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Israël et le refus pathologique de la paix

Publié le par Mahi Ahmed

Israël et le refus pathologique de la paix

Henry Siegman, New Tork Times, 1er novembre 2009

 

publié le jeudi 5 novembre 2009.

 

Israël et le refus pathologique de la paix

par Henry Siegman, New Tork Times, 1er novembre 2009

Les sondages indiquent que le président Obama bénéficie du soutien de seulement 6 à 10% de la population israélienne -sans doute son niveau de popularité le plus bas au monde.

Les médias rapportent que les conseillers du président cherchent à assurer l’opinion publique israélienne de l’amitié du président Obama et de son engagement sans réserve en faveur de la sécurité d’Israël.

Cette amitié et cet engagement sont réels, en dépit des résultats des sondages de popularité d’Obama en Israël. La Secrétaire d’État Hillary Clinton a tenté de renforcer ce message lors de sa visite en Israël. On aurait dit-on demandé à l’envoyé spécial du président George Mitchell de faire des efforts similaires au cours de ses visites désormais beaucoup plus fréquentes à Jérusalem.

La Maison Blanche est sur le point d’établir un nouveau record du nombre de messages rassurants et de salutations vidéos envoyées par un président américain en Israël et aux organisations juives aux États-Unis. Un projet de visite présidentielle à Jérusalem est en discussion.

Les conseillers du président craignent que l’hostilité des Israéliens envers Obama puisse être préjudiciable à ses efforts de paix. C’est sans doute vrai.

Mais une campagne de la Maison Blanche visant au retour en grâce du président dans l’opinion publique israélienne pourrait avoir des effets bien plus préoccupants, car la raison de cette hostilité israélienne sans précédent contre un président américain tient à la crainte qu’il soit sérieux lorsqu’il dit vouloir mettre fin à l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza.

Les Israéliens ne s’opposent pas aux efforts de paix du président d’Obama parce qu’ils ne l’aiment pas, ils ne l’aiment pas à cause de ses efforts de paix. Il ne pourrait regagner leur affection qu’en abandonnant ces efforts.

C’est ainsi que le gouvernement et le peuple d’Israël répondent à toute pression extérieure pour un accord de paix impliquant qu’Israël se mette en conformité avec les exigences du droit international et des résolutions de l’ONU qui appellent à un retour aux frontières d’avant le conflit de 1967, rejetant les modifications unilatérales de celles-ci.

Tout comme le gouvernement d’Israël, l’opinion publique israélienne manifeste sans relâche son aspiration à la paix et son soutien à une solution à deux États dans les sondages. Mais ce que les sondages ne montrent pas, c’est que ce soutien dépend du fait qu’Israël définisse les termes de cette paix, ses dimensions territoriales, et les contraintes imposées à la souveraineté d’un Etat palestinien.

Un président américain qui s’adresse au monde arabe et promet une approche équitable et impartiale dans la recherche de la paix est immédiatement perçu par les Israéliens comme anti-israélien. Le dirigeant de l’une des principales organisations juives d’Amérique s’est opposé à la nomination du sénateur Mitchell au poste de négociateur pour la paix du président d’Obama, car, dit-il, son objectivité et son impartialité le disqualifiaient pour ce poste.

La réaction d’Israël aux efforts de paix n’est rien moins que pathologique. Elle est la conséquence d’une incapacité à s’adapter au retour dans l’histoire du peuple juif, doté d’un Etat qui lui soit propre, après 2000 ans d’impuissance et de victimisation.

L’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin, dont l’assassinat par un juif extrémiste de droite sera commémoré cette semaine en Israël, avait déclaré à ses concitoyens lors de son investiture en 1992 que leur pays était militairement puissant, ne manquait pas d’amis, ne courait pas de risque, et qu’ils devaient donc cesser de penser et d’agir comme des victimes.

Le message du Premier ministre Benjamin Netanyahu, affirmant que le monde entier est contre Israël et que les Israéliens risquent un nouvel Holocauste - une crainte invoquée à plusieurs reprises durant son discours en septembre lors de l’Assemblée générale des Nations Unies afin de discréditer le rapport d’enquête sur Gaza du juge Richard Goldstone - est malheureusement un message jugé plus rassurant par bien trop d’israéliens.

Cette pathologie a été aidée et encouragée par des organisations juives américaines dont les programmes sont conformes aux opinions politiques et idéologiques de la droite israélienne. Ces organisations ne reflètent pas les vues de la plupart des Juifs américains qui ont voté massivement, à près de 80%, pour M. Obama lors de l’élection présidentielle.

La signature d’un accord de paix israélo-palestinienne a échappé à toutes les précédentes administrations américaines non pas parce qu’elles étaient incapables de trouver une formule adéquate pour y parvenir : tout le monde sait depuis quelque temps déjà quelles en sont les caractéristiques essentielles, proposées par le Président Clinton au début de l’année 2000.

Au contraire, le conflit se poursuit car les présidents américains - et plus encore les membres du Congrès américain, qui dépendent tous les deux ans des contributions financières à leurs campagnes électorales - ont accepté cette pathologie qui ne pourrait être guérie qu’en la défiant.

Seul un président américain faisant preuve de courage politique pourrait guérir cette pathologie, au risque de déplaire aux israéliens et de s’exposer aux critiques de la partie du lobby pro-israélien américain qui défend par réflexe les politiques du jour du gouvernement israélien - peu importe à quel point elles puissent offenser la raison ou la morale.

Si le président Obama veut sérieusement tenir sa promesse de mettre fin définitivement aux 40 ans d’occupation israélienne, obtenir une solution à deux Etats, assurer la survie d’Israël à long terme en tant qu’État juif et démocratique, et protéger les intérêts nationaux vitaux des États-Unis dans la région, il devra prendre le risque de mécontenter. S’il parvient à tenir sa promesse, il obtiendra une reconnaissance éternelle des Israéliens.

Henri Siegman dirige le US Middle East Project, sis à New York. Il est professeur associé à la School of Oriental and African Studies de l’université de Londres. Par le passé, il a occupé le poste de directeur de l’American Jewish Congress et du Synagogue Council of America.

Publication originale New York Times, traduction Contre Info

http://contreinfo.info/article.php3 ?id_article=2872

 

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Karl Marx سلطة المال وزيف القيم

Publié le par Mahi Ahmed

سلطة المال وزيف القيم


كارل ماركس


لمّا صار المال مكتسبا القدرة على اشتراء كل شيء، ولمّا صار مكتسبا القدرة على امتلاك كل الأشياء، فإنه بذلك غدا موضوع الاكتساب الفائق عينه. فكليّة قدرته تلك هي سلطان ماهيته. وهو لذلك يُعتبر ذا سلطان (...) إن المال هو الوسيط بين الحاجة والموضوع، وبين الحياة ووسيلة عيش الإنسان. غير أن ما يصلح حدّا وسطا لحياتي، يصلح أيضا حدّا وسطا لوجود الناس الآخرين بالنسبة إليّ. فهو عندي الإنسان الآخر.

فما كان – بفضل المال – لي، وما أستطيع أنا أداء ثمنه، أي ما يستطيع المال شراءه، إنما هو أنا نفسي، أنا مالك المال. وتعظم قوتي بقدر عظمة قوة المال، خصال المال هي خصالي، وهي قواي الجوهرية، أنا مالكه. فلستُ في ذاتي محددا البتة بما أكون ولا بما أستطيع؛ فقد أكون قبيح الوجه ولكن يمكنني أن أشتري أجمل امرأة. فلست إذن قبيح الوجه، لأن تأثير القبح وقوته المنفرة يقضي عليهما المال. وقد أكون في ذاتي كسيحا، غير أن المال يوفر لي أربعة وعشرين رِجْلا، فلست إذن كسيحا؛ وقد أكون رجلا سيـئا، لئيما، وعديم الضمير، لا مهجة له، غير أن المال موقر، وكذا يكون مالكه أيضا، والمال هو منتهى الخير، فمالكه إذن خيّر. ثم إنّ المال ينجيني من شر اللؤم، فإذا الناس يعتقدون أنني نزيه، وقد أكون بلا مهجة، ولكن المال هو المهجة الحقيقية لكل الأشياء، فكيف يمكن لمالكه أن يكون بلا مهجة ؟ أضف إلى ذلك أن المال قادر على اشتراء أناس ذوي مهج وأفكار، أفليس مَن له سلطان على ذوي المهج والأفكار هو أبعد في هذا المجال من رجل الفكر نفسه ؟ فأنا القادر بمالي على تحقيق كل ما يهفو له الفؤاد، أفلست إذن مالكا كل السلطات البشرية ؟ إذن، أفلا يُحول مالي كل صنوف العجز فيّ إلى ضدها ؟

سنة: 1844
المصدر: مخطوطات 1844 / المخطوط الثّالث (النقطة الرابعة: المال)
عنوان النص الأصلي: المال

 

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حول السلطة F. Engels

Publié le par Mahi Ahmed

حول السلطة


فريدريك انجلز


المحور: الارشيف الماركسي

شن مؤخرا عدد من الاشتراكيين حربا منظمة ضد ما يسمونه مبدأ السلطة. يكفي أن تقول لهم أن هذا أو ذاك الفعل سلطوي ليدينوه. لقد تم باستعجال الإفراط في صيغة هذا الإجراء لدرجة أنه أصبح من الضروري النظر للمسألة عن قرب.

تعني السلطة, بالمعنى المستعمل هنا, فرض مشيئة طرف على مشيئة طرف لآخر حيث لا تقوم السلطة إلا على التبعية. و الآن, بما أن هذه الكلمات تبدو سيئة, و العلاقة التي تمثلها بغيضة للطرف الخاضع, فالسؤال هو كيفية التثبت من أن هناك أي طريقة لتجاوزها, ألا يمكننا (بناءا على الحالة الراهنة لمجتمعنا) خلق جهاز مجتمع جديد, أين لا تحصل فيه هذه السلطة على مجال آخر و تضطر بالتالي للزوال.

نجد عند فحص الحالات الاقتصادية و الصناعية و الفلاحية التي تشكل أساس المجتمع البرجوازي الحالي أنها تتجه أكثر فأكثر لاستبدال الأعمال المعزولة بأعمال تتطلب اشتراك الأفراد. فقد تجاوزت الصناعة الحديثة, بمصانعها و طواحنها العظيمة أين يراقب مئات من العمال آلات بخارية معقدة, ورشات المنتجين المنفصلين (المعزولين). كما تم تعويض مجرورات و عربات الطرق المعبدة بقطارات السكك الحديدية, تماما مثلما تم تعويض السفن الشراعية الصغيرة بأخرى بخارية. و حتى الفلاحة تتجه هي الأخرى نحو السقوط بين براثن الآلة البخارية التي تركز ببطء لكن بثبات مكان صغار الملاك كبار الرأسماليين الذين بمساعدة العمال المأجورين يحصدون أراضي بالغة الامتداد.

في كل مكان, تزيح الأعمال المشتركة (
combined action) – تعقيدات مراحل معينة تخضع الواحدة منها للأخرى و تتبعها – الأعمال التي ينفذها الأفراد. لكن إذا ما أشار أي شخص إلى الأعمال المشتركة فلا بد أن يتحدث أيضا عن التنظيم (organisation). فالسؤال الآن هو هل من الممكن أن يوجد تنظيم بدون سلطة.

لنفترض أنه تم خلال ثورة اجتماعية ما خلع الرأسماليين. من سيتحكم الآن في السلطة على الإنتاج و حركة الثروة (
circulation of wealth). لنفترض – إذا ما تبنينا نظرة اللاسلطويين (anti-authoritarians) كاملة – أن الأرض و معدات العمل أصبحت الملكية المشتركة للعمال الذين يستعملونها, هل ستزول السلطة أم أنها فقط ستغير من شكلها؟ لنرى ذلك.

لنأخذ على سبيل المثال طاحونة غزل القطن. يجب على القطن أن يمر بست مراحل متتالية على الأقل قبل أن يتحول إلى حالة الخيط. و تقع هذه العمليات في أغلبها في غرف مختلفة. إلى جانب ذلك فمراقبة الآلات تتطلب مهندسا يسهر على المحرك البخاري و ميكانيكي يقوم بالإصلاحات المطلوبة و عمال آخرون يتمثل عملهم في نقل المنتوج من غرفة لأخرى و هكذا دواليك. يجبر كل هؤلاء العمال من رجال ونساء و أطفال على أن يبدؤوا و أن ينهوا عملهم في ساعات تحددها سلطة البخار التي لا تراعي أي استقلالية للأفراد. فيتوجب بالتالي على العمال أولا الاتفاق حول ساعات العمل و الالتزام بها حال تحديدها من طرف الجميع بلا استثناء. بعد ذلك تـُطرح أسئلة محدد في كل غرفة و في كل لحظة بخصوص أسلوب الإنتاج و توزيع المعدات الخ. و هذا يتوجب حلا من خلال قرار من طرف مندوب يوضع على رأس كل شعبة عمل أو إن كان ذلك بالإمكان عبر انتخاب الأغلبية. و بالتالي فعلى مشيئة الفرد الواحد أن تخضع دائما. هذا يعني أنه تم حل هذه المسائل بطريقة سلطوية. إن آلات المصنع الضخم الأوتوماتيكية أصبحت أكثر تسلطا مما كان عليه الرأسماليين الصغار الذين يشغلون العمال. على الأقل من ناحية ساعات العمل المكتوبة على بوابات هذه المصانع
Lasciate ogni autonomia, voi che entrate (تخلى يا من تدخل هنا عن كل استقلالية!)

إذا ما كان الإنسان قد تمكن بفضل معارفه و عبقريته الخلاقة إلى إخضاع قوى الطبيعة فهذه الأخيرة قد تمكنت من الثأر لنفسها منه بإخضاعه في حدود استغلاله لها لاستبداد حقيقي مستقل عن كل تنظيم اجتماعي. إن الرغبة في إلغاء السلطة في الصناعات الثقيلة مساو للرغبة في إلغاء الصناعة نفسها: تدمير المنسج الآلي (
power loom) للعودة إلى العجلة الغازلة (spinning wheel).

لنأخذ مثالا آخر: السكة الحديدية. فهنا أيضا من الضروري للغاية تشارك عدد لانهائي من الأفراد. و يجب تنفيذ الأعمال المشتركة هذه خلال ساعات محددة بدقة كي لا تقع أي حوادث. هنا أيضا يكون أول شرط للعمل مشيئة (قوة) مسيطرة و التي تحل كل المشاكل الناتجة في العمل. و سوى مثل هذه المشيئة مندوب واحد أو لجنة مكلفة بتنفيذ مشيئة الأغلبية المعنية بالمسألة فهناك في كلتا الحالتين سلطة صريحة. إلى جانب ذلك ما الذي يمكن أن يقع لأول قطار منطلق إذا ما تم إلغاء سلطة عمال السكة الحديدية على المسافرين؟

لكن ضرورة السلطة و السلطة الآمرة لا يمكن أن تبرز أكثر مثل سفينة في عرض البحر. هناك, عند الخطر, تتوقف حياة الجميع على طاعة الكل الفورية و المطلقة لمشيئة الفرد الواحد.

عندما طرحت مثل هذه الحجج على أكثر اللاسلطويين تزمتا لم يكن بإمكانهم أن يقدموا أكثر من هذا كجواب: نعم, ذلك صحيح لكن هناك هي ليست حالة سلطة نتباحثها مع مؤتمرينا بل هي حالة لجنة مؤتمنة! يعتقد هؤلاء السادة أنهم باستبدالهم أسماء الأشياء قد استبدلوا الأشياء ذاتها. هكذا يسخر هؤلاء المفكرون العباقرة من العالم كله.

إذن لقد استعرضنا من جهة سلطة معينة بغض النظر عن تفويضيتها و من جهة أخرى خضوع معين. هذان أمران مفروضان علينا بقطع النظر عن كل تنظيم إجتماعي. و هما مفروضان علينا مع جملة الأوضاع المادية التي ننتج و نحرك عملية الإنتاج داخلها.

و لقد رأينا إلى جانب ذلك أن الحالات المادية للإنتاج و الدورة الإنتاجية تتطوران بصفة حتمية مع تطور الصناعات الثقيلة و الزراعات واسعة النطاق و تنزعان تدريجيا إلى توسيع مجال هذه السلطة. من هنا فمن السخيف التحدث عن مبدأ السلطة على أنه شر مطلق و على مبدأ الإستقلالية الفردية على أنه خير مطلق. السلطة و الإستقلالية شيئان نسبيان حيث يختلف مجالهما باختلاف مراحل تطور المجتمع. إذا ما اكتفى الاستقلالييون (
autonomists) بالقول أن التنظيم الاجتماعي في المستقبل سيحد السلطة فقط عند الحدود التي تكون فيها ظروف الإنتاج حتمية فهنا يمكننا أن نتفق لكنهم تعاموا عن الحقائق التي تجعل الأشياء ضرورية و حاربوا العالم بكل حماس.

لماذا لا يكتفي اللاسلطوييون بالتنديد بالسلطة السياسية: الدولة؟ يتفق كل الاشتراكيون على أن الدولة السياسية و معها السلطة السياسية ستختفيان نتيجة الثورة الاجتماعية القادمة. هذا يعني أن تفقد الوظائف العامة طابعها السياسي و تتحول إلى الوظائف الإدارية البسيطة المتمثلة في مراقبة المصالح الحقيقية للمجتمع. لكن اللاسلطويين يطالبون بإلغاء الدولة السياسية في ضربة خاطفة قبل حتى أن يتم تدمير الأوضاع الاجتماعية التي أوجدتها.

إنهم يطالبون بأن يكون إلغاء السلطة أول عمل للثورة الاجتماعية. هل يا ترى شهد هؤلاء السادة أي ثورة؟ الثورة هي بالتأكيد أكثر الأمور سلطوية؛ إنها الفعل الذي يفرض من خلاله قسم من الشعب مشيئته على القسم الآخر بواسطة البنادق و العصي و المدافع أي بوسائل سلطوية. و إذا أراد الطرف المنتصر أن لا يذهب قتاله سدى فعليه أن يحافظ على حكمه بأساليب ترهيبية بأسلحته تردع الرجعيين. أكانت كمونة باريس لتبقى ليوم واحد لو لم يستعمل الشعب المسلح هذه السلطة ضد البرجوازية؟ ألا يجب علينا على العكس أن نلومهم على عدم استعمالها بأكثر حرية؟

إذن فهناك أمران لا ثالث لهما: إما أن اللاسلطويين يتحدثون عن أشياء يجهلونها. في هذه الحالة فهم لا يضيفون شيئا إلا البلبلة. أو أنهم يعرفون. و في هذه الحالة فهم يخونون حركة البروليتاريا. في كلتا الحالتين فهم يستحقون ردة الفعل المضادة.

 

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LE MUR DES ILLUSIONS

Publié le par Mahi Ahmed

LE MUR DES ILLUSIONS

par K. Selim

Le peuple allemand célèbre aujourd'hui le vingtième anniversaire de la destruction du mur de Berlin, démantelé devant toutes les caméras de la planète le 9 novembre 1989. Ce mur, au-delà de toute autre signification, a d'abord été un aveu absurde de l'échec du communisme bureaucratique. Que pouvait-il signifier effectivement, sinon l'insoutenable contradiction d'un régime voué au bonheur du peuple et obligé de l'enfermer physiquement pour qu'il ne s'échappe pas ? L'opinion publique mondiale est médiatiquement conviée à cet anniversaire chargé de symboles.

 Mais dans les faits, hormis la réunification allemande, que reste-t-il à commémorer aujourd'hui ? Les espérances suscitées par la chute du mur ont fait long feu. La nature hégémonique et agressive du libéralisme, soudain privé de son ennemi de prédilection, s'est rapidement révélée au fil des guerres d'invasion et des crises financières. Les déclarations solennelles sur les libertés, les droits de l'homme et la condamnation du mur, omniprésentes durant la période de confrontation avec le communisme bureaucratique, se sont rapidement muées en un discours de guerre des civilisations et de stigmatisation de tous ceux qui n'acceptent pas l'ordre occidental.

 Par un de ces retournements qui jalonnent l'histoire, le mur, autrefois stigmatisé comme l'expression même de la tyrannie, est aujourd'hui reconnu d'utilité politique évidente. Le silence honteux des démocraties avancées s'agissant de la muraille construite par Israël - autrement plus importante que son ancêtre berlinois - en dit long sur la sincérité des pétitions de principe d'hier. Le libéralisme dans sa phase actuelle consomme l'asservissement des Etats aux intérêts des multinationales et inscrit l'idéologie de leurs promoteurs comme la doxa accomplie du genre humain. En d'autres termes, une synthèse du consensus économique de Washington et de sionisme, dont les néoconservateurs sont l'expression sinistrement achevée.

 Ces valeurs proclamées indépassables s'appuient sur la puissance des économies occidentales, l'exploitation irresponsable des ressources de la planète et l'élargissement irrésistiblement croissant des différences de niveau entre le Nord et le Sud. L'extraordinaire machine d'information et de propagande occidentale ne parvient que partiellement à occulter une réalité construite sur le maintien des avantages des dominants et l'exclusion du plus grand nombre de la prospérité et de la sécurité, y compris à l'intérieur de l'aire géographique de l'expansion du libéralisme.

 Walter Ulbricht, défunt président de la défunte DDR et sous l'égide duquel le mur allemand a été construit, doit se retourner dans sa tombe : les murs n'ont jamais été aussi nombreux. Du plus infâme, consacrant un vol et un déni de droit, celui déjà mentionné des Israéliens, aux remparts banalisés qui servent de frontières entre quartiers riches et quartiers pauvres dans nombre de villes du monde. Du mur électronique qui protège la citadelle européenne à celui qui sépare les Etats-Unis du Mexique, sans compter les innombrables murailles construites en Irak depuis l'invasion américaine.

 Que nous faudrait-il alors fêter ? A moins qu'il ne s'agisse de marquer d'une pierre blanche la fin de l'ère des illusions...

Source : Le Quotidien d’Oran du 09.11.09

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L’échec d’Obama au Moyen-Orient

Publié le par Mahi Ahmed

L’échec d’Obama au Moyen-Orient

Robert Dreyfuss (The Nation)

 

publié le samedi 7 novembre 2009.

 

6 novembre 2009

L’annonce faite par le président palestinien Mahmoud Abbas de ne pas solliciter sa réélection marque le point d’orgue de l’effondrement total de la politique Moyen-Orientale de l’administration Obama. Après avoir levé de grands espoirs - la nomination de George Mitchell, la déclaration d’Obama au Caire affirmant que le sort des Palestiniens est intolérable - elle est maintenant en pleine déroute. C’est sans doute la première grande défaite des espoirs de changement en politique étrangère qu’avait fait naître Obama.

Cela s’est déroulé en plusieurs temps. Tout d’abord, Obama a engagé une épreuve de force avec Israël sur sa politique de colonisation illégale, qui étend l’occupation de la Cisjordanie et est impulsée par des colons extrémistes de droite qui sont de fanatiques lecteurs de la Bible, croyant que les israéliens ont un droit divin sur ce territoire. Ces colons sont soutenus par les faucons ultra de l’appareil militaire et de sécurité israélien, qui voient dans la Cisjordanie une profondeur stratégique pour la défense d’Israël. Qu’est-il arrivé après qu’Obama, ait demandé aux israéliens de cesser la colonisation ? Rien. Score : Netanyahu 1, Obama 0.

L’administration Obama a ensuite capitulé, refusant d’envisager des sanctions face au défi et à l’intransigeance d’Israël. Pas même un soupçon de quelque mesure de représailles des États-Unis pour imposer ce qu’ils avaient décrit comme le chemin menant vers un accord de paix. Pas question de réduire l’aide américaine à Israël, ou de réduire la coopération militaire américano-israélienne, ni quoi que ce soit d’autre. Score : Netanyahu 2, Obama 0.

Tandis que se déroulaient ces évènements, Obama a laissé entendre qu’il pourrait annoncer cet automne une forme de plan global des États-Unis pour le Moyen-Orient. Tout le monde sait à quoi ressemble une solution : le retrait d’Israël de la Cisjordanie, le démantèlement des colonies de peuplement, la fin de l’embargo de Gaza, la division de Jérusalem, certains échange de territoires pour tenir compte de légers changements dans les frontières (en particulier autour de la capitale), et une formule pour tenir compte du droit au retour des Palestiniens, impliquant une compensation financière, ainsi que des accords de sécurité. Quelques mois plus tard, Obama a refusé de faire la moindre allusion à son propre plan pour la région, cédant aux exigences d’Israël qui voulait que tout cela ne soit abordé que durant les « négociations ». Score : Netanyahu 3, Obama 0.

Enfin, les États-Unis ont lâchement soutenu Israël sur le rapport Goldstone sur Gaza, qui accuse Israël (et le Hamas) de crimes de guerre pendant le conflit de décembre-janvier. Score : Netanyahu 4, Obama 0.

La Secrétaire d’État Clinton a mis la cerise finale sur ce gâteau avarié, louant Netanyahou, un extrémiste, d’extrême-droite ultranationaliste, pour sa décision d’étendre, et non d’arrêter, la colonisation. Cette gaffe de Clinton, qui a choqué et surpris les dirigeants palestiniens et arabes, a offert à Netanyahou et Co leur ultime victoire. Score final : Netanyahu 5, Obama 0.

Selon le New York Times d’aujourd’hui :

« La visite de Mme Clinton, qu’elle a décrit comme un succès, a semé la colère et la confusion parmi les Palestiniens et les autres Arabes après qu’elle ait salué comme "sans précédent" l’offre faite par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ralentir, mais pas d’arrêter, la construction des colonies juives en Cisjordanie. »

Nabil Shaath, un vétéran du Fatah qui est l’un des Palestiniens les plus expérimentés, rompu à l’art des négociations, a déclaré au sujet de l’effondrement de la politique d’Obama : « Il y avait de grands espoirs lorsqu’il est entré en scène. Aujourd’hui, on assiste à une retraite totale, qui a détruit la confiance au lieu de l’avoir construite. »

Abbas pourra ou non reconsidérer sa décision, et bien sûr les élections qui sont censées prendre place en janvier sont encore incertaines en raison de l’incapacité du Fatah et du Hamas à conclure un accord. Mais, en refusant de contraindre Israël à faire une offre réelle pour les Palestiniens, les Etats-Unis ont une fois de plus abusé les Palestiniens modérés comme Abbas, qui ne peuvent se targuer devant leurs électeurs d’avoir obtenu quelque chose. Ce faisant, Obama alimente les extrémistes fabricants de bombes et de lance-roquettes du Hamas, un mouvement fondamentaliste fondé par les Frères musulmans qui refuse le compromis. Sacré boulot, Barack !

M. Abbas a déclaré qu’il était « surpris » - en colère et excédé, serait plus exact, je le crois - par les commentaires de Clinton sur la politique de colonisation d’Israël. Et Clinton, interrogée au sujet de la décision de M. Abbas, a lâché de façon insouciante un « va te faire voir », Abbas : « Nous avons parlé de son propre avenir politique. Je suis impatiente de travailler avec le président Abbas dans ses nouvelles fonctions ».

Publication originale The Nation

traduction Contre Info

http://contreinfo.info/article.php3 ?id_article=2879

 

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L’échec d’Obama au Moyen-Orient

Publié le par Mahi Ahmed

L’échec d’Obama au Moyen-Orient

Robert Dreyfuss (The Nation)

 

publié le samedi 7 novembre 2009.

 

6 novembre 2009

L’annonce faite par le président palestinien Mahmoud Abbas de ne pas solliciter sa réélection marque le point d’orgue de l’effondrement total de la politique Moyen-Orientale de l’administration Obama. Après avoir levé de grands espoirs - la nomination de George Mitchell, la déclaration d’Obama au Caire affirmant que le sort des Palestiniens est intolérable - elle est maintenant en pleine déroute. C’est sans doute la première grande défaite des espoirs de changement en politique étrangère qu’avait fait naître Obama.

Cela s’est déroulé en plusieurs temps. Tout d’abord, Obama a engagé une épreuve de force avec Israël sur sa politique de colonisation illégale, qui étend l’occupation de la Cisjordanie et est impulsée par des colons extrémistes de droite qui sont de fanatiques lecteurs de la Bible, croyant que les israéliens ont un droit divin sur ce territoire. Ces colons sont soutenus par les faucons ultra de l’appareil militaire et de sécurité israélien, qui voient dans la Cisjordanie une profondeur stratégique pour la défense d’Israël. Qu’est-il arrivé après qu’Obama, ait demandé aux israéliens de cesser la colonisation ? Rien. Score : Netanyahu 1, Obama 0.

L’administration Obama a ensuite capitulé, refusant d’envisager des sanctions face au défi et à l’intransigeance d’Israël. Pas même un soupçon de quelque mesure de représailles des États-Unis pour imposer ce qu’ils avaient décrit comme le chemin menant vers un accord de paix. Pas question de réduire l’aide américaine à Israël, ou de réduire la coopération militaire américano-israélienne, ni quoi que ce soit d’autre. Score : Netanyahu 2, Obama 0.

Tandis que se déroulaient ces évènements, Obama a laissé entendre qu’il pourrait annoncer cet automne une forme de plan global des États-Unis pour le Moyen-Orient. Tout le monde sait à quoi ressemble une solution : le retrait d’Israël de la Cisjordanie, le démantèlement des colonies de peuplement, la fin de l’embargo de Gaza, la division de Jérusalem, certains échange de territoires pour tenir compte de légers changements dans les frontières (en particulier autour de la capitale), et une formule pour tenir compte du droit au retour des Palestiniens, impliquant une compensation financière, ainsi que des accords de sécurité. Quelques mois plus tard, Obama a refusé de faire la moindre allusion à son propre plan pour la région, cédant aux exigences d’Israël qui voulait que tout cela ne soit abordé que durant les « négociations ». Score : Netanyahu 3, Obama 0.

Enfin, les États-Unis ont lâchement soutenu Israël sur le rapport Goldstone sur Gaza, qui accuse Israël (et le Hamas) de crimes de guerre pendant le conflit de décembre-janvier. Score : Netanyahu 4, Obama 0.

La Secrétaire d’État Clinton a mis la cerise finale sur ce gâteau avarié, louant Netanyahou, un extrémiste, d’extrême-droite ultranationaliste, pour sa décision d’étendre, et non d’arrêter, la colonisation. Cette gaffe de Clinton, qui a choqué et surpris les dirigeants palestiniens et arabes, a offert à Netanyahou et Co leur ultime victoire. Score final : Netanyahu 5, Obama 0.

Selon le New York Times d’aujourd’hui :

« La visite de Mme Clinton, qu’elle a décrit comme un succès, a semé la colère et la confusion parmi les Palestiniens et les autres Arabes après qu’elle ait salué comme "sans précédent" l’offre faite par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ralentir, mais pas d’arrêter, la construction des colonies juives en Cisjordanie. »

Nabil Shaath, un vétéran du Fatah qui est l’un des Palestiniens les plus expérimentés, rompu à l’art des négociations, a déclaré au sujet de l’effondrement de la politique d’Obama : « Il y avait de grands espoirs lorsqu’il est entré en scène. Aujourd’hui, on assiste à une retraite totale, qui a détruit la confiance au lieu de l’avoir construite. »

Abbas pourra ou non reconsidérer sa décision, et bien sûr les élections qui sont censées prendre place en janvier sont encore incertaines en raison de l’incapacité du Fatah et du Hamas à conclure un accord. Mais, en refusant de contraindre Israël à faire une offre réelle pour les Palestiniens, les Etats-Unis ont une fois de plus abusé les Palestiniens modérés comme Abbas, qui ne peuvent se targuer devant leurs électeurs d’avoir obtenu quelque chose. Ce faisant, Obama alimente les extrémistes fabricants de bombes et de lance-roquettes du Hamas, un mouvement fondamentaliste fondé par les Frères musulmans qui refuse le compromis. Sacré boulot, Barack !

M. Abbas a déclaré qu’il était « surpris » - en colère et excédé, serait plus exact, je le crois - par les commentaires de Clinton sur la politique de colonisation d’Israël. Et Clinton, interrogée au sujet de la décision de M. Abbas, a lâché de façon insouciante un « va te faire voir », Abbas : « Nous avons parlé de son propre avenir politique. Je suis impatiente de travailler avec le président Abbas dans ses nouvelles fonctions ».

Publication originale The Nation

traduction Contre Info

http://contreinfo.info/article.php3 ?id_article=2879

 

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2 novembre 1917, la déclaration Balfour

Publié le par Mahi Ahmed

2 novembre 1917, la déclaration Balfour

Alain Gresh (Blog Monde Diplo)

 

publié le mardi 3 novembre 2009.

 

lundi 2 novembre 2009

Il y a 92 ans, le 2 novembre 1917, le gouvernement britannique adoptait la déclaration Balfour, un texte qui est à l’origine du conflit palestinien. Pour en comprendre les enjeux, voici un extrait du chapitre 2 de Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Fayard, 2001 et 2007).

Le conflit se noue (1917-1939)

Un monde s’effondre. La première guerre mondiale entre dans sa dernière année. Des empires séculaires, celui des Ottomans – le turc –, l’empire austro-hongrois, n’y survivront pas. La Russie tsariste est déjà morte et les bolcheviks s’apprêtent à prendre le Palais d’hiver et à instaurer un régime dont la durée de vie coïncidera avec ce que les livres d’histoire désignent comme le XXe siècle. Nous sommes le 2 novembre 1917 et lord Arthur James Balfour, ministre du puissant empire britannique, met la dernière touche à sa lettre. Hésite-t-il un instant à y apposer son paraphe ? Est-il saisi d’une sombre prémonition ? Sans doute pas, car le texte, plus connu sous le nom de « déclaration Balfour », a été longuement débattu par le gouvernement de Sa Majesté. Celui-ci déclare qu’il « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif ». La déclaration qui, dans une première version, évoquait « la race juive », précise que, pour la réalisation de cet objectif, « rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays ». Comment créer un foyer national juif sans affecter les populations locales arabes ? Cette contradiction, la Grande-Bretagne ne pourra jamais la résoudre et elle sera à l’origine du plus long conflit qu’ait connu le monde contemporain.

La lettre de Balfour est adressée à lord Walter Rothschild, un des représentants du judaïsme britannique, proche des sionistes. Qu’est-ce que le sionisme ? J’y reviendrai dans le prochain chapitre. Bornons-nous pour l’instant à dire que ce mouvement réclame « la renaissance nationale du peuple juif » et son « retour » sur la terre de Palestine. La déclaration Balfour répond à plusieurs préoccupations du gouvernement de Londres. Alors que la guerre s’intensifie sur le continent, il s’agit de se gagner la sympathie des juifs du monde entier, perçus comme disposant d’un pouvoir considérable, souvent occulte. Cette vision, ironie de l’histoire, n’est pas éloignée de celle des pires antisémites qui détectent, partout, « la main des juifs ». Le premier ministre britannique de l’époque évoque dans ses Mémoires la puissance de « la race juive », guidée par ses seuls intérêts financiers, tandis que Lord Balfour lui-même avait été le promoteur, en 1905, d’un projet de loi sur la limitation de l’immigration en Grande-Bretagne, qui visait avant tout les juifs de Russie. Mark Sykes, un des négociateurs des accords qui partagèrent le Proche-Orient en 1916, écrivait à un dirigeant arabe : « Croyez-moi, car je suis sincère lorsque je vous dis que cette race [les juifs], vile et faible, est hégémonique dans le monde entier et qu’on ne peut la vaincre. Des juifs siègent dans chaque gouvernement, dans chaque banque, dans chaque entreprise. »

La déclaration Balfour s’adresse particulièrement aux juifs américains, soupçonnés de sympathie pour l’empire austro-hongrois, et aux juifs de Russie, influencés par les organisations révolutionnaires qui ont renversé le tsar au printemps 1917. Nombreux sont favorables à ce que la Russie signe une paix séparée. Londres espère éviter ce « lâchage ». Balfour évoque même la mission qui serait confiée aux juifs en Palestine : faire que les juifs du monde se comportent « convenablement » ! Ce calcul échouera puisque, dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, les insurgés bolcheviks s’emparent du pouvoir à Petrograd et appellent à la paix immédiate.

Mais la Grande-Bretagne, en confortant le mouvement sioniste, vise un objectif plus stratégique, le contrôle du Proche-Orient. Le dépeçage des vaincus est négocié entre Paris, Londres et Moscou, alors même que la victoire n’est pas acquise. En 1916, sont signés entre Paris et Londres, puis ratifiés par le tsar, les accords connus sous le nom de Sykes-Picot (Mark Sykes et Georges Picot sont deux hauts fonctionnaires, l’un britannique l’autre français) qui définissent les lignes de partage et les zones d’influence au Proche-Orient. Pour Londres, la Palestine « protège » le flanc est du canal de Suez, ligne vitale entre les Indes, le fleuron de l’empire, et la métropole. Le parrainage accordé au sionisme permet au gouvernement britannique d’obtenir un contrôle total sur la Terre sainte.

Mais les Britanniques ne se sont pas contentés de promesses au mouvement sioniste, ils en ont fait aussi aux dirigeants arabes. Le calife ottoman (il exerce son autorité sur les territoires arabes du Proche-Orient et il est « le commandeur des croyants ») s’est joint en 1914 à l’Allemagne et à l’empire austro-hongrois. Il a même lancé un appel à la guerre sainte contre les infidèles. Pour riposter, Londres suscite une révolte des Arabes contre l’empire ottoman, animée par un dirigeant religieux, le chérif Hussein de La Mecque. En échange, Hussein obtient l’engagement britannique d’appuyer l’indépendance des Arabes. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient... Comment, en effet, concilier l’indépendance arabe et la création d’un foyer national juif ? La révolte arabe deviendra célèbre dans une version bien déformée forgée par un des agents britanniques qui y jouèrent un rôle capital, Thomas E. Lawrence, dit Lawrence d’Arabie. Ce récit, « Les Sept piliers de la sagesse », sera porté au cinéma par David Lean et Peter O’Toole dans le rôle de Lawrence.

Le Proche-Orient sera donc partagé entre la France et la Grande-Bretagne. Créée en 1920, la Société des Nations (SDN), l’ancêtre des Nations unies, ne regroupe alors que quelques dizaines d’Etats, pour l’essentiel européens. Elle invente le système des « mandats » que la charte de la SDN définit comme suit : « Certaines communautés, qui appartenaient autrefois à l’Empire ottoman, ont atteint un degré de développement tel que leur existence comme nations indépendantes peut être reconnue provisoirement, à la condition que les conseils et l’aide d’un mandataire guident leur administration jusqu’au moment où elles seront capables de se conduire seules. » Ainsi des peuples considérés comme « mineurs », auraient besoin de tuteurs pour accéder, un jour peut-être, à la majorité…

Le 24 juillet 1922, la SDN octroie à la Grande-Bretagne le mandat sur la Palestine. Le texte prévoit que la puissance mandataire sera « responsable de la mise à exécution de la déclaration originairement faite le 2 novembre 1917 par le gouvernement britannique et adoptée par [les puissances alliées], en faveur de l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif ». Les fils du chérif Hussein, étroitement contrôlés par Londres, s’installent sur les trônes d’Irak et de Transjordanie (pays créé par les Britanniques à l’Est du Jourdain), tandis que les territoires libanais et syrien tombent dans l’escarcelle de la France. L’Egypte, formellement indépendante depuis 1922, reste sous occupation britannique.

Tous les acteurs du drame palestinien sont en place : la puissance dominante, la Grande-Bretagne, qui souhaite maintenir son contrôle sur une région stratégique, riche en pétrole dont le rôle économique et militaire grandit ; le mouvement sioniste, fort de son premier grand succès diplomatique, et qui organise l’immigration en Palestine ; les Arabes de Palestine, que l’on ne désigne pas encore sous le nom de Palestiniens, et qui commencent à se mobiliser contre la déclaration Balfour ; enfin, les pays arabes, pour la plupart sous influence britannique et qui vont s’impliquer graduellement dans les affaires palestiniennes.

http://blog.mondediplo.net/2009-11-02-2-novembre-1917-la-declaration-Balfour

 

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Opinion : "Tel-Aviv prépare une nouvelle guerre contre le Liban

Publié le par Mahi Ahmed

Opinion : "Tel-Aviv prépare une nouvelle guerre contre le Liban"

Richard Labévière ( Al-Ahram Hebdo)

 

publié le mercredi 4 novembre 2009.

 

Après avoir écarté l’éventualité d’un bombardement de sites nucléaires iranien, l’état-major israélien privilégie des opérations « régionalisées ». Contrairement aux bombardements de l’été 2006, l’option terrestre est maintenant privilégiée. Celle-ci requiert l’engagement de quelque 120 000 fantassins, un grand déploiement d’artilleries et un millier de blindés. Les réservistes israéliens vivant en France et dans d’autres pays méditerranéens ont été, d’ores et déjà, mis en alerte. Ultrasecret, leur calendrier de retour en Israël s’étale du début novembre à la fin décembre. Dernièrement, les forces spéciales israéliennes, qui avaient échoué à s’implanter dans le Sud-Liban en août 2006, ont été réorganisées et sont engagées dans des programmes d’entraînement intensifs dans le secteur des fermes de Chebaa.

L’axe de pénétration de la première vague d’assaut emprunterait la Bekaa-Est, le long de la frontière syrienne avant de se scinder en deux fronts nord-est et sud-ouest. Cette opération ne vise pas une réoccupation durable du Liban-Sud, mais voudrait « casser le réarmement du Hezbollah et l’empêcher de déployer, à nouveau, des moyens militaires au sud du Litani », a expliqué le chef d’état-major israélien, Gabi Ashkenazi, à son homologue français, le général Jean-Louis Georgelin, le 4 octobre dernier à Paris.

Quelques heures auparavant, Ashkenazi s’était entretenu avec le chef des armées américaines, l’amiral Mullen, en villégiature en Normandie. Il a, bien sûr, été question du prochain exercice de défense israélo-américain « Junifer Cobra », prévu à la fin octobre. Ces manœuvres antimissiles doivent permettre de tester les systèmes antimissiles Hetz (Arrow), Thaad (haute altitude), PAC-3 et le dispositif AEGIS, impliquant la marine et l’aéronavale. D’autres manœuvres « Junifer Cobra » de même type ont déjà eu lieu ces cinq dernières années, mais cette nouvelle édition devrait engager — pour la première fois — des missiles intercepteurs et un nouveau système radar.

L’escapade française d’Ashkenazi, qui a duré moins de douze heures, a largement été commentée dans la presse israélienne après avoir « fuité » par un porte-parole de l’armée. Israël a voulu faire savoir qu’il abandonne temporairement l’option d’un raid aérien sur des objectifs nucléaires iraniens. A son retour, Ashkenazi a répété à la radio militaire que « la meilleure façon de lutter contre le nucléaire iranien consiste à imposer des sanctions », ajoutant que, si elles échouent, « Israël aura parfaitement le droit de se défendre avec tous les moyens nécessaires ».

Une nouvelle guerre contre le Liban s’inscrit, dès maintenant, dans cette rhétorique des « moyens nécessaires » qui comprennent aussi la répétition toujours possible de l’opération « Plomb durci » contre Gaza en janvier 2009. Toutefois, cette dernière hypothèse ne présente ni un caractère d’urgence politique, ni la garantie de pouvoir changer la donne stratégique régionale. Par contre, une nouvelle guerre contre le Liban aurait la préférence du cabinet israélien pour trois raisons. Premièrement : l’armée israélienne veut sa revanche sur le Hezbollah après le fiasco de sa guerre ratée de l’été 2006. Deuxièmement, Tel-Aviv essaiera de la vendre à ses alliés comme une nouvelle opération de police régionale susceptible de renforcer la stabilité du Liban. Troisièmement, et là réside sa dimension essentielle : en s’en prenant de nouveau au Hezbollah, Tel-Aviv envoie un signal à Téhéran et Damas qui soutiennent l’organisation politico-militaire libanaise.

Cette planification militaire correspond à une période « intermédiaire », commentent plusieurs sources du Département d’Etat alors que des pourparlers secrets se dérouleraient entre Israéliens et Palestiniens afin de préparer un « Oslo II ». Cette négociation de « haut niveau » se déroulerait depuis septembre dernier sur le territoire des Etats-Unis. Elle constituerait la raison principale pour laquelle le président palestinien, Mahmoud Abbass, a accepté — à la demande des Etats-Unis — le report en mars du vote d’une résolution du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies sur le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone accusant Israël de « crimes de guerre » durant son offensive contre Gaza durant l’hiver 2008/2009.

Dans ce contexte, plusieurs sources du Département d’Etat américain estiment qu’une nouvelle guerre israélienne « défensive » contre le Liban pourrait favoriser le lancement d’« Oslo II », la grande initiative attendue de l’administration Obama. Doublement confronté à un redéploiement difficile de ses troupes en Iraq et à un choix stratégique capital d’augmentation ou de stagnation de ses effectifs et matériels en Afghanistan, le gouvernement du nouveau prix Nobel de la paix a impérativement besoin d’une relance de quelques négociations israélo-palestiniennes.

Même si l’on sait que le gouvernement Netanyahu s’est clairement prononcé contre un Etat palestinien et pour une continuation sine die de la colonisation, même si l’on sait que le Sénat américain n’est pas prêt à forcer l’Etat hébreu à faire des concessions significatives à la partie palestinienne, la grande presse internationale pourra enfin reparler d’un « processus de paix ». Refaire de la communication à partir d’un tel processus, même si celui-ci s’abîme de nouveau dans le simulacre, constitue désormais la priorité de Washington et de Tel-Aviv. Une fois encore, le Liban risque de servir de champ d’expérimentation à un marché de dupes. http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/11/4/opin5.htm

 

 

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Opinion : "Tel-Aviv prépare une nouvelle guerre contre le Liban

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Opinion : "Tel-Aviv prépare une nouvelle guerre contre le Liban"

Richard Labévière ( Al-Ahram Hebdo)

 

publié le mercredi 4 novembre 2009.

 

Après avoir écarté l’éventualité d’un bombardement de sites nucléaires iranien, l’état-major israélien privilégie des opérations « régionalisées ». Contrairement aux bombardements de l’été 2006, l’option terrestre est maintenant privilégiée. Celle-ci requiert l’engagement de quelque 120 000 fantassins, un grand déploiement d’artilleries et un millier de blindés. Les réservistes israéliens vivant en France et dans d’autres pays méditerranéens ont été, d’ores et déjà, mis en alerte. Ultrasecret, leur calendrier de retour en Israël s’étale du début novembre à la fin décembre. Dernièrement, les forces spéciales israéliennes, qui avaient échoué à s’implanter dans le Sud-Liban en août 2006, ont été réorganisées et sont engagées dans des programmes d’entraînement intensifs dans le secteur des fermes de Chebaa.

L’axe de pénétration de la première vague d’assaut emprunterait la Bekaa-Est, le long de la frontière syrienne avant de se scinder en deux fronts nord-est et sud-ouest. Cette opération ne vise pas une réoccupation durable du Liban-Sud, mais voudrait « casser le réarmement du Hezbollah et l’empêcher de déployer, à nouveau, des moyens militaires au sud du Litani », a expliqué le chef d’état-major israélien, Gabi Ashkenazi, à son homologue français, le général Jean-Louis Georgelin, le 4 octobre dernier à Paris.

Quelques heures auparavant, Ashkenazi s’était entretenu avec le chef des armées américaines, l’amiral Mullen, en villégiature en Normandie. Il a, bien sûr, été question du prochain exercice de défense israélo-américain « Junifer Cobra », prévu à la fin octobre. Ces manœuvres antimissiles doivent permettre de tester les systèmes antimissiles Hetz (Arrow), Thaad (haute altitude), PAC-3 et le dispositif AEGIS, impliquant la marine et l’aéronavale. D’autres manœuvres « Junifer Cobra » de même type ont déjà eu lieu ces cinq dernières années, mais cette nouvelle édition devrait engager — pour la première fois — des missiles intercepteurs et un nouveau système radar.

L’escapade française d’Ashkenazi, qui a duré moins de douze heures, a largement été commentée dans la presse israélienne après avoir « fuité » par un porte-parole de l’armée. Israël a voulu faire savoir qu’il abandonne temporairement l’option d’un raid aérien sur des objectifs nucléaires iraniens. A son retour, Ashkenazi a répété à la radio militaire que « la meilleure façon de lutter contre le nucléaire iranien consiste à imposer des sanctions », ajoutant que, si elles échouent, « Israël aura parfaitement le droit de se défendre avec tous les moyens nécessaires ».

Une nouvelle guerre contre le Liban s’inscrit, dès maintenant, dans cette rhétorique des « moyens nécessaires » qui comprennent aussi la répétition toujours possible de l’opération « Plomb durci » contre Gaza en janvier 2009. Toutefois, cette dernière hypothèse ne présente ni un caractère d’urgence politique, ni la garantie de pouvoir changer la donne stratégique régionale. Par contre, une nouvelle guerre contre le Liban aurait la préférence du cabinet israélien pour trois raisons. Premièrement : l’armée israélienne veut sa revanche sur le Hezbollah après le fiasco de sa guerre ratée de l’été 2006. Deuxièmement, Tel-Aviv essaiera de la vendre à ses alliés comme une nouvelle opération de police régionale susceptible de renforcer la stabilité du Liban. Troisièmement, et là réside sa dimension essentielle : en s’en prenant de nouveau au Hezbollah, Tel-Aviv envoie un signal à Téhéran et Damas qui soutiennent l’organisation politico-militaire libanaise.

Cette planification militaire correspond à une période « intermédiaire », commentent plusieurs sources du Département d’Etat alors que des pourparlers secrets se dérouleraient entre Israéliens et Palestiniens afin de préparer un « Oslo II ». Cette négociation de « haut niveau » se déroulerait depuis septembre dernier sur le territoire des Etats-Unis. Elle constituerait la raison principale pour laquelle le président palestinien, Mahmoud Abbass, a accepté — à la demande des Etats-Unis — le report en mars du vote d’une résolution du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies sur le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone accusant Israël de « crimes de guerre » durant son offensive contre Gaza durant l’hiver 2008/2009.

Dans ce contexte, plusieurs sources du Département d’Etat américain estiment qu’une nouvelle guerre israélienne « défensive » contre le Liban pourrait favoriser le lancement d’« Oslo II », la grande initiative attendue de l’administration Obama. Doublement confronté à un redéploiement difficile de ses troupes en Iraq et à un choix stratégique capital d’augmentation ou de stagnation de ses effectifs et matériels en Afghanistan, le gouvernement du nouveau prix Nobel de la paix a impérativement besoin d’une relance de quelques négociations israélo-palestiniennes.

Même si l’on sait que le gouvernement Netanyahu s’est clairement prononcé contre un Etat palestinien et pour une continuation sine die de la colonisation, même si l’on sait que le Sénat américain n’est pas prêt à forcer l’Etat hébreu à faire des concessions significatives à la partie palestinienne, la grande presse internationale pourra enfin reparler d’un « processus de paix ». Refaire de la communication à partir d’un tel processus, même si celui-ci s’abîme de nouveau dans le simulacre, constitue désormais la priorité de Washington et de Tel-Aviv. Une fois encore, le Liban risque de servir de champ d’expérimentation à un marché de dupes. http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/11/4/opin5.htm

 

 

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خارطة طريق.. للتحول إلي جمهورية برلمانية ديمقراطية

Publié le par Mahi Ahmed

 

      لليسار در                                                                          

حسين عبدالرازق

      خارطة طريق.. للتحول إلي جمهورية برلمانية ديمقراطية

الخلاف مع السيناريو الذي طرحه الأستاذ «محمد حسنين هيكل» لمواجهة الواقع المصري السييء والذي وصفه بأنه «أزمة معقدة متشابكة، اقتصادية - اجتماعية - سياسية - ثقافية، وفي بعض المرات إنسانية» وأننا «سياسيا أمام طرق مسدودة، وبصراحة شديدة نحن أمام ظروف غير قابلة للاستمرار وبالتالي أوضاع غير قابلة للدوام» وأن «هناك انتقال ضروري للسلطة.. وكل ما هو مرسوم للانتقال الآن لا يؤدي إلا إما إلي الفوضي أو الانفجار».. هذا الخلاف الذي فصلته في الأسبوع الماضي لـ «الأهالي» (الأربعاء 28 أكتوبر 2009) يفرض علي - وعلي كل من لا يوافق علي هذا السيناريو القائم علي إنشاء «مجلس أمناء الدولة والدستور» وفترة انتقالية لمدة 3 سنوات، مع اتفاقه مع الأستاذ هيكل في تشخيص الأزمة وأبعادها - أن يطرح اجتهاده الخاص والسيناريو البديل الذي يراه ممكنا وقادرا علي فتح الباب أمام التغيير الديمقراطي.

واجتهادنا في حزب التجمع يقوم علي اقتراح تعديلات جوهرية في الدستور الحالي (دستور 1971)، وإصدار قانون جديد لمباشرة الحقوق الانتخابية «السياسية»، وتعديل قانون انتخابات مجلس الشعب، وتكوين جبهة واسعة للتغيير من الأحزاب والقوي السياسية والشخصيات الديمقراطية تتبني هذه التعديلات الدستورية والقانونية، كجزء من برنامج شامل للتغيير والإصلاح السياسي سبق للأحزاب والقوي السياسية الديمقراطية التوافق عليه وطرحه علي الرأي العام في «برنامج الأحزاب والقوي السياسية للإصلاح السياسي والدستوري» عام 1997، ثم عام 2002 في وثيقة «لجنة الدفاع عن الديمقراطية» وأخيرا في عام 2008 في وثيقة «الائتلاف الديمقراطي» الذي ضم أحزاب التجمع والوفد والناصري والجبهة، وتحرك قيادات وكوادر هذه الجبهة خارج المقرات والصحف والبيانات، من خلال الأساليب الديمقراطية المعروفة، خاصة توزيع البيانات في الشارع، وعقد المؤتمرات الجماهيرية في مدن وقري مصر، وتنظيم المسيرات السلمية والوقفات الاحتجاجية، بهدف تكوين رأي عام ضاغط لإلزام الحكم بالاستجابة لهذه الحزمة من المطالب الديمقراطية وفتح الباب أمام التغيير.

ولا جدال أن مصر تحتاج إلي دستور جديد يقوم علي أساس نظام الجمهورية البرلمانية ويحقق التوازن بين السلطات الثلاث وينهي هيمنة السلطة التنفيذية ويقلص السلطات المطلقة لرئيس الجمهورية، وهذا هو المطلب الدائم والمستمر للأحزاب والقوي الديمقراطية، والممكن في المرحلة الحالية هو التركيز علي تعديل بعض مواد الدستور، التي تفتح الباب أمام التحول إلي جمهورية برلمانية.

وبداية فمن المهم عدم المساس بالمواد من 40 إلي 63 الخاصة بالحريات والحقوق والواجبات العامة، وكذلك المادة 88 والتي كانت تنص علي أن يتم الاقتراع تحت إشراف الهيئات القضائية وعودتها إلي أصلها، وإلغاء المادة 179 المضافة في 29 مارس 2007 والتي تعطل فقرات من المواد الخاصة بالحريات والحقوق العامة، وكذلك المادة 74 التي تعطي رئيس الجمهورية، سلطة اتخاذ ما يعني له من إجراءات في ظروف معينة والاستفتاء عليها خلال 60 يوما، والمادة 137 التي تنص علي تولي رئيس الجمهورية السلطة التنفيذية، والمواد 138 و142 وكلاهما يتعلقان بتولي رئيس الجمهورية السلطة التنفيذية، وتعديل عديد من المواد في مقدمتها المادة 176 الخاصة بانتخاب رئيس الجمهورية ليصبح نصها «ينتخب رئيس الجمهورية بالاقتراع السري المباشر في انتخابات تعددية وتحت إشراف كامل من القضاة، ويعتبر فائزا الحاصل بين المرشحين علي الأغلبية المطلقة، فإذا لم يحصل أي من المرشحين علي الأغلبية المطلقة يعاد الانتخاب خلال 15 يوما بين الاثنين الحاصلين علي أعلي الأصوات من بين المرشحين، ويحدد القانون الشروط الموضوعية الواجب توافرها في المرشح لرئاسة الجمهورية»، والمادة 77 لتحديد مدة الرئاسة بخمس سنوات وجواز إعادة انتخاب رئيس الجمهورية لمدة أخري تالية، وتعديلات أخري للمواد 93 و127 و133 و141 و148 و153 وإلغاء المادة 173، علي النحو المبين في دراسة حزب التجمع منذ عام 2007.

ومع تعديل الدستور فمن الضروري العمل علي إصدار قانون جديد لمباشرة الحقوق السياسية «الانتخابية» وتعديل قانون انتخابات مجلس الشعب، وذلك طبقا للمشاريع السابق إعدادها بين الأحزاب السياسية منذ منتصف التسعينات، والتي تقوم علي المبادئ التالية:

- إجراء الانتخابات التشريعية علي أساس القائمة النسبية المفتوحة والمنقوصة وغير المشروطة، مع إطلاق حرية تكوين القوائم بين قوائم حزبية خالصة أو قوائم من مجموعة من المواطنين «مستقلين أو منتمين لحزب أو أكثر» أو قوائم مشتركة من أكثر من حزب أو من حزب ومجموعة من المواطنين، بما يضمن المساواة التامة بين المواطنين في ممارسة حق الترشيح والانتخاب لمجلس الشعب.

- تشكيل لجنة قضائية تسمي «لجنة الانتخابات العليا» تقوم بإدارة العملية الانتخابية كاملة بدءا من إعداد جداول صحيحة للقيد علي أساس الرقم القومي والسجل المدني وحتي الفرز وإعلان النتيجة، دون أي تدخل من السلطة التنفيذية، وإلزام جميع الوزارات والإدارات والهيئات العامة التي تتصل أعمالها بالانتخابات بما تصدره اللجنة من قرارات في هذا الشأن.

- إعطاء كل حزب سياسي وكل قائمة انتخابية الحق في استخدام وسائل الاتصال خاصة أجهزة الإذاعة والتليفزيون المملوكة للدولة للدعاية لبرامجها ومرشحيها، وضمان حق التنقل للمرشحين في الدوائر الانتخابية وعقد الاجتماعات والمسيرات السلمية.

- وقف العمل بقانون الطواريء - إذا كانت حالة الطواريء معلنة - عند صدور قرار دعوة الناخبين للتصويت، ويظل هذا الوقف ساريا حتي إعلان النتيجة النهائية.

وفي ظل احتكار الحزب الوطني الديمقراطي للأغلبية «الكاسحة» لتعبيرهم في مجلسي الشعب والشوري، واقتصار طلب تعديل الدستور علي رئيس الجمهورية وثلث أعضاء مجلس الشعب، فتحويل هذه المشاريع إلي قوانين يعتمد علي شيئين:

الأول: تكوين جبهة واسعة من الأحزاب والقوي السياسية ومنظمات المجتمع المدني والشخصيات العامة المنحازة للديمقراطية تتبني تعديل الدستور والقوانين السابق الإشارة إليها.

الثاني: تكوين رأي عام ضاغط لإلزام الحكم الاستجابة لهذا التحول الديمقراطي، وذلك عن طريق عقد الندوات في مقار الأحزاب والكتابة في الصحف لشرح التعديلات المطلوبة، وتنظيم المؤتمرات الجماهيرية في المدن والقري في طول البلاد وعرضها، وتوزيع البيانات - في الشارع في أماكن التجمع الطبيعية - التي تدعو لهذا التغيير الديمقراطي وتفصله، وتنظيم المسيرات السلمية والوقفات الاحتجاجية للضغط علي الحكم وإلزامه بإجراء هذه التعديلات وفتح الباب أمام التحول الديمقراطي، لتكون انتخابات مجلس الشعب القادمة في 2010 وانتخابات التجديد النصفي لمجلس الشوري، ثم انتخابات رئاسة الجمهورية عام 2011، بداية لتحول مصر إلي جمهورية برلمانية ديمقراطية.

 

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