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Crise économique : Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Publié le par Mahi Ahmed

Crise économique : Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

 

Par Eberhard Hamer

Le 23 avril 2010

Horizons et débats

 

Depuis huit semaines, la crise de l’Etat grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro.

Les deux sont exagérés. Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par un hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe: l’excès d’argent qui est parti des Etats-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulsson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’Etat en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps. Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des Etats risquant la faillite.

La soi-disant solution de la crise des fi­nances privées ressemble à la tentative de guérir un toxicomane en lui fournissant sans limite de la drogue.

Et malheureusement, en cédant à la pression américaine, les pays européens ont commis la même faute. En reprenant à leur compte la crise des banques jouant à la roulette, ils ont entraîné l’endettement et la crise financière de l’Etat.

Actuellement on devrait évidemment réduire l’envahissement financier des marchés des capitaux par une hausse des taux d’intérêt. Mais cette augmentation des taux d’intérêt ruinerait les Etats qui se trouvent déjà au bord de la faillite et aggraverait encore la crise conjoncturelle par des difficultés de paiement de l’économie privée. Actuellement aucune banque centrale n’ose récupérer l’argent prêté à la légère.

Comme une vraie correction n’est en­core ni arrivée ni n’est voulue, la crise per­siste et se propage comme une métastase vers d’autres secteurs. De la crise financière privée vers la crise des finances de l’Etat, vers la crise réelle de notre économie, vers la crise de nos systèmes sociaux jusqu’à l’appauvrissement et aux troubles sociaux.

La Grèce n’avance en tête dans cette situation de crise que parce qu’elle est contrainte de faire des économies. Mais faire des économies fera grimper plus sûrement la spirale de la crise. Tous les autres pays qui voudraient faire des économies et qui doivent faire des économies, devront suivre l’exemple de la Grèce; même les USA en tant que pays le plus endetté au monde.

Il n’y a qu’une seule issue: des mesures d’éco­nomies drastiques pour empêcher la crise économique et sociale, c’est-à-dire l’inflation.

En pratique, les banques centrales ont déjà jeté les fondements de l’inflation par la submersion de l’argent. Réduire la masse d’argent, c’est comme un sevrage. Celui qui ne peut pas supporter les conséquences d’une désintoxication doit réduire lentement sa consommation, mais cela veut dire qu’il accepte encore plus longtemps sa toxicomanie.

Pour le dire encore une fois: La crise du dollar et de l’euro a déjà commencé, il y a plusieurs années, par une hausse effrénée de la masse monétaire. Depuis plusieurs années, la FED n’a même plus avoué à quel point elle avait augmenté la masse monétaire chaque année, c’était en tout cas plus de 20%, dernièrement plus de 100%. L’inflation est donc voulue et au fond inévitable.

Le problème des monnaies soumises à l’inflation, c’est juste de savoir quelle monnaie perdra plus vite sa valeur. Il y a une course internationale à la dévaluation. Dans ce processus, l’euro pourrait en tout cas rester plus stable que le dollar.

L’inflation résout bien des problèmes:

    Le gagnant de toute inflation, c’est le débiteur. Tous les Etats sont surendettés, donc ils sont les gagnants.

    L’inflation peut aussi corriger les dettes bancaires et les investissements toxiques, elle est donc également utile pour le système financier qui joue avec l’argent.

    L’inflation stimule l’économie parce qu’il y aura de faux profits et une fuite vers les biens réels et les investissements.

    Mais l’inflation sert avant tout les politiciens sociaux. Les prestations sociales sont dévaluées, et il n’y a pas besoin de les réduire formellement. Cela a déjà été prévu par le Bundestag allemand, qui a décidé une garantie du montant de la retraite, sachant que les retraites pourront de moins en moins être payées. Il s’est décidé pour la dévaluation au lieu de la réduction.

On continuera à nous raconter le conte de fées des économies publiques, mais nous vivrons en réalité l’inflation à des taux à deux chiffres. Les perdants sont ceux qui possèdent des valeurs monétaires, comme les actions, les titres de rente, les droits d’assurances, les fonds etc. Mais ceux qui ont un revenu stable ou qui reçoivent des allocations sociales, vont aussi y perdre à cause de la dévaluation. Les propriétaires de biens réels par contre seront gagnants, à moins qu’on ne leur présente la facture par des impôts qui augmentent.

Une chose est sûre: Nous avons joui d’une fausse prospérité durant les décennies passées. Celle-ci se réduira forcément et laissera des perdants sur le carreau. Les secteurs de la crise les plus touchés seront les systèmes sociaux avec ses allocations et avec ce que l’Etat pourra encore distribuer. La lutte entre les fournisseurs pour leurs prestations et les bénéficiaires pour ce qu’ils reçoivent s’aggravera. Westerwelle a été le premier qui a osé aborder ces problèmes du futur. Dans les années à venir, cela deviendra le principal sujet de la politique.



Traduction Horizons et débats

 

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حول دعوة المؤتمر الوطني للحوار

Publié le par Mahi Ahmed

حول دعوة المؤتمر الوطني للحوار


تاج السر عثمان

المحور: اليسار , الديمقراطية والعلمانية في مصر والسودان


بعد أن اجمعت كل القوي السياسية التي قاطعت وشاركت علي تزوير ارادة الشعب ورفضها لنتائج الانتخابات والتي تم تزويرها تزويرا فاحشا اصبح حديث الصحافة والناس محليا وعالميا من خلال القنوات الفضائية والصحف الغربية واسعة التداول، وعن شريط الفيديو المتدوال كدليل دامغ. يحاول المؤتمر الوطني طمس معالم تلك الجريمة والفضيحة والتي تحولت الي حلقة جديدة في سلسلة ازمات النظام ، والتي عكست هشاشة وطفيلية المؤتمر الوطني وضعف قاعدته الاجتماعية، لأنه اذا كانت له قاعدة اجتماعية وانتاجية تحمله فوق ظهرها، لما لجأ الي هذا التزوير الفاحش والانقلاب علي الديمقراطية عن طريقه، لقد دمر المؤتمر الوطني الانتاج الزراعي والصناعي ، وربط نفسه بجهاز الدولة ، وعن طريق الدولة موّل المؤتمر الوطني حملته الانتخابية والتي صرف عليها ملايين الدولارات، هذا اضافة لافقاره للشعب السوداني حتي وصلت نسبة الذين يعيشون تحت خط الفقر 95% ، وبالتالي فان قاعدة المؤتمر الوطني المستفيدة من هذا النظام هي 5% ، هذا اضافة لاحتكار السلطة والثروة واجهزة التضليل الاعلامي والايديولوجي، واجهزة القمع واحاطة نفسه بترسانه واسعة من القوانين المقيدة للحريات، وادعاء الفوز بنسبة اكثر من 90%، وهي نفس ادعاءات فوز الديكتاتور نميري في الانتخابات المزورة في نظام مايو الشمولي، أو نظام شاوسيشكو في رومانيا الذي فاز في آخر انتخابات بنسبة اكثر من 90%، وبعد ايام قليلة كانت انتفاضة الشعب الروماني التي اطاحت به، وقبل ذلك كانت انتفاضة مارس- ابريل 1985م التي اطاحت بالطاغية نميري، فاين تلك القاعدة الاجتماعية الواسعة التي يستند اليها نظام الانقاذ؟!! علما بأن نشاطه الاقتصادي طفيلي ويعتمد كليا علي مؤسسات الدولة وشركاته الخدمية ذات الروابط والوشائج الكثيرة بجهاز الدولة وحماية الدولة لها من الضرائب والجبايات التي تعاني منها الانشطة الرأسمالية والانتاجية والخدمية من غير منسوبي الوطني.
وبالتالي، فان الحديث: أن من أسباب نجاح الوطني في الانتخابات هو ضعف عمل الاحزاب الانتخابي وتغلغل جذور الوطني في القواعد الشعبية حديث لاأساس له من الصحة، كما أن التلاعب بالالفاظ ووصف التزوير بانه (أخطاء فنية وادارية) محاولة لذر الرماد في العيون وتغطية جريمة التزوير التي ملأت كل آفاق الدنيا، ولن يسعف الوطني مباركة امريكا لنتائج الانتخابات، فامريكا تتعامل مع الانظمة الديكتاتورية الفاسدة (لعبة القط والفأر) بحيث يتم استنزافها الي اقصي حد ، وبعد ذلك تقضي عليها ، تلك كانت تجاربها مع الطغاة مثل سوموزا وغيرهم ، ولن تتواني عن تغيير النظام بعد أن يستنفد اغراضة، فلا يغرن المؤتمر الوطني تهليل امريكا وقبولها لنتائج تلك الانتخابات المزورة تزويرا فاحشا ، والتي احرجت حتي امريكا امام العالم المتمدن والمتحضر.
ومن أشكال التضليل، وبهدف شق وحدة المعارضة، الحديث عن حكومة قومية علما بان المؤتمر الوطني هو من رفض فكرة الحكومة القومية التي يجب أن تشرف علي الانتخابات قبل التزوير الفاضح الكبير، وبعد ان رفضت الاحزاب المعارضة فكرة الحكومة القومية، يصرح البشير: بأن الاحزاب التي قاطعت لن يتم اشراكها في الحكومة، علما بان الحكومة القادمة سوف تكون حكومة معزولة وسوف تتحمل وحدها جريمة فصل الجنوب وتمزيق وحدة البلاد وليس هناك حزب من المعارضة راغب في الاشتراك في هذه الجريمة. وايضا هناك الحديث عن أن المعارضة تخطط لمظاهرات واعمال جماهيرية عقب اعلان النتيجة ، واذا تم ذلك فسوف تكون مسئولية المؤتمر الوطني الذي زوّر ارادة الشعب والذي سوف يكون له رد فعل كما حدث في التجارب الماضية.
اما الحديث عن الحوار مع القوي السياسية فهو ايضا ذر للرماد في العيون فشروط الحوار معلومة وقدمتها المعارضة قبل وبعد الانتخابات وموجودة في اتفاقية نيفاشا والاتفاقات الأخري وهي:
- الغاء مهزلة الانتخابات الحالية وقيام انتخابات حرة نزيهة، بمفوضية انتخابات محايدة ومستقلة توافق عليها القوي السياسية، واعادة النظر في الاحصاء السكاني والسجل الانتخابي، والغاء القوانين المقيدة للحريات وعلي رأسها قانون الأمن، وكسر احتكار المؤتمر الوطني للاعلام ولجهاز الدولة.
- الحل الشامل والعادل لقضية دارفور.
- تنفيذ استحقاقات اتفاقية نيفاشا الأخري مثل تحسين الاوضاع المعيشية ورد المظالم وجبر الضرر، وترسيم الحدود بين الشمال والجنوب وترسيم حدود ابيي وتشكيل مفوضية الاستفتاء وحقوق الانسان التي تم انتهاكها، وتنفيذ استحقاقات الاتفاقات الأخري، وعقد المؤتمر الجامع والذي يفتح الطريق لحل مشاكل البلاد، وقيام دولة المواطنة التي تضمن وحدة البلاد وتطورها من خلال تنوعها.
لقد راكمت الحركة السياسية والجماهيرية تجارب واسعة في التعامل مع هذا النظام أهمها أنه يعتمد الكذب والمراوغة وابرام المواثيق والعهود ونقضها، وشق صفوف المعارضة ونشر البلبلة في صفوفها واستخدام أساليب الرشاوي بالمناصب والمال، والهيمنة في الحكومات والبرلمانات التي قامت تحت اشراف المؤتمر الوطني منذ بداية انقلاب يونيو 1989م، بتمرير القرارات الجاهزة، وتزوير انتخابات النقابات( العاملين والمهنيين) واتحادات الطلاب والمحامين حتي التزوير الفاضح والكبير والذي يطارد الوطني، والذي اصبح مثارا للتندر وحديث المجالس عن عصا المؤتمر الوطني السحرية التي ابتلعت كل القوي السياسية التي شاركت في الشمال، حتي جعلت مولانا الميرغني مندهشا وساخرا بقوله: واين تلك الجماهير التي استقبلته في كسلا؟!! هل ابتلعها القاش؟!! علما بأن موسم القاش لم يحن بعد!!!.
وبعد كل هذه التجارب مع نظام الانقاذ، يصبح اي حديث عن الحوار من جانبه، وبدون توفير شروط الحوار مضيعة للوقت ومحاولة لتغطية معالم جريمة التزوير الكبيرة التي ارتكبها، ولكن حسب تجارب شعبنا فقد فشلت كل محاولات تزوير ارادة الشعب في تاريخنا المعاصر، وسوف تنتصر ارادة شعبنا وتقتلع الديكتاتورية والشمولية، وتفرض قيام انتخابات حرة نزيهة في الشمال والجنوب، تفتح الطريق لوحدة السودان

 

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حول الديالكتيك

Publié le par Mahi Ahmed

حول الديالكتيك


فلاديمير لينين

المحور: الارشيف الماركسي

ان ازدواج ما هو واحد ومعرفة جزئيه المتناقضين ، يشكلان جوهر الديالكتيك (احد جواهره، احدى خصائصه او ميزاته الرئيسية، ان لم تكن خاصته الرئيسية). على هذا النحو بالضبط يطرح هيغل المسألة بدوره.(إن ارسطو يدور بلا انقطاع في كتابه "ميتافيزياء" ، حول هذه المسألة ويحارب هيراقليت وrespective  |وبالتالي| الافكار الهيراقليتية).

ينبغي اثبات صحة هذا الجانب من مضمون الديالكتيك بواسطة تاريخ العلم. فعادةً لا يُـهتم الاهتمام الكافي بهذا الجانب من الديالكتيك :فإن تماثل الضداد يُـعتبر بمثابة مجموعة من الامثلة ]مثلاً الحب، مثلاً الشيوعية البدائية....[ لا بمثابة قانون من قوانين المعرفة (وقانون من قوانين العالم الموضوعي)

· في الرياضيات : الاكثر + والاقل -. التفاضل والتكامل.

· في الميكانيك: فعل ورد فعل.

· في الفيزياء :كهرباء ايجابية وكهرباء سلبية.

· في الكيمياء: اتحاد الذرات وانفصالها.

· في العلم الاجتماعي: النضال الطبقي.


ان تماثل الاضداد (قد تكون وحدة"ها" اصح؟ رغم ان التمييز بين كلمتي تماثل ووحدة ليس بذات اهمية في هذا المجال، فالكلمتان كلتاهما صحيحتان بمعنى معين) هو اقرار (اكتشاف) بميول متناقضة، متضادة، ينفي بعضها بعضًا في جميع ظاهرات الطبيعة وتفاعلاتها، (وفي عدادها تدخل ايضا ظاهرات الروح والمجتمع وتفاعلاتهما). ولأجل إدراك جميع تفاعلات العالم من حيث حركتها الذاتية، من حيث تطورها العفوي، من حيث واقعها الحي، ينبغي ادراكها من حيث هي وحدة من الاضداد. ان التطور هو "نضال" الاضداد. ان مفهومي (او المفهومين الممكنين؟ او المفهومين اللذين يعطيهما التاريخ؟) التطور الاساسيين هما: التطور بوصفه نقصانًا وزيادة، بوصفه تكرارًا، والتطور بوصفه وحدة الاضداد (ازدواج ما هو واحد، الى ضدين ينفي احدهما الآخر، وعلاقات بين الضدين).

مع المفهوم الاول عن الحركة، تبقى في الظل الحركة الذاتية، قوتها المحرّكة، مصدرها، سببها (او يُـنقل هذا المصدر الى الخارج-الله، فاعل ما،
etc  ). اما المفهوم الىخر، فهو يحملنا خاصة على معرفة مصدر الحركة الذاتية.

المفهوم الاول: جامد، عقيم، جاف. المفهوم الثاني: طافح بالنشاط والحياة. فقط المفهوم الثاني يعطينا مفتاح الحركة الذاتية لكل ما هو موجود؛ فقط المفهوم الثاني يعطينا مفتاح "القفزات" ، و"الانقطاع في الاستمرار"، " وتحول الشيء الى نقيضه"، وتدمير ما هو قديم وولادة ما هو جديد.

ان وحدة( توارد، تماثل، تعادل) الاضداد مشروطة، مؤقتة، نسبية. ان نضال الاضداد التي ينفي بعضها بعضًا، هو مطلق، كما هو عليه التطور، كما هي عليه الحركة.


n.b : ملاحظة: ان الذاتية (الريبية والسفسطائية، الخ...) تختلف عن الديالكتيك، فيما تختلف عنه، بما يلي، وهو ان الفرق بين النسبي والمطلق هو ايضًا نسبي بنظر الديالكتيك (الموضوعي). فبنظر الديالكتيك الموضوعي يوجد مطلق في النسبي. اما بنظر الذاتية والسفسطائية، فالنسبي ليس سوى نسبي، وهو ينفي المطلق.

إن ماركس يحلل اولاً، في رأس المال، ابسط الاشياء، وآلفها واكثرها تواترًا، الاشياء العادية التي تُـصادف مليارات المرات: العلاقات في المجتمع البرجوازي (البضعي) :تبادل البضائع. وتحليله يبيّن في هذه الظاهرة البسيطة (في "خلية" المجتمع البرجوازي هذه) جميع تناقضات (
respective أجنة جميع التناقضات) المجتمع المعاصر. ان تتمة هذا العرض تبين لنا تطور (ونمو، وحركة) هذه التناقضات وهذا المجتمع في S شتى اقسامه، منذ بدايته حتى نهايته.

هكذا يجب ان تكون ايضًا طريقة عرض (ودراسة) الديالكتيك بوجه عام، (لأن ديالكتيك المجتمع البرجوازي ليس، بنظر ماركس، سوى حالة خاصة من حالات الديالكيتك). سواء بُـدىء بأية جملة من ابسط الجمل العادية، واكثرها تواترًا،
etc : اوراق الشجرة خضراء، زيد رجل، غبروش كلب، الخ...، ففيها(كما لاحظ هيغل بصورة عبقرية) يوجد الديالكتيك: فما هو خاص هو عام. وهكذا تكون الاضداد (الخاص هو ضد العام) متماثلة: فالخاص غير موجود الا في العلاقة التي تؤدي الى العام. والعام غير موجود الا في الخاص، عبر الخاص. كل خاص له طابعه العام (بهذه الصورة او تلك).

وكل عام هو (جزء او جانب او جوهر) من الخاص. وكل خاص لا يشمل جميع الاشياء الخاصة الا على وجه التقريب. زكل خاص لا يشترك تمام الاشتراك في العام،الخ،الخ...

كل خاص يرتبط عبر الاف الدرجات الانتقالية بعناصر خاصة من طبيعة اخرى( اشياء ، ظاهرات، تفاعلات)، الخ...حتى هنا توجد عناصر واجنة مفهوم الضرورة؛ عناصر واجنة العلاقة الموضوعية في الطبيعة. فالعرضي والضروري، والظاهر والجوهر، موجودة حتى هنا، لاننا حين نقول: زيد رجل، غبروش كلب، هذه ورقة شجرة، الخ...، فاننا ننبذ جملة من المميزات بوصفها من الاشياء العرضية، ونفصل الجوهري عمّا هو طارىء، ونعارض احدهما بالاخر.

وهنا يمكن (ويجب) ان نستشف في كل جملة، كما نستشف في "نخروب" ("خلية")، اجنة جميع عناصر الديالكتيك، لكي نبين ان الديالكتيك، بوجة عام، هو من طبيعة كل معرفة انسانية. والحال، ان العلوم الطبيعية تبين لنا ( وهذه المرة ايضًا ينغي تقديم الدليل على ذلك باي مثال بسيط جدًا) الطبيعة الموضوعية بنفس صفاتها، وتحول الخاص الى عام، والطارىء الى ضروري، والدرجات الانتقالية، والتنوعات، والصلة المتبادلة بين الاضداد. ان الديالكتيك هو حقًا نظرية المعرفة (عند هيغل و) عند الماركسية: ان هذا الجانب من الامر (وهو ليس جانبًا، انما هو جوهر الامر) قد اهمله بليخانوف، فضلاً عن الماركسيين الاخرين.

***********

ان المعرفة، المصورة بسلسلة من الحلقات، قد حددها كل من هيغل (راجع"المنطق") وبول فولكمان، العرفاني العصري في العلوم الطبيعية، الاختياري، خصم الهيغلية(التي لم يفهمها!) (راجعوا كتابه "اسس نظرية المعرفة للعلوم الطبيعية وعلاقتها بحياة عصرنا الروحية
Erkenntnistheoretische Grundzـge ).

- "الحلقات" في الفسلفة:{هل تسلسل الاشخاث ضروري حقًا؟كلا!}.

- الفلسفة القديمة:من ديمقريطس الى افلاطون والى ديالكتيك هيراقليت.

- فلسفة عصر النهضة:ديكارت ضد غاسندي؟
Spinoza?.

- الفسلفة العصرية:من هولياخ الى هيغل (عبر بركلي،هيوم وكنط).

- هيغل –فويرباخ-ماركس.


الديالكتيك، بوصفه معرفة حية، متعددة الجوانب، (إذ ان الجوانب تتكاثر بلا اقطاع)، مع ما لا حد له من الاشكال والالوان، بغية مجابهة الواقع، بغية الاقتراب من الواقع، (مع تهج فلسفي ينبثق من كل شكل و لون ليشكل كلاً واحدًا)، ذلك هو محتوى فائق الغنى بالنسبة للمادية "الميتافيزيقية" التي مصيبتها الكبرى انها غير اهل لتطبيق الديالكتيك على نظرية الانعكاس
bildertheorieعلى مجرى المعرفة وتطورها.


ان المثالية الفلسفية ليست سوى ضرب من الحماقة من وجهة نظر مادية فظة، مبسطة، ميتافيزيائية. ولكن المثالية الفلسفية هي، بالعكس، من وجهة نظر المادية الديالكتيكية، تطوير وحيد الطرف، مبالغ فيه، (تكبير، تضخيم) لاحدى الميزات الصغيرة في المعرفة، لأحد جوانبها، لاحد وجوهها، الى مطلق منفصل عن المادة، عن الطبيعة، مؤلّه.

n.b :ان المثالية هي ضرب من الظلامية الاكليريكية. وهذا صحيح. ولكن المثالية الفلسفية هي (بالحرى وفضلاً عن ذلك) سبيل يؤدي الى الظلامية الاكليريكية عبر احد مظاهر معرفة الانسان (الديالكتيكية) اللامتناهية التعقيد.


ان معرفة الانسان ليست (وبالتالي لا تتبع) خطًا مستقيمًا، انما هي خط منحن، يقترب اقترابًا لا حد له من سلسلة من الحلقات، من خط لولبي. ويمكن تحويل اي قطعة، قسم، جزء من هذا الخط المنحني (تحويله بشكل وحيد الطرف) الى خط مستقل، كامل، مستقيم، يؤدي (اذا كانت الاشجار تحول دون رؤية الغابة) حينذاك الى المستنقع، الى الظلامية الاكليريكية (حيث تثبّـته المصلحة الطبقية للطبقات السائدة). الطابع المستقيم والوحيد الطرف، التحجر والتعظم، الذاتية والعمى الذاتي
voila (تلك هي) الجذور العرفانية للمثالية. والحال، من المؤكد ان للظلامية الاكليريكية (=المثالية الفلسفية) جذورًا عرفانية؛ ولها تربة، انها زهرة عقيمة، ذلك لا جدل فيه، ولكنها تنبت على شجرة حية هي شجرة المعرفة الانسانية الحقيقية، الشديدة الحيوية، المثمرة، القوية، الكلية الجبروت، الموضوعية، المطلقة.


كتب في سنة 1915

لينين-كتاب المادية والمذهب النقدي التجريبي


ان المقطع "حول الديالكتيك" هو تعميم اصيل لعمل لينين في دراسة قضايا الفلسفة خلال سنتي 1914 و1915.



كتابة: الرفيق وليم العوطة-لبنان-طالب جامعي

المصدر مختارات لينين-وكتاب انجلز:لدفيخ فورباخ ونهاية الفلسفة الكلاسيكية الالمانية-دار التقدم

 

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Israël dans le rôle du souffleur

Publié le par Mahi Ahmed

Evénement

Nucléaire. Braqué surtout sur l’Iran en dépit d’un ordre du jour différent, le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu dont les armes échappent à tout contrôle.

Israël dans le rôle du souffleur

La sécurité nucléaire est-elle entre les mains des grandes puissances uniquement ? Elles étaient toutes réunies lors du sommet de Washington qui vient de prendre fin et qui fut marqué par l’annonce d’une nouvelle doctrine nucléaire du président américain Barack Obama, s’ajoutant à ses succès politiques de ces dernières semaines. Prélude à cette conférence de Washington, l’accord entre l’Amérique et la Russie pour la réduction de leurs armes stratégiques. Il s’agit finalement de réduire le rôle des armes nucléaires dans les stratégies de défense nationale.

Certes, le nucléaire est loin d’être totalement domestiqué. Malgré certaines avancées, cette nouvelle doctrine américaine reste très en retrait et ne renonce pas à utiliser en premier l’arme atomique, y compris contre un pays qui n’en dispose pas. Qu’est-ce que cela veut dire ? Lors de la conférence, Obama n’a pas manqué, ainsi que les différents participants, mais à de degrés divers, de montrer du doigt l’Iran en tant que principale source de terreur nucléaire bien plus que la Corée du Nord. Toute une liste d’accusations contre Téhéran avec en filigrane des menaces à peine voilées d’un possible usage de la force si les sanctions n’aboutissent pas. Et aussi on a vu désigné, comme source de danger plus récent, le terrorisme nucléaire que pratiqueraient certaines organisations, notamment Al-Qaëda (lire page 5). Ainsi, c’est quasiment dans le cercle moyen-oriental que cette notion d’un danger nucléaire trouve son terrain. Mais l’acteur principal, lui, veut rester dans les coulisses ou même jouer le rôle de souffleur. Pas besoin de tenter d’aller chercher trop loin pour deviner de qui il s’agit. C’est Israël, cette puissance nucléaire avérée. La sixième du monde à avoir acquis l’arme nucléaire. La politique du secret, un secret de polichinelle somme toute, qu’il pratique est en premier lieu une arme d’intimidation à l’égard des Arabes.

Ces dernières années d’ailleurs, les allusions concernant ce dossier se sont faites de plus en plus transparentes, notamment de la part de Shimon Pérès, l’actuel président, considéré comme le « père » du programme nucléaire israélien, lancé en très étroite coopération avec la France à la fin des années 1950. En novembre 2001, Shimon Pérès a reconnu, dans un documentaire diffusé par la télévision publique israélienne, que la France avait accepté, en 1956, de doter Israël d’une « capacité nucléaire ». « Des quatre pays qui avaient à l’époque des capacités nucléaires, les Etats-Unis, l’Union soviétique et la Grande Bretagne, la France était seule susceptible de nous aider », avait admis Pérès.

La politique du flou

Aujourd’hui, selon les experts militaires, l’Etat hébreu dispose d’un arsenal nucléaire comprenant plus de deux cents bombes atomiques. « Nous continuons à dire qu’Israël ne sera pas le premier pays à dévoiler l’arme nucléaire au Moyen-Orient. Cette politique va continuer et aucune pression d’un quelconque pays ne la fera changer », a déclaré la vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Dany Ayalon.

La politique du « flou » constitue la position officielle israélienne depuis son adoption en 1965, date de l’inauguration de la centrale nucléaire de Dimona dans le Néguev au sud d’Israël. Or, dans le contexte nouveau-né de cette conférence de Washington, si l’Amérique a tenté de faire pression sur Israël, elle a tout de suite fait marche arrière. « En ce qui concerne Israël, je ne vais pas m’exprimer sur leur programme. Nous avons encouragé tous les pays à devenir membres du TNP, donc, il n’y a pas de contradiction », a affirmé le président Obama, qui poursuit : « Que nous parlions d’Israël ou de tout autre pays, nous pensons que devenir un membre du TNP est important. Ce n’est pas une nouvelle prise de position, c’était l’avis du gouvernement américain, même avant mon administration ».

Des appels bien timides comme on le constate alors que pour l’Iran, ce sont quasiment des déclarations de guerre. On rappelle d’ailleurs que l’Etat hébreu a conclu une « entente » en 1969 avec les Etats-Unis aux termes de laquelle les dirigeants israéliens s’abstiennent de toute déclaration publique sur le potentiel nucléaire de leur pays et ne procèdent à aucun test nucléaire. En échange, Washington s’est engagé à s’abstenir d’exercer des pressions sur ce dossier.

De toute façon, Israël n’est pas signataire du TNP et ce ne sont les douces invitations d’Obama qui l’obligeront à le faire. 190 Etats ont adhéré à ce traité, en dépit de certaines réserves, y compris tous les Etats du Moyen-Orient. Dans ce contexte, on ne peut que constater que c’est Tel-Aviv qui est le gagnant. « On pourrait penser que le TNP a été doublement profitable à Israël : d’une part, parce que sa non-adhésion lui a permis de garder ses options ouvertes et d’autre part, et inversement, parce que l’adhésion des Etats voisins lui a permis de bénéficier des contraintes que le TNP impose à ces Etats », relève le politologue Camille Mansour, professeur à l’Université de Versailles.

Or, il est clair que, vu du Proche-Orient, c’est Israël qui représente donc le principal danger au Proche-Orient. En fait, il se sert du nucléaire pour asseoir sa suprématie militaire, et puis joue le jeu contraire, celui de la crainte d’un nucléaire qui viendrait de l’Iran, par exemple, pour continuer à jouer ce double rôle. Oter un masque pour placer un autre, mais le visage réel est celui de Mars, le dieu de la guerre. Le bombardement de la centrale nucléaire iraqienne Osirak en 1981 est bien un exemple. Le danger vient donc d’Israël. Mais cet Etat parvient toujours à se dérober.

Selon le chercheur Mohamad Abdel-Salam, du Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, « il ne faut pas ignorer que le sommet de Washington avait pour chapitre principal dans son agenda de traiter avec les matériaux nucléaires qui pourraient s’infiltrer vers l’extérieur, c’est-à-dire des organisations terroristes par exemple. Contrôler les matières et non les armes était l’objectif du sommet. Mais il était entendu que cette question d’armes s’imposera, et c’est ce qui est arrivé. Certains ont fait campagne contre l’Iran tandis que les Arabes se sont mobilisés contre Israël ». Tout s’est déroulé selon les capacités de chaque partie. « Mais, ajoute-t-il, Israël arrive toujours à se dérober, parce que les pays occidentaux sont en majorité convaincus de ce que fait l’Etat hébreu. Obama n’a même pas commenté le programme nucléaire israélien. Ce sont les équilibres politiques qui ont prévalu et non l’ordre du jour ». Israël ne trouve pas de peine à se dérober. Ceci remonte à trois raisons, selon Mohamad Abdel-Salam. « Tout d’abord parce qu’il n’est pas signataire du TNP (Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires), donc aucune règle de ce traité ne s’applique à lui. Ensuite, Israël n’a pas jusqu’à présent déclaré officiellement qu’il détient des armes atomiques. Et enfin, les liens très solides qui existent avec les Etats-Unis. Il y a une compréhension américaine à l’égard de ce que fait Tel-Aviv concernant les armes nucléaires. Ceci d’autant plus qu’Israël a su promouvoir l’idée qu’il n’utilisera l’arme nucléaire que pour se défendre. D’ailleurs, l’Europe adopte la même attitude ».

Sources de menaces multiples

Par contre, les pays arabes n’ont pas, à ce jour, trouvé le moyen effectif de traiter cet état des choses. Comme le dit le politologue, les Arabes peuvent soulever un débat sur la question, mais pas la traiter. Or il semble qu’ils n’ont pas beaucoup de choix. Soit ils acceptent la réalité, et c’est ce qu’ils rejettent totalement. Soit ils tentent d’être à égalité avec Israël en se dotant d’armes nucléaires, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire. La dernière option est l’élimination des armes nucléaires de toute la région. Mais là aussi, il s’agirait d’un discours plutôt médiatique. « Ce ne sont pas des propos négociables. Même le sommet arabe de Riyad 2007 a gelé un projet de résolution de la Ligue arabe pour l’élimination totale des armes de destruction massive, sous couvert de la nécessité de réviser le texte ». Or la question est d’autant plus complexe que pour les pays arabes en général, les sources de menaces sont considérées comme multiples. « Le danger provient d’Israël et de l’Iran. Tout est donc relatif. Le degré de danger est associé  pour chaque Etat à sa proximité avec la source et leurs intérêts communs », poursuit-il.

Mais un fait est sûr, le vrai risque provient d’Israël et cela ne date pas d’hier. Camille Mansour rappelle que dès la fin des années 1950, l’Egypte n’ignorait pas que le réacteur de Dimona était susceptible de servir à un usage militaire et le président Nasser lui-même évoqua la question dans un discours en décembre 1960. Quand en 1963, les émissaires du président américain John Kennedy proposèrent que Washington œuvre en vue d’un contrôle du programme nucléaire israélien, en contrepartie du gel de l’effort égyptien visant à développer des missiles balistiques, Nasser répondit que la politique de l’Egypte à l’égard d’Israël était une politique défensive et que la production par Israël de matières fissiles à usage militaire conduirait l’Egypte à une anticipation par une guerre de protection. D’ailleurs, Mohamad Saïd Idriss relève qu’Israël agit dans le même esprit et cite même Nasser. Un écrivain israélien, Alof Ban, a aussi écrit dans le journal Haaretz que cette vision d’une guerre préventive, les Israéliens la tirent d’une déclaration de Nasser et qu’Israël se l’est appropriée en faisant sa vraie doctrine. En fait, Israël joue la même rengaine depuis toujours, celle de l’Etat en danger. Une vision que soutiennent les Occidentaux.

Sentiment d’avoir été « abusés »

Or, s’il en est ainsi, il faudrait que l’Etat hébreu et l’Occident s’attachent principalement à la recherche de la paix. Il est important de rompre le cercle vicieux concernant la relation entre la bombe et la prétendue situation spécifique d’Israël. Mais comme on le voit dans le contexte politique actuel, Israël ne fait pas le moindre effort pour résoudre la question du Proche-Orient, en plus de son rejet du TNP. De quoi rendre le rendez-vous de mai prochain à New York, du Congrès de révision du traité, très important. Il déterminera dans quelle mesure les participants adopteront leur attitude au sujet d’Israël. Les pays du Moyen-Orient ont eu le sentiment d’avoir été « abusés » par le TNP pour lequel les puissances nucléaires n’ont pas tenu leurs engagements. C’est ce que d’ailleurs avait mis en relief un diplomate égyptien. « Nous, pays du Moyen-Orient, avons le sentiment d’avoir été abusés en faisant des concessions pour des promesses qui ne se sont jamais concrétisées », a expliqué Hicham Badr, représentant de l’Egypte auprès de l’Onu à Genève, lors de la Conférence du désarmement, organisée dans cette ville en mars dernier. « Il y a un ressentiment répandu dans la région contre le TNP, ses objectifs, sa partialité et son manque de volonté politique », a-t-il insisté. L’ambassadeur égyptien estime que les pays dotés de l’arme nucléaire n’ont pas tenu leurs engagements, alors que les tentatives de faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes nucléaires ont toujours été repoussées. Il a prévenu que les pays du Moyen-Orient pourraient jouer un rôle « central » dans le succès de la conférence de mai destinée à renforcer le traité. Les conférences de suivi du TNP se déroulent tous les cinq ans depuis l’adoption, en 1970, de l’accord. La dernière, en mai 2005, s’est terminée sur un échec. La prochaine sera-t-elle plus efficace ? Difficile à prévoir. Mais une chose est sûre : pour le Proche-Orient, les risques nucléaires et un Iran diabolisé sont les principaux alibis d’Israël.

Ahmed Loutfi
Chaïmaa Abdel-Hamid

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21

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Que se passerait-il si les Palestiniens déclaraient unilatéralement leur état ?

Publié le par Mahi Ahmed

Que se passerait-il si les Palestiniens déclaraient unilatéralement leur état ?

Shlomo Avineri (Ha’aretz) suivi de 2 articles de Al Ahram-hebdo sur Salam Fayyad,

 

publié le mardi 20 avril 2010.

 

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1164008.html

Que se passerait-il si les Palestiniens déclarait unilatéralement leur état ?

Par Shlomo Avineri

19/04/2010

Le premier ministre palestinien Salam Fayyad a récemment annoncé que son gouvernement a l’intention de déclarer un état palestinien indépendant à l’été de 2011, même si aucun accord n’est conclu avec Israël. Cette déclaration a évidemment généré un malaise en Israël, et pas seulement parmi les partisans du gouvernement de Benjamin Netanyahu, —particulièrement parce que Fayyad a aussi sous-entendu que des pays européens et même l’UE elle-même reconnaîtraient cette déclaration d’indépendance unilatérale.

Le malaise et les appréhensions concomitantes sont compréhensibles, mais il est fort possible qu’ils soient aussi fondamentalement injustifiés. Après tout, à moins d’être prisonnier de slogans creux ou adepte du politiquement correct, quiconque a des yeux pour voir doit admettre que, même si les négociations entre Israël et les Palestiniens reprennent, les perspectives d’un accord sont nulles. Et ce n’est pas uniquement dû à la position du gouvernement Netanyahu : son prédécesseur, dirigé par Ehud Olmert et Tzipi Livni, a négocié avec le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pendant deux années complètes et lui a fait des offres très généreuses sans jamais réussir à parvenir à un accord.

Les raisons sont claires : sur les questions essentielles —frontières, Jérusalem, réfugiés—, les divergences entre les positions les plus modérées des uns et des autres sont tellement larges qu’aucun discours (et aucune intervention américaine autoritaire) n’est en capacité de les combler. Quiconque pense autrement poursuit des chimères.

Nous devrions donc sérieusement envisager ce qui se passerait si les Palestiniens déclaraient effectivement un état et obtenait une reconnaissance internationale relativement large. D’abord, il est évident qu’Israël annoncerait que cette déclaration unilatérale annule tout accord antérieur entre les Palestiniens et lui à partir d’Oslo, qu’il est libéré de toutes les obligations (y compris économiques) qu’il a endossées, et qu’il assimilera dorénavant les zones sous contrôle palestinien à un territoire étranger. Il est également clair que toutes les obligations israéliennes découlant de son contrôle militaire des territoires seraient abrogées au regard de la loi israélienne comme du droit international. Tout le monde n’accepterait de cet argument, mais il ne serait pas possible de l’ignorer.

Une déclaration unilatérale palestinienne ne changerait pas la situation sur le terrain. En soi, une telle déclaration ne pourrait pas provoquer l’évacuation des colonies, indépendamment de la question de savoir si les Palestiniens diraient qu’ils acceptent les colons en tant que citoyens de leur état ou continueraient à soutenir que les colonies sont illégales. Bien entendu, il en va de même pour Jérusalem-Est, dont les Palestiniens diraient probablement qu’ils la voient comme leur capitale.

Ce que générerait une déclaration d’indépendance unilatérale, cependant, serait un changement radical de la nature du conflit israélo-palestinien. Au lieu d’un différend entre occupants israéliens et Palestiniens occupés, il deviendrait un différend entre deux états. Une Palestine indépendante affirmerait sans aucun doute qu’Israël occupe ses territoires, mais c’est aussi ce que fait la Syrie.

En outre, si la Palestine était indépendante, Israël n’aurait aucune responsabilité envers la Bande de Gaza, et la frontière Israël-Gaza deviendrait une frontière internationale comme celle entre l’Égypte et Gaza. Israël ne serait alors pas tenu, entre autres, de permettre le passage entre son territoire et le territoire palestinien, tout comme il n’y a aucun passage de la sorte entre Israël et la Syrie.

Bien entendu, la question n’est pas si simple que ça, mais toute mesure qui rendrait le conflit israélo-palestinien plus "normal" —c’est-à-dire qui en ferait un différend entre états—augmenterait également les chances de négociations : il serait beaucoup plus facile de mener des négociations sur les frontières, l’avenir des colonies, les échanges de territoires, Jérusalem et autres questions entre états.

Il faut espérer que ce scénario ne dissuadera pas les membres de la direction palestinienne et ne fera les changer d’avis. Au contraire, ils doivent prendre leur destin entre leurs mains et résister à Israël en tant qu’état à part entière. Ce faisant, ils se libèreraient et nous libèreraient de l’occupation, et feraient ce qu’ils ne réussissent pas à faire depuis 1948, et ce que nous ne réussissons pas à faire depuis 1967. C’est la seule façon de faire que la perspective "deux états pour deux peuples" devienne réalité.

Traduction : M.C.


http://weekly.ahram.org.eg/2010/993/re1.htm

Visionnaire, rêveur ou pire ?

Al-Ahram, hebdo égyptien, 08-14 avril 2010

Fayyad : son apparente détermination à construire les institutions d’un état palestinien suscite de nombreuses interrogations sur la sorte d’état qu’il envisage précisément, écrit Khaled Amayreh à Ramallah

Dans la grande interview qu’il a accordée au journal Ha’aretz cette semaine, Salam Fayyad, premier ministre de l’autorité Palestinienne (AP), s’est engagé à proclamer un état avant fin 2011.

"La naissance d’un État palestinien sera célébrée comme un jour de liesse par l’ensemble de la communauté des nations. L’heure viendra que naisse ce bébé et nous estimons que ce sera vers 2011. C’est notre vision et l’expression de notre volonté d’exercer notre droit de vivre dans la liberté et la dignité dans le pays où nous sommes nés, aux côtés de l’état d’Israël, en toute harmonie."

Fayyad a souligné que les Palestiniens veulent un "véritable état, un état indépendant et souverain, pas un état fait de miettes qu’on lui aurait laissées ni un état à la Mickey Mouse". En août 2011, a-t-il ajouté, l’AP "bénéficiera d’un tel crédit [aux yeux de la communauté internationale], sous forme de faits concrets sur le terrain, que cette réalité s’imposera".

"Je pense que nous serons mûrs en termes de faits positifs sur le terrain et vous aurons convaincus sur la durée, voisins Israéliens ; nous aurons commencé à transformer une théorie en possibilité puis une possibilité en réalité. C’est le droit d’une nation opprimée de dire "assez". Personne n’est censé supporter l’injustice, encore moins les Palestiniens qui endurent l’occupation depuis de longues décennies."

À ce stade, on ne sait pas très bien si les déclarations de Fayyad sont fondées sur des espoirs politiques concrets ou ne sont que des vœux pieux. Une troisième possibilité est que Fayyad considère la proclamation unilatérale d’un état comme faisant partie de la poursuite de la lutte pour mettre fin à l’occupation israélienne, qui a débuté en 1967. Toutefois, la confrontation n’est pas son style, et il est peu probable qu’il raisonne ainsi.

Pendant ce temps, la plupart des Palestiniens qui sont profondément frustrés par les nombreuses promesses non tenues de la communauté internationale, en particulier depuis les malheureux accords d’Oslo, ne sont pas disposés à donner à Fayyad le bénéfice du doute.

En effet, à la lumière de la longue et pénible expérience qu’ont les Palestiniens de l’occupation israélienne et à la lumière de la déférence avec laquelle la communauté internationale traite Israël quoiqu’il fasse, il semble que Fayyad sous-estime et minimise le "facteur Israélien", qui est le facteur décisif et déterminant en matière de souveraineté palestinienne, et qu’il surestime en même temps la capacité du facteur "pression internationale" à favoriser l’avènement d’un état palestinien.

Dans l’interview, Fayyad a soutenu que c’est l’incapacité à construire des institutions à l’état qui entrave l’accession de la Palestine au statut d’état, et non l’occupation israélienne. En suggérant que les institutions de l’état peuvent être construites sous occupation israélienne, Fayyad laisse un point d’interrogation sur la nature de l’état qu’il envisage. Les commentateurs palestiniens ont sanctionné sa "conceptualisation biaisée".

Pour Hani Al-Masri, éminent intellectuel et commentateur politique, Fayyad "renverse les faits en suggérant que l’absence d’état est due à l’absence de préparation palestinienne." "L’Autorité Palestinienne a bien construit de nombreuses institutions à la suite des Accords d’Oslo mais [elles] ont été totalement détruites par l’armée israélienne après l’an 2000".

Fayyad ne peut prétendre ignorer le penchant d’Israël à recourir à des mesures draconiennes pour faire avorter les tentatives palestiniennes de déclaration unilatérale d’un état, ou de création d’un état. Mais, contrairement à la réaction de Yasser Arafat au blocage des négociations sur les questions comme Jérusalem et le sort des réfugiés, Fayyad recourrait à des options non-violentes dans l’espoir de convaincre Israël d’accorder leurs droits aux Palestiniens. En d’autres termes, Fayyad compte sur la magnanimité d’Israël plutôt que sur le droit international et l’affirmation des droits des Palestiniens.

Les Israéliens n’ont pas formulé de réponse définitive à la stratégie de Fayyad. Il est probable —si on peut tirer enseignement du passé— qu’ils l’encourageront à continuer à focaliser sur [la création d’] un état tout en reculant progressivement sur les questions capitales que sont par exemple le droit au retour des réfugiés palestiniens et la question de Jérusalem. De fait, au cours de l’interview avec le journal israélien, Fayyad a semblé prêt à minimiser la centralité du droit au retour : il a laissé entendre que la principale solution au sort des réfugiés serait de les réinstaller dans l’état palestinien à venir quel qu’il soit, et non de les faire retourner à leurs villes et villages dans ce qui est maintenant d’Israël.

Comme c’était prévisible, ce concept a irrité de nombreux Palestiniens de tous bords politiques et idéologiques. Le Hamas l’a traité d "apaiseur" sioniste qui "lâche le droit au retour pour satisfaire et apaiser Israël". "Fayyad est une personne sans légitimité, qui a usurpé le contrôle en Cisjordanie et dont les mains sont entachées par les souffrances de milliers de martyrs en Cisjordanie".

Le Jihad Islamique et Hizbul Tahrir (Parti de la Libération Islamiste) ont également invectivé Fayyad en l’accusant d’avoir commis une "péché fracassant". Al-Masri, commentateur de Naplouse, a abondé dans ce sens en disant que Fayyad vend en fait une illusion au peuple palestinien. "Nous avons déjà payé cette illusion au prix fort, et nous ne voulons pas payer une autre fois pour une autre illusion", a-t-il dit en ajoutant qu’ "il serait stupide de compter sur la bonne volonté de la communauté internationale, qui a été totalement incapable d’obliger Israël à geler l’extension des colonies juives".

Mohamed Al-Rifi, autre intellectuel palestinien, a également descendu Fayyad en flammes en disant qu’ "il remet encore une dose d’analgésiques aux Palestiniens". "On nous a donné... un président, un premier ministre, un gouvernement, un cabinet et des ministres... et nous nous sommes crus nous-mêmes, nous avons cru à nos propres mensonges et nous sommes devenus euphoriques et notre cœur a bondi, nous avions [enfin] des cartes de VIPs et des passeports diplomatiques... tout çà pour découvrir que toute l’histoire était un mensonge, un gros mensonge. Et Fayyad essaye maintenant de reproduire la même supercherie et les mêmes mensonges pendant qu’Israël continue de plus en plus à voler notre terre."

Fayyad nie qu’un état tel qu’il l’imagine exclut le droit au retour et la souveraineté palestinienne sur Jérusalem-Est. Il semble toutefois que, voulant construire un "état" quels que soient les moyens nécessaires et quelle qu’en soit la forme, Fayyad est prêt à reléguer à plus tard les deux principales questions palestiniennes : Jérusalem et les réfugiés.


http://weekly.ahram.org.eg/2010/994/op3.htm

Immaculée conception ?

Al Ahram, hebdo égyptien, 15-21 avril 2010

La progéniture du plan de Fayyad sera le fœtus d’un "état" palestinien qui souscrit à la conception d’Israël comme état juif "biblique", postule Joseph Masaad*.

L’Autorité Palestinienne est enceinte ! En fait, c’est Salam Fayyad, premier ministre palestinien non élu et imposé par l’Amérique qui est enceint. "Le temps viendra que naisse ce bébé... et nous estimons que ce sera pour 2011", a-t-il dit au quotidien israélien Haaretz dans une récente interview. Contrairement aux futures mères d’espèce humaine mais comme les futures mères chez les baleines, la période de gestation pour collaborateurs palestiniens masculins de l’occupation israélienne s’étend sur au moins deux ans. Fayyad, "le Ben Gurion palestinien", comme l’a récemment surnommé Shimon Peres, a déclaré sa grossesse dans un document qu’il a publié le 25 août 2009 et s’intitule "Palestine : mettre fin à l’occupation et créer l’état", et il a récemment confié à Haaretz : "la naissance d’un État palestinien sera célébrée comme un jour de joie par la communauté des nations toute entière".

On a l’impression de déjà connaître le nom, le poids, la couleur idéologique et les caractéristiques physiques de ce "bébé" ; pour ainsi dire, nous connaissons même la structure politique et la politique étrangère du fruit des entrailles de Fayyad : un "état" palestinien miniature qui reconnaît Israël comme état juif "biblique". Le moment de la naissance sera défini par Fayyad, qui sera à la fois mère et sage-femme. Alors que la dernière immaculée conception qui a eu lieu en Palestine s’est produite à Nazareth, on ne sait pas très bien si ce qui se passe à Ramallah est une deuxième immaculée conception vu qu’aucun test de paternité n’a été encore prévu pour ce bébé illégitime. Étant donné les longues aventures qu’a Fayyad avec les Américains depuis son passage au Fonds Monétaire International (de 1995 à 2002), certains hérétiques rejettent la théorie de l’immaculée conception, disent qu’ils connaissent l’identité du père et que les mots de Fayyad constituent une preuve. Selon Haaretz, Fayyad pense que le travail commencera en août 2011 "pour que l’état naisse pendant le premier mandat de Barack Obama", qui, d’après les hérétiques, est le père le plus probable. Des cigares non-cubains seront à disposition immédiate pour les amis et la famille de l’heureux couple. Il convient de noter que même si Fayyad a déclaré sa grossesse de deux ans en août 2009, les félicitations tardives ne sont finalement arrivées de l’Union Européenne et du Quartette qu’en décembre 2009.

Mais comme, par le passé, les grossesses des collaborateurs palestiniens masculins se sont pour la plupart avérées, au désespoir de beaucoup, être des grossesses nerveuses, ou comme, quand il s’agissait de vraies grossesses, elles se sont finies prématurément, il faut, avant que naisse le bébé de Fayyad, que soient entreprises plusieurs démarches afin de garantir que cette "vraie"grossesse ira complètement à terme :

 Premièrement, reconnaître Israël comme "pays biblique" juif, et donc reconnaître à Israël le droit d’être un état-colon colonialiste et raciste.

Fayyad s’est montré accommodant : "D’après l’idéologie sioniste, d’accord, Israël est un pays biblique, il y a beaucoup de sommets de collines, beaucoup d’espace libre, pourquoi est-ce que [les colons] ne prennent pas çà et ne nous laissent pas vivre à côté ?"

 Deuxièmement, s’engager à réprimer toute forme de résistance à Israël, appelée "incitation", y compris la liberté d’expression et la liberté d’action politique.

Fayyad s’est montré accommodant : "L’incitation peut prendre de nombreuses formes —des choses qu’on dit, des choses qu’on fait, des provocations—, mais il existe des moyens de régler çà. Nous sommes en train de régler çà."

 Troisièmement, capituler sur le droit du peuple palestinien au retour dans les maisons et les terres dont ils ont été expulsés en 1948 par les colons juifs européens.

Fayyad s’est montré accommodant : "Bien entendu, les Palestiniens auraient le droit de résider dans l’état de Palestine."

Mais au cas où nous penserions que Fayyad ne satisfait pas qu’aux exigences d’Israël, il nous assure qu’il tient tête aux Américains. Dans une récente interview à "Arabic Majallat al-Dirasat al-Filastiniyyah", il fait bien attention de se présenter comme tout le contraire d’un pantin des États-Unis. Hugo Chavez devrait prendre une ou deux leçons de ce Fayyad indépendant et non aligné de la "Troisième Voie" (liste pour laquelle il était candidat aux élections de 2006 et qui a été accusée par le Fatah d’être financée par la CIA. La "Troisième Voie" a récolté le score massif de 2,41%). Fayyad, voyez-vous, est le seul témoin de ses positions héroïques face aux Américains, et c’est pourquoi il les raconte avec délice à ses intervieweurs. Il nous dit qu’il a résisté aux Américains quand, devenu ministre des finances en 2002, il a été invité par les États-Unis. Il a décliné l’invitation en disant qu’il était trop occupé par sa nouvelle fonction et viendrait quand son agenda le permettrait ; plus tard, bien que personne ne semble encore au courant, Fayyad aurait tenu tête au général Keith Dayton, formateur en chef américain des voyous de la mafia palestinienne, en lui apprenant qu’il n’avait pas à parler à la presse et qu’il n’était que formateur des forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne (AP) et non consultant de l’AP. Dayton, nous dit-on, s’est empressé de lui présenter des excuses et a promis de ne pas recommencer ; enfin et surtout, quand les États-Unis lui ont demandé de ne pas participer au gouvernement d’Union Nationale en 2007, il a repoussé la demande des américains et a tenu à participer au gouvernement dirigé par le Hamas, que l’UE a immédiatement boycotté. Bien entendu, rien sur le fait que Fayyad a été nommé ministre de l’AP en juin 2007 à la demande des américains après que l’AP et Keith Dayton aient raté leur coup d’état à Gaza, —chose que ses interviewers ne lui ont pas rappelée. En tout cas, sans ces révélations, les attestations d’anti-impérialisme de Fayyad seraient restées inconnues des masses.

Dans l’interview qu’il a donnée à Majallat al-Dirasat al-Filastiniyyah, Fayyad est tellement préoccupé par le vol colonial de Jérusalem en cours qu’il préconise sagement une normalisation arabe complète avec Israël afin d’y mettre un terme : "l’identité arabe de la ville sera renforcée lorsque les Arabes viendront s’y promener au lieu de la boycotter sous prétexte que s’y promener serait normaliser avec l’occupant. Je pense qu’il est du devoir des Arabes de venir en visite à Jérusalem, et je les y encourage fortement car, ce faisant, ils soutiendraient et renforceraient la dimension arabe de l’identité de Jérusalem." Il est curieux que cette partie de l’entrevue ait été supprimée de la version anglaise de l’interview (parue dans le dernier numéro du English Journal of Palestine Studies [JPS]) !

Fayyad a bien sûr été un pionnier de la normalisation. Non seulement il croule sous les louanges de ses mécènes américains et israéliens pour ses qualités de leader et d’homme d’état mais il en est généreusement récompensé, au point qu’en février dernier, il a été invité, a assisté et a prononcé un discours à la conférence israélienne annuelle de Herzliya, où les politiciens et universitaires israéliens discutent de stratégies pour désamorcer la"bombe démographique" palestinienne et où Martin Kramer (extrémiste d’un point de vue américain mais grand stratège en Israël) a réitéré ses infâmes recommandations génocidaires selon lesquelles il faut restreindre les naissances palestiniennes et se débarrasser de "l’excédent de jeunes hommes [palestiniens]". C’est peut-être à Herzliya que Fayyad a trouvé l’inspiration de reconnaître les revendications "bibliques" d’Israël sur la Palestine.

Non seulement Fayyad est un démocrate au-dessus de la politique partisane et du conflit Fatah-Hamas, mais il se vante de faire appel aux voyous de l’appareil de sécurité formé par Dayton qu’on a mis à sa disposition pour ne réprimer que ceux qui violent la loi d’un côté ou de l’autre. Dans son interview à JPS, il tient à faire savoir qu’il est opposé à la violation des droits de l’homme, au recours à la torture, ou aux arrestations pour cause d’opinion politique, —malgré l’énorme dossier accumulé par les organisations de droits de l’homme locales et internationales sur les permanentes violations tous azimuts qu’il perpètre avec les voyous de sécurité de Dayton, qui ciblent particulièrement toute personne associée au Hamas.

Peut-être le petit exemple des récentes élections étudiantes à l’Université de Birzeit suffit-il. Comme l’a soutenu dans un récent article Jad Islah, professeur de Birzeit et directeur de son Institut d’études pour Femmes, c’est la nature démocratique des élections elle-même qui est maintenant en jeu dans une université qui les a toujours respectées et encouragées. Depuis l’arrivée au pouvoir de l’AP et de plus en plus depuis l’élection du Hamas, les candidats islamistes aux élections étudiantes locales sont arrêtés par les voyous de Dayton peu après avoir déclaré leur candidature ou après avoir gagné. Dans ce climat de terreur, les organisations islamistes n’ont pas toutes présenté des candidats aux récentes élections étudiantes de Birzeit par crainte de représailles. Ainsi, alors que sont tenues des élections libres, on terrorise et intimide les candidats pour s’assurer du résultat final, qui est néanmoins déclaré "démocratique". Le fait que moins de 50% de l’électorat étudiant de Birzeit aient au final participé aux élections donne une idée de la démocratie à l’américaine que les voyous de Fayyad et Dayton visent à instaurer dans l’ensemble de l’état palestinien quand Fayyad lui aura donné naissance.

Le projet qu’a Fayyad de fonder un état palestinien en août 2011 revient en réalité à accepter les propositions de Camp David qu’Arafat s’est vu faire et a rejetées en 2000. Les Américains comprennent que si les Palestiniens, ou du moins les agents américains parmi eux, proposent un tel arrangement et que cette proposition est présentée comme un défi au diktat israélien et même américain, elle aura plus de chances d’être acceptée par les Palestiniens crédules que si les Américains et les Israéliens devaient purement et simplement l’imposer. En 1999, l’administration Clinton, aidée par ses alliés locaux (dont le gouvernement jordanien), a fait tout son possible pour battre Netanyahu aux élections israéliennes et a réussi à amener Ehud Barak au pouvoir pour que se tiennent les désormais tristement célèbres négociations de Camp David de Clinton. Si Arafat a reçu une offre qu’il ne pouvait que refuser parce qu’il aurait été totalement délégitimé aux yeux de son peuple, Barack Obama a un nouveau partenaire que ne soucient ni intéressent toutes ces questions de légitimité populaire puisqu’il n’en a aucune. Après tout, en plus d’être le chef historique des Palestiniens depuis le milieu des années 1960, Arafat avait été élu à la majorité en 1996 suite à un charcutage électoral et des élections truquées, tandis que l’inconnu Fayyad qui n’a eu aucun rôle dans le mouvement national palestinien et qui ne dispose pas d’aucun mandat électoral que ce soit a été imposé comme chef suprême de l’AP.

Le roi de Jordanie ayant rejoint le chœur anti-Netanyahu dans une récente interview donnée au Wall Street Journal, Obama semble coordonner ses efforts avec le Parti Travailliste israélien, qui fait partie du gouvernement de la coalition de Netanyahu, pour faire plier Netanyahu, qui a refusé de se conformer aux ordres d’Obama. À cette fin, des ténors du Parti Travailliste ont rencontré des officiels et non-officiels palestiniens aux États-Unis et en Cisjordanie pour coordonner les efforts et faire chorus avec le projet de nouveau Camp David d’Obama.

Le bébé d’Obama ne peut naître que si un nouveau dirigeant palestinien accepte les termes de Camp David, maintenant encore plus réduits que lorsqu’Ehud Barak les a offerts à Arafat en 2000. Avec des dizaines de milliers de colons supplémentaires, davantage de terres palestiniennes saisies par le Mur de l’apartheid et davantage de confiscations de terres en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, les 65% de Cisjordanie (vendus par la propagande américaine et israélienne comme représentant plus de 95% de la Cisjordanie) qu’a rejetés Arafat seront encore réduits et reproposés au peuple palestinien par Fayyad lui-même. En effet, le bruit court à Washington, ou du moins au Washington Post, que le plan de paix envisagé par Obama est basé sur Camp David, sauf que "90% de la carte auraient la même apparence" que la carte offerte par Ehud Barak en 2000, c’est-à-dire que les Palestiniens se verront maintenant proposer 58% de la Cisjordanie. Ce sera la taille du nouveau-né de Fayyad.

Quand ces préparatifs seront achevés, Fayyad donnera naissance à son bébé américain illégitime, baptisé "Palestine". Contrairement au bébé nazaréen, le bébé de Fayyad ne sera pas annonciateur de salut mais d’une plus grande misère pour le peuple palestinien. Les cadeaux à la mère et l’enfant devront être envoyés "aux bons soins" du bureau de Salam Fayyad à Ramallah.

* L’auteur enseigne la politique moderne arabe et l’histoire intellectuelle à Columbia University, New York. Il est l’auteur de "The Persistence of the Palestinian Question" (Routledge, 2006).

 

 

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Elie Wiesel l’imposteur et Jérusalem

Publié le par Mahi Ahmed

Elie Wiesel l’imposteur et Jérusalem

Alain Gresh ( Blog Monde Diplomatique)

 

publié le lundi 19 avril 2010.

 

dimanche 18 avril 2010,

Dans une publicité intitulée « For Jerusalem » et reproduite par l’International Herald Tribune (16 avril 2010), Elie Wiesel, prix Nobel de la paix, réaffirme son inquiétude. Ce texte affirme hautement que « Jérusalem est au-dessus de la politique ». Ce qui, pour l’auteur, signifie qu’elle doit... rester israélienne.

Pour lui, précise-t-il, sa présence dans l’histoire juive est totale, elle est mentionnée « 600 fois dans les écritures et pas une seule fois dans le Coran ». Outre que cela est discutable (je ne vais pas entrer ici dans une interprétation du texte coranique), on ne voit pas en quoi la mention d’une ville dans un texte vieux de quelques milliers d’années donnerait un droit de propriété à quiconque. Ou alors il faudrait redéfinir les frontières de l’Europe en fonction des textes latins du Moyen Age ou des textes grecs de l’Antiquité.

« Il n’y a pas de prière plus émouvante dans l’histoire juive, poursuit-il, que celle qui exprime notre (les juifs) désir ardent de retourner à Jérusalem. » Cette interprétation politique d’une prière n’a évidemment aucun sens. Pendant des siècles, les juifs religieux ont effectivement prononcé cette prière, mais sans jamais vouloir la mettre en œuvre. Jusqu’en 1948, les juifs pouvaient se rendre à Jérusalem (certains y allaient pour être enterrés). C’est seulement avec la naissance du mouvement sioniste que l’objectif est devenu politique. Comme l’écrit si pertinemment Gilles Perrault dans sa biographie d’Henri Curiel, Un homme à part (Fayard), « la minorité sioniste exceptée, personne ne ressentait la nécessité d’un Etat juif et l’on n’éprouvait pas le besoin de psalmodier “l’an prochain à Jérusalem” quand il suffisait de prendre le train de 9h45 pour s’y rendre ».

« Aujourd’hui, poursuit Wiesel, pour la première fois dans l’histoire, juifs, chrétiens et musulmans peuvent accomplir leurs rites religieux librement. Et, contrairement à certaines affirmations des médias, juifs, chrétiens et musulmans ONT (en capitale) l’autorisation de construire leurs foyers n’importe où dans la ville. »

Il faut le dire clairement : il s’agit d’un honteux mensonge. Non seulement chrétiens et musulmans sont sans arrêt interdits d’accès à leurs lieux saints, non seulement ils n’ont pas le droit de construire dans Jérusalem, mais les maisons qu’ils ont sont détruites, comme l’ont reconnu mille et un rapports d’organisations diverses, mais aussi de gouvernements. Même les Etats-Unis se sont émus de la destruction de maisons arabes (« U.S. furious over Israel’s demolition of East Jerusalem homes », par Barak Ravid et Natasha Mozgovaya, Haaretz, 22 mars 2009). Et il suffit de lire le rapport des consuls européens à Jérusalem (« Jérusalem, le rapport occulté »). Wiesel l’ignore-t-il ?

Dans une réponse à ce texte, « For Jerusalem, a response to Elie Wiesel » (Haaretz, 18 avril), Yossi Sarid écrit :

« Quelqu’un vous a trompé, mon cher ami. Non seulement un Arabe ne peut pas construire “n’importe où”, mais il peut remercier son Dieu s’il n’est pas expulsé de sa maison et jeté à la rue avec sa famille et des biens. Peut-être avez-vous entendu parler de résidents arabes de Sheikh Jarrah, qui ont vécu là depuis 1948, qui sont à nouveau devenus des réfugiés déracinés, parce que certains juifs se jouent des contraintes de l’espace à Jérusalem. »

« Ces juifs zélés insistent même pour s’insérer comme autant d’os dans les gorges des quartiers arabes, pour les purifier et les judaïser avec l’aide de riches bienfaiteurs américains, dont vous connaissez plusieurs personnellement. Dans les coulisses, notre premier ministre et le maire de Jérusalem activent les fils de ce spectacle de marionnettes tout en se défaussant de leur responsabilité face à cette anarchie et cette cupidité. C’est la raison réelle pour laquelle “les nouvelles et les anciennes tensions” dont vous parlez dans votre lettre refont surface, “avec une telle rapidité”. »

Wiesel conclut en appelant à ne pas résoudre le problème de Jérusalem, c’est-à-dire, clairement, à maintenir la ville sous occupation.

Ce n’est pas sa première intervention sur la question de Jérusalem. Déjà, durant les négociations entre Israéliens et Palestiniens avant la seconde Intifada, alors que la presse évoquait un partage de Jérusalem, il prenait la plume et publiait une tribune dans le quotidien Le Monde (« Jérusalem, il est urgent d’attendre », 17 janvier 2001), reprochant au premier ministre israélien d’alors ses éventuelles concessions. Ce texte, repris sur tous les sites pro-israéliens les plus extrémistes, pouvait ainsi se résumer : mieux vaut le mur des lamentations que la paix.

Dans les deux textes, celui de l’IHT et celui du Monde, Wiesel cite le rabbin hassidique Nahman de Breslev (né en 1772) pour justifier ses dires. Que dirait-on d’un intellectuel musulman qui citerait une sommité religieuse de l’époque des califes pour justifier la revendication musulmane sur Jérusalem ?

Cette « grande conscience », rarement critiquée publiquement, est pourtant un imposteur moral qui mériterait un traitement différent dans les médias.

Rappelons que, outre ses positions sur le conflit israélo-palestinien, il a fait l’éloge de la torture, celle du financier Bernard Madoff chez qui il avait placé une partie de sa fortune (il ne lui a jamais semblé immoral de gagner des millions de dollars grâce à lui quand ses combinaisons financières marchaient), comme le rapportait LeMonde.fr (« Bernard Madoff est un “psychopathe”, selon Elie Wiesel », 27 février 2009).

« “Psychopathe est un mot trop gentil pour le qualifier”, a déclaré M. Wiesel. “Il devrait être placé à l’isolement pendant au moins cinq ans avec un écran sur lequel seraient diffusées des photos de ses victimes. [...] Il faudrait inventer n’importe quoi pour le faire souffrir. (...) Il devrait être présenté à des juges qui trouveraient un châtiment”", a ajouté ce survivant de l’Holocauste. »

D’autre part, comme le rappelle Max Blumenthal, un membre du lobby J-street, Elie Wiesel s’est adressé le 25 octobre 2009 à 6 000 chrétiens sionistes adeptes du pasteur John Hagee, un homme qui tient des propos homophobes, mais aussi négationistes et antisémites (rappelons qu’une partie des chrétiens sionistes sont antisémites) (« Elie Wiesel’s “Dear Pastor” Hagee Trashes Obama (and my response to Goldfarb/Goldberg) », 29 octobre 2009). En échange, si l’on peut dire, il a obtenu un chèque de 500 000 dollars pour sa fondation. Cette somme était d’autant plus nécessaire que la crise financière a frappé ce pauvre Wiesel et qu’il ne s’en est pas remis.

Nous avons déjà rappelé ce que le grand auteur de science-fiction Isaac Asimov écrivait de Wiesel, « qui a survécu à l’Holocauste et, depuis, ne sait plus parler d’autre chose. Ce jour-là, il m’a agacé en prétendant qu’on ne pouvait pas faire confiance aux savants, aux techniciens, parce qu’ils avaient contribué à rendre possible l’Holocauste. Voilà bien une généralisation abusive ! Et précisément le genre de propos que tiennent les antisémites : “Je me méfie des Juifs, parce que jadis, des Juifs ont crucifié mon Sauveur.” » Et Asimov ajoute : « J’ai laissé les autres débattre un moment en remâchant ma rancœur puis, incapable de me contenir plus longtemps, je suis intervenu : “Monsieur Wiesel, vous faites erreur ; ce n’est pas parce qu’un groupe humain a subi d’atroces persécutions qu’il est par essence bon et innocent. Tout ce que montrent les persécutions, c’est que ce groupe était en position de faiblesse. Si les Juifs avaient été en position de force, qui sait s’ils n’auraient pas pris la place des persécuteurs ?” »

http://blog.mondediplo.net/2010-04-18-Elie-Wiesel-l-imposteur-et-Jerusalem

 

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هل من جديد في تجربة القوى الديمقراطية – العلمانية في العراق؟

Publié le par Mahi Ahmed

هل من جديد في تجربة القوى الديمقراطية – العلمانية في العراق؟


كاظم حبيب

المحور: ملف: الانتخابات والدولة المدنية والديمقراطية في العراق

(1)
حين يمر الإنسان بتجربة معينة, وحين تكون هذه التجربة لا تمسه وحده بل تمس جمهرة كبيرة من البشر أو شعباً بأكمله, عندها, وحين يمتلك الثقة بالنفس, سيسعى بكل جدية ووعي بالمسؤولية إلى معرفة عناصر ومراحل التجربة من بدايتها إلى نهايتها ومروراً بتفاصيل التحضير لها والحوارات مع الآخرين بشأنها ومسيرتها ومن ثم نتائجها. هذا هو طريق البحث في التجربة, طريق البحث العلمي المسؤول الذي يقف عند دراسة التجربة بكل تفاصيلها من موقع الحياد الفعلي بهدف الوصول إلى استخلاص الدروس منها والتمعن في سبل الاستفادة منها في قادم الأيام. وبغض النظر عن مدى نجاح أو فشل تلك التجربة الذي يمكن أن يتجلى بنتائج الجهد, فلا بد من تقييمها وتقويمها لصالح المستقبل. وبدون هذه المراجعة الصادقة مع النفس لا يمكن التقدم خطوة إلى أمام. وهذه هي مسؤولية كل فصائل التيار الديمقراطي العراقي على امتداد الساحة العراقية ومن جميع القوميات, ولا يمكن إعفاء أي فصيل عن هذا التقييم والتقويم.
خلال الأعوام المنصرمة مرت القوى الديمقراطية والعلمانية العراقية بتجربة الانتخابات ثلاث مرات, التجربة الأولى 2005 (انتخابات برلمانية عامة) والتجربة الثانية 2009 (انتخابات مجالس المحافظات) والتجربة الثالثة 2010 (انتخابات برلمانية عامة).
والتجارب الثلاث غنية بالدروس والعبر لمن يريد أن يتعلم منها ويستفيد في قادم الأيام منها. يدعي البعض أحياناً بأن النجاح في أي عمل يخوضه الإنسان لا يقاس بالنتائج, ولكن هذا القول ناقص, فالنتائج لها أهمية كبيرة حين يرتبط الأمر بالمجتمع وقضاياه الأساسية والتحولات المنشودة في البلاد. النجاح ليس وحده, ولكنه مهم جداً للمسيرة اللاحقة. ولكن الفشل يفترض أن لا يخلق الإحباط والعجز عن التفكير بوضوح وطرح الأخطاء والنواقص بجرأة ومحاسبة النفس قبل محاسبة الآخرين أو وضعها على شماعة الظروف الموضوعية وحدها.
خاضت القوى الديمقراطية, وهي قوى كثيرة وليست قليلة في العراقً حقاً ولها ماضٍ مشرف, الانتخابات بصورة منفردة عموماً ومبعثرة على قوائم صغيرة وضعيفة. وكان البعض الكثير يعرف منذ البدء أن الحظ في فوزه ضعيف, إذ أن نشاطه لم يكن بالمستوى المطلوب. وهكذا كان, إذ توزعت القوى والعناصر الديمقراطية في العراق لا على قوائم منفردة وصغيرة حسب, بل وتبعثر بعضهم ليدخل في قوائم كبيرة, ولكنها من وجهة غير وجهته التي ناضل ويناضل من أجلها وفي قائمة ليست من طبيعة فكره وسياساته ومقاصده, بل هي من طبيعة فكرية وسياسية وأهداف أخرى. هذا التبعثر والتشتت وركوب الرأس والعناد من جهة, وهذه الرغبة في التفرد والشعور بالقوة والقدرة على تحقيق ما لا يستطيع غيره تحقيقه وأن مهمته أن يترأس قائمة حتى لو كانت من عدة أفراد ولو لم يكتب لها الفوز من جهة أخرى, قد أعطى أكله المُرة لجميع القوى الديمقراطية دون استثناء. التجربة ضرورية والتعلم منها ضروري أيضاً, ولكن الوقوع في فخ التجارب المتكررة ليس عيباً حسب, بل وإساءة للمجتمع الذي يراد تمثيله أو النيابة عنه والدفاع عن مصالحه. ويفترض التعلم من قول المؤمنين: "المؤمن لا يلدغ من جحر مرتين", فكيف والحال حين يلدغ الإنسان الديمقراطي والعلماني أكثر من مرتين. فهل ستتعلم قوى التيار الديمقراطي من تجاربها المنصرمة؟ هم وحدهم قادرون على الإجابة عن هذا السؤال, هم الذين يعملون ويتحملون مسؤولية عملهم.
لم تكن هذه المعركة الانتخابية حاسمة قطعاً, بل كانت مجرد دورة انتخابية مهمة لم يستعد لها الديمقراطيون والعلمانيون كفاية ولم يجدوا سقفاً يجتمعون تحته ويتفقون على قواسم مشتركة تمس حياة ومصالح الشعب كله ويمارسون دورهم النضالي من خلال البرنامج المشترك. كما لم تكن هذه الانتخابات تحدياً ديمقراطياً للقوى الإسلامية السياسية ولا لغيرها, فميزان القوى كان منذ البدء واضحاً, ولم يكن يحتاج الإنسان إلى عبقرية استثنائية ليقدر نتائج هذه الانتخابات. لم تكن هناك مفاجئات كبيرة, وقد حاولت الإشارة إلى ذلك في مقال لي نشر في الأسبوع المنصرم في جريدة المدى الغراء.
السؤال هو: ماذا تحتاج قوى التيار الديمقراطي للمنازلة السلمية والديمقراطية في الدورة الانتخابية القادمة؟
يبدو لي أن القوى الديمقراطية والعلمانية بحاجة أولاً إلى ثلاثة أسس للعمل المشترك:
** الاعتراف المتبادل بالوجود والحق بالعمل المستقل والتواضع الجم في التعامل المتبادل في ما بين قوى هذا التيار وسعيها للتقارب في ما بينها.
** الاعتراف بأن الانفراد لا يساعدها على تحقيق نتائج إيجابية بل يشتت قوى التيار وأصواتها ويباعد بينها ويضعف تدريجاً حماس العاملين والناخبين.
** أهمية وضرورة الإدراك بأن الفرقة تضعف الجميع والتجمع يعزز الجميع ويساعدها على تشكيل فريق عمل يعتد به ويسمع رأيه ويحقق للناس مكاسب مطلوبة.
إذ اتفقنا على ذلك عندها نحتاج ثانياً إلى عدة مسائل أخرى:
1 . تعبئة كل قوى التيار الديمقراطي للعمل في صفوف الشعب, وخاصة تلك الفئات الاجتماعية التي تسعى قوى التيار الدفاع عن مصالحها وإرادتها وحقوقها, وهي فئات واسعة وكثيرة في المجتمع العراقي ببنيته الاجتماعية الراهنة. إذ أن علاقة هذه القوى بالشعب ضعيفة وتأثيرها على فئاته المختلفة معطلة إلى حدود بعيدة. وخلال العقود المنصرمة حلت قوى أخرى محلها لا يمكن إزاحتها إلا بالعمل الدءوب والكفاح من أجل كسب ثقة هؤلاء الناس.
2 . الإدراك بأهمية دور المرأة في المجتمع ومعاناتها اليومية وكذا الشباب, وبالتالي ضرورة التوجه صوبهم والسعي لتأمين تأييدهم من خلال نشاطات وفعاليات وأعمال تضامن في ما بين فئات المجتمع.
3 . عقد ندوة مشتركة لمناقشة نظام عمل وبرنامج نضالي سلمي وديمقراطي خلال السنوات الأربع القادمة يطرح منذ الآن وليس قبل الانتخابات بفترة قصيرة بحيث لا يصل إلى عيون وأسماع الناخبات والناخبين إلا في فترة متأخرة جداً.
4 . العمل المسؤول والموضوعي, سواء أكان في المجلس النيابي أو من خارجه, كمعارضة وطنية ديمقراطية تزن الأمور بمنظار مصالح المجتمع وسيادة الوطن واستقلاله وإنهاء وجود القوات الأجنبية وفق الاتفاقيات المعقودة, إضافة إلى مساندة كل جهد يبذل من أجل إنهاء وجود ونشاط قوى الإرهاب.
5 . الاتفاق على أن نجاح أي مرشح في الانتخابات القادمة من أي فصيل في التيار الديمقراطي يعتبر مكسباً للجميع, وبالتالي إبداء المرونة والاستعداد للقبول بمختلف المرشحين وبشكل موضوعي من أجل إنجاحه في دائرته الانتخابية وليس التنافس معه بحيث تضيع أصوات ناخبي هذه الكتلة أو تلك في التيار. ولا بأس في اختيار عناصر ديمقراطية مستقلة, سواء أكانوا من بين المثقفين أو الكسبة والحرفيين أو العمال, لكي يصبحوا مرشحين لكل قوى التيار حين تكون لهذه الشخصيات سمعتها الطيبة ومقبولة من الأوساط الشعبية ويقدر نجاحها.
6 . ومن النافع حقاً أن تبذل الجهود للحصول على إمكانية فتح قناة فضائية تعمل لصالح كل قوى التيار الديمقراطي وتقاد من هيئة تنتخب أو يجري اختيارها من قوى التيار, إذ أن هذا التيار هو بحاجة ماسة إلى صوت إعلامي يجسد رؤية قوى التيار لمستقبل العراق ويمكن وصوله إلى الكثير من الناس في الداخل والخارج.
لا شك أن وعي دروس التجربة شيء والتعلم منها وممارستها شيء آخر. ولكن لا بد من النضال من أجل أن يلتقيا الوعي والممارسة ليحققا ما هو منشود, إذ لا طريق آخر غير هذا الطريق من أجل أن يُسمع صوت التيار الديمقراطي وأن يساهم في رسم سياسة البلاد وتحقيق مصالح الشعب واحترام أرادته. ولا بد أن تتحرك قواعد قوى التيار الديمقراطي والمؤيدين لها ومن يريد أن يراها في المجلس النيابي أو أن تشارك في الحكم لصالح الشعب, أن يلعب دوره في الضغط على كل قيادات قوى التيار لدراسة التجربة وتعميم دروسها بكل وضوح ومسؤولية وبعيداً عن التبرير بأي شكل كان, فالتبرير لن يسهم في الاستفادة من دروس التجارب المنصرمة.
16/4/2010 كاظم حبيب

 

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À propos de la contribution de Hafsi Taïeb : un avis de Mustapha Mékidèche

Publié le par Mahi Ahmed

À propos de la contribution de Hafsi Taïeb insérée dans le blog le 9 avril 2010 dans la catégorie « contribution aux débats ».

 J’étais convaincu que cette contribution allait stimuler les débats, parce qu’elle traitait, selon les convictions actuelles de son auteur, des véritables problématiques de sens, de modèle de société, qui se posent à toute société et particulièrement à la nôtre.

Mustapha Mékidèche vient de publier à ce sujet l’avis qui suit. J’espère que d’autres avis suivront que je me ferai un plaisir de publier.

 

État, société et marché : Les dits et les non-dits de Hafsi à l’épreuve des faits

Par : Mustapha Mekideche

Je consacre ma chronique, exceptionnellement plus longue,  à une réaction à la contribution de mon ami Taieb Hafsi, professeur à HEC Montréal, intitulée “Socialisme et étatisme: des idées naïves et dangereuses”. Je le fais pour trois raisons.
La première est qu’il me l’a demandé. La seconde en souvenir du parcours militant et professionnel commun que nous avons partagé dans les décennies 60 et 70 d’abord en tant que dirigeants de l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA historique) et ensuite en tant que cadres dirigeants de la Sonatrach au sein de la division pétrochimie, GNL et raffinage (PGR) sous la conduite de Mohamed Mazouni qui en était le vice président fondateur. La troisième raison- et je crois la plus importante- est que cela est prétexte à un débat nécessaire et utile sur les formes les plus appropriées ou les plus efficaces de gouvernance économique de notre pays. J’articulerai mon analyse et mes commentaires du texte en question  en deux parties de longueur inégales : une première relative à ce sur quoi je ne partage pas les approches développées par  Hafsi et une seconde traitant de ce sur quoi nous convergeons. Je ne répondrai pas sur tout; j’aborderai seulement les aspects qui me sont apparus essentiels et de nature à nourrir un débat contradictoire complexe.
Mais au préalable je voudrai évacuer de mon champ de réflexion  les parties relatives à certains aspects de la théorie économique, essentiellement institutionnaliste, développés dans la contribution. Elles peuvent intéresser les doctorants en économie, et probablement en gestion, car la théorie de l’agence, la théorie des coûts de transactions et celle des droits de propriétés sont des lectures et des références obligatoires dans leur cursus de recherche. Elles n’intéresseront pas pour autant tous nos lecteurs. Mais on ne peut reprocher à un universitaire de restituer les appro-ches académiques du courant dominant (main stream). Quoique là aussi les lignes ont bel et bien  bougé après la crise financière. Hafsi le sait mais ne le dit pas. Il s’appuie sur l’échec du “socialisme” pour valider une vision d’un capitalisme “référentiel” anglo-saxon idyllique. On sait ce qu’il en est.  Je voudrai à ce sujet le renvoyer à des lectures d’ouvrages plus récents : celles du livre de Paul Krugman par exemple (Pourquoi les crises reviennent toujours, édition du Seuil, 2009).

Il y explique que les crises reviennent du fait de « l’incapacité à en tirer les leçons, à laisser les faits mettre en question des doctrines libérales erronées ».  Pour continuer sur ces aspects théoriques que je ne voulais pourtant  pas développer  on peut se référer également à Stiglitz (Le Triomphe de la Cupidité, éditions LLL, 2010). Il y écrit que « la théorie économique en vigueur, avec sa foi dans le libre marché et la mondialisation, avait promis la prospérité à tous… La Grande Récession (2008) a pulvérisé ces illusions ». Un dernier point que je ne peux pas laisser passer. Lorsque traitant par exemple du « cas particulier » de la France, il affirme, qu’entre autres, le président Sarkozy « tente d’amener le système français vers le système américain » c’est discutable à l’épreuve des faits. Ainsi lorsque ce dernier intervient directement auprès du PDG du groupe Renault pour empêcher la délocalisation de la voiture Clio en Turquie ou bien lorsqu’il crée un fonds souverain d’investissement il s’en éloigne. Hafsi semble être resté sur le Sarkozy de la campagne présidentielle car le président actuel de la République française a dit ceci aux Assises de l’industrie de mars dernier : « je lis parfois des interrogations sur ma politique économique ; est-elle interventionniste ? Protectionniste ? A ceux qui s’interrogent, je livre aujourd’hui un principe fondateur de toute la politique que j’ai voulue mener : la priorité absolue au redressement de l’industrie française ». Pour moins que cela s’agissant des mesures de sauvegarde prises, notamment  celles de la loi complémentaire des finances 2009 (LFC 2009)que j’ai toujours estimées comme ne devant être que provisoires, Hafsi semble nous dire  « au secours le socialisme revient ». 
Mais plus fondamentalement je considère que Hafsi consacre trop de place à nous expliquer ce que l’on savait déjà sur « les bases théoriques de fonctionnement de l’économie de marché » mais ne dit rien sur les mutations actuelles des différents capitalismes qui ne sont pas seulement en compétition mais en confrontation. Jean-Hervé  Lorenzi du Cercle des économistes français nous l’explique assez bien dans son ouvrage « La Guerre des Capitalismes aura lieu », édité chez Perrin en 2008.
Car au-delà d’un corpus commun (propriété privée des actifs, droits de propriété, coordination par les marchés) le capitalisme familial répandue en Amérique latine, le capitalisme d’Etat encore dominant en Chine, au Vietnam et en Russie et les capitalismes européens(modèle rhénan, modèle français) renvoient à des gouvernances économiques différentes. L’examen de ces pratiques devrait  intéresser au plus haut point un pays émergent comme l’Algérie qui a sa propre histoire économique et une pratique d’Etat plus récente. Hafsi doit convenir avec moi qu’on est bien loin « du capitalisme mondial pacifié qu’on nous promettait après la chute du mur de Berlin et de l’URSS ». En vérité « la guerre des capitalismes est notre horizon de court terme », pour reprendre les termes de l’ouvrage cité sur ce sujet. C’est dans ce contexte économique et géostratégique inédit  et incertain que l’Algérie devra se frayer un chemin. Il fallait quand même le dire.
Au plan de l’analyse interne je ne partage pas également les vues de l’auteur concernant l’histoire économique de l’Algérie. A l’indépendance, ce n’est pas l’OAS, épiphénomène tardif, et ses destructions qui ont pesé le plus dans le choix d’une « voie non capitaliste de développement », selon l’expression consacrée des marxistes à l’époque. En fait Hafsi nous suggère  que s’il n’y avait pas l’OAS, un développement libéral du style de l’Afrique du Sud aurait été possible ,avec comme sous entendu, le maintien en Algérie de la communauté « pied-noir » d’où était issue la classe entrepreneuriale. Mais là où il se trompe, de bonne foi sans doute, c’est que le non développement de l’Algérie était systémique et consubstantiel au système colonial lui-même : dépossession des terres de la paysannerie algérienne, analphabétisme, exclusion des « indigènes »  des hauteurs dominantes de l’économie, leur laissant au mieux les segments inférieurs du négoce. On ne va pas rouvrir ici le débat récent sur Albert Camus.
 Plus récemment encore, avec la mise en œuvre des réformes économiques des années 90, certains avaient cru que l’ouverture totale du marché- avec la fin du monopole de l’Etat sur le commerce extérieur et la loi monnaie et crédit (LMC, 1990)  allait induire un cercle vertueux de la croissance. Avec cette ouverture brutale du marché, combien d’entreprises privées qui devaient contribuer à structurer un marché en émergence ont alors disparues sous l’effet d’une compétition inégale avec le reste du monde et des dévaluations successives brutales qui ont aggravé leur endettement ?  Même si Hafsi a été impressionné lors de ses travaux  par l’esprit de créativité  de dix entrepreneurs algériens qui ont réalisé des performances « malgré les freins et les herses bureaucratiques que l’Etat a mis sur leur chemin », il n’en reste pas moins que nous sommes loin du compte en termes de masse critique que devrait avoir notre secteur privé. Hafsi sait aussi bien que moi que le marché-en tant qu’institution- ne peut  s’imposer par le volontarisme de la  génération spontanée mais comme « construit socioculturel » historique donc politique impliquant la société autant que l’Etat. D’où les graves problèmes persistants chez nous des marchés informels (validés socialement ?) et de la désorganisation entretenue des réseaux de distribution de biens et de services, source de rentes indues captées par des groupes sociaux influents. On est loin encore en  Algérie de la transparence des marchés et de la symétrie de l’information qui doit les accompagner. Pour se rendre compte de l’état arriéré des différents segments de marché il suffit de demander de  payer par chèque ou d’exiger une facture. Ceci dit, « la coordination par le marché » est ce que l’on a fait de mieux pour obtenir l’efficacité économique. Cela m’amène à faire la transition avec la partie concernant les points de convergence que j’ai avec Hafsi,
Le premier point d’accord est relatif à la nécessité de la décentralisation comme mode de fonctionnement de l’économie mais aussi des démembrements de l’Etat et des collectivités locales. Le principe de subsidiarité nous apprend qu’il est plus efficace de laisser le pouvoir de décision à l’endroit où convergent le plus d’informations pertinentes. Cela implique en contre partie la responsabilité c'est-à-dire le contrôle démocratique et la sanction par le résultat. Pour avoir été membre de la Commission nationale de réforme des missions et des structures de l’Etat, je suis particulièrement sensible à cet aspect. Je me pose à ce sujet  la question de savoir pourquoi le chantier de la régionalisation n’est pas encore ouvert.
Le deuxième point de convergence que j’ai avec Hafsi porte sur la nécessité de disposer « d’un appareil étatique qui respecte le citoyen et l’aide à se prendre en charge et à créer de la richesse ». Pour moi respecter le citoyen et l’aider à se prendre en charge implique pour l’Etat, à cette étape du développement du pays, trois choses : un système de formation efficace, un système de santé publique accessible et l’accès à un logement décent. C’est à ces conditions que peut se réaliser ce que Hafsi appelle dans son cinquième point « la protection de la paix sociale ».Certains, dont je ne partage pas le point de vue, pensent à ce sujet que l’Etat en fait trop l’accusant même de dérive populiste. Le deuxième aspect aussi important que le premier  est la priorité absolue à donner  au soutien de l’entreprise algérienne. Là aussi les plus libéraux disent à tort qu’il suffit de tout ouvrir et de laisser faire les entrepreneurs pour que cela marche. Les faits invalident cette vision. Je ne suis pas le seul à le penser. Un ancien responsable éminent d’une association patronale algérienne reconnaissait à juste titre « que nous n’avons pas su mener l’ouverture vers l’extérieur ». Il va plus loin en affirmant  que « mieux nous l’avons faite (cette ouverture)  alors que notre économie et notre industrie n’étaient pas encore construites ». Là nous devons convenir tous les deux  que c’est l’Etat à la fois régalien et régulateur qui est interpellé. Preuve qu’il a encore un rôle à jouer  dans l’organisation de la sphère économique. Mais ce rôle est difficile à assumer car comme le dit si bien Hafsi « ce qui affecte les uns de manière positive peut affecter les autres de manière négative, et il en résulte souvent un résultat insatisfaisant pour tous ». A titre d’exemple la suppression de la technique bancaire universelle de la remise documentaire (rem doc) dans la LFC 2009 partait de la volonté des pouvoirs publics de freiner les importations superflues et de mieux « tracer » la profession mais elle a eu du même coup comme conséquence négative la  destruction des capacités de financement de l’exploitation qu’un certain nombre d’entreprises privées avaient mis du temps à construire avec leurs fournisseurs étrangers. Pour prévenir de telles situations il n’y a pas mieux que le dialogue et la concertation préalables.
A l’évidence les instruments et les canaux mis en place à cet effet (réunion tripartite, pacte national économique et social) n’ont pas fonctionné ce qui fait craindre aux entrepreneurs « le retour vers des pratiques centrées sur la restriction de l’acte de commerce comme de l’acte d’investir… ». C’est là que je trouve l’idée de Hafsi sur  « l’incrémentalisme disjoint » intéressante car elle peut contribuer à mettre en place, entre les pouvoirs publics et les partenaires sociaux, un processus crédible de consultation/decision itératif et transparent. Cette idée est à creuser d’autant que la période de validité du pacte national économique et social est échue et que ce dernier devra être renégocié. Dernier point concernant les entreprises. Il faut reconnaître que des mesures intéressantes sont prises pour les soutenir : diminution de la pression fiscale, révision du code des marchés publics, instruments de soutien financier à la PME. Mais cela reste insuffisant car le cadre légal et institutionnel d’exercice des affaires est encore trop bureaucratisé et l’accès aux facteurs de production (crédits bancaires, foncier) compliqué et aléatoire. De plus  l’extension de la sphère spéculative et la recherche de rentes encore trop nombreuses (rent seeking) produisent des effets d’éviction sur la promotion des élites entrepreunariales notamment  par la validation sociale, a contrario, des parcours des acteurs de l’économie informelle.
 Du coup on voit bien que les processus de passage à l’économie de marché en Algérie renvoient à des recompositions politiques et sociales qui sont inachevées et complexes.
C’est en partant de cet angle d’attaque que j’invite Hafsi à enrichir  la contribution de qualité qu’il a  livrée au débat.

Source :Liberté du  19.04.2010

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صراع بين السلفيين والإخوان للسيطرة على مصليات الجامعة

Publié le par Mahi Ahmed

 

الأربعاء, 14 أبريل 2010 18:04

 

تحوّلت أغلب مصليات جامعة الجزائر والأحياء الجامعية إلى مسرح للصراع بين الطالبات والطلبة السلفيين والإخوانيين، حيث تعد مثالا حيا لاحتدام الخلاف الذي يصل إلى حد القطيعة والتكفير بين الطرفين، بينما تبقى المصليات المهجورة عرضة للإهمال والتهميش الذي جعل منها أماكن تمارس فيها كل السلوكات السلبية التي تعد انتهاكا لقداسة بيوت الرحمن·

الغريب في الأمر أن أغلب الطلبة والطالبات الذين تقربت منهم ''الجزائر نيوز'' ممن يسيطرون على مصليات الجامعة تطوعا، ويؤكدون أنهم على خطى  المنهج السلفي يجهل العديد منهم تاريخ دخول السلفية إلى الجزائر، وإنما  تنحصر معلوماتهم في الأمور المتعلقة بآداب الصلاة والصيام والزكاة، وما ينجر عن الخلوة والاختلاط بالأجانب من غير المحارم، وهم بذلك يدعون إلى العودة إلى نهج السلف الصالح والتمسك به باعتباره يمثل نهج الإسلام الأصيل وأخذ الأحكام من الأحاديث الصحيحة، فمنهم من يطالب بالتطبيق الحرفي لآراء السلف، وغالبا ما يتم ذلك وفق فهمهم الخاص لهذه الآراء، فالطلبة السلفيون يتداولون كتيب الإمام ابن تيمية وابن الباز والشيخ الألباني والشيخ العثيمين··· وغيرهم من علماء السلفية، الذين يمثلون المرجع القويم بالنسبة لهم  ويعارضون كل ما هو مغاير لتعاليم مرجعياتهم، وهو ما يعتبر المتبنين للمنهج المعتدل الوسطي طبيعة تشددية تطبق في العديد من المسائل·

وإذا كان الاختلاف في تحديد بداية انتشار المذهب السلفي في الجزائر، الذي يتعدد إلى طوائف كالسلفية الجهادية والعلمية والحركية··· فعند بعض الطلبة السلفيين أنفسهم، تعود جذوره إلى دخول الإسلام المنطقة، فهم يعرفونها على ''أنها اتباع منهج النبي، صلى الله عليه وسلم، وأصحابه، لأن سلفنا تقدموا علينا''، أي أن السلفية هي الإسلام، ولكنها اختفت مع ظهور ما يعرف عندهم بالبدع، السلفية بريقها في الجزائر· وقد امتد النشاط الدعوي لشيوخ المذهب في الجزائر الذي انطلق في سنوات الثمانينيات في مقدمتهم علي بن حاج في مسجد السُنة، الهاشمي سحنوني في مسجد بلكور، الشيخ عبد الملك رمضاني في حيدرة، الشيخ العرباوي وسلطاني، امتد إلى مصليات الكليات والجامعات  ولا يزال قائما إلى حد الآن، حيث يعد الشيخ العيد شريفي الدكتور بكلية العلوم الشرعية بخروبة، أحد أبرز شيوخ المنهج السلفي المتبع من قبل مجموعة الطلبة والطالبات، والمتحكمات في عدد من مصليات الجامعة والأحياء الجامعية·

تتعدد عادات وتقاليد الطلبة التابعين للمنهج السلفي، حيث لا تجد سلفيا يرتدي ساعة في يده اليسرى، وهذا ما لاحظناه لدى طلبة كلية العلوم الشرعية بجامعة الخروبة، لأن وضعها في اليد يعد تقليدا لـ ''الكفار''· ولأن النشيد والغناء من الأمور المحرّمة بالنسبة لهم، دفعهم إلى مقاطعة الطلبة المنتمين إلى المنهج المعتدل، كما أنهم ينتقدون بشدة العديد من تصرفاتهم التي يدرجونها في خانة الخطأ والتضليل، بينما يعتبر البعض منهم السفر إلى الدول الأجنبية أو ''بلاد الكفر'' أمرا خطيرا وجب محاربته، وأن لباس المسلم لا بد أن يكون غير مشابه للباس الكافر، لذا فإن ما يميز الطالبات السلفيات هو ارتدائهن  لجلباب طويل  وبعضهن تغطي الوجه بوشاح أسود خفيف، في حين يكتفي الطلبة بارتداء القميص اقتداء بالسلف الصالح· ولا يجوز للطالبة -حسبهم- أن تتحدث مع  زميلها الطالب بحكم أنه من غير المحارم إلا من وراء حائل أو جدار عازل، لأن ذلك يحدث فتنة، وهذا يتنافى مع مبادئ السلفية·

ومن جهة أخرى، نجد المنهج المعتدل أو الوسطي أو كما يطلق على أتباعه تسمية ''الإخوان والأخوات''، وهي التسمية التي تتردد على لسان المنتسبين إلى بعض التنظيمات الطلابية على غرار الاتحاد العام الطلابي الحر، حيث يسعى أتباعه إلى الإلمام بجميع جوانب الحياة العامة، ويعرف عن رواده مقولة ''أن فكرة الإخوان المسلمين نتيجة الفهم العام الشامل للإسلام قد شملت كل نواحي الإصلاح في الأمة'' هذا القول الذي يعتبره أصحاب المنهج السلفي مفرغا وكثيرا ما يصفون تصرفات هذه الجماعة التي تشكل جوهر الخلاف بين المنهجين   تجاوزات خطيرة على الشريعة الصحيحة، لكثرة التساهل في العديد من المسائل·

ويتجسد هذا الاختلاف في الحلقات التي يعقدها الطرفان في مصليات الجامعة والأحياء الجامعية، حيث يسعى كل فريق منهم إلى اجتذاب أكبر عدد من الطلبة ضمن صفوفه، ليدخل الطالب في دوامة من الصراعات والخلافات والتناقضات مع استدلال كل طرف منهم بترسانة من الحجج والأدلة التي يعتقد كلا الطرفان أنها الأصح والأقرب، بينما تبقى علامات الاستفهام والحيرة بادية على وجوه الطلبة ممن أرادوا الخوض في غمار الدعوة لينتهي المطاف بهم في الأخير إلى النفور من هذه المناهج ومقاطعة العديد منهم للمصليات التي تحوّلت إلى مراكز لاحتواء الصراع بين طلبة المنهج السلفي والمعتدل من أجل بسط نفوذها  ونشر عقيدتها دون أدنى تكوين أو علم بأصول الدين والفقه الذي يؤهلهم·

مصلى جامعة الجزائر حكر على أتباع المنهج السلفي

ويعد مصلى جامعة الجزائر على غرار باقي المصليات التي قصدتها ''الجزائر نيوز'' نموذجا حيا للصراع بين المنهجين، فإذا كنت من الراغبين في الانتساب إلى أحد الجماعات التي أحكمت قبضتها على مصليات الجامعة سواء المتتبعين  للمنهج السلفي أو المعتدل، فإن ذلك لن يتحقق إلا بعد أن تخضع إلى استجواب عن العلماء والشيوخ التي تتبنى أفكارهم، والمعايير الموضوعة من قبلهم، من بينها موقفك من الاحتفال بالمولد النبوي وأذكار الصباح والمساء··· وغيرها·  اقتربنا من جماعة الطالبات السلفيات اللواتي تطوعن لتسيير مصلى جامعة الجزائر، فكان رد مسؤولة مكتبة المصلى على أسئلتنا أن كل من تعتقد أن الاحتفال بالمولد النبوي الشريف من الأمور العادية، وأن الاختلاط والاستماع للأناشيد من الأمور المباحة أو الجائزة، فإنها لن تقبل، واستمرت المتحدثة في سرد قائمة المشايخ على غرار العيد شريفي، الشيخ فركوس، ابن باز، ابن قيم الجوزي والقائمة طويلة، حيث لا تتم تولية المتطوعة زمام الأمور إلا بعد  مراقبة تصرفاتها وتمحيصها والتأكد أنها على منهجهم، وتنظم حلقات ''التزكية'' عن طريق الاكتفاء بما تجود به الكتب التي يتم انتقاؤها والأشرطة والتجارب الشخصية لبعضهن البعض، وتوزيع مطويات وكتبيات على الطالبات اللواتي يقصدن المسجد تفاديا لتمرير أي أفكار من شأنها أن تضلل المتتبعات لهذا المذهب· ومنع نشر مطويات وكتب ''فاسدة'' من شأنها الإساءة لسمعة المصلى ولشخوصهن باعتبارهن قدوة للطالبات·

حلقات الذكر تثير الفتنة بين الطلبة السلفيين والإخوان

وجهتنا كانت مسجد الشيخ محمد الغزالي، الكائن بكلية العلوم الشرعية بالخروبة، يرفع على مسامعنا أذان الظهر، فترى جموع الطالبات والطلبة يتوافدون على المسجد الذي تمت تجزئته إلى شطرين باستعمال مجموعة من الألواح الخشبية· وبحكم أن نقاط الاختلاف تتعدد بين الطرفين، فإن أصحاب المنهج السلفي يعتبرون أن الطلبة المنتسبين إلى المنهج الاخواني يتغاضون في  الكثير من المسائل والقضايا الدينية، لأنهم يكتفون بالتبليغ فقط، علاوة على  أنهم يمارسون بعض ''الطقوس'' التي تعتبر عند السلفية بدعا يجب محاربتها، مستدلين بذلك بالحديث النبوي الشريف القائل ''كل بدعة ضلالة وكل ضلالة في النار''· ومن بين الانتقادات الموجهة إحيائهم لذكرى المولد النبوي الشريف، وذكر أذكار الصباح والمساء جماعة، حيث لا يجوز عند السلفية أن تذكر جماعة  استنادا لآراء العلماء· وعلى النقيض من ذلك، يقيم الطلبة المتتبعين للمنهج المعتدل حلقة عادة ما تكون بعد صلاة الفجر لتلاوة أذكار الصباح وما بين صلاة المغرب والعشاء، لتردد أذكار المساء جماعة، وهو ما يعد بدعة لدى السلفيين، لذا تجدهم يقاطعونهم ويتحفظون في التعامل معهم، وتعزز اعتقادهم أن حلقات  الدعوة والعقيدة والتوحيد تأخذ دوما منحى يثير الجدل ويزرع أفكارا خاطئة·

مصليات لتخطيط عمليات   الدعوة وتقديم استشارة للطلبة

وإن كان الغرض من إنشاء هذه المصليات في الجامعات والإقامات الجامعية هو تمكين الطالب والطالبة من أداء الصلاة في وقتها، فإنها عادة ما تتحوّل إلى أماكن تسيطر عليها جامعات رسمت لنفسها طريق الدعوة وتبليغ الرسالة الإسلامية دون أدنى تفقه في الدين، حيث تجد طالبات ينتمين إلى تخصصات غير العلوم الشرعية ويكتفين بالتجارب الشخصية، وما تجود به كتب العلماء والمشايخ التي يميلون لقراءاتها لاستقطاب غيرهن من الطلبة، وتختلف أساليب الدعوة ونشر الأفكار بين الطلبة السلفيين والمعتدلين، وخير دليل على ذلك الطريقة المتبعة من قبل الطالبات السلفيات بكلية العلوم الشرعية اللواتي يستقطبن طالبات الاقتصاد عن طريق جلب مذكرات التخرج الخاصة بهذا التخصص، ليتم بعدها تقديم كتاب ديني يدعو إلى الالتزام والتقيد بتعاليم الدين كهدية للطالبة، كما يمكن أن تستفيد من استشارة إحداهن التي لا تملك أي درجة علمية تؤهلها لتقديم مثل هذه الخدمات وتنصب بعضهن نفسها· أما المعتدلين، فإن أسلوبهم الأخذ بيد الطالب وتقديم السبيل الذي يرونه صالحا، وفي هذا الصدد، تقول زكية المشرفة على مصلى الإقامة الجامعية باية حسين: ''إن من يطلقون على أنفسهم أنهم على المنهج السلفي يحصرون مفهوم الدين في الصلاة والصيام والأذكار والنقاب والجلباب، وقيام الليل وتحريم الموسيقى، العمل السياسي والتحزّب··· هذه الأشياء بالنسبة إليهم هي قمة الالتزام، وإذا حضرت مجالسهم تجدهم يتحدثون في هذه الأشياء فقط، ويستشهدون بأقوال السلف التابعين وليس الصحابة، ويطبقون كل ما سار عليه السلف سواء كان صحيحا أو خاطئا بناء على الاعتقاد السائد الذي مفاده أن القدماء هم أفضل منا في كل الأحوال''· صحيح، هدفنا واحد هو نشر تعاليم الدين الإسلامي، لكن أسلوبنا وأفكارنا التي نسعى إلى نشرها هي التي تختلف·

''نقاطع كل الشيوخ المجرحين''

ويقصد بالشيوخ المجرحين، استنادا لعلم التجريح والتعديل، حسب تصريح طالبة في السنة الرابعة ترجمة ومسؤولة على مكتبة مصلى جامعة الجزائر، الشيوخ الذين وجهت لهم هيئة إفتاء اللجنة السعودية انتقادات في الفتاوى المعتمدة التي لا تسند إلى المذاهب الأربعة ممثلة في المذهب الحنفي، المالكي، الشافعي والحنبلي، ومن بين الشيوخ الذين يقاطعونهم نذكر الشيخ الغزالي، والقرضاوي···الخ· ويعتبر الطلبة السلفيين أن هؤلاء العلماء لابد من مقاطعتهم وعدم الاعتماد على كتبهم والاستماع للفتاوى الصادرة عنهم، حيث يشتد الجدل بين المعتدلة والسلفية عند إثارة مثل هذه المسائل·

مصليات تتحوّل إلى مراحيض عمومية وبيت الوضوء لإصلاح الماكياح

وإذا كان الغرض من بناء المصليات في الحرم الجامعي، التي يفترض أن تعوّض المساجد التي بنيت للعبادة، ولأن المنطق السائد هو ترك الاهتمام بها للمتطوعين، فإن أغلب المصليات التي لم يسيطر عليها الطلبة السلفيون والمعتدلة يطالها الإهمال والتهميش، فقد كشفت الجولة الميدانية التي قادت ''الجزائر نيوز'' إلى عدد من المصليات، بروز سلوكات ينتهجها الطلبة والغرباء عن الجامعة تمس بقداسة مثل هذه الأماكن على غرار مصلى المدرسة العليا للإحصاء التطبيقي، كلية العلوم الإدارية والقانونية ببن عكنون، كلية العلوم الاقتصادية وعلوم التسيير بدالي إبراهيم وجامعة هواري بومدين للعلوم والتكنولوجيا بباب الزوار، حيث أن الاستدلال عن مكان المصلى لدى أعوان الأمن مستحيل لأنهم بكل بساطة يجهلون ذلك، وإنما عليك التقرب من أحد المحجبات لكي تدلك على مكانه· وبحكم أنها تتميز بشساعة مساحتها، فإن المصلى الجامعي هو عبارة عن بيت جاهز ''شاليه'' يقع في مكان معزول بعيدا عن مباني الكليات، في طريق ضيق· ولا يكاد يختلف هذا الوضع كثيرا بالنسبة لباقي المصليات المتواجدة بالكليات الأخرى، فهي عبارة عن حجرة لا يتعدى طولها بضع أمتار، عليك أن تصحب معك سجادة أو شيئا طاهرا إذا أردت أن تصلي، فتركها للتطوع جعلها أماكن يقصدها العديد من الطلبة لاستعمال المراحيض الموجودة في بيت الوضوء، بينما تقصدها المتبرجات من الطالبات لإصلاح ''ماكياجهن''، وهو المشهد الذي وقفت عليه ''الجزائر نيوز'' بمصلى جامعة الجزائر، فأغلب الطالبات يقصدنه للحصول على قسط من الراحة، أو الدردشة لتعمّ بذلك الفوضى والصخب في هذه الأماكن التي يفترض أن يتوفر فيها الهدوء بحكم أنها أماكن للعبادة والذكر، حيث يتوسط قاعته صندوق التبرعات المودع من قبل الجماعة السلفية للطالبات التي أكدت أن الأموال تنفق في تجهيز المصلى وشراء الأشرطة الدعوية، والكتب الدينية، ومزيل الروائح الكريهة، حيث يتعذر عليك استنشاق هواء نقي، فعليك أن تستنجد بكمامة لدخول المكان نتيجة الروائح الكريهة الصادرة من تراكم الأحذية أمام المدخل وعلى الرفوف التي تعلو رؤوس الجالسين بالمصلى، لأن هذه المصليات تشهد عجزا كبيرا في التجهيز، علاوة على صدقات المحسنين والمتبرعين غير المنتمين للجامعة·

الصلاة على وقع أنغام نانسي عجرم وإيقاع الهيب هوب!

وتتجلى المظاهر السلبية ذات الصلة بضرب فكرة احترام مثل هذه الأمكان المقدسة عرض الحائط في ترك الطالبات للهواتف النقالة على نظام الرنة بدلا من استعمال الهزاز، حيث تجد طائفة تقيم الصلاة لتسمع فجأة وسط هدوء المكان أثناء الصلاة رنة غناء من مختلف الطبوع سواء الشرقية منها أو الغربية لتخترق بذلك خشوع المصلين، حيث عادة ما تثور مناوشات بين الطالبات السلفيات اللواتي فرضن سيطرتهن على المصلى والطالبات اللواتي يقصدن المصلى في أوقات الصلاة لأغراض أخرى، ويتسببن في هذا الإزعاج لعدم احترامهن للنظام الداخلي للمصلى، وهو ما دفعهن إلى اتخاذ قرار يقضي بفتحه في وقت الصلاة فقط، لكن الإدارة رفضت هذا القرار، كما أنها منعت حلقات التوحيد والعقيدة، لذا يتم الاكتفاء بحلقات ''التزكية'' التي تنظمها طالبات لم يتلقين تكوينا في العلوم الشرعية، وإنما يروّجن لأفكار نابعة من التجارب الشخصية، وما تجود به كتب العلماء التابعين للمنهج السلفي·

بسبب انتشار السرقة·· ''الرجاء وضع الأحذية في كيس البلاستيكي''

''هام جدا، على الطالبات عدم وضع أحذيتهن أمام مدخل المصلى والالتزام بوضعها في الرفوف المخصصة أو في كيس بلاستيكي، وعلى الطالبات أن يتحلين بالحذر واليقظة، لأن مسؤولة مكتبة المصلى لا تتحمّل مسؤولية سرقة أمتعة الطالبات''، وهو التنبيه الذي يصادفك عند دخول مصلى جامعة الجزائر، فأول نصيحة تسدى إليك هو أن تحرص على أمتعتك، فمن الممكن أن تخرج من المصلى من دون حذاء نظرا لانتشار السرقة به، حيث تتكرر مثل هذه الحوادث في أماكن يفترض أن يأمن فيها المرء على أمتعته· ولأن هذه القاعدة يصعب تطبيقها، قررت الطالبات السلفيات إصدار هذا التنبيه لإخلاء مسؤوليتهن من حوادث السرقة التي تطال أمتعة وأحذية من يقصد المصلى، فعليك أن تضع حذاءك في كيس بلاستيكي وأن تصحبه معك·

وزارة التعليم العالي والبحث العلمي تخلي مسؤوليتها مما يحدث في المصليات

حمّل المكلف بالإعلام بوزارة التعليم العالي والبحث العلمي، نور الدين خرايفية في تصريحه لـ ''الجزائر نيوز'' مسؤولية ما يحدث في مصليات الجامعة والإقامات الجامعية، إلى الإدارة المشرفة على تسييرها، وقال إن  الوزارة ليس لها دخل في المصليات بحكم أنها تابعة إداريا للجامعات· أما بالنسبة للكائنة بالأحياء الجامعية، فإنها تحت مسؤولية الديوان الوطني للخدمات الجامعية، وأن هناك قوانين يتم من خلالها تسيير المصليات دون أن يقدم تفصيلا عنها·

تحقيق: سارة بوناب

 

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الإخوان المسلمون وتدمير العمل السياسي والنقابي

Publié le par Mahi Ahmed

الإخوان المسلمون وتدمير العمل السياسي والنقابي

الخميس, 08 أبريل 2010 17:06 مجدي خليل

 

حين قال فيليب جلاب : الحوار مع الإخوان مثل الحرث في البحر
في تصريح له قال ابو العلا ماضي «إن الاخوان المسلمين لا يحبون الدخول في ائتلاف لا يكونون مهيمنين

عليه، وإن الاخوان المسلمين والحزب الوطني تسببا في نكسة الامة". مما هو جدير بالذكر أن ابو العلا ماضي كان عضوا نشطا في جماعة الاخوان المسلمين وتركهم عندما اعترضوا علي رؤيته في تأسيس حزب سياسي بمرجعية دينية، فاستقال وحاول تأسيس حزب سياسي باسم " حزب الوسط" في محاولة تلفيقية للتوفيق بين الدولة الدينية والدولة المدنية، فهو يقول "إن برنامج حزبه يقدم رؤية سياسية معتدلة للخلط بين الدولة الإسلامية والدولة المدنية الحديثة من خلال وجود مرجعية إسلامية للحزب"؟!.
ما لم يقله ابو العلا ماضي إن الاخوان المسلمين لا يحاولون الهيمنة وتدمير التجمعات السياسية والنقابية والاجتماعية من داخلها فحسب ولكنهم أيضا يعملون بكل جهدهم لأسلمة أي تجمع ينخرطون فيه علي طريقتهم الأصولية السلفية المتخلفة.
تاريخ الاخوان المسلمين علي مدي أكثر من ثمانية عقود هو هو لم يتغير الهيمنة والتدمير والأسلمة التي تمهد لخلق دولة إسلامية، ولهذا يقرر حسن البنا بوضوح أن قعود المصلحين الإسلاميين عن المطالبة بالحكم هو جريمة إسلامية.
سلوك الاخوان المتمثل في مصطلحي " الهيمنة والأسلمة" لا يختلف إذا كان هذا التحالف مع النظام الرسمي أو مع الاحزاب السياسية أو داخل النقابات المهنية أو بين الحركات الإحتجاجية أو حتي داخل منظمات المجتمع الاهلي غير المسيسة.
فيما يتعلق بنظام عبد الناصر، فقد تحالف معهم واصطدم بهم مبكرا عام 1954 من آجل الصراع علي السلطة. ينحدر معظم الضباط الاحرار من نفس الطبقة الاجتماعية وهي الشريحة الدنيا من الطبقة الوسطي مثلهم في ذلك مثل الاخوان المسلمين، واعتمدوا علي المدخل الشعبوي في السيطرة علي الشارع مثلهم أيضا، وقسموا الناس بطريقتهم بين الشعب وأعداء الشعب، ووطنيين وخونة علي طريقة المؤمنين والكفار عند الاخوان.
تحالف نظام عبد الناصر في البداية مع تنظيم الاخوان المسلمين، وكان خمسة علي الاقل ممن عرفوا بالضباط الاحرارأعضاء في تنظيم الاخوان المسلمين وهم:عبد المنعم عبد الرءوف، ورشاد مهنا، وكمال الدين حسين، وحسين الشافعي، وانور السادات، كما أن جمال عبد الناصر نفسه قد أقسم علي المصحف والسيف في غرفة مظلمة كما ذكر خالد محيي الدين في شهادته علي قناة الجزيرة في برنامج زيارة خاصة، وإن كان لم يكن عضوا مشاركا في الجماعة مثل زملائه الاربعة. ولهذا عندما قامت ثورة يوليو ، أصدرت قرارا بعفو خاص في 11 اكتوبر 1952 عن قتلة المستشار الخازندار رئيس محكمة جنايات القاهرة، والذي قتله التنظيم السري للإخوان المسلمين، وتم استثناء جماعة الاخوان المسلمين من القرار الخاص بحل الأحزاب السياسية الصادر في 18 يناير 1953. وتفاوض نظام يوليو مع المرشد العام لترشيح ثلاثة من أعضاء الجماعة للمشاركة في الحكم، ورشح المرشد وقتها منير الدالة وحسن عشماوي ومحمد ابو السعود، وتحمس عبد الناصر كذلك للشيخ احمد حسن الباقوري، ولكن الجماعة رفضت في النهاية لأنها رأت أن ثلاث حقائب وزارية فقط هو تهميش لدور الجماعة وفصلت الباقوري عندما قبل المنصب. وصعدت الجماعة احتجاجاتها ضد النظام واصطدمت بالسلطة في مظاهرات الطلبة في 13 يناير 1954 مما حدا بمجلس قيادة الثورة بإصدار قرار بحل الجماعة في 14 يناير 1954.
وفي 26 اكتوبر 1954 حاولوا اغتيال عبد الناصر في الاسكندرية للسيطرة علي الحكم... وباقي قصة صدام عبد الناصر والاخوان معروفة بعد هذا الحدث. نحن إذن أمام جماعة حاولت الهيمنة علي ثورة يوليو أو وضع الثورة تحت وصايتها كما قال عبد الناصر، وكان نتيجة الصراع في صالح العسكر بزعامة عبد الناصر.
تحالف مع السادات
تحت حكم نظام السادات كان الوضع مختلفا، فقد تحالف معهم السادات ونفذ أجندتهم حتي الشهور الأخيرة من حياته، ودفع حياته ثمنا لهذا التحالف الشيطاني، أي أن الاخوان كانوا شركاء حقيقيين مع السادات في حكمه، وخاصة سياساته الداخلية.
وقد تقابل معهم السادات في فترة مبكرة من حكمه وذلك في صيف عام 1971 في استراحة الرئاسة بجناكليس في الاسكندرية، وبترتيب من الملك فيصل ملك السعودية الذي رتب لقاء السادات بزعماء الاخوان في الخارج ومن بينهم سعيد رمضان، زوج ابنة حسن البنا ورئيس المنظمة الإسلامية في جنيف التي كانت ترعاها السعودية، وفي هذا اللقاء كما يقول عبد العظيم رمضان قال لهم السادات "إنه يواجه نفس المشاكل التي قاسوا منها، ويشاركهم أهدافهم في مقاومة الإلحاد والشيوعية، وعرض عليهم استعداده لتسهيل عودتهم إلي النشاط العلني في مصر".
وهكذا بدأ السادات عهده بالافراج عن المعتقلين من جماعة الاخوان المسلمين، وادخل تعديلات دستورية في الدستور الدائم لعام 1971 في مادته الثانية التي نصت علي " أن الإسلام دين الدولة واللغة العربية لغتها الرسمية ومبادئ الشريعة الإسلامية هي مصدر رئيسي للتشريع"، وقد غير السادات هذه المادة مرة أخري عام 1980 وجعل الشريعة الإسلامية المصدر الرئيسي للتشريع، وعندما تقدم الأقباط بطلب بأن يضاف إلي هذه المادة ما يتضمن عدم المساس بحقوق المواطنين غير المسلمين رفض السادات ذلك.
وكشريك للجماعة وعضو سابق بها نفذ السادات الكثير والكثير من أجندتهم في أسلمة الدولة المصرية، حتي الخطب السياسية للسادات كانت تعبر بوضوح عن هذه الأسلمة الفجة، ففي أحدي خطبه يقول " لن تنال منا امريكا ولا إسرائيل فنحن نؤمن كما قال الله سبحانه وتعالي إننا خير امة أخرجت للناس"، وفي خطبة أخري يقول " لقد حملنا رسالة الأمة امانة الرسالة المحمدية"، وفي خطبة ثالثة يشير السادات "مصر هي مصر ستحفظ الأمانة وستؤدي الأمانة بمشيئة الله من آجل الدفاع عن الإسلام ومقدسات الإسلام"، وفي خطبة أخري يقول " «أنا رئيس مسلم لدولة مسلمة»، ولهذا كما يقول ريتشارد دكمجيان في كتابه (الاصولية في العالم العربي) "أزال موت عبد الناصر في 28 سبتمبر 1970 العقبة الرئيسية أمام ظهور الأصولية الإسلامية ظهورا كليا"، فالسادات كان يريد مصر إسلامية كما قال صوفي ابو طالب رئيس مجلس الشعب الأسبق في شهادته علي العصر، حتي ان محمد عثمان إسماعيل أحد معاوني السادات في أسلمة مصر كان يري، كما يقول عبد العظيم رمضان، إن اعداء مصر ثلاثة هم: المسيحيون أولا، والشيوعيون ثانيا، واليهود ثالثا( جماعات التكفير في مصر:ص 265)...بل وصلت محاولات الأسلمة إلي اقتراح قدمه عدد من أعضاء مجلس الشعب بمنح السادات لقب خامس الخلفاء الراشدين. ولكن هذا المناخ الديني المتطرف فتح شهية الإخوان وحلفائهم من الجماعات الراديكالية للسيطرة الكاملة علي الحكم وتدشين الخلافة الإسلامية مرة أخري، فكان اغتيال السادات في حادث المنصة في 6 اكتوبر 1981 علي يد احد الفصائل التي فرخها تنظيم الاخوان المسلمين، وكما يقول ريتشارد دكمجيان " بعد ستة وعشرين عاما من محاكمات الاخوان امام محكمة الشعب والمؤلفة من جمال سالم وحسين الشافعي وأنور السادات، اغتالت إحدي فصائل الاخوان وهي منظمة الجهاد أنور السادات في 6 اكتوبر 1981" ، أي انهم قتلوا حليفهم وشريكهم من آجل مزيد من الهيمنة والأسلمة.
أما نظام مبارك فسلك مع الاخوان سلوكا آخر، فقد قام عبر الحزب الوطني بتنفيذ معظم أجندتهم في الأسلمة مع تقليص قدرتهم باستمرار في السيطرة علي كرسي الحكم، أي إنه حرمهم من الهيمنة ولكن نفذ لهم الأسلمة بيدي لا بيد عمرو، أي بايدي أعضاء الحزب الوطني، ولهذا نقول إن الاخوان ونظام مبارك هم وجهان لعملة واحدة، أخوة في الرضاعة.
في حزب الوفد
لم يختلف سلوك الاخوان عندما تحالفوا مع الأحزاب السياسية، ففي عام 1984 تحالفوا مع حزب الوفد وحصدوا مجتمعين 57 مقعدا في مجلس الشعب من مجموع 448 عضوا أي حوالي 15% من نسبة المقاعد، ولكنهم تركوا حزب الوفد كيانا سياسيا مسخا مشوها خرج منه فرج فودة ورفاقه من الليبراليين الحقيقيين ودخله صلاح ابو اسماعيل ومن علي شاكلته، وهو صاحب المقولة الشهيرة أن المسلم الهندي أقرب لي من القبطي المصري.
ومن وقت تحالفه مع الاخوان فقد حزب الوفد دوره الليبرالي التاريخي حيث أجبره الاخوان علي تغيير برنامجه عام 1984 ليخصص جانبا مهما من برنامجه المعدل لما سماه " بالشئون الدينية" مفتتحا هذا القسم بعبارة " يؤمن حزب الوفد بما نص عليه الدستور من أن الإسلام دين الدولة وأن مبادئ الشريعة الإسلامية هي المصدر الرئيسي للتشريع"، ومطالبا بتوجيه الاذاعة والتليفزيون للحفاظ علي التقاليد الإسلامية مع دعم جهاز الوعظ والارشاد بالازهر.أي أن حزب الوفد الليبرالي تحول إلي حزب إسلامي نتيجة تحالفه مع الاخوان بما في ذلك تغيير توجهات جريدة الحزب وأسلمة الكثير من كوادره.
تكرر ذلك بصورة اسوأ مع حزب العمل عام 1987 فقد نجحوا في الهيمنة عليه تماما وكذلك أسلمته بالكامل حتي اقترب الحزب من توجهات تنظيم القاعدة مما جعل الحكومة تضطر إلي إغلاقه ومصادرة جريدته واعتقال العديد من اعضائه، وقد حصد تحالف الاخوان مع حزبي العمل والاحرار 60 مقعدا عام 1987 من اجمالي 448 مقعدا.
وبتحالف حزب العمل مع الاخوان عام 1987 تنكر تماما لماضيه الاشتراكي وغير برنامجه إلي برنامج إسلامي متشدد. ونجح الاخوان في تدمير حزب العمل حتي خرج من الساحة السياسية، وكذلك اضعاف حزب الاحرار، ووصل ما كانت تنشره جريدة الشعب قبل إغلاقها إلي تطرف يماثل ما يقوم به بن لادن والظواهري. تكرر نفس المشهد في النقابات المهنية، خاصة نقابتي الاطباء والمهندسين وبدرجة اقل نقابتي الصيادلة والمحامين وبعض النقابات الأخري، فقد هيمن الاخوان تماما علي إدارة هاتين النقابتين ونجحوا هذه المرة كذلك في الهيمنة والأسلمة معا، وتحولت هذه النقابات إلي ما يشبه الإدارة الطالبانية، ويكفيك زيارة واحدة لنقابة الاطباء سينتابك احساس بأنك في قندهار وليس في نقابة عريقة تقع في قلب القاهرة وعلي بعد خطوات من نيلها العظيم.
تسلل الاخوان كذلك إلي الحركات الاحتجاجية مثل حركة كفاية ودمروها من الداخل مما افقدها قيمتها كتجمع وطني يحاول تقديم رؤية بديلة. وهكذا في كل تجمع يدخله فيروس الاخوان المسلمين يصاب بامراض قاتلة من الهيمنة والأسلمة أو التدمير الكامل لهوية ودور هذا التجمع . حتي السعودية التي آوتهم ودفعت لهم المليارات وجعلت منهم تنظيما عالميا خطيرا، يقول الأمير نايف وزير الداخلية السعودي في حواره مع أحمد الجار الله بصحيفة السياسة الكويتية بتاريخ 28 نوفمبر 2002 " لكني اقولها من دون تردد أن مشكلاتنا وافرازاتنا كلها، وسمها كما شئت، جاءت من الاخوان المسلمين.فتحنا لهم ابواب المدارس، وفتحنا لهم الجامعات ولكن للأسف لم ينسوا ارتباطاتهم السابقة، فاخذوا يجندون الناس وينشئون التيارات، واصبحوا ضد المملكة. ولسنا وحدنا الذين تحملوا منهم الكثير، إنهم سبب المشاكل في عالمنا العربي وربما في عالمنا الإسلامي".
الاخوان والأقباط
لا توجد نقاط التقاء بين الاخوان والأقباط، فالأقباط يؤمنون بالوطن في حين يؤمن الاخوان بالأمة الإسلامية، والأقباط يؤمنون بالمواطنة وبما يترتب عليها من مساواة في حين يؤمن الاخوان بالتمييز الديني لصالح المسلم وفقا للشريعة، والأقباط يؤمنون بحقوق الإنسان الفرد في حين يؤمن الاخوان بحقوق الجماعة، والأقباط يؤمنون بالإنفتاح علي الغرب في حين أن مشروع الاخوان يتمركز حول كراهية ومعاداة كل من هو غير مسلم وفي المقدمة الغرب. ومع هذا جرت محاولتان للحوار بين الاخوان و بين بعض الأقباط بصفتهم الشخصية وليس لكونهم ممثلين للأقباط. الاولي في عام 1991 واستمرت لمدة ثلاثة شهور وكانت المقابلات تتم كل يوم ثلاثاء ، وكان يمثل الجانب القبطي مع حفظ الالقاب، ميلاد حنا، امين فخري عبد النور، وليم سليمان قلادة، انطون سيدهم ، فيليب جلاب، وماجد عطية. وكان يمثل الاخوان حامد ابو النصر المرشد العام ، مأمون الهضيبي نائب المرشد، محمد عمارة، سيف الإسلام حسن البنا، وصلاح عبد المقصود. وقد انسحب المرحوم انطون سيدهم بعد الجلسة الاولي نافرا من لغة الحوار المشبعة بالمصطلحات الإسلامية، وانسحب المرحوم فيليب جلاب بعد الجلسة الثانية قائلا الحوار مع الاخوان مثل الحرث في البحر... وبعد ثلاثة شهور لم يصل المجتمعون إلي نقطة اتفاق واحدة. المحاولة الثانية كانت عام 2007 بين يوسف سيدهم وامين فهيم وبعض قيادات الاخوان وبترتيب من محمد عبد القدوس وانتهت بدون نتائج أيضا، وكانت أقرب إلي الحوار الشخصي مع المهندس يوسف سيدهم لمحاولة وقف نقد الجماعة في جريدة وطني. حسب علمي لم تحدث أي حوارات في المهجر مع الاخوان حيث لا يوجد تنظيم لهم بهذا الاسم، وإن كان قد أعلن مؤخرا عن تحالف بين بعض المنظمات المصرية والتي بداخلها عناصر ذات ميول إسلامية وبين التجمع القبطي الأمريكي الذي يرأسه الاستاذ كميل حليم، ووقع التجمع كعضو في هذا التحالف ولم يقدم الاستاذ كميل نفسه لهذا التحالف باعتباره ممثلا للأقباط أو لأقباط المهجر ولكن وقع بصفته الشخصية فقط وومثلا لمنظمته وحدها دون غيرها، ولا يوافقه أحد في المهجر علي هذا التحالف.
الخلاصة
1-الهدف النهائي والأسمي لجماعة الاخوان المسلمين هو السيطرة علي الحكم، عبر أدواتهم في الأسلمة والهيمنة ثم السيطرة الكاملة إذا استطاعوا ذلك.
2-أي تجمع يسعي لضم الاخوان اليه، بحجة أنهم فصيل وطني وقوة علي الأرض، هو تجمع محكوم عليه بالفشل في النهاية، فالاخوان جماعة لا تعرف الحلول التوافقية وأنما تسعي لفرض أجندتها السلفية فرضا مما يحول هذه التجمعات إلي مسخ مشوه تابع للاخوان.
وفي الختام أمام الأقباط طريقان للتعامل مع هذه الأسلمة المتسارعة ، إما العودة لحالة التقوقع والانكفاء التاريخية وهو سلوك تكرر كثيرا عبر التاريخ القبطي، أو الأخذ بأدوات العصر والأقتداء بنضال الأقليات المضطهدة في الكفاح السلمي النبيل لانتزاع مواطنتهم والحفاظ علي وجودهم في وطنهم ووطن ابائهم واجدادهم.... وهذا الخيار هو طوق النجاة للأقباط، وعليهم أن يتحركوا سريعا من الشكوي إلي النضال.

 

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