الغربي للديمقراطية و سقطت الديمقراطية المختزلة في محتواها الاقتصادي الاجتماعي الاشتراكي،و أصبحت قيم حقوق الإنسان ذات مسحة كونية ،فضعفت لذلك شرعية نظم سياسية عديدة لم تحز السلطة عن طريق الانتخابات الديمقراطية ولم تكن تولي لإرادة شعوبها أية أهمية ، كما فقدت مظلتها الدولية التي وفرها لها المعسكر الاشتراكي قبل ذلك .و مع فقدان العلاقات الدولية استقطاباتها الثنائية بين معسكرين وسيادة قراءات سياسية و اقتصادية واحدة عمت معظم أطراف المجتمع الدولي بدأت عولمة لها سلبياتها و ايجابياتها تخترق العالم ، تصدعت معها حدود الدولة الوطنية و تغير النظر إلى مبدأ السيادة و عدم التدخل في شؤون الدول ، و لاحت بوادر تغيير أخذت تصيب أشكال التفاعل الدولي مع أنظمة سياسية متهمة في انتهاك حقوق الإنسان أو ارتكاب جرائم حرب أو إبادة ضد الإنسانية و لو داخل دولها و مجتمعاتها و كانت أوضح تعبيرات هذا التغيير قد رافقت التدخل الأمريكي الغربي في يوغسلافيا السابقة و سوق ميلوسوفيتش إلى محكمة الجنايات الدولية .
-أما العامل التكنولوجي ،فلقد أحدث التطور التقني الذي تزامنت إرهاصاته مع التحول في النظام الدولي ،لا سيما انتشار القنوات الفضائية والثورة المعلوماتية ، تغييرات كبرى في وعي إنسان دول الربيع العربي،وعيه بقدراته وإحداثيات وجوده وشعوره بحاجاته . بالاستناد إلى ذلك الوعي ومتوسلين تلك التطورات التقنية ، طور الفاعلون الاجتماعيون في دول الثورات العربية أشكال جديدة من التفاعل مع محيطهم و قضايا حياتهم ،ووظفوها ليتخطوا العقبات التقليدية التي وضعتها الأنظمة المستبدة أمامهم بغرض إعاقة ديناميات التواصل و التنظيم الاجتماعي التي أمكن أن ينخرطوا فيها .إن مقدرة الأنظمة على منع أية فاعلية اجتماعية ذات مغزى سياسي أمست بفعل الفاصل التقني بالغ التطور الذي تعيشه البشرية و معها إنسان المنطقة العربية، ضعيفة و متهاوية .
بهذا المعنى ، لم يكن ممكنا لولا توافر الوسائل التقنية من فضائيات و انترنت و مواقع التواصل الاجتماعي وكاميرا الموبايل أن ينتقل حس التمرد الثوري الذي تكلل بالنجاح من تونس إلى مصر وليبيا واليمن وسورية مستندا إلى الأمل بتكرار النموذج و استنساخ النتائج ، كما لم يكن ممكنا تفاعله الداخلي بين الأوساط الشعبية في كل تلك الدول لجهة توظيفه و توجيهه و تنظيمه للقيام بغرض سياسي واضح و محدد كالذي كثفه شعار الشعب يريد إسقاط النظام . و لولا شعور الشعوب التي ثارت ضد حكامها أن مستبديها ليسوا مطلقي اليد في قمعهم بسبب وجود مجتمع دولي تسوده قيم حقوق الإنسان وله سابقة تدخل ضد أنظمة انتهكت هذه الحقوق داخل دولها ويمكن إيصال صورة ما يحدث إليه ، لما أحست بالجدوى و بيقين أن الانتصار بات ممكنا على الاستبداد الذي روعها وأفقرها ودمر حياتها لعقود .


لماذا تعقد الوضع السوري وباتت الثورة السورية و كأنها تمر في نفق مظلم صعب و لا نهاية مرتقبة له ؟ 


رغم كل عوامل القوة التي يوفرها تفجر الثورة السورية في هذا الفاصل التاريخي الموصوف أعلاه بدت الصورة التي أخذت تتشكل عن الحدث السوري بتفاعلاته الداخلية و الإقليمية والدولية مختلفة عما كان من المتوقع أن تكون عليه ، إلى درجة تدفع إلى الاعتقاد بأن هناك عوامل أخرى متوافرة في الشرط السوري استطاعت حتى الآن أن تنزع الثورة السورية من إحداثياتها الزمانية و من العديد من شروط قوتها . لقد ظهر و كأن الثورة السورية تفقد عامل قوتها المرتبط بالهيئة الجديدة لتفاعلات المجتمع الدولي المرتبطة بالنظام الدولي الجديد و أنها تعيش أجواء الحرب الباردة و أن الصورة التي من المعول أن تنقل الواقع السوري إلى العالم بوصف ما يحدث في سورية انتفاضة ضد الاستبداد قد وصلت مع تشويش كبير عليها أفرغها من مضمونها الأساسي .فكيف حصل ذلك ؟
أجاد النظام السوري وعلى العكس مما دأب المعارضون السوريون قوله، إدارته لصراعه ضد شعبه، فعمل بمنهجية مدروسة وبقدر عال من الحرفية السياسة التي لا تنقصها المعرفة بمكامن القوة ومواطن الضعف التي لديه، وبالممكن والمتاح توظيفه لمصلحته،محليا وإقليميا ودوليا.محليا أفاد من قتله السياسة وتعقيمه للحقل العام،فاستدعى ما كان قد كرسه من تناقضات وتعقيدات ( دينية ومذهبية – إثنية – مناطقية – عشائرية ) في البنية الاجتماعية السورية، كما استفاد من هياكل الدولة الأمنية والعسكرية التي فصلها على قده السلطوي، ومن شبكة المصالح المعقدة التي شيدها واخترقت طبقة رجال الأعمال والماكينة البيروقراطية للدولة وقطاعات عريضة من المحسوبين على فئة المثقفين والكتاب والفنانين. إقليميا استفاد من الوضع الجيوسياسي المعقد للمنطقة التي تنتمي إليها سورية، وضمن حياد إسرائيلي استراتيجي إزاء الوضع السوري، الذي لم يغير منه شيئا، القصف الإسرائيلي الأخير لمواقع النظام السوري في جبل قاسيون، إضافة إلى أنه أفاد من المحور الإيراني الذي ينتمي إليه، سياسيا وعسكريا إلى الحدود القصوى. أما دوليا فقد وظف خبرته في تصنيع و اختراق فرق التشدد العنفي الديني وفي استدعاء البيئة المناسبة لنشاط الجماعات الأصولية، في إرباك الموقف الدولي من الحالة السورية وإدخاله في حالة القلق والانفعال والتردد بدلا من المبادرة والفعل، كما تنبه بشكل مبكر لأهمية الدور الروسي، ولاستياء روسيا من تدخل الناتو في ليبيا،ولما اعتبرته خداع في تفسير قرار مجلس الأمن المتعلق بليبيا، فحرك نظام بشار الأسد عددا كبيرا من أنصاره ودبلوماسييه في موسكو، وأنشأ خطا ساخنا مع الروس، وبنى لوبي داعم له في هذا البلد، ثابر من خلاله على تقديم سيناريو مشوه عن الثورة السورية، عن أسبابها وداعميها وناشطيها ورهاناتها ونتائجها، مستغلا هواجس الدولة الروسية المتعلقة بأمنها القومي وتمدد الغرب صوبها وانحسار مساحات نفوذها وتخوفها من الإسلام الأصولي وخبرتها السيئة مع الثورات الملونة في محيطها وحساسيتها من احتمال اندلاع احتجاجات شعبية على أراضيها.
بيد أن الإدارة الناجحة التي حققها نظام بشار الأسد لم تقف عند ذلك الحد، بل وصلت إلى أقصى ما أمكنها،حين عمد إلى تقنين جرعات العنف والقمع الذي واجه به المجتمع السوري ليزيد من كمه و نوعه بشكل تصاعدي مع استمرار الثورة، بحيث يتحقق له نتيجة لذلك هدفين مهمين لهما قيمة إستراتيجية في صراعه الوجودي الذي يخوضه، الأول يستدعي من خلاله عنفا ثوريا مضادا ( له شرعيته ) يزداد و تتعقد آثاره في بيئة تزداد عوامل التشدد الديني الحضور فيها يوما بعد يوم سيما ولا أطر سياسية منظمة ومؤسسة تضبط الوضع الداخلي الثوري أو تتفاعل معه وتقوده، ليصل شيئا فشيئا بالوضع السوري إلى التشوش والتعقيد الذي وصل إليه بالفعل ، والثاني يتجنب به خدش الحياء الدولي وإثارة الضمير الإنساني بما قد يدفع لعمل دولي حاسم ضده، إذ أن الرأي العام الدولي الذي أمكنه أن يتقبل في الأيام الأولى للثورة السورية سقوط بضع ضحايا في اليوم الواحد، صار يتقبل مع سياسة التقنين والرفع المتزايد لجرعات العنف الحاصل ومع تعقيد وتشويش صورة ما يحدث في سورية، سقوط مئات الضحايا يوميا ووصول عددهم الكلي رسميا عتبة المائة و الخمسين ألف، موظفا بشكل مثالي الآثار التي تركتها تجربة الغرب في العراق و أفغانستان وما تركتاه من آثار على الوعي العام الغربي لجهة عدم الرغبة في خوض صراعات خارجية و الانكفاء نحو تحديات الداخل لا سيما الاقتصادية منها .
- فشلت قوى المعارضة السورية التي تولت بشكل أوتوماتيكي دفة إدارة الوجه السياسي للثورة، في مهمتها فشلا ذريعا،بل كانت عبئا حقيقيا على الثورة الشعبية وإعاقة موضوعية لها، فقد كانت بنخبويتها وكتلويتها وانغلاقها الأيديولوجي وغياب علاقتها الأصيلة مع القيم الديمقراطية وبعدم ممارستها السياسة إلا بوصفها حديث في العام عن الديمقراطية والاستبداد وحقوق الإنسان، وبعدم قدرتها على الانتقال من السياسة بوصفها خطاب نظري إلى حيث تصبح آليات وخطوط عمل على الأرض،كارثة على الوضع الثوري في البلاد، لم تستطع أن تتفاعل معه ولا أن تؤثر فيه،فتركت الواقع الداخلي على العموم يتحرك محصلة لتفاعل معطياته و حيثياته الذاتية دون أن تتمكن من تلافى الألغام (طائفية – إثنية – عشائرية - مناطقية) التي عكف النظام على صنعها وتكريسها طوال العقود الماضية، وعجزت رغم إدراكها لضرورة العامل الخارجي في انتصار الثورة،عن الاستجابة لهذا الفهم بموقف واضح وحاسم من موضوع التدخل الدولي مع بداية قمع النظام للثورة،ثم افتقدت حين حسمت موقفها في وقت لاحق، الرؤية و الإرادة والمنهجية على العمل من أجل تقديم صورة مطابقة عن واقع الثورة إلى الرأي العام العالمي من أجل المضي قدما في محاولة التأثير في الإدارات السياسية للدول والضغط عليها من أجل دعم الثورة والانتصار لها، هذا الإخفاق في أداء المعارضة السياسية القائمة على إدارة ملفات الثورة السياسية بات جليا حد الفضيحة حين حالت معارضة الرأي العام الغربي دون التدخل لمعاقبة النظام السوري رغم بروز إرادة حكومية غربية لمحاسبته بعد أن استخدم الأسلحة الكيماوية ضد شعبه في ريف دمشق ،وإخلاله ،خلافا لعدد الضحايا الكبير و الصادم الذي نجم عن المجزرة ، بمبدأ استراتيجي استقر في السياسة الدولية و أصول النزاعات العسكرية .لم يتوقف فشل المعارضة السورية عند ذلك الحد المدوي ، بل وبسبب من أزماتها البنيوية دخلت هذه المعارضة في صراع مسف ومزر على الهيمنة فيما بينها فبددت هيبتها أمام شعبها وأمام العالم وبدت إمكاناتها في تقديم البديل السياسي الفعال عن الاسدية في سورية أكثر ضعفا.


لماذا لم يؤثر حزب الحداثة في المسار السياسي الداعم للثورة كما يجب ؟ 


رغم بلورته لمشروع إدارة عملية أزعم أنها كانت ستوفر للثورة عوامل مهمة لجهة انتصارها و إسقاط النظام في مرحلة مبكرة من عمر الثورة ، لم يستطع حزب الحداثة والديمقراطية التأثير في إدارة الثورة السورية على النحو الذي أراد ، ليس لأنه حزب ضعيف و غيره من أحزاب المعارضة قوية و منظمة..! ، هذا غير صحيح أبدا ، أحزاب المعارضة السورية جميعها أحزاب ضعيفة بالمعنى الاجتماعي للكلمة ولا يمكن عدها أحزاب إلا بالمعايير السورية ، فلو أرادت جميعها إخراج مئات المتظاهرين أو إعادتهم إلى بيوتهم لما استطاعت ، هي أحزاب لا أرضية اجتماعية لها ، وهذا هو الطبيعي بالنظر إلى ما فعله النظام القمعي في سورية حين قتل الحياة العامة وعقمها من كل تواجد لسواه فيها . لكن عدم قدرة حزب الحداثة على التأثير في شكل و نوع صناعة القرار المتعلق بحيثيات الثورة السورية و شؤونها السياسية مرده إلى أنه فاعل واحد مختلف بين فواعل كثر متشابهة و متضافرة إلى درجة كبيرة . الأحزاب المعارضة التقليدية التي تتشابه في ظرف نشأتها و طبيعة انغلاقها الأيديولوجي ، في شلليتها و عصبويتها و في طارئية علاقتها بالديمقراطية و هشاشة تجربتها معها ، كلها من اليسار إلى اليمين متفقة موضوعيا ، في نوع و شكل التفاعل مع الوضع الثوري على هذا النحو المخزي ،لقد اختزلت العمل السياسي الداعم للثورة على تشكيل الأطر السياسية و حضور المؤتمرات و الظهور الإعلامي الهزيل وزيارة الدول ووزارات الخارجية . هذه المعارضة لم تمارس السياسة في بعدها البراغماتي و لم تتعاطاها بوصفها عملا على ما هو واقعي بما هو علمي و عملي لتحقيق أعلى سقف ممكن في ظل توافر شروط و معطيات و موارد معينة . لم تسع لشق مسارات عمل في الواقع سواء داخل سورية من خلال التفاعل و الضبط و التوجيه و التنظيم للمعطيات الثورية و لا خارج سورية من خلال رؤية منهجية و منظمة لنقل صورة مطابقة لواقع الثورة السورية إلى الرأي العام العالمي و محاولة التأثير بحكومات الدول التي أيدت ثورة الشعب السوري لجهة دعم السوريين دعما حاسما و جذريا يودي بنظام الاستبداد و ينهي إجرامه ، و قد قدم حزب الحداثة برامجه العملية بتلك الخصوص للنافذين في المعارضة السورية منذ أكثر من عام و نصف دون فائدة.
إذن فالكارثة الكبرى و الإعاقة الرئيسة التي تعرضت لها الثورة تتمثل في أن المعارضة السورية التي نفذت إلى منصة صناعة القرار السياسي قد تفاعلت مع قضايا الثورة تحت وطأة معاناتها لأزمة بنيوية واحدة و متعددة الأوجه ، وجه فكري تلخصه علاقة إشكالية مع الديمقراطية وانغلاق إيديولوجي وتعالي نخبوي ضمني تحجبه امتثالية شعبوية تتمظهر في الامتناع عن لجم ومواجهة التشوه في العلاقة مع الديني كما بدأ ينتشر في جسم الثورة . وجه عملي و سياسي يعكسه انقطاع عن ممارسة السياسة في الواقع و الحياة و التعاطي معها بوصفها مسارات عمل اجتماعي ، وجه أخلاقي تمثل في التفاعل مع الثورة من زاوية ليس انحيازها للمعنى السياسي بل من زاوية صراعها على الهيمنة و لعبة البازارات و الشلل و الحيل و الحروب البينية المسفة التي لا تنتهي .
أما حزب الحداثة ، فهو يدعي أنه لا ينتمي إلى تجربة هذه الأحزاب ، لا في ظرف النشأة و التكون ،و لا في بيئة النشاط و اختبار الخطابات السياسية .ولد حزب الحداثة في أواخر القرن العشرين و بداية الألفية الجديدة حيث استقرت القيمة الديمقراطية على معنى واضح و محدد ، تداول سلمي للسلطة و فصل للسلطات الثلاث ،حرية الرأي و التعبير ، و الاحتكام لصناديق الاقتراع ، لم تعد نهبا لصراع ينحاز بموجبه البعض ( كما فعلت غالبية المعارضة التقليدية إبان نشأتها و لعقود طويلة ) إلى محتواها الاقتصادي الاجتماعي . الأمر الذي اكسبه علاقة أكثر أصالة و موضوعية مع القيمة الديمقراطية ، فقد تربى عليها حقيقة من حقائق العصر السياسي الجديد التالي على انهيار المنظومة الاشتراكية ، أما نشاطه فقد كان بشكل أساسي خارج سورية ( هذا ما يأخذه البعض عليه بوصفه إساءة لتجربته ) الأمر الذي أدى إلى حماية تجربته من أمراض العمل السري ، من الشللية و العصبوية والعلاقة الهشة مع الديمقراطية ، بل دفعه ذلك إلى أن يختبر قراءاته و مواقفه بشكل حر مستفيدا من غياب الاكراهات المعروفة للبنيوي في الاجتماعي السياسي السوري آخذا مسافة نقدية عن تغوٌل المفاهيم السياسية الجماعية السائدة ،المؤطرة و الجامدة ، من قبيل الهوية السورية والوطنية التقليدية ونموذج الدولة والعلاقة مع الغرب والولايات المتحدة و أسس التشخيص السياسي و أبعاده و منهجية التعاطي و الحلول و الأدوات ... الخ .


أي مسار ستسلكه الأحداث السورية ؟ 


لم يعد مثار شك أن الوضع السوري قد بات يمر في نفق مظلم و صعب وأن آفاق الخروج منه تضيق يوما بعد يوم وأن ليس ثمة سيناريو يمكن بموجبه تحقيق انفراج تتحقق معه رهانات الثورة السورية على الحرية والكرامة على المدى القريب و المنظور. فخلافا للنظام القمعي الذي لا يزال قادرا على القمع وإلحاق الموت والخراب بحياة السوريين ، هناك أطراف تكفيرية كدولة العراق والشام ( داعش ) و جبهة النصرة و أخرى متشددة لا تختلف عن النظام المستبد في شيء من جهة عدائها للحرية و دولة المواطنة والمستقبل الحر للسوريين . قدر السوريين أن يواجهوا الاستبداد في معركة مزدوجة و معقدة ، وسواء نجحت المساعي التي تبذلها الأطراف الدولية بالوصول إلى حل سياسي في مؤتمر جنيف 2 المزمع عقده في الأسابيع أو الأشهر القادمة ، أم لم تنجح ، فإن الحدث السوري الذي يجتاح البلاد منذ ما يقارب 3 أعوام قد أطلق حراكا مدويا و صاخبا ترك آثارا مأساوية سيعاني منها السوريون لعقود قادمة ، و أن هذا الحراك قد حرر التناقضات البنيوية التي يعاني منها الوجود السوري و تركه أمام سؤال المصير و رهانات الصراع الجدلي ذو الدينامية التاريخية . فواقع الركود السوري قد انتهى ، و الحياة والحركة قد حلت بعد مراوحة وسكون وأسن اجتماعي طويل اشرف الاستبداد السياسي على ترسيخه وحمايته في سورية . السوريون تغيروا جذريا بعد انطلاق حراكهم ، وتغيرت معهم مفاهيمهم واستعداداتهم وأنماط تفاعلاتهم مع الاجتماعي السياسي إلى الأبد ، بالتأكيد لم تكتمل مسيرة تحررهم بل هم في بدايتها الأولى وأمامهم وقت طويل حتى يبلوروا عمليا قيم التسامح و الاعتراف بالآخر والعيش المشترك و الاحتكام إلى الإرادة العامة التي تحددها صناديق الاقتراع ، سيواجهون تحديات و معيقات و صراعات كثيرة حتى تتأسس الحرية في عالمهم بالمعنى العميق و الفلسفي للكلمة ، لكنهم على الأقل ومنذ الآن لم يعودوا بوارد الخضوع لأي استبداد جديد أيا تكن تجلياته ، فالانعطاف الكبير قد حصل في سورية بالفعل و طال معه الروح السورية .
ربما كان من الممكن للسوريين أن يتفادوا كل هذا الصخب والوجع والدمار الذي لحق بسورية ولا زال ينتظرها لو أنهم بلوروا قوى سياسية جديدة تتصدى لإدارة الشأن السياسي للثورة بشكل يتفارق إلى حد بعيد مع النموذج العاجز الذي قدمته المعارضة التي تحتل مواقع القرار في الأطر السياسية الممثلة للثورة ، إلا أن امتناع ذلك وتعذره كان مفهوما بسبب غياب السوريين طويلا عن العمل بالسياسة و الاهتمام بما هو سياسي و بسبب طبيعة المرحلة التي يجتاحها غليان ثوري صعب ومعقد وتتفاقم آثاره وصعوباته يوما بعد يوم .
أخيرا :ليس من الإفراط في التفاؤل ولا من منظور رغبوي التقرير بأن المآل الأخير للثورة السورية التي اشتعلت في آذار من عام 2011 وأحرقت معها عالما مشيدا من الخوف و الصمت و السكون و الفوات التاريخي رغم كل شيء هو التحقق والنجاح و لو بعد فترة طويلة من الصعب التكهن بنهايتها و حدودها

 

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الى أين نحن ذاهبون؟

Publié le par Mahi Ahmed

 

الى أين نحن ذاهبون؟ (عرض حال)  




سميح القاسم
2 - 2013 / 8 / 2 - 08:50
المحور: مواضيع وابحاث سياسية
    

أنا ذاهبٌ إليَّ.. (2)


الى أين نحن ذاهبون؟ (عرض حال)

نحن نذكر الجرّة والإبريق، نذكر الزير والطاسة، نذكر النبعة البرية والسبيل الوقفي. يحاول الأبناء ان يتذكروا شيئا منها. أما الأحفاد فلا جدوى في اختبارهم.
ولتكن لنا عبرة في القانون، إنه يمسك بتلابيب البشر ويشدّهم نحو الاتجاه الذي يراه صحيحا، ويرفع بعض الناس أيديهم اعتراضا واحتجاجا، فهل يعيد القانون حساباته؟ إنه يركب رأسه، على الغالب، فيقع الصِّدام وتعرض الفجيعة ملامحها القاسية.
وثمة عبرة أخرى في الطقس. أسمعهم يقولون: طقس هذه الأيام أخْوَت. يعقّب أحدهم: بل إنها المحنة. إن الله يمتحن خلقه الجانحين نحو الشرّ. الطقس عاقل جدا. نحن الخوثان، ولا ريب.
مهلا، مهلا. للحديث الواحد أكثر من بقيّة. وللمفردة الواحدة أكثر من معنى. والقول الفصل شُبهة قابلة للنقض. ألم يقولوا "إن البيِّنة على من ادعى"؟.
وهي لحظة تأمُّل قبل هروب اللحظة. قبل المفاجأة بقليل. قبل الانزياح الكونيّ الهائل عن مسار الوقت ونظام الزمن. لحظةٌ لا تردّد فيها ولا انتظار. لا جواب ولا سؤال. ولا عتمة ولا ضوء. لا تشبه لحظة أخرى ولا تشبه شيئا آخر، ولا أقول إنها تشبه نفسها لأنها فريدة وعصيّة على التوأمة.
إذًًا، فهي لحظة تأمُّل في المختزن وفي غير المتوقع. في المعلوم وفي المجهول، خارج السيطرة ولا يشملها نطاق الحساب والمراجعة وإعادة النظر. تُسفر عن هاجسٍ ما. تتفتّقُ عن خاطرة ما، أو تذهبُ هباء منثورا.
أتكون ورطة ذهنيّة؟ هل تتحول إلى كومة خيطان متشابكة، بلا رأس خيط، بلا بداية وبلا دليل؟
تحلُّ على فورة الليلك نعمةُ الوضوح. يظهر الخط الفاصل بين الخيط الأبيض وزميله الأسود. وتنتهي المهمة بيُسر جميلٍ وبسلاسةٍ مدهشة.
لا بأس في أن نتراجع قليلا نحو مملكة الحبق؟ حيث الطفولة المنتعشة الى حين والمنكمشة إلى حين، بما تقتضيه ظروف الحياة وصروفها المربكة.
حبق في أصُص الفخّار (لم يكن البلاستيك مألوفا).. حبقٌ في صفائح معدنية كانت أوعية لحفظ السمن وسواه من الأطعمة المعلّبة. حبقٌ على الشبابيك وفي المتاح من مساحات التراب حول المنزل. إنما يظلُّ حبقا بكل عبقه وخضرته المعافاة ودماثة أخلاقه المشهود لها، عند ربات المنازل وعند الناس جميعا.
قد نعثر على استثناء عند شخص ما يرى تناقضا بين الحبق والحداثة. هذا شأنه. وهذا حُمقُه. وهذه سطحيّة أفكاره وضحالة أحاسيسه. ويظلُّ الحبق رفيق الطفولة الغضّة وزميل الفرح العفوي وشقيق الألفة الإنسانية، ومن خُضرته المنعشة تبدأ حداثة الحلم.
ولتكن الزهور أيضا، وليكن الورد. وليكن الورد الأحمر، على وجه الخصوص، بكلّ رونقه وأبَّهته وبهائه وصفائه.
ثمة شوكٌ هناك. وهناك العبرة. تريد وردًا، فلتتعامل مع الشوك أيضا. ولا بأس، فهذه هي سنّة الحياة، وهذه هي سنّة الله في خلقه لو كانوا يعقلون.
هل قلتُ شيئا عن السنابل؟ لا. ليس الآن. لم تقُل شيئا عن السنابل، هنا، والآن. وخُلاصة القول هي أن الناس، باستثناء ندرةٍ منهم، لا يعرفون السنابل. بمعنى أنهم لم يشاهدوها عن كثب. لم يتحقّقوا من تفاصيلها. لم يلمسوها.لم يمرروا راحاتهم عليها باتجاهين متناقضين وبإحساسين متناقضين. النعومة المفرطة والخشونة المفرطة. لم يشمّوا رائحتها، لم يتتبّعوا تغيُّر لونها من الخضرة الداكنة إلى الصفرة الذهبية. لم يتتبّعوا مراحل نموّها ومدى ارتفاع قاماتها. ثم إن قلّة من الناس يعرفون الطحين.
إنهم يعرفون الخبز بأصنافه الجاهزة والمعروضة للبيع. ويعرفون أنواع الكعك العديدة في معارض الحلويات الأنيقة. قد يعرف البعض خبز الصاج. الخبز الرقيق. لكنني أشك في أنهم تعرّفوا الى مكوّناته ومقاديره وطرائق إعداده ومراحل عجنه وخبزه.
وما دمنا في معرض الحديث عن السنابل، فلا بدّ لي من تذكُّر تلك الطرفة، عن قامة عيدان القمح ومقدار طولها وقصرها وعبرة نموّها.
ذات يوم ذهب فلاّح يركاوي ليتفقّد سنابله في "مارس" يملكه من سهل مرّان، فاكتشف أن القمح في مارِسِه (قطعة أرضه)، أقصر قامة من القمح في الموارس المجاورة. دُهش الرجل، لكنه خرج من دهشته مخاطبا مارِسه على الطريقة اليركاوية الشهيرة بخفّة دمها: "أنا أتدبَّر أمري بدونك يا حضرة المارِس المحترم، لكن قل لي بحياة أبيك، شو عينك من عيون الموارِس الأخرى؟".
سنابل القمح ومواسم الحصاد، تستدعي فصل الصيف وسماءَه الصافية ونجومه الزاهية..
وتحضر على الفور طرفة غير يركاوية هذه المرة:
أبو علي وزوجته أمينة مستلقيان للنوم على سطح البيت تجنبا لحرارة الصيف داخل المنزل. يرى أبو علي قطعان النجوم الهائلة في السماء، فيهمس لزوجته متحسّرا ومتمنيا في آن: وِلِك يا أمينة، كيف لو كان عندنا قطيع ماعز بعدّ هذه النجوم؟ردّت ببساطة عفوية: من غير شرّ يا أبو علي، فمن سيكنّس تحت هذا العدد من الماعز؟ ردّ غاضبا: أنتِ بالطبع، أنتِ ستكنّسين تحتها.ردّت محتجّة: لا. أنا لا أكنّس تحتها، ريتها تتبرعز. أنا مش ناقصني شغل بيت. واحتدّ غضب أبي علي، فانهال على زوجته أمينة ضربا.. صرختْ من الوجع، فهرع الجيران لاستبيان الأمر.ماذا حدث يا جماعة؟ ما هذه الطوشة الليلية؟ ماذا أصابكما؟
قال أبو علي وهو ما زال يغلي غضبا: إسألوها هي، لأنها لا تريد التكنيس تحت شلعة الماعز..
ودهش الجيران، لكنهم لم يجدوا بُدًّا من مصارحته: ماذا أصابك يا بو علي؟ ما هذا الذي تقوله؟ على حدّ علمنا فأنت لا تملك عنزة واحدة!
وانتبه أبو علي لغلطته، وصالح زوجته أمينة، لكنها أصرّت وأقسمت على أنها لن تكنّس تحت الماعز الذي بعدّ النجوم!
حيث ينبت القصب والعلّيق تكون مياه جوفية. وحيث ينبت الفرح تكون دموع جوفية. أعرف ذلك جيدا. أعرفه بالتجربة التي تصبح نظرية. وحين تكون معتما فإنني أرى النور الكبير في قلبك. وحين تغدو مضيئا، فإنني أبصر العتمة المكدّسة على روحك. هذه الثنائية الأزلية تكرّر ذاتها، الآن. وربما إلى الأبد.
ويحضر بكامل عظمته شجرٌ يتكاثر شجرا، ويصير مطرا. ويصير مائدة وجدارا ويصير ورقا للكتابة. وللزينة أيضا نصيبها في شجر نحبُّه ونذبحه بلا رحمة.
وتقول الريح للنار غير ما يقوله الماء. لا بدّ من اكتمال التجانس واكتمال التناقض حتى يتحقّق المعنى. ويقوم التناقض والتجانس بين المعنى والمعنى لتقوم الحقيقة مؤديةً واجبها على أكمل وجه.
ثم إنه لا مزيد إلا لمستزيد. ذلك أن الاكتفاء يلغي الزيادة بمثل ما يلغي النقصان. وقد لا يكون الاكتفاء نعمة بالضرورة، لأن الحاجة الملحّة تظل له بالمرصاد.
تحضر الآن ثنائية الجمال والقبح. وتحضر مسؤولية المقاييس ومفاهيم النسبية والشروط التي تظلّ مرحليّة، لأنها تظلّ نسبيّة إلى ما لا نهاية، قُدُما على النهج العتيق وحواريه الثوابت والمتغيّرات.
كيف يكتمل النصاب في هذه الفوضى العارمة؟ كيف تستتبّ الأمور على وجه من وجوه الرضا؟ كيف نختصر الوقت، إذا كان قد بقي لدينا وقت للاختصار؟ أسئلة لا بدّ منها، لأجل إجابات خفرة، مترددة، متلجلجة مخارج الصوت والألسنة؟ ومع ذلك فهي أسئلة ملحّة لا تعرف التسامح والغفران.
في الساحة مواطنون لديهم إضافات لا يُستخفُّ بها. عيونهم مغرورقة بالدمع وثيابهم ناصعة البياض. عادوا من طقوسهم الدينية بيقين تزعزع قليلا، لأن تضرّعاتهم ظلت أقلّ كثيرا من أوهامهم.
ويثير الأحزان أولئك الجنود المؤتمرون بمشيئة قائدهم الهلاميّ الرخو والهشّ والقابل للإنكسار إزاء نسمة حريّة واحدة.
يتغنّى ابن جدتي لأبي بخبز الطابون، مغموسا بالزيت الجديد والزعتر الجديد، بجوار الموقد الموغل في القدم. ويتهاوى ابن جدّتي لأمِّي على الطراحة المستكينة قرب الداخون الهائج. ثم يُقبل الأهل والصحب والجيران للإصغاء الوقور في حضرة الغراموفون الأول في القرية الأولى.
"ثمة شيءٌ عطِنٌ في مملكة الدنمارك..." كان هذا صحيحا. وكان هذا قديما. مملكة الدنمارك في أفضل أحوالها اليوم. أما مملكتي أنا. مملكة الأعراب، فهي العطن الفاجع في ما تبقى لي من زمن.
وتنتظرني سيارة الأجرة، التاكسي، لأنني فقدت القدرة على القيادة بعد حادث الطرق المروّع الذي ضعضع جسدي وأعاد ترتيب قدراتي، حتى ان قصيدتي تتمرد عليّ أحيانا، وتواجهني بصلفٍ استبداديّ لا يطاق: أنا سأقود الآن! ولأنني أحبها حبا غير مشروط، فأجدني في بيت طاعتها منصاعا لإرادتها: اذهبي حيث تشائين وسأكون معك دائما. قودي يا حبيبتي، فالشعراء بأيدي القصائد كما الأعمار بيد الله!
وأسمح لي بأن أقول لك. بصيغة المتكلم وبصيغة المخاطب في آن: اذا شئت ألا تكون خيباتك كثيرة، فلا تصدّق كثيرا مما يقال لك. ولا تعبأ بالأيمان المغلظة فأنت في زمن المراوغين الدجّالين، المندسّين بكثافة مروّعة بين الوجوه والمكنونات.
ولا تنسَ أن العين، هي الأخرى، معرّضة للخديعة. حشد من الأقنعة المتقنة، تضيع فيه الوجوه الحقيقية، بملامحها وبقسماتها الأصيلة.



وأما بعد، فلإسفنجتك رأيها وموقفها الذي أعرفه. انها تمتص ما يدور حولها وتستوعبُ ما يقال ولا يقال، لتصوغ معادلتها العادلة بين الدم والدموع والعرق.
قيل أن المتكلّم هو المخاطب. تتداخل الصيغ وتتشابك الألوان، كما في البريّة، بعيدا عن الحدائق المصمّمة بدقة هندسية صارمة. يتقهقهر المألوف، ولن يكون الظلم والقهر والاستبداد مألوفا. سيظلّ خروجا على القانون الإنساني وتحديا لمجريات الطبيعة البشرية في مختلف عصورها وتصوّراتها وهواجسها وأحلامها. ولن يكون الشرّ من المسلّمات المصحوبة دائما بالإذعان وبالتخلّي.
تلتزم السنابل والزهور وتعرف واجباتها المتحضّرة، في منأى عن البدائية الشرسة ومضاعفاتها وإسقاطاتها المخزية.
وحتى تكون القصائد جديرة بأسمائها فلا بدّ لها من مؤاخاة السنابل والزهور.
واضحٌ هو الكلام، أليس كذلك أيها السيّد الغموض؟ احمل إذًا ضبابك المشبوه وارحل الى حيث شئت خارج دائرتي...
ويظلّ من حقّ الوهم أن يحاور الصورة، لكنه يظلّ عاجزا عن تنفيذها. هنا الصورة. وهنا الهلام. وهنا الحدّ الفاصل بين الجسد والظلّ. نذهب إلى النظرية ونصرُّ على قصورها ومحدودية أبعادها خارج التطبيق. إذًا يُنصب الميزان بكفّتيه، وبالمعاينة والملامسة نتابع رجحان كفة على أختها، مع الرغبة الجامحة في التوازن المثير للدهشة الراضية.
وإذا تفاءَل الحزن فإن الخلاص يبدو قريبا ويغدو قريبا، فما من عقدةٍ تظلّ عصيّة على الحل، وما من حلمٍ يدّعي الاستحالة أو تدّعيه.
ومن هنا ننطلق مرة أخرى في ما ظلّ لنا من زمن وما ظلّ لنا من مسافة.. تفضلّي أيتها السنبلة.. اقبلي أيتها الوردة.. انضجي أيتها التفاحة.. واقترب اقترب أيها النجم الذي يتوهم نفسه بعيدا وبعيدا جدا..
دوخة مفاجئة. أنت في الطريق إلى مقهاك المفضّل في شارع الأنبياء الحيفاويّ. تدنو من أحد أعمدة المنعطف وتسند جسدك إليه محاولا التقليل من شأن هذه الدوخة. لعلّه الإرهاق. لعلّها السجائر. لعلّه الحزن. لكن الله أعدّ لك هذا العمود لتستند إليه. يواصل المارّة تجاوزك دون أي اهتمام. لا أحد يسأل عما ألمّ بك. ولو سألوك فلن تعرف بماذا تجيب. بعض أصدقائك هم من الأطباء وقد يسعفونك في وقت لاحق. بعد انتهاء هذه الدوخة المفاجئة. لو شاهدتك والدتك على هذه الحال لأجبرتك على دخول المستشفى فورا ودون أي إبطاء. سيحاول والدك تهدئة روعها لكنها ستصرّ وستجد نفسك ممدودا بين الأجهزة والأسلاك على سرير المستشفى القريب.
تتلاشى الدوخة. تحسّ بأنك استعدت عافيتك وتوازنك وتواصل السير الى مقهاك القريب. انه على أية حال أفضل من المستشفى القريب.
ترتاح على كُمّك فراشة مهذّبة. أما الطائرة الحربية الشرسة فتخترق زرقة سمائك الخائفة بسرعة الصوت. معجبون حمقى يحاولون تتبّع هديرها. من المجهول إلى المجهول. قطعا. الطائرة الحربية هي شهوة قايين الحادّة الطائشة.
القايينيون الكثر في هذا الدهر القاسي الفظ المظلم يتخذون الطائرة الحربية تميمة لهم. الأمن؟ عن أي أمن يهذرون؟ وفي أي غيٍّ يعمهون؟ تميمتهم تحرق سنبلتهم وتسحق أمنهم الحقيقي. الغفلة. الجهلة. الهمج. السفلة. خلاياهم ضوضاء وملامحهم تلويث للبيئة.
تطير الفراشة المهذّبة الجميلة النظيفة عن كمّك الوديع. ذاهبة إلى وردتها الجديدة الطازجة كقلب صبيّة تستعجل الحبّ لتتأكد من وجودها. في وجودٍ يستدعي شيئا من الحذر، بمثل ما يستدعي كثيرا من الجرأة والأمل والتفاؤل.
نعود من ثمّ الى الأسطرلاب والبوصلة والفرجار، لنعترف بوجود أشخاص آخرين بيننا ومعنا ولنا. يفكّرون ويجتهدون ويبدعون. هذا جميل جدا وراقٍ جدا. فلنصفّق لمنجزاتهم العظيمة ولنقتسم معهم الحلم ورغيف الخبز والتفاحة. إنهم ناس رائعون. قد لا تكون طيبتهم أقلّ من طيبتنا. وقد لا يكون شرُّهم أكثر من شرّنا. إنهم هنا. ولا يحقّ لأحد تجاهل وجودهم وجهودهم. هكذا كنا وهكذا ينبغي ان نكون، منفتحين على دنيا تعجّ بخلائقها وبطرائقها.. برحابها وبمضائقها.. بلحظات الحرج وبإضاءات الفرج. هكذا ينبغي أن نكون حتى نكون كما ينبغي أن نكون.
ونعود من ثمّ إلى الحرف. حرفنا. مصباح المعرفة ومفتاح الجمال. فيه، في هذا الحرف، وُلدنا ووُجدنا وابتأسنا وسعدنا ونهضنا وقعدنا وارتحلنا وعُدنا ووُعدنا أزلا الى أبد ووالدا إلى ولد وروحا إلى جسد إلى روحٍ في جسد.
على نار هادئة يستطيع المرء أن يعدّ طعامه وقهوته أو شايه. أما النار الحامية الوطيس السعير الجحيم جهنّم الحمراء فلا تعمل حسابا للمعايير ولا تعيد النظر لأجل المقادير ولا تحترم الذائقة. تُحرق وتُرمّد وتلغي فحسب. وللمرء من ثمّ أن يتدبّر أمره وأن يتلمّس مخرجه، لو صحّ ان هناك ما يمكن أن يكون مخرجا.
والصوتُ صنوُ النار. للكلمات الهادئة جريُها وللعواطف الرقيقة همسُها. وللمعنى القويّ هديره وللقول الصاخب إيقاعُه. وإلا فسينقلب الصوتُ ورطة يشقّ الخروج منها ويعسُرُ فيها، أصلا، عثور المرء على مخرج. ولا حيدة في جهنّم. وهكذا، فلا حيدة في الصوت.
أما المناطق المائعة الباهتة الضائعة فمفازات ولا فوز، وأجمات وأكمات تتعثر فيها خُطى الكلمات وتشتبك النيران بالأصوات فيذوب الرصاص وتنغلق مسارب الخلاص..
وأنت تؤمن بالله. لا كما يؤمن به محترفو الإيمان. إيمانك علميٌّ معرفيٌّ وليس موضة أو تسليما للموروث ووضعا للرأس بين الرؤوس.
ثمة نظرية علمية تقول إنه لا شيء يأتي من لا شيء. إذًا فلكلّ شيءٍ مكوّنات أصلية وخالق أصليّ. الورقة التي تكتب عليها هي من صنع صانع. وفنجان قهوتك من صنع صانع. وساعة يدك من صنع صانع. وجوربك من صنع صانع. فكيف يكون وكيف يصحّ أن الطبيعة خلقت نفسها وأن الكون هو نتاج تطوّر ذاتي؟
لا بدّ من وجود خالقٍ للوجود. يسألونك: ومن خلق الخالق؟ فتجيب بهدوءٍ وبساطة: لا أعلم. الخالق الذي أومن به لا تدركه المدارك البشرية. إنه خالق لا نهائي ولا محدود ولا يحيط به عقل. هذا الخالق المطلق الصفات والعصيّ على الوصف هو من نسميه الله دون أن ندرك المسمّى.
وتختلف مع محترفي الإيمان في كثير من الأمور المنسوبة لله لكن إيمانك أنت يظل راسخا ويظل علميا ويظل قويا وجميلا إلى يومك الأخير.
لا يقتصد الطبيب النحفاويّ الشاب في معاملتك معاملة حسنة وبشكل إنساني استثنائي، لأنه أصرّ على أن يرى فيك مريضا استثنائيا. كانت تلك المرة الأولى التي تزور فيها عيادته الخاصة، لكنه استقبلك استقبال الأصدقاء القدامى. وليس فقط لأنه طبيب جيد، بل لأنه إنسان جيد أيضا فقد أصرّ على توجهك فورا الى المستشفى لإجراء فحوصات إضافية تؤمنها أجهزة المستشفى الطبية التي لا تتوفر في أية عيادة خاصة.
وتدخل باب غرفة الطوارئ برفقة زوجتك وأبنائك والتقرير الطبي الذي أعدّه الطبيب النحفاوي الطيب والشهم. وغرفة الطوارئ في أيّ مستشفى، وفي كل مستشفى، هي عالم فريد قائم بذاته.
يقودك الممرّض الروسيّ بين صفّين من القواطع القماشية ويُدخلك الى قاطع يتوسطه سرير وتحيط به الستائر.
تتمدّد على السرير منتظرا الطبيب الذي سيكشف عليك ويبتّ في أمرك.. إلى أن يحضر الطبيب تعمل على استكشاف ما يحيط بك. غرفة الطوارئ هي غرفة استقبال وهي محطة تشخيص وتوزيع على الأقسام المختصة. وهي غرفة تصنيف الأمراض – لا المرضى. بيد ان لفظة "الطوارئ" تحمل شحنة خاصة من القلق والمهابة والاستعجال. ومن هنا وقع عليها الخيار دون سواها من الأسماء التي قد تكون أكثر دقة.
وفي غرفة الطوارئ جوٌّ ضاغطٌ مكتظٌ بالحَيرة والترقّب واللهفة. وفيها تسارع لخفقان القلب واحتباس الأنفاس وإحصاء لكل حرف من كلمات الطبيب بعد ما يجريه من فحوص وما يستعمله من أجهزة. وفي غرفة الطوارئ يتأرجح الناس بين الأمل واليأس واليأس والأمل. وأكثر من ذلك، ففي غرفة الطوارئ تظهر لك، ولو للحظات، وجوه رجال ونساء وصغار وكبار بتعابير شديدة الوضوح تحمل الخوف والوجع والشك والضيق وعدم التصديق أحيانا. وقد تفاجأ بوجوه أشخاص تعرفهم، من بلدتك أو من مكان آخر، قريب أو بعيد، فتسأل وتُسأل وتجيب وتُجاب. البعض يتمتمون بكلمات مكثّفة مقتضبة، كأنما يحاولون التملّص من حرج السؤال، أو كأنهم لا يعرفون تماما ماذا أصابهم. اما الآخرون، فلا يكتفون بالقول الحمدلله، مجرد وعكة، لعلّه خير، العلم عند الله، بل يستغلون الفرصة للشرح وللإطناب في تفسير وضعهم الصحيّ، حتى لكأنهم هم الأطباء وهم العارفون ببواطن الأمور.
ويُذهلك أولئك الذين يكفّون فجأة عن الأنين والعنين والأخأخة والتنهد والتأفف، وينقضّون عليك بالإسهاب في توصيف حالهم وأسماء الأمراض والأدوية والأطباء والمستشفيات وصناديق المرضى والممرضين والممرضات والعيادات والأجهزة.
تشعر بشيء من الضّجر جرّاء هذا الاسترسال المملّ، ولا ينقذك أحد سوى الطبيب الذي يحمل إليك نتائج فحصه الأخير للضغط والبول والدم وصور الأشعة والتحاليل والمقارنات.
أنت مستلقٍ على ظهرك. سرير المستشفى ليس سريرا حقيقيا. ليس سريرا عاديا. إنه سرير مستشفى بكل ما يعنيه التعبير. وأنت لا تمارس خيار الراحة هناك. مغلوب على أمرك، لكنك تفكّر في الطرق، الطرق الكثيرة التي مشيت عليها لغرض أو لآخر. والطريق التي تتساءَل عما اذا كنتَ راغبا في السير عليها او أنك تؤثر الابتعاد عنها وتجاهلها مدى ما تبقّى لك من حياة.
قالوا ان كلّ الطرق تؤدي إلى روما، وأنت تصرُّ على أن كل الطرق تؤدي إلى الرامة. ولماذا الرامة؟ لأنها بلدك المتبقية لك من بين جميع البلدان. ولا يجوز لأحد إنكار الحقيقة. حقيقتك هي اختيارك الحرّ للرامة، لتكون بلدك ومستقرَّكَ وعنوانك الأخير على سطح الأرض. وكل الطرق تؤدي الى الرامة لأنك مستمتعٌ بهذا الجناس الرشيق والعذب بين "روما" و"رامة".. ولا بأس في ذلك. لعبة الجناس والطباق قائمة في كل وجوه البشر والكون والطبيعة والحياة والموت، وأنت تعشق هذه اللعبة..
للطرق أسماء، تعرف منها بعضا وتجهل بعضا. وللأسماء طرق. مداخل. منعطفات. مفترقات ومخارج. وباستثناء طريق الآلام (فيا دي لاروزا) الذي "تعرف أن يفضي الى الجلجلة (الجلجثة)، فسيعسُر عليك في بداية طريق جديد عليك، أن تعرف مؤدّاه ومخرجه. الى أين يفضي هذا الطريق؟ كيف لك أن تعلم وأنت تلجه للمرة الأولى في حياتك؟ وللأسماء طرق. هذا صواب على السطح لكنه غير مضمون العواقب. الأسم "جميل"، أو "سعيد" أو "أيمن" أو "نبيل".. هذه الأسماء لها هي الأخرى طرقها، لكنها لا تفضي بالضرورة إلى "الجمال" او "السعادة" او "اليُمن" او "النبل". اذًا فاعلم يا ابن آدم، أيّدك الله بروح منه، ان خطوتك الأولى ليست كفيلة بمحطتك الأخيرة ومستقرّك الأخير. للطرق أسماء. وللأسماء طرق. وخير البداية ليس محصّنا من شرّ النهاية. أما من حيث النوايا فقد تقول هذا هو طريقي وأبدا على هذا الطريق. والله المستعان. ولك ان تذكر الحكمة الصينية القائلة بأن رحلة الألف ميل تبدأ بخطوة واحدة... (يتبع)
 

 

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REGION ARABE : L’ALTERNATIVE ISLAMISTE A L’EPREUVE DU POUVOIR.

Publié le par Mahi Ahmed

REGION ARABE : L’ALTERNATIVE ISLAMISTE A L’EPREUVE DU POUVOIR.

par benyassari le 30 juillet 2013

 Les processus révolutionnaires, ayant concerné les différents pays arabes  et la lame de fond qui n’a épargné ni le Maghreb, ni le Mashrek, ont contraint les Etats-Unis et l’Union européenne, après bien des louvoiements et des hésitations, à apporter leur caution à des mouvements populaires juvéniles, au contenu radical. Il semble bien que la dynamique, atteint même aujourd’hui des pays dont l’islamisme est au pouvoir, comme l’Iran et la Turquie.

Ce soutien tactique des occidentaux, n’était pas dénué de calcul. Le souci de faire naître un modèle démocratique, dans le monde arabo-musulman n’était pas la préoccupation majeure mais des enjeux géopolitiques et le maintien de l’équilibre des forces en faveur d’Israël, comme clé de la domination américaine au Moyen-Orient, étaient l’objectif cardinal.

Il y a par ailleurs, le rôle stratégique d’un pays comme l’Egypte qui tient une place centrale dans l’économie mondiale de l’énergie (pétrole et gaz transitant par le canal de Suez) et sa position d’alter-ego dans le statu quo, face à Israël. Face à la déferlante populaire du 25 janvier 2011, les Etats-Unis ont préféré le pouvoir des frères musulmans qui leur garantit le maintien de l’Egypte au sein du système néolibéral mondial et le respect des traités de paix avec Israël.

De ce point de vue, le « printemps arabe », n’est pas qu’un leurre. Il s’agit de ne pas confondre l’apparence du mouvement, avec son essence. Pour chevaucher le mouvement populaire et l’essouffler, les Etats-Unis dans le cas de l’Egypte, ont mis en place un deal à plusieurs. Il s’agit d’un scénario avec un partage des rôles, entre Israéliens, Saoudiens, Emiratis, militaires égyptiens et avec au centre la confrérie des frères musulmans seule organisation de masse capable de canaliser un mouvement populaire, vers d’autres objectifs, pour en dénaturer le sens. Ce deal conçu comme une tentative de rattraper une dynamique porteuse de beaucoup de risques, avait un double objectif : stabiliser une situation d’urgence et empêcher à tout prix un succès éventuel des frères musulmans, dans la gestion du pays.

Le plan B, du scénario a été mis en place au lendemain de   l’ élection de Morsi. Tout a été fait ou quasiment tout, pour dégrader la vie quotidienne des égyptiens, avec une mauvaise volonté flagrante du FMI et des alliés, pour voler au secours d’un pays au bord de la faillite. Le même modus opérandi, semble être adopté  pour abattre la révolution tunisienne.

A ce stade de l’analyse, nous vient à l’esprit le fameux discours historique de Barack Obama, intitulé « Un nouveau départ » et prononcé à l’Université américaine du Caire, le 4 juin 2009 où il a donné la priorité « à l’écriture d’une nouvelle page entre les Etats-Unis et le monde musulman.» Tout c’est évident, montre qu’avec Obama, les Etats-Unis ont procédé à un lifting de façade et ont continué à vouloir faire du neuf avec du vieux. Ils persistent à considérer les peuples comme une masse corvéable à  merci, pour la sauvegarde de leurs intérêts de puissance hégémonique.

Avec la chute du président Morsi le 3 juillet 2013, l’Egypte amorce un tournant décisif de son histoire contemporaine. La transition n’en sera que plus longue. C’est un moment crucial pour toute la dynamique enclenchée par « le printemps arabe ». Ce tournant, met désormais la confrérie des frères musulmans, dans une extrême faiblesse. Aussi bien en Tunisie qu’en Egypte, l’arrivée des frères musulmans au pouvoir n’a pas tenu face à la réalité. Les islamistes sur la base d’une mobilisation populaire qui englobe toute la société qui était otage de l’ancien système, ont voulu imposer à la société, un projet global à caractère autocratique qui ne tient pas compte des aspirations démocratiques de toutes les couches sociales. Ni Morsi et les frères musulmans en Egypte, ni Ghannouchi et Ennahdha en Tunisie, n’ont été capables de produire un processus démocratique correspondant aux aspirations populaires et d’agréger les couches sociales qui au-delà des cercles concentriques islamistes, ont participé également et effectivement à la chute des dictatures en place. Dans les deux cas, les pouvoirs islamistes, ont failli par dogmatisme, voire par sectarisme, en prônant un retour à l’autoritarisme. Ils ont été incapables de gouverner, dans le sens de l’intérêt général et ont surtout été soucieux d’élargir la base sociale de leur mouvement. Leur gestion, a été caractérisée par de la mauvaise gouvernance au niveau économique, social et sécuritaire.

En Tunisie, comme en Egypte la victoire électorale des islamistes a mis d’abord en phase ces derniers, avec Washington. Pour les stratèges américains, seuls les islamistes sont à même d’endiguer la montée radicale des mobilisations populaires et de neutraliser le sentiment antiaméricain et l’hostilité, dont elles sont porteuses. De ce point de vue, Morsi a commencé à donner des gages, surtout par rapport à Israël. Sur le plan économique, il a engagé une offensive frontale pour opérer des coupes dans le pouvoir d’achat des couches modestes, en envisageant de supprimer les subventions des produits de première nécessité. Les Etats-Unis, ont commencé à lâcher les frères musulmans en Egypte, avec l’érosion de leur hégémonie dans la société, eut égard à leur gestion catastrophique de la réalité du pouvoir.

Dans le coup d’Etat du 3 juillet 2013, il y a comme un piège qui s’est refermé sur les frères musulmans, en Egypte et qui serait peut-être le seul trait de ressemblance susceptible d’autoriser de faire référence au « syndrome algérien », nonobstant de toutes ressemblances auxquelles, il est fait parfois appel de façon abusive. Mais, à bien des égards, les échecs islamistes en Algérie et en Egypte, à la porte du pouvoir pour les uns, et à la tête du pouvoir, pour les autres, renvoient à une vision de la pratique politique passéiste, déconnectée des couches sociales et des élites en mesure de faire basculer les forces sociales en faveur du changement et de la rupture avec le système en place.  

 

Source :

1.     Le Quotidien d’Oran du 17 juillet 2013

2.     El Watan du 10 juillet 2013

3.     liberté du 10 juillet 2013

4.     Arabies n° 297, janvier 2012  

 

 

Source: Blog Perspectives socialistes

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