Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Tunisie:Une séparation "biseautée" des pouvoirs, proposée par la majorité

Publié le par Mahi Ahmed

Eclairages - D’après Doustourna

Une séparation "biseautée" des pouvoirs, proposée par la majorité

• Pouvoirs étendus aux mains du Premier ministre, figuration pour le Président et pouvoirs à géométrie variable pour l’Assemblée Constituante

Des membres de la liste indépendante Doustourna ont appelé lundi pour une manifestation devant le Palais du Bardo, siège de l’Assemblée Nationale Constituante, et ce, le mercredi 30 novembre 2011 à partir de 9h00.

 

 Avec cette action, le mouvement Doustourna vise à dénoncer les dangers des projets de loi proposés par la coalition majoritaire à l’assemblée pour l’établissement de loi pour son organisation interne et particulièrement, le projet de lois organisant les pouvoirs publics qui, selon Jaouhar Ben Mbarek, tête de la liste Doustourna pour la circonscription de Tunis 2, le projet de loi proposé constitue « une menace pour la liberté et un retour à la dictature ».

D’après les premiers éléments divulgués par M. Ben Mbarek, le règlement provisoire des pouvoirs publics proposé par la coalition majoritaire à la constituante est comme suit :

«Les pouvoirs du Premier ministre sont illimités et absolus»

• Le premier ministre est issu du parti disposant du plus grand nombre de sièges (simple majorité relative) (Article 17)

• Il est le personnage central du régime politique : il émet les décrets individuels et décrets réglementaires (Article 17) qui était une tâche usurpée par ZABA dans l’ancienne constitution.

• Il préside le conseil des ministres (Article 17)

• Il crée et défait les ministères, les secrétariats d’Etat et cabinets, les entreprises publiques, les administrations et définit leurs fonctions et leurs modes de fonctionnement (Article 17)

• Il nomme le Gouverneur de la Banque Centrale (Article 17)

• Il contresigne toutes les décisions ministérielles (Article 17)

Les pouvoirs du président de la République se résument à des compétences de figurant

• Entériner les décisions du Premier ministre pour nommer les hauts fonctionnaires de l’Etat, les ambassadeurs et le mufti de la République sans possibilité pour lui d’en proposer ou d’en nommer (article 11)

• Entériner les décisions du Premier ministre pour nommer et révoquer les hauts gradés des forces armées (article 11)

• Entériner les conventions internationales déjà ratifiées par la constituante

• Entériner les lois votées par la constituante (article 11)

• Déclarer la guerre et la paix seulement avec l’accord de la majorité (article 11)

• Gracier des prisonniers de droit commun (article 11)

• Recevoir les lettres de créance des ambassadeurs étrangers (article 11)

Les pouvoirs de l’Assemblée Constituante : ils sont à géométrie variable et faits sur mesure pour le gouvernement

• L’approbation du gouvernement et de sa politique par l’assemblée (vote de confiance) se fait à la majorité simple (50%+1)) alors que la révocation du gouvernement ou de l’un des ministres (motion de censure ou retrait de la confiance) exige la majorité des 2/3 : le gouvernement restera en place même s’il perd la majorité !!! et ainsi il échappe à toute responsabilité politique et au contrôle de la constituante à l’instant où il obtient le vote de confiance.

• L’adoption des articles de la constitution se fait à la majorité de 50%+1, la majorité des 2/3 n’est requise que pour l’adoption du texte global : si cette majorité n’est pas obtenue le texte finira quand même par passer avec une majorité simple en deuxième lecture.

• Aucune mention n’est faite du référendum alors que les chefs de partis s’étaient prononcés pour soumettre la constitution à l’approbation du peuple .

Avec cette manifestation, la liste Doustourna alarme le peuple sur les risques que court la Tunisie en cette période transitoire et cruciale pour l’avenir du pays.

Toutefois, le texte du projet de loi n’a pas été divulgué pour le moment par l’Assemblée Constituante, chose qui devrait peut être se faire afin d’éviter toute rumeur ».

http://www.pressetunisie.net/letemps3.php

Publié dans TUNISIE Spécial

Partager cet article

Repost 0

Tunisie: Re-bonjour la dictature

Publié le par Mahi Ahmed

 

Re-bonjour la dictature

Un spectre en chasse un autre. Un 6ème calife déboulonne un despote « présidentiel ». Un peuple fait la Révolution et en paie les pertes alors que les nouveaux tribuns en récoltent les dividendes.

Le « Printemps arabe » s’apprête à entamer sa deuxième année en Tunisie. Ben Ali, déboulonné, aura fait la politique de la terre brûlée. Il aura tout fait pour, d’abord, faire le lit de l’intégrisme – voyez la Manouba – et exercé une telle répression féroce contre les Islamistes qu’on croyait que c’en était fini avec eux. En aucun cas, on ne pensait que les jeunes révoltés tunisiens, pour la plupart modernistes, allaient faire cadeau de la Tunisie à Ennahdha.

 

 

Celui-ci est confondu par cette « divine surprise », comme l’a écrit Béchir Ben Yahmed, au point que, dans les premiers jours de « renaissance », de démocratie et de frilosité aussi, ils ont été chercher des alliances avec la CPR de Marzouki et Ettakatol du surprenant Ben Jaâfar.

Aujourd’hui, que les tractations autour des deux commissions battent leur plein, dégageant l’odeur âcre de fin de rêve, et cette impression avilissante des illusions bernées et perdues, Ennahdha arbore l’arrogance romaine du « vini, vidi, vici ». Normal : cela fait bien un moment qu’on avait tiré les marrons du feu et que le « vote-sanction » (oui un vote sanction contre la Démocratie) conférait aux Nahdhaouis les volubilités jubilatoires d’un sixième califat, de la résurgence de l’empire des ténèbres et, cela va venir, la chasse aux sorcières !

Va-t-on vers un éclatement de la Troïka, maintenant que le futur Premier ministre se prépare à verrouiller le pays. Pas évident ! Car, en plus, rien n’échappera à la toile de fond islamiste. Ni la Banque Centrale censée rester indépendante. Ni encore le Conseil Supérieur de la Magistrature et certainement pas la Constituante – disons-le franchement – prise en otage par Ennahdha.

Qu’en sera-t-il de l’Assemblée du 30 novembre ? Rien. Parce que les dés (pipés à la base) sont jetés.

Pourquoi Ennahdha ne réagit-il pas contre les outrances des Salafistes ? Jamais il ne le fera. Il faut toujours laisser rôder un loup garou !

Raouf KHALSI

http://www.pressetunisie.net/letemps3.php

Publié dans TUNISIE Spécial

Partager cet article

Repost 0

nisie:Ennahdha veut verrouiller le pays

Publié le par Mahi Ahmed

Répartition des pouvoirs

 

Ennahdha veut verrouiller le pays



• Il est désormais contré par ses alliés pour ses visées hégémoniques

• Vers un éclatement chromosomiques au sein de la Troïka ?

La première réunion de la Constituante le 22 novembre a été qualifiée à juste titre d’historique. Deux commissions ont été mises sur pied, une pour l’élaboration d’un règlement intérieur pour le déroulement des travaux de l’Assemblée nationale constituante, l’autre pour l’organisation des pouvoirs en cette nouvelle période transitoire.

 

Les indiscrétions qui filtrent des travaux de ces deux commissions alimentent l’inquiétude publique.

Il apparaît clairement, surtout pour le projet d’organisation des pouvoirs, que le parti Ennahdha cherche à être le plus grand gagnant, en un mot à rafler la mise. Le texte proposé accorde presque la totalité des pouvoirs au gouvernement formé et dirigé par Ennahdha qui a obtenu le plus grand nombre de sièges 89 sur 217. La fonction de président promise à Moncef Marzouki, chef du parti le Congrès Pour la République (CPR) devient dans ce cas pratiquement honorifique.

Les prérogatives du gouvernement et de son chef, candidat au poste Hamadi Jébali, sont largement étendues. Il a un pouvoir réglementaire absolu. Il contrôle l’administration, les entreprises publiques, les forces de l’ordre, nomme les hauts fonctionnaires et les cadres de l’armée, tout en ayant sous sa tutelle les collectivités territoriales.

Les observateurs laissent apparaître une crainte légitime quant à l’indépendance du pouvoir judiciaire suite à l’attribution fort probable du portefeuille de la Justice à un haut cadre d’Ennahdha. Comment peut-on concevoir l’indépendance de la Justice si l’autorité qui le dirige n’est pas élue. Qu’on l’appelle Conseil Supérieur de la Magistrature ou autre, importe peu.

Une autre source d’appréhension et de peur est observée. Le prochain gouvernement, pour être fonctionnel, devra gagner le soutien de la majorité simple des représentants du peuple.

Toutefois, pour le démettre, il faudra une motion de censure à approuver par la majorité des 2/3. Comme Ennahdha dispose de 42% des sièges, cette éventualité est tout simplement impossible à réaliser. Même sous la dictature noire de Ben Ali, la motion de censure pour être recevable, n’avait besoin que de la majorité simple.

Par ailleurs, le pouvoir législatif, appartient à l’ssemblée Constituante et en partie au Chef du gouvernement.

Les lois organiques sont votées à la majorité simple des membres de l’Assemblée, les lois ordinaires à la majorité des membres présents, les articles de la constitution à la majorité simple.

Le texte complet du projet de constitution sera ratifié par une majorité qualifiée des 2/3, dans sa première lecture. Un mois après, dans une seconde lecture la nouvelle constitution sera adoptée à la majorité simple. Pour une constitution qui va organiser la vie politique du pays pour cinquante, peut être même cent ans, c’est trop peu pour être réconfortante.

Avec ses 89 députés Ennahdha n’aurait besoin que de 20 voix pour pouvoir décider de tout dans le pays. Il peut les trouver chez les indépendants d’El Aridha Chaabia ou ailleurs.

Les cris de cœur Khémaïs Ksila d’Ettakatol, ou du Doyen Fadhel Moussa, du Pôle Démocratique Moderniste (PDM) sur les chaînes de télévision et les ondes radio devraient donner à réfléchir aux démocrates. Le risque du diktat d’un seul parti est bien là.

Ennahdha, est certes le premier parti, mais il n’a obtenu que 19,8% des voix de l’ensemble du corps électoral, chose qui devrait inciter à un peu de modestie. Le CPR a obtenu 4,5% et Ettakatol 3,2%. La Troïka a eu au total 27,5% des voix des 7569000 Tunisiens qui ont le droit de voter.

Nous vivons bien une transition. C’est aussi l’occasion de faire l’apprentissage de la Démocratie et de privilégier le consensus en cette nouvelle période transitoire. L’acceptation de l’Autre est une question de comportement et d’actes, plus que de paroles.

Aux dernières nouvelles, au sein de la commission chargée de l’organisation des pouvoirs, les votes pour les articles 5 et 8 de la loi d’organisation provisoire des pouvoirs ont dévoilé, hier matin, un camouflet pour Ennahdha. En effet, concernant l’article 5 relatif à l’organisation provisoire des pouvoirs et qui concerne le texte proposé quant à la majorité nécessaire pour adopter la constitution, 9 ont voté pour tandis que 13 se sont prononcés contre.

Pour l’article 8, relatif à l’organisation provisoire des pouvoirs et qui touche la question des pouvoirs législatifs du Premier ministre, 9 ont voté pour, 12 contre et 1 abstention.

Les pourparlers au sein de la commission se sont poursuivis, au sein de la commission, hier après-midi, à partir de 15 heures.

Les alliances vont-elles changer ?

Hassine BOUAZRA

http://www.pressetunisie.net/letemps3.php

Publié dans TUNISIE Spécial

Partager cet article

Repost 0

nisie:Menaces intégristes sur l’Université

Publié le par Mahi Ahmed

 

 

Menaces intégristes sur l’Université



 

• Demain, grève générale des universitaires et marche vers la Constituante

 

Le début de la semaine ne fut pas calme à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités à la Manouba contrairement à ce qu’espéraient les étudiants et surtout ceux qui devaient entamer les examens trimestriels. Les événements se succèdent au fil des jours. En fait, un groupe d’étudiants « islamistes » occupent depuis lundi les locaux de l’administration de ladite faculté.

 Objectif : dissuader les membres du Conseil Scientifique de leur décision relative à l’interdiction aux filles voilées intégralement de passer les examens. Les étudiants demandent également, à l’administration qu’on leur aménage un espace pour faire la prière. Deux revendications auxquelles tiennent les étudiants et qui sont rejetées catégoriquement par les universitaires. Ils étaient d’ailleurs, très fermes pour défendre leur position par rapport à cet acte accompli par « une minorité ». « Nous avons toujours lutté pour la souveraineté de l’Université, et nous continuerons à le faire », défendent les universitaires lors de l’Assemblée Générale tenue hier, à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités à la Manouba. Ils ont décidé d’aller plus loin dans leur position en annonçant une grève générale demain, laquelle sera marquée par une marche vers le siège de l’Assemblée Nationale de la Constituante.

Menace

En fait, les enseignants ont opté pour cette décision, car ils considèrent que l’Université est menacée par un groupe minoritaire. Mais « ils ne passeront pas », ont-ils déclaré d’un commun accord. C’est dans un amphithéâtre archicomble qu’ils ont exprimé leur position envers ce groupe et surtout le ministère de tutelle qui ne prend pas encore de décision claire et catégorique quant à ce qui se passe dans les enceintes des établissements universitaires. A cette occasion, le Professeur Husein Boujarra, secrétaire général de la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique rappelle les incidents qui se sont produits dans les différents établissements avant et après les élections de la Constituante. Il critique à cet effet l’attitude du ministère de tutelle et du gouvernement qui restent passifs par rapport à ce qui se passe. « Il ne faut pas que le ministère de tutelle se limite aux dénonciations », appelle-t-il.

Réunion programmée

Auparavant, M. Habib Kazdaghli, doyen de la faculté a rappelé que cette réunion était déjà programmée depuis mardi dernier et ce, suite aux événements qui se sont produits à l’Université de la Mannouba et en marge de la réunion du Conseil Scientifique. Le premier responsable a aussi rappelé les faits qui se sont produits lundi, tout en précisant qu’il a contacté le procureur pour faire évacuer l’espace mais aucune réponse favorable ne lui était parvenue. « Nous étions obligés de renter chez nous vers 2 heures 30 du matin tout en laissant les étudiants dans le hall de l’administration. Ils squattent encore l’espace », déclare le doyen.

Située à l’entrée de la faculté, l’administration était totalement envahie par les étudiants islamistes. Des filles voilées et d’autres portant le Niqab affichaient des pancartes où on lisait « Dieu est grand » et la Chahada, « J’atteste qu’il n’y a de Dieu que Dieu et que Mohamed est son prophète ». Leurs camarades barbus, portant le « Kamis » et le « Jelbab » les défendaient. Ils discutaient avec les étudiants de l’UGET qui voulaient les dissuader. Mais vainement. Le bras de fer continue et cela risque de virer à des affrontements physiques. « Il n’est pas question de quitter les lieux sans avoir gain de cause », déclarent-ils. « Nous tenons à nos positions », réitèrent-ils. D’autres enchaînent : « les professeurs doivent permettre aux étudiantes portant le Niqab de poursuivre leurs études librement. Cela s’inscrit dans le cadre des libertés individuelles ». Position rejetée par les universitaires qui sont prêts à défendre les libertés académiques jusqu’au bout.

Sana FARHAT

         

Les demandes des étudiants

Quatre demandes ont été à la base formulées par les étudiants islamistes. Mais après des négociations ils ont renoncé à leur décision pour maintenir deux demandes à savoir la permission du port du Niqab et l’aménagement d’un espace pour la prière.

Les deux autres demandes annulées portaient sur la séparation entre les filles et les garçons en aménageant des classes pour chaque sexe. Les étudiants voulaient également que les filles soient encadrées par des enseignantes.

     

La position de l’Administration

Commentant les revendications, M. Kazdaghli annonce que les décisions prises par le Conseil Scientifique le 2 novembre tirent leurs prérogatives du règlement intérieur de la faculté et qu’elles sont indiscutables. Pour ce qui est de l’aménagement d’un espace pour la prière. « Je considère que c’est une demande logique, des courriers ont été adressés au ministère pour aménager un espace dans le campus universitaire en dehors de l’enceinte de l’université », précise le doyen.

         

Démonstration de force

"Nous sommes solidaires"

Un groupe de jeunes barbus se sont présentés hier après-midi devant la Faculté « pour soutenir leurs frères et sœurs dans l’Islam ». « C’est vrai nous ne sommes pas des étudiants, mais c’est de notre devoir d’être solidaires avec celles qui revendiquent leur droit à porter librement le Niqab ou avec ceux qui demandent un espace pour faire la prière », déclare Wissem qui était présent avec le groupe. Mais à quel mouvement ou courant appartiennent ces jeunes ? « Nous sommes indépendants », tenait à dire le jeune homme. Un argument pas très convainquant car, il était clair que ce groupe se connaît très bien. Excités, les jeunes barbus répétaient à l’unisson des chansons où l’on peut entendre des paroles comme « Djihadistes ».

S.F

      

Réactions… Réactions… Réactions

Nous avons, ici, invité quelques personnalités pour recueillir leurs réactions suite à l’attaque par les salafistes, lundi, de la faculté des lettres de la Manouba et la prise en otage du doyen et d’une trentaine d’enseignants.

 

Mme Souheïr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) : "On a l’impression que le pays n’est plus dirigé"

 «Je trouve que ce qui s’est passé est scandaleux. Le Doyen a été extrêmement courageux. Il a rempli son devoir avec courage et détermination. Il aurait fallu que les autorités réagissent immédiatement, ce qui est en train de se passer est un glissement dangereux. Cela donne l’impression que le pays est entre les mains de bandes de voyous lâchés sur le terrain et faisant ce qu’ils veulent. Ce pays a des lois et nul ne doit se placer au dessus de ces lois. Imposer à la hiérarchie d’une institution d’enseignement la volonté de bandes qui agissent par la terreur et la force ne peut que mener à l’anarchie et risque de faire courir à la société tunisienne des dérapages incontrôlés et incontrôlables. Le Doyen a eu le sens de la responsabilité en refusant l’intervention des forces de l’ordre à l’intérieur de son institution qui est sacrée. Aujourd’hui, on constate un laisser-aller de la part des autorités, de la part des partis et singulièrement de la part d’Ennahdha qui, à plusieurs reprises n’a pas pris de position concernant le comportement, ô combien condamnable des salafistes. Si on continue à fermer les yeux sur les enseignants attaqués parce qu’ils n’ont pas de tenues conformes du point de vue des salafistes, si on continue à vouloir imposer à des doyens des étudiants qui portent le Nikab cela donne l’impression que le pays n’est pas dirigé. Il est urgent que tous, non seulement, expriment leur solidarité au doyen de la faculté de la Manouba mais que tous condamnent fermement ce genre de pratiques".

        

Ahmed Ounaïes, ancien ministre des Affaires étrangères : "Ennahdha tarde à définir sa politique"

 "Je crois le parti Ennahdha a trop tardé à définir sa politique culturelle et sociale. Ces extrémistes salafistes provoquent plus Ennahdha qu’ils ne provoquent la société tunisienne connue par sa modération et sa tolérance et ils le savent très bien.

Ennahdha, parti majoritaire et qui va diriger le gouvernement, tarde trop à définir sa véritable politique. Il est maintenant à l’épreuve et c’est à lui de se positionner et de se prononcer clairement sur la question des libertés pour montrer s’il mérite de gouverner le pays ou bien il n’est, au fait, qu’un parti rétrograde qui va faire régresser les libertés et les acquis de la Tunisie » ;

       

Mokhtar Trifi, ex-président de la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme (LTDH) : "La société doit rester vigilante"

 «Ces agissements sont inacceptables ces agissements. Je reproche aux forces de l’ordre de ne pas intervenir. La société doit rester vigilante. Le gouvernement doit réagir et faire appliquer la loi. Ces extrémistes salafistes veulent nous intimider et établir un état de droit qui n’est pas le nôtre. J’appelle les autorités, les partis, en particulier Ennahdha, le Congrès pour la République et Ettakatok à prendre position et à réagir face à ces graves agissements ».

         

Abdeljelil Bouraoui, ancien bâtonnier : "Garantir la liberté des croyances"

«Il faut condamner toutes les formes de violences physiques et morales, et refuser de vouloir imposer par la force la manière de s’habiller. Il faut garantir la liberté du choix des croyances et la protection de tous sans faire de distinction.

Il faut avec fermeté condamner ces agissements des extrémistes salafistes ».

       

Mohamed Jemour, ex-secrétaire général du Conseil de l’Ordre des avocats : "C’est très grave"

« Ce qui s’est passé est très grave et cela montre que la Tunisie pourrait vivre une période très difficile si la société civile et les partis démocratiques ne s’opposent pas avec fermeté à ces agissements et si le gouvernement n’assume pas ses responsabilités en éradiquant ces pratiques rétrogrades ».

Recueillis par Néjib SASSI

http://www.pressetunisie.net/letemps3.php

Publié dans TUNISIE Spécial

Partager cet article

Repost 0

L'esprit de novembre et les calculs de Bouguerra

Publié le par Mahi Ahmed

L'esprit de novembre et les calculs de Bouguerra

Un petit survol de l'actualité algérienne nous fait découvrir une agitation inhabituelle et inédite du leader de Hamas, monsieur Bouguerra Soltani. Inhabituelle, car le discours a changé et l'homme se met à afficher des ambitions qu'il n'avait pas. Il fait dans l'opposition et se donne, de plus en plus, un air de «printanier» en campagne. Il donne des ultimatums et menace «l'Alliance présidentielle». Il se sent des ailes et n'a plus la décence diplomatique qui a permis à son mouvement de se placer dans les sphères du pouvoir. Il croit que s'est constituée, pour lui, une «profondeur stratégique» qui n'attend qu'à englober l'Algérie, grâce au triomphe «inéluctable» du MSP. Frères musulmans pressentis en Egypte, la Charia en Libye, l'Islam «modérée» en Tunisie, il plastronne par procuration et prévient, qui veut l'entendre, que son tour et celui de son parti est arrivé, pour présider aux destinées du pays. Rien que ça ! Pour la simple raison qu'en Tunisie, Ennahda s'est classée première aux élections sur la constituante et qu'en Libye ce sont aussi les tendances islamistes qui sont au pouvoir, aujourd'hui. Mon jour est arrivé ! Il sait même qu'il a 400.000 voix stables. Sans devoir s'inquiéter de cette stabilité, si elle est avérée. Parce qu'elle sera bien insuffisante pour briguer la magistrature suprême. Pour invoquer le contexte national car cela se doit bien, il fait référence à la proclamation du FLN du 1er novembre 1954 où son exégèse personnelle trouve l'esprit qu'il défend. Les rédacteurs auraient été des islamistes comme lui, c'est ce qu'il laisse suggérer, qui voulaient instaurer son programme. Dans la foulée et emporté par l'élan, il convoque le «message des martyrs» et «l'esprit de la lutte de libération nationale». Faisant feu de tout bois, il s'emmêle les mots dans une euphorie que seule l'autosuggestion peut procurer. «L'esprit de la lutte de libération» dit-il, sans réfléchir à ce qu'il profère. Un «esprit» qui aurait bien du mal à assimiler le soutien que Soltani a apporté à l'agression coloniale contre la Libye. Un »esprit» qui n'a pas accepté en son temps cette «paix des braves» qui aurait porté à la tête du pays un personnel choisi par la puissance occupante. Soltani n'en a cure. L'OTAN a installé les islamistes à la place de Mouammar Kadhafi, c'est la seule chose qui importe pour lui, même si à chaque fois qu'il se félicite, de la «victoire» libyenne, il omet de la citer, grâce à cet art de l'esquive qui caractérise les spécialistes de la duplicité. Mais, au-delà du délire ambitieux, il doit avoir de piètres mentors qui l'ont poussé à avoir cette drôle de position devant la très large indignation manifestée par les jeunes algériens, devant le massacre des Libyens par l'aviation et les forces spéciales occidentales, et la profonde impopularité du nouveau pouvoir libyen, due à la servilité de ses membres vis-à-vis de leurs parrains. Osons parier que l'instabilité a dû fortement gagner les 400.000 voix qu'il espère avoir dans son compte électoral.

Par Ahmed Halfaoui 

http://www.lesdebats.com/editions/281111/les%20debats.htm

Partager cet article

Repost 0

Le PJD marocain a le même handicap que celui qu'a eu Ennahda en Tunisie

Publié le par Mahi Ahmed

Le PJD marocain a le même handicap que celui qu'a eu Ennahda en Tunisie

par Kharroubi Habib

Avec probablement plus de 80 sièges dans son escarcelle quand les résultats finaux du scrutin de vendredi dernier seront officiellement promulgués, le parti islamiste «modéré» de la Justice et du Développement (PJD) devient la formation prédominante dans la nouvelle Assemblée nationale marocaine. Conformément aux dispositions de la nouvelle constitution du Royaume, c'est donc au sein du PJD que Mohammed VI choisira la personnalité à qui confier la formation et la conduite du premier gouvernement marocain post réforme.

Déjà à ce stade, la formation islamiste pourra peut-être mesurer que la réalité du pouvoir, réforme ou pas, reste entre les mains du monarque. Celui-ci est susceptible en effet de désigner à la primature du gouvernement une tout autre personnalité du PJD que son chef Abdelilah Benkirane, pourtant le préféré de la base et des sympathisants du parti. Des sources bien informées donnent la chose comme quasi certaine, au regard de la méfiance qu'ont le Roi et son entourage à l'égard du chef du PJD, malgré qu'il ait renoncé aux positions franchement islamistes teintées de salafisme ayant été son fonds de commerce et qu'il multiplie les manifestations d'allégeance à la monarchie et à la personne du Roi. Il restera ensuite au PJD à négocier des alliances pour pouvoir former un gouvernement et puis gouverner.

C'est que la formation islamiste marocaine qui arrive au pouvoir se retrouve avec le même handicap que celui que son homologue tunisienne, Ennahda, a dû surmonter. Celui d'être effectivement vainqueur des élections mais de ne pas disposer de la majorité parlementaire requise pour gouverner seul. Tout comme en Tunisie, il se trouve au Maroc des partis représentés à l'assemblée parlementaire que l'alliance avec le PJD ne rebute pas. Ceux qui forment la Koutla (Istiqlal, Union socialiste des forces populaires - USFP - et le Parti du progrès et du socialisme - PPS) et ont constitué l'ossature du gouvernement sortant. L'Istiqlal, dont le chef est le Premier ministre sortant, a déjà fait savoir qu'il ne refuse pas le principe de l'alliance avec les islamistes du PJD. Mais pour que le PJD parvienne à contracter des alliances, il va lui falloir, tout comme Ennahda, mettre en veilleuse certaines de ses promesses électorales d'inspiration islamiste que ne partagent pas ses éventuels futurs partenaires. Ce faisant, il encourt très vite le risque de décevoir une partie de sa base militante et de son électorat, aux yeux de qui ce sont justement ces promesses qui distinguent le PJD des autres partis.

L'obligation dans laquelle l'a mis un mode électoral savamment conçu pour rendre impossible qu'un parti accède seul à la majorité parlementaire, l'oblige par conséquent à s'allier à des partis qui, même s'ils ont encore des élus à l'Assemblée nationale, ont perdu tout crédit dans l'opinion. Ce qui n'est pas pour entretenir la dynamique de sympathie dont il a bénéficié pour le scrutin de vendredi et éloignera de lui ceux qui ont cru qu'avec son arrivée au pouvoir, c'en était fini des combines d'appareils partisans qui ont donné les gouvernements potiches s'étant succédé aux commandes du pays sans jamais honorer leurs promesses électorales.


 Source: Le quotidien d'Oran du 271111

Partager cet article

Repost 0

Lettre aux parlementaires:SYNDICAT NATIONAL DES JOURNALISTES (SNJ)

Publié le par Mahi Ahmed

Lettre aux parlementaires
SYNDICAT NATIONAL DES JOURNALISTES (SNJ)

 

Remarques et réserves sur l’avant-projet de loi portant code de l’information
L’avant-projet de loi organique relative à l’information sera soumis, dès ce lundi 28 novembre 2011, à l’examen des parlementaires. Les députés d’abord, les sénateurs ensuite ont, là, l’historique occasion de doter le pays d’un cadre législatif et juridique digne d’une presse à laquelle nous aspirons tous : libre, moderne, citoyenne. Une presse ne répondant qu’aux strictes normes universelles. Une presse où le métier de journaliste, dangereusement dévalorisé ces dernières années, doit retrouver ses lettres de noblesse.
Le journaliste algérien, qui avait fait face à la folie terroriste des années d’enfer, au prix de dizaines de martyrs parmi les siens, ne peut demeurer, ni accepter cet éternel sous-statut auquel le confine une situation d’anarchie «planifiée », sciemment entretenue par les pouvoirs publics, au profit de personnes. Sinon, de «négriers» d’un genre nouveau qui infestent le secteur. Cette situation, où le non-droit est érigé en loi, doit cesser. Votre responsabilité en tant que représentation nationale est historique. Le Syndicat national des journalistes se fait l’honneur de s’adresser aux députés et aux sénateurs de la nation, à travers cette modeste contribution portant sur les principales observations, carences et suggestions qu’appelle la lecture de l’avant-projet de loi qu’ils auront à adopter :
1/ Reformulation de l’article deux (2) qui impose énormément de contraintes dans l’exercice de la profession. Cette série d’interdictions constitue réellement des handicaps pour les journalistes et limite leur liberté d’action et d’initiatives. Cet article nécessite une modification dans le sens de plus de souplesse pour n’en garder que les interdictions raisonnables et universellement admises.
2/ Revoir à la hausse le nombre d’années d’expérience minimum exigé pour être éligible au poste de directeur de la publication, ou ouvrir droit au lancement d’une publication. La limite de cinq ans est nettement insuffisante pour un poste si sensible. Il est souhaitable qu’elle soit revue à la hausse : quinze (15 ) ans ou, au moins, dix (10) ans est, de notre point de vue, un minima incompressible pour une meilleure maîtrise du métier de journaliste, seule garantie quant à la réussite du produit médiatique en question, et à l’amélioration de la qualité de la presse nationale, en général.
3/ Le projet de loi parle de secret professionnel mais ne fait pas référence à la protection des sources, ce qui constitue un recul par rapport à la loi 90/ 07. Les sources doivent être protégées pour permettre un exercice sain de la profession de journaliste et, notamment, éviter le recours au réflexe de l’autocensure, ce qui est en soi une atteinte grave à la liberté de la presse.
4/ La création d’une autorité de régulation doit être l’émanation totale et exclusive des journalistes. Les pouvoirs publics n’ont, dès lors, pas à s’y immiscer, ni de près ni de loin, et ce, pour éviter une caporalisation certaine de l’instance. L’article 89 n’a, de ce fait, aucune raison d’être.
5/ L’accès à l’information est limité et conditionné dans l’article 80 qui énonce une série de restrictions qui font que le journaliste ne pourrait accéder qu’à des informations très superficielles et sans importance. Cet article doit être modifié de manière significative.
6/ L’article 90 constitue une autre restriction aux libertés puisqu’il parle de la violation de la vie privée des personnalités. Cet article doit subir une modification substantielle pour ne pas constituer un prétexte à toute personne se considérant personnalité, pour traîner le journaliste devant la justice.
7/ Tout un chapitre est consacré pour «le droit de réponse et le droit de rectification». Quinze (15) articles y sont consacrés. C’est insensé et franchement excessif. Il est impératif que le droit de réponse soit ramené à sa stricte signification que l’on peut aisément insérer et réglementer en seulement un ou deux articles. Les articles portant recours à la justice pour ester le journaliste nécessitent modifications profondes allant jusqu’à la suppression, car ces deux dispositions constituent une forme de pression sur les journalistes et les titres. De même que l’article 110 est tout simplement de trop. Il ouvrirait la voie à d’innombrables situations de confusion et de désordre.
8/ L’amende imposée aux journalistes pour remplacer la peine d’emprisonnement est très lourde. Elle constitue une forme de blocage et de restriction dans l’exercice de la profession. Aussi il est impératif que le responsable de la publication, ici le directeur de la publication, participe à hauteur de 50 % dans le paiement de toutes les amendes, étant responsable du contenu rédactionnel en dernière instance.
9/ Les pouvoirs de l’autorité de régulation des médias sont exorbitants et sans pour autant être clarifiés. Ses attributions n’étant pas expressément dissociées de celles du ministère de tutelle, l’avènement de cette instance telle que prévue par la présente loi pourra créer des situations de cafouillages et de conflits préjudiciables à tous.
10/ Dans la composante de l’autorité de régulation des médias, les syndicats doivent avoir un représentant d’office qui y siège ès-qualités, au même titre que ceux désignés par les deux chambres du Parlement et le président de la République.
11/ Le projet de loi ne fait pas référence à la levée du monopole sur la publicité de l’Anep qui constitue une source de rente qui crée des disparités et des injustices. La libération de la publicité est une urgence pour un meilleur développement du secteur. Son maintien en l’état, et dans les formes occultes de l’apport de cette entreprise étatique est, au mieux, une prime à la médiocrité, au pire une sorte de corruption légalisée.
12/ Les conditions d’octroi des agréments sont contraignantes, elles doivent être révisées pour plus de souplesse et de facilitation dans la création des titres sans recourir à l’allégeance. Aussi, les journalistes doivent avoir la possibilité d’avoir des actions dans des journaux, regroupés dans des sociétés de rédacteurs comme cela se fait ailleurs, et ce, à hauteur maximale de 33%. L’article 88 y afférent doit être explicité et mieux clarifié pour pouvoir être applicable.
13/ L’article 73 parle d’un futur statut du journaliste. Or, ce statut existe depuis 2008 et est même publié au Journal officiel n° 24 du 10 mai 2008. Seulement, le gouvernement n’a toujours pas accompagné ce statut par les textes d’application nécessaires. Le Syndicat national des journalistes propose son enrichissement par la grille nationale du salaire des journalistes en cours d’élaboration et l’adoption du statut ainsi révisé par décret. Seule façon de faire bénéficier équitablement, et sans contrainte réglementaire aucune, les journalistes des secteurs public et privé de la même grille salariale et du même plan de carrière. Une opportunité se présente : un article explicite dans ce sens dans l’actuelle loi organique réglera définitivement le problème.
14/ Le droit syndical, pourtant garanti par les différentes législations du pays, est honteusement bafoué dans l’écrasante majorité des entreprises de presse algériennes. Des adhérents ou des candidats à l’adhésion au Syndicat national des journalistes ont subi les pires pressions dans de nombreuses entreprises de presse. Le SNJ propose de mettre fin à cette scandaleuse situation. Et ce, en stipulant, et de manière explicite, que ce droit est irréversible tout en prévoyant des sanctions à l’encontre de l’employeur.
15/ Les violations de la législation du travail, sous de multiples formes, sont répétitives, systématiques et le plus souvent impunies dans la presse algérienne. Des connexions et des complicités avec des pôles de la décision, au niveau gouvernemental et ailleurs, font que, parfois, même des décisions de justice ou émanant de l’Inspection du travail demeurent sans suite. Il est temps de remédier à cette honteuse situation. Notamment, en prévoyant de lourdes sanctions, allant jusqu’au retrait d’agrément, pour tout employeur pris en flagrant délit de non-respect de la législation du travail.
16/ L’attribution de la carte nationale de journaliste professionnel doit être délivrée par les soins de l’autorité de régulation de la presse écrite. Et non pas, comme le stipule l’article 78, par une autre structure autonome.
17/ S’agissant de l’ouverture de l’audiovisuel, l’avant-projet de loi n’en parle qu’en des termes vagues et généraux. Tout est relégué au chapitre de projets à venir. Il est pour le moins insensé que d’éluder cette question si sensible d’une loi organique de surcroît appelée à régir le secteur de la presse, des médias, de la communication et de l’information en entier.
18/ L’apologie du terrorisme n’a, à aucun moment, été proscrite par cet avant-projet. Etrange omission, pour un pays comme l’Algérie qui a eu à souffrir de deux décades d’une déferlante terroriste sans précédent en son genre. L’on ne peut, par ailleurs, ne pas revendiquer les droits des familles des journalistes assassinés par le terrorisme et la protection et la préservation de la mémoire de nos confrères assassinés.
Alger le 27 novembre 2011
P/ le Syndicat national des journalistes, le secrétaire général Kamel Amarni

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/11/28/article.php?sid=126461&cid=2

Partager cet article

Repost 0

Mensonges et vérités sur la Syrie

Publié le par Mahi Ahmed

Guerre médiatique

 

Mensonges et vérités sur la Syrie

par Thierry Meyssan

Depuis huit mois, les dirigeants occidentaux et certains médias publics font campagne pour une guerre en Syrie. Les accusations d’une extrême gravité qu’ils portent contre Bachar el-Assad intimident ceux qui s’interrogent sur le bien-fondé d’une nouvelle intervention militaire. Tous ? non, car —avec l’appui du Réseau Voltaire— certains sont venus vérifier sur place et ont pu mesurer l’ampleur de la propagande de l’OTAN. Thierry Meyssan fait le point sur l’état de la guerre médiatique.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 27 novembre 2011

English 

 

 

Formé à Paris sous l’égide de la France, le Conseil national syrien entend renverser le régime du président Bachar el-Assad. Il est présidé par Burhan Ghalioun, professeur de sociologie à l’université de la Sorbonne (ici avec Alain Juppé, le 23 novembre 2011).

En 1999, lors de la guerre du Kosovo, le Réseau Voltaire s’indigna de ce que la France puisse entrer dans le conflit aux côtés de l’OTAN sans vote de l’Assemblée nationale avec la complicité passive des présidents de groupes parlementaires. Nous considérâmes que le refus du président de la République et du Premier ministre d’organiser un authentique débat augurait de l’opacité avec laquelle cette guerre serait conduite. Aussi, nous prîmes l’initiative de publier un bulletin quotidien sur le conflit. Les sites internet du gouvernement serbe ayant été immédiatement détruits par l’Alliance atlantique, nous ne pouvions avoir accès à la version serbe des événements. À défaut, nous avons souscrit des abonnements aux agences de presse de la région (croate, bosniaque, grecque, chypriote, turc, hongroise etc. ). Tout au long du conflit, nous avons présenté chaque jour un résumé de la conférence de presse de l’OTAN à Bruxelles et un résumé du témoignage des journalistes des pays riverains ; des pays ayant parfois de lourds contentieux avec la Serbie, mais dont les gouvernements partageaient entre eux une même narration des événements. Au fur et à mesure du temps qui passait, la version de l’OTAN et celle des journalistes locaux s’écartèrent jusqu’à ne plus avoir aucun point commun. À la fin, il s’agissait de deux histoires radicalement différentes. Nous n’avions aucun moyen de savoir qui mentait et si l’une des deux sources disait vrai. Nos lecteurs avaient l’impression de devenir schizophrènes, d’autant que les médias ouest-européens ne relayaient que la version de l’OTAN et que, par conséquent, nos lecteurs n’étaient confrontés aux deux versions parallèles qu’en nous lisant. Nous avons continué cet exercice de style durant les trois mois de combats. Lorsque les armes se sont tues et que des confrères et des amis ont pu se rendre sur place, ils ont constaté avec stupeur qu’il n’y avait pas eu « de la propagande des deux côtés ». Non : la version de l’OTAN était entièrement fausse, tandis que celle des journalistes locaux était entièrement vraie. Dans les mois qui suivirent, des rapports parlementaires dans plusieurs États membres de l’Alliance établirent les faits. Plusieurs ouvrages parurent sur la méthode mise au point par le conseiller en communication de Tony Blair qui permit à l’OTAN de manipuler la totalité de la presse occidentale : le « story telling ». Il est possible d’intoxiquer la totalité des journalistes occidentaux et de leur masquer les faits, si on leur raconte un conte pour enfants, à la condition de ne jamais interrompre la narration, de la charger de références réveillant de lointaines émotions, et de lui conserver sa cohérence.

Je n’avais pas eu le réflexe de courir en Serbie avant la guerre et je n’ai pas pu le faire lorsque les armes parlèrent. Par contre, ami lecteur, je suis aujourd’hui en Syrie où j’ai pris le temps d’enquêter et où j’écris cet article. C’est en pleine connaissance de cause que je peux affirmer que la propagande de l’OTAN est aujourd’hui en action à propos de la Syrie comme elle le fut à propos de la Serbie.

L’Alliance a commencé à raconter une histoire déconnectée de la réalité, dont le but est de justifier une « intervention militaire humanitaire », selon l’oxymore blairien. Le parallèle s’arrête là : Slobodan Milosevic était un criminel de guerre que l’on cherchait à présenter comme un criminel contre l’humanité pour pouvoir dépecer son pays ; Bachar el-Assad est un résistant à l’impérialisme et au sionisme qui a soutenu le Hezbollah lorsque le Liban était attaqué et soutient le Hamas et le Jihad islamique dans leur quête pour la libération de la patrie palestinienne.

Quatre mensonges de l’OTAN

 1. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, des manifestations de masse auraient lieu depuis huit mois en Syrie pour réclamer plus de libertés et le départ du président Bachar el-Assad.

C’est faux. Il y a bien eu, dans quelques villes des manifestations contre le président Bachar el-Assad à l’appel de prédicateurs saoudiens et égyptiens s’exprimant sur Al-Jazeera, mais elles n’ont rassemblé au total, au grand maximum, que 100 000 personnes. Elles ne réclamaient pas plus de libertés, mais l’instauration d’un régime islamique. Elles exigeaient le départ du président el-Assad, non pas à cause de sa politique, mais parce que ces manifestants se réclament d’un courant sectaire du sunnisme, le takfirisme, et accusent Bachar el-Assad d’être un hérétique (il est alaouite) usurpant le pouvoir dans un pays musulman qui, selon eux, ne peut être gouverné légitimement que par un sunnite de leur école théologique.

 2. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, le « régime » aurait répondu en dispersant les foules par des tirs à balles réelles, faisant au moins 3 500 morts depuis le début de l’année.

C’est faux. D’abord, il ne peut pas y avoir de répression de manifestations qui n’ont pas existé. Ensuite, dès le début des événements, les autorités ont compris que l’on cherchait à provoquer des affrontements confessionnels dans un pays où la laïcité est la colonne vertébrale de l’État depuis le VIIIe siècle. Le président Bachar el-Assad a donc interdit aux forces de sécurité, polices et armée, de faire usage d’armes à feu dans toute circonstance où des civils pourraient être blessés. Il s’agit d’empêcher que des blessés, voire des morts, de telle ou telle confession, soient instrumentés pour justifier une guerre de religion. Cette interdiction est respectée par les forces de sécurité au péril de leur vie, comme nous le verrons plus loin. Quant aux morts, ils sont moitié moins nombreux. La plupart ne sont pas des civils, mais des soldats et des policiers, ainsi que j’ai pu le constater en visitant des hôpitaux et morgues civils et militaires.

 3. Après que nous ayons réussi à briser le mur du silence et à obtenir que de grands médias occidentaux rapportent la présence en Syrie d’escadrons de la mort venus de l’étranger, tendant des embuscades contre l’armée, et assassinant des civils au cœur des villes, l’OTAN et ses alliés du Golfe ont communiqué sur la présence d’une armée de déserteurs. Selon eux, des militaires (mais pas de policiers) qui auraient reçu l’ordre de tirer sur la foule se seraient rebellés. Ils auraient pris le maquis et constitué l’Armée syrienne libre, déjà forte de 1 500 hommes.

C’est faux. Les déserteurs ne sont que quelques dizaines, ayant fui en Turquie où ils sont encadrés par un officier du clan Rifaat el-Assad/Abdel Hakim Khaddam publiquement lié à la CIA. Il y a par contre de plus en plus d’insoumis, de jeunes gens qui refusent de faire leur service militaire, souvent plus sous la pression de leur famille que par décision personnelle. En effet, les militaires qui se trouvent pris dans une embuscade n’ont pas le droit de faire usage de leurs armes à feu pour se défendre si des civils se trouvent sur les lieux. Ils doivent donc faire le sacrifice de leur vie s’ils ne parviennent pas à fuir.

 4. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, le cycle révolution/répression aurait laissé la place à un début de « guerre civile ». 1,5 million de Syriens, pris au piège, souffriraient de la faim. Il conviendrait donc d’organiser des « couloirs humanitaires » pour acheminer une aide alimentaire et permettre aux civils qui le souhaitent de fuir les zones de combat.

C’est faux. Au regard du nombre et de la cruauté des attaques par les escadrons de la mort venus de l’étranger, les déplacements de population sont peu nombreux. La Syrie est autosuffisante en matière agricole et la production n’a pas baissé de manière significative. Par contre, la plupart des embuscades ayant lieu sur les grands axes routiers, ceux-ci sont fréquemment interrompus. En outre, lorsque des attaques ont lieu au centre des villes, les commerçants ferment immédiatement leurs boutiques. Il en résulte de graves problèmes de distribution, y compris en matière d’alimentation. Le fond du problème est ailleurs : les sanctions économiques ont provoqué un désastre. Alors que la Syrie avait au cours de la décennie une croissance de l’ordre de 5 % par an, elle ne peut plus vendre ses hydrocarbures en Europe occidentale tandis que son industrie touristique est sinistrée. Beaucoup de gens ont perdu leur emploi et leurs revenus. Ils font des économies sur tout. Le gouvernement les prend en charge et procède à des distributions gratuites de mazout (pour le chauffage) et de nourriture. Dans ces conditions, il conviendrait plutôt de dire que si le gouvernement el-Assad n’intervenait pas, 1,5 million de Syriens souffriraient de malnutrition du fait des sanctions occidentales.

En définitive, alors que nous n’en sommes au stade que de la guerre non conventionnelle, avec l’envoi de mercenaires et de forces spéciales pour déstabiliser le pays, la narration par l’OTAN et ses alliés du Golfe s’est déjà considérablement éloignée de la réalité. Ce fossé va se creuser de plus en plus.

Pour ce qui vous concerne, ami lecteur, vous n’avez aucune raison de me croire plus que l’OTAN, n’étant pas vous-même sur place. Vous avez cependant plusieurs éléments qui devraient vous mettre la puce à l’oreille.

 

Bernard-Henry Lévy, qui se flatte d’avoir embarqué la France dans la guerre de Libye dans l’intérêt d’Israël, annonce dans « Le Parisien » qu’il a une liste de cibles.

Quatre évidences soigneusement cachées par l’OTAN

 1. On pourrait croire que les imputations sur la prétendue répression et sur le nombre de victimes ont été soigneusement vérifiées. Pas du tout. Elles ne proviennent que d’une seule et même source : l’Observatoire syrien des Droits de l’homme, basé à Londres, dont les responsables requièrent l’anonymat. Que valent des accusations de cette gravité si elles ne sont pas recoupées et pourquoi des institutions comme le Haut-Commissariat des Droits de l’homme de l’ONU les reprennent-elles sans les vérifier ?

 2. La Russie et la Chine ont opposé leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité ouvrant la voie à une intervention militaire internationale. Les responsables politiques de l’OTAN nous expliquent, désolés, que les Russes protègent leur base navale militaire de Tartous et que les Chinois feraient n’importe quoi pour racler quelques barils de pétrole. Devons-nous accepter l’idée manichéenne que Washington, Londres et Paris sont guidés par de bons sentiments tandis que Moscou et Pékin seraient essentiellement égoïstes et insensibles au martyre d’un peuple ? Comment ne pas remarquer que la Russie et la Chine ont bien moins d’intérêt à défendre la Syrie que les Occidentaux n’en ont à la détruire ?

 3. Il y a une certaine étrangeté à observer la coalition des États soi-disant bien intentionnés. Comment ne pas remarquer que les deux principaux contributeurs de la Ligue arabe et promoteurs de la « démocratisation » de la Syrie, l’Arabie saoudite et le Qatar, sont des dictatures vassales des États-Unis et du Royaume-Uni ? Comment ne pas se demander si les Occidentaux —qui viennent de détruire successivement l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, tuant plus de 1,2 million de personnes en dix ans et montrant le peu de cas qu’ils font de la vie humaine— sont bien crédibles en brandissant l’étendard humanitaire ?

 4. Surtout, pour ne pas se laisser manipuler à propos des événements en Syrie, il convient de les replacer dans leur contexte. Pour l’OTAN et ses alliés du Golfe —dont les armées ont envahi le Yémen et le Bahrein pour y écraser les manifestations dans le sang—, la « révolution syrienne » est le prolongement du « printemps arabe » : les peuples de la région aspirent à la démocratie de marché et au confort de l’American Way of Life. Au contraire, pour les Russes et les Chinois, comme pour les Vénézuéliens ou les Sud-Africains, les événements de Syrie sont la continuation du « remodelage du Moyen-Orient élargi » annoncé par Washington qui a déjà fait 1,2 million de morts et que toute personne soucieuse de la vie humaine se doit d’arrêter. Ils se souviennent que le 15 septembre 2001, le président George W. Bush programma sept guerres. La préparation de l’attaque de la Syrie débuta officiellement le 12 décembre 2003 avec le vote du Syrian Accountability Act dans la foulée de la chute de Bagdad. Depuis ce jour, le président des États-Unis —aujourd’hui Barack Obama— a pour ordre du Congrès d’attaquer la Syrie et est dispensé de venir devant les assemblées pour ouvrir le feu. Dès lors, la question n’est pas de savoir si l’OTAN a trouvé une divine justification pour entrer en guerre, mais si la Syrie trouvera un moyen de se sortir de cette situation comme elle est parvenue à échapper à toutes les accusations diffamatoires et à tous les pièges précédents, tel que l’assassinat de Rafik Hariri ou le raid israélien contre une imaginaire centrale nucléaire militaire.

Des médias mainstream occidentaux témoignent

Au terme de cet article, je voudrais vous indiquer, ami lecteur, que le Réseau Voltaire a facilité un voyage de presse organisé à l’initiative du Centre catholique d’information des chrétiens d’Orient, dans le cadre de l’ouverture aux médias occidentaux annoncée par le président el-Assad à la Ligue arabe. Nous avons aidé des journalistes mainstream à voyager dans les zones de combat. Nos collègues ont d’abord mal vécu notre présence à leurs côtés, à la fois parce qu’ils avaient un a priori négatif à notre égard et parce qu’ils pensaient que nous cherchions à leur bourrer le crâne. Par la suite, ils ont pu constater que nous sommes des gens normaux et que le fait de choisir notre camp ne nous a pas fait renoncer à notre esprit critique. En définitive, bien qu’ils soient intimement persuadés de la bienveillance de l’OTAN et ne partagent pas notre engagement anti-impérialiste, ils ont vu et entendu la réalité. Avec honnêteté, ils ont restitué dans leurs reportages l’action des bandes armées qui terrorisent le pays. Certes, ils se sont abstenus de contredire ouvertement la version atlantique et ont essayé de concilier ce qu’ils avaient vu et entendu avec elle, ce qui les a parfois conduits à des contorsions autour du concept de « guerre civile » opposant l’armée syrienne à des mercenaires étrangers. Quoi qu’il en soit, les reportages de la Radio Télévision Belge (RTBF) ou de La Libre Belgique, pour ne citer qu’eux, montrent que, depuis huit mois, l’OTAN masque l’action des escadrons de la mort et impute mensongèrement leurs crimes aux autorités syriennes.

http://www.voltairenet.org/Mensonges-et-verites-sur-la-Syrie

Partager cet article

Repost 0

Face à la résolution de la Ligue arabe justifiant l'intervention étrangère, le PC Syrien appelle à rassembler des forces pour défendre la patrie et mettre en œuvre les réformes nécessaires

Publié le par Mahi Ahmed

Face à la résolution de la Ligue arabe justifiant l'intervention étrangère, le PC Syrien appelle à rassembler des forces pour défendre la patrie et mettre en œuvre les réformes nécessaires

La résolution de la Ligue Arabe justifie l'intervention étrangère

 

Continuons d'appliquer les articles de l'Initiative arabe et rassemblons toutes les forces sincères dans la défense de notre patrie!

 

 

Communiqué du Parti communiste syrien (unifié)

 

 

Chers compatriotes,

 

Notre pays travers une période-charnière décisive, la plus dangereuse que notre pays ait eu à traverser durant les huit derniers mois, depuis le début du problème Syrien dont les pertes s'élèvent environ à 3 000 martyrs civils et militaires. Bien que les revendications soulevées par les manifestants pacifiques se concentrent sur la nécessité de transformer le régime dans le sens de la démocratie, de revenir sur les orientations économiques du pays qui ont mené à la multiplication des problèmes dans la vie des couches pauvres et moyennes, et en dépit du fait que des lois réformatrices aient été adoptées en vue de répondre à ces revendications et doivent désormais s'engager à élaborer une nouvelle constitution pluraliste, les forces de la haine et de l'impérialisme menés par la seule super-puissance, les États-Unis, ses partenaires européens et certains pays Arabes dans l'orbite Américaine, n'ont eu de cesse d'user de provocations et d'inciter les manifestations pacifiques à se transformer en rébellion militaire. A cette fin, ils ont joué de tous les médias et de toutes les ressources à leur disposition afin de diviser le peuple Syrien, et de réduire à néant le rôle national joué par la Syrie, principal obstacle actuellement aux plans Américains.

 

Après que leurs tentatives pour internationaliser la question Syrienne ont échoué, grâce aux positions adoptées par la Russie et la Chine au Conseil de sécurité de l'ONU, ils ont eu recours à la Ligue arabe pour faire pression sur la Syrie et pour rendre légal le transfert du dossier à des organismes internationaux dans une tentative de reproduire à l'identique le scénario Libyen, tout particulièrement maintenant que la Ligue Arabe est devenue le terrain de jeu de pays pétroliers arrogants essayant de jouer le rôle de grandes puissances.

 

La Syrie avait accepté l'initiative Arabe après reformulation de certains de ses articles. Elle a également commencé à appliquer ces articles, en dépit de l'intensification de l'escalade militaire de la part des groupes armés, des partisans du séparatisme et de ceux qui appellent à une intervention étrangère. Outre la libération de certains détenus, conformément aux dispositions de l'initiative, des unités militaires ont été retirées des secteurs où des tensions ont été constatées, il a été redonné aux forces de police la charge de s'occuper de la sécurité dans les villes.

 

Quoi qu'il en soit, ces puissances visant à internationaliser le problème Syrien et à légitimer l'intervention militaire n'étaient pas contentes du tout, après avoir été surprises par la position Syrienne positive vis-à-vis de l'initiative Arabe, elles se sont donc empressé de convoquer une réunion exceptionnelle de la Ligue arabe au niveau ministériel afin d'adopter une résolution condamnant la Syrie. Il est désormais manifeste que la mission de la Ligue arabe consiste à compliquer le problème Syrien plutôt qu'à le résoudre. Cela est devenue on ne peut plus clair avec la résolution suspendant la participation de la Syrie dans les institutions de la Ligue arabe. Cette résolution est dans les intérêts des forces colonialistes et ne fait qu'approfondir le problème Syrien.

 

Les objectifs des forces qui se trouvent derrière cette résolution adoptée à la va-vite deviennent très clair. Les faits démontrent que la résolution était déjà prête avant même que la réunion ne se tienne. La menace du recours à l'intervention étrangère est désormais plus importante qu'auparavant. La résolution marque l'aboutissement indispensable à l'internationalisation de la crise, et contribue à ouvrir la voie à l'intervention étrangère de plusieurs façons.

 

En conséquence, la Syrie doit prendre cela très au sérieux, traiter le fond du problème avec des moyens politiques, cela prouverait l'adhésion de la Syrie à l'initiative du 2 novembre 2011, qui a été pour partie mise en application. Toutes les mesures nécessaires à la mise en œuvre intégrale de tous ses articles doivent être adoptées. Ainsi, nous estimons essentiel la libération de tous les détenus politiques et les prisonniers coupables d'avoir manifester leur colère, à condition qu'ils n'aient pas mené des attaques armées contre l’État ou des individus ; les médias étrangers devraient pouvoir entrer en Syrie, et être en mesure de se confronter avec les faits et la situation réelle dans le pays. Cela contribuerait à affaiblir le rôle joué par les médias qui propagent de fausses informations et jouent le rôle d'agents provocateurs. Le résultat des enquêtes sur ceux qui ont fait un mauvais usage de la force contre le mouvement populaire pacifique.

 

L'accélération des réformes visant à transformer la société en une société démocratique, et la préparation d'une nouvelle constitution pour le pays basée sur le pluralisme doivent être considérées comme des étapes essentielles pour faire barrage à l'intervention étrangère, et retrouver la confiance des citoyens. Dans le même temps, la sécurité de la patrie ainsi que des citoyens doivent être garanties. Cela va tout à fait de pair avec les réformes. Les réformes et la garantie de la sécurité des citoyens sont deux éléments qui vont ensemble.

 

La situation évolue rapidement. Les menaces contre notre patrie se multiplient. Unissons toutes les forces honnêtes pour protéger notre terre de l'intervention des forces colonialistes étrangères, assurer une transition calme et pacifique vers une société démocratique et civilisée, et répondre aux revendications des masses populaires et des travailleurs

 

Partager cet article

Repost 0

POUR EN FINIR AVEC BEHACHEL HENRI LEVY

Publié le par Mahi Ahmed

POUR EN FINIR AVEC BEHACHEL HENRI LEVY

Le communautariste faussaire

Par Pr Chems Eddine CHITOUR - Samedi 26 Novembre 2011

BHL se veut être un maître à penser

«J'ai toujours eu peur pour Bernard-Henri Lévy. J'ai depuis longtemps un faible pour ce glorieux cadet qui se rêve à la fois l'héritier de Malraux, de Levinas et de Brummell, et assume avec une élégance provocatrice son dandysme philosophique.» Jean Daniel

Le philosophe «tout-terrain» Bernard- Henry Levy vient de déclarer que c'est en tant que Juif qu'il a libéré la Libye de son tyran. Quel est cet homme qui intrigue, manipule à l'infini et est avocat de toutes aventures, lui qui se veut être un maître à penser? Sa biographie parle d'un normalien brillant qui, très tôt, a décidé de «parvenir».

Le parcours atypique de BHL
Sans aller dans le détail d'une vie riche en évènements médiatiques, signalons quelques faits d'armes. En 2001, il soutient fermement l'intervention américaine en Afghanistan et proclame en novembre 2001 à propos de cette intervention: «La victoire éclair d'une stratégie que nous n'étions pas bien nombreux à juger d'une habileté, d'une efficacité militaro-politique insoupçonnées.» En 2002 et 2003, il explique qu'il ne se positionne pas contre la guerre en Irak. Lors de la guerre de Ghaza 2008-2009, BHL s'est rendu en Israël, publiant le récit de son voyage dans le JDD. Dans cet article il constate que la bande de Ghaza, évacuée par Israël en 2005 et soumise depuis à un blocus humanitaire, est devenue non l'embryon de l'État palestinien tant espéré, mais «une base militaire avancée». En janvier 2009, il publie dans le journal Le Point une note de soutien à Israël justifiant l'opération «Plomb durci». Le 7 juin 2010, il défend l'attaque israélienne du 31 mai 2010 contre des navires transportant de l'aide humanitaire vers Ghaza. Le 9 novembre 2011, parution de son livre «La Guerre sans l'aimer», quinze jours après le lynchage de Kadhafi: la Libye, opération réussie!

Le faussaire
L'admiration de Jean Daniel pour BHL est lointaine, «Malraux ou rien» écrivait déjà Jean Daniel dans l'éditorial très élogieux qu'il consacrera au film Bosna dans le Nouvel Observateur du 12 mai 1994. Cette phrase de Jean Daniel est une énigme, au vu du parcours de Bernard-Henri Levy. Elle ne pourrait s'expliquer que par un parti pris irrationnel. Pascal Boniface répond justement à Jean Daniel: «Certes, on peut se demander si BHL sert des causes ou s'il se sert d'elles. (...) Quasi unanimement célébré par les élites politiques et médiatiques, il est largement rejeté par le public. Tout simplement, le public est informé des différentes affabulations de BHL, de ses rapports élastiques avec la vérité, du caractère mensonger de nombre de ses affirmations. (1)
BHL est présenté par certains journalistes comme un imposteur intellectuel. Ses détracteurs estiment que sa réussite ne serait due qu'à un réseau de connaissances bien organisé. Dans un article intitulé «BHL n'est pas seulement ridicule, il est aussi dangereux», Pascal Boniface écrit: «Il est de bon ton, dans de nombreux milieux, de se gausser de Bernard-Henri Lévy et d'affecter à son égard, une indifférence ironique. L'affaire Botul - dont BHL a le culot de s'estimer victime - n'est ni sa première, ni sa dernière escroquerie intellectuelle. La carrière de BHL est faite d'affabulations et de ratés monumentaux, qu'il veuille créer un journal, faire un film, écrire une pièce de théâtre ou un livre. Il y a un écart grandissant entre l'écho médiatique qui lui est donné et la désaffection du public, qui n'est pas dupe.» (2)
BHL est également dénoncé dans l'ouvrage Les Intellectuels faussaires (éditions JC Gawsewitch, mai 2011) de Pascal Boniface. Il écrit: «En tête de liste, il y a l'influent Bernard-Henri Lévy, alias BHL le «seigneur et maître des faussaires», dont le «moralisme se mue en maccarthysme», redoutable dans l'art d'exercer le «terrorisme intellectuel», alors même que ses fiascos retentissants disqualifieraient sur-le-champ bien moins omnipotent que lui.» La prise de liberté avec la vérité et les faits inspire un reproche fait par exemple par l'historien Pierre Vidal-Naquet et par le philosophe Cornelius Castoriadis à propos de son livre Le Testament de Dieu. Dans un article du Nouvel observateur daté du 9 juillet 1979, Cornelius Castoriadis admettant sa perplexité devant le «phénomène BHL», écrivait: «Sous quelles conditions sociologiques et anthropologiques, dans un pays de vieille et grande culture, un «auteur» peut-il se permettre d'écrire n'importe quoi, la «critique» le porter aux nues, le public le suivre docilement - et ceux qui dévoilent l'imposture, sans nullement être réduits au silence ou emprisonnés, n'avoir aucun écho effectif? Que cette camelote doive passer de mode, c'est certain: elle est, comme tous les produits contemporains, à obsolescence incorporée.» (2)
Il y a plus grave, ajoute Pierre-Vidal Naquet à la réponse de BHL, ce plagiat éhonté de BHL nous lisons: «Le Testament de Dieu n'est pas un roman ni même un pamphlet, il se veut oeuvre d'érudition et relève, à ce titre, de la critique, en gros et en détail. Mais, il y a plus grave. Bernard-Henri Lévy a parlé à mon propos de «pure et simple falsification». C'est une expression dure à entendre pour un historien de métier et de vocation. Soit. Voyons un peu ce que nous apprend la critique des textes. Dans Le Monde du 5 janvier 1978, Bernard-Henri Lévy accorde un entretien à Gilbert Comte. On y lit ceci, qui fut dicté comme sien par le philosophe lui-même. Il s'agit de la langue française: «Je crois que la langue française est à la fois ma plus chère maladie et ma seule patrie possible. L'asile et l'antre par excellence. L'armure et l'arme par excellence. Un des lieux, en tout cas, où je me tienne en ce monde.» Beau texte. Mais une version, sans doute, «à peu près contemporaine», puisqu'elle date du 23 décembre 1941, lui fait «spectaculairement écho». La voici: «Même si je n'étais pas un animal essentiellement français, [...] la langue française serait encore pour moi la seule patrie imaginable, l'asile et l'antre par excellence, l'armure et l'arme par excellence, le seul ´´lieu géométrique´´ où je puisse me tenir en ce monde pour y rien comprendre, y rien vouloir ou renoncer.» Il s'agit d'une lettre de Saint-John Perse, on la trouvera dans les uvres complètes du poète page 551. «Pure et simple falsification», avez-vous dit?» Voilà le personnage que les médias français bien tenus adulent, lui permettant tous les outrages au point de donner des leçons, de défaire un peuple et de s'en enorgueillir d'avoir mis à mort un Arabe parce que c'est l'ennemi d'Israël.(3)

La fidélité à Israël
Justement, Bernard-Henri Levy abdique toute rationalité quand il s'agit de défendre Israël. Alain Gresh, scandalisé par un article de BHL en janvier 2009 sur Ghaza, lui répond: «Il manquait encore sa voix dans le débat. Il vient enfin de s'exprimer dans un texte exemplaire paru dans Le Point, «Libérer les Palestiniens du Hamas». Exemplaire? oui, car, comme celui d'André Glucksmann, il résume tous les mensonges, toute la mauvaise foi de ceux qui pensent que, au-delà de telle ou telle erreur, la politique d'Israël doit être défendue contre ses ennemis, contre les barbares qui menacent de le submerger. BHL écrit: «Aucun gouvernement au monde, aucun autre pays que cet Israël vilipendé, traîné dans la boue, diabolisé, ne tolérerait de voir des milliers d'obus tomber, pendant des années, sur ses villes: le plus remarquable dans l'affaire, le vrai sujet d'étonnement, ce n'est pas la ´´brutalité d'Israël - c'est, à la lettre, sa longue retenue.» Alain Gresh commente: «Il suffit de comparer le nombre de morts palestiniens et israéliens (avant les combats actuels) pour mesurer la «longue retenue». C'est-à-dire en définitive, 1400 morts d'un côté dont 400 enfants et 13 morts de l'autre. Poursuivant plus loin sa désinformation, BHL parle de dissymétrie stratégique et morale «Dissymétrie stratégique? conclut Alain Gresh, Incontestablement. Un dirigeant du FLN algérien Larbi Ben M'hidi, arrêté durant la bataille d'Alger en 1957 (puis assassiné), et à qui des journalistes français reprochaient d'avoir posé des bombes dans des cafés, répondait: «Donnez-moi vos Mystère, je vous donnerai mes bombes». Dissymétrie morale? Les punitions collectives infligées depuis des années à Ghaza sont, selon Richard Falk, envoyé des Nations unies dans les territoires palestiniens, «un crime contre l'humanité». Que dire alors de ce qui se passe depuis...»(4)
Il y a mieux! On apprend que le lynchage de Kadhafi fait partie de la croisade de BHL au nom des intérêts supérieurs des Juifs. Pour Bernard-Henri Lévy, la guerre en Libye était motivée, à ses yeux, par la défense des intérêts d'Israël dans le monde. Sébastien Crépel écrit: «Dernier invité de la première convention nationale organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le journaliste et écrivain a évoqué les raisons qui l'avaient conduit à s'engager il y a huit mois contre le régime du colonel Kadhafi. Ce fut «d'abord comme Français», mais, poursuit-il, «je l'ai fait pour des raisons plus importantes encore». Parmi celles-ci, «la croyance en l'universalité des droits de l'homme» mais aussi, plus curieusement, «pour une autre raison dont on a peu parlé, mais sur laquelle je me suis pourtant beaucoup étendu: cette raison impérieuse, qui ne m'a jamais lâché, c'est que j'étais juif. (...) Et Bernard-Henri Lévy de préciser le fond de sa pensée: «J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom, ma volonté d'illustrer ce nom et ma fidélité au sionisme et à Israël.» «Comme tous les juifs du monde, j'étais inquiet. Malgré la légitime anxiété, c'est un soulèvement qu'il convient d'accueillir avec faveur: on avait affaire à l'un des pires ennemis d'Israël.» Plus contestable, en revanche, est l'enrôlement par BHL de «tous les juifs du monde» derrière la bannière du gouvernement israélien, au nom du syllogisme suivant: je suis juif, Kadhafi et Israël sont ennemis, donc je prends le parti d'Israël. (...)» (5)
En général, écrit Assouline, lorsqu'une guerre commence à pointer ses canons, Bernard-Henri Lévy rapplique; aussitôt finie, un livre suit. On s'y fait désormais. Achevé d'imprimer en octobre dernier, alors que les images du colonel Kadhafi en pantin sanguinolent passaient en boucle sur les écrans, La Guerre sans l'aimer est très exactement ce qu'il annonce en sous-titre: «Journal d'un écrivain au coeur du printemps libyen». En évitant le massacre de Benghazi, son entregent frénétique a raccourci la guerre d'un mois et sauvé les vies de milliers de civils. Malraux est évidemment son grand modèle annoncé dès le titre emprunté aux Noyers de l'Altenburg («Ah! que la victoire demeure avec ceux qui auront fait la guerre sans l'aimer!») et celui de la deuxième partie («L'Espoir», carrément). Dans une adresse au peuple réuni à ses pieds sur la corniche de Benghazi, il ose sans sourciller: «Jeunesse de Benghazi, libres tribus de la Libye libre, l'homme qui vous parle est le libre descendant d'une des plus anciennes tribus du monde...» (....)» (6)
Devant l'à-plat-ventrisme avéré des médias devant l'ominpotence de BHL, il se trouve et c'est heureux des espaces où on peut dire la vérité. Xavier de La Porte et Jade Lindgaard font l'éloge de l'internet qui démystifie le personnage: «(...) Et c'est surtout sur la Toile, qu'il s'agisse de blogs ou de sites d'information, que Bernard-Henri Lévy fait l'objet de déminages systématiques, à chaque nouvelle publication de reportages (sur la Géorgie ou le Darfour par exemple) ou de tribunes. Car avec Internet, les règles du jeu de la parole publique ont changé. Finie la conversation au coin du feu de l'oligarchie médiatique. Moins de révérence et de connivences entre obligés appartenant aux mêmes cercles de pouvoir, politique, financier, éditorial, ou du monde des médias. Les idées se diffusent en un clic. Les citations sont gravées dans le marbre de la mémoire infinie de Google qui référence ad vitam æternam ou presque, jusqu'au supplice, les erreurs commises par les uns et les autres. La culture de la repasse fait voler en éclats la culture de l'impunité: n'importe quelle idiotie se regarde en boucle et s'accroche comme un boulet à la réputation de son locuteur. (...) Mais sur Internet, toute autorité - ou presque - est par principe remise en cause. Si bien que notre homme très diplômé, jeune depuis au moins quarante ans, se disant philosophe mais se tenant à l'écart de l'université où il n'est pas étudié, apparaît soudain hors sujet. Son travail consiste principalement à écrire des essais pas trop difficiles à lire et à en parler le plus possible dans les médias. Il s'exprime ainsi à la télévision en toutes circonstances Tout-terrain. Mais qui se soucie des lubies de bardes nationaux vieillissants sur le World Wide Web? En France, BHL et Alain Finkielkraut continuent de jouer un rôle prépondérant, chacun dans son registre. Mais pour combien de temps encore? C'est beaucoup plus grave qu'un bug: en langage internet, on appelle ça un FAIL». (7)
Nous voulons terminer par cette Lettre ouverte adressée en 1986 à M.Bernard-Henri Lévy par le philosophe Guy Hocquenghem. «Cher Bernard, cher Henri, cher Lévy, Trois personnes en un seul dieu: pourquoi relever, te reprocher tes reniements, toi qui es, mieux qu'une girouette, une véritable rose des vents à toi tout seul? Hauteur de l'infatuation, largeur de la surface médiatique, profondeur de la pose pour photographes; constance dans l'inconsistance, dogmatismes alternés, tes prises de position se succèdent et se contredisent; (...) Ton agitation interlope ne cesse de transiter entre les deux formes du reniement, de gauche et de droite. Le chantage à l'antisémitisme, au fascisme, ne t'a servi qu'à restaurer, comme seul rempart contre les mauvais instincts des foules, la théologie la plus répressive. (...) Tout, chez toi, est imaginaire.(...) Le néophilosophe concocté sous Giscard pour rallier la droite s'est retrouvé socialo sous Mitterrand. (...) Tu n'hésites pas, de Paris, à soutenir les massacres de Sabra et Chatilah. (...) Tu es ex-gauchiste sans avoir été gauchiste; (...) L'auto-proclamation est l'arme des faibles. Tu es l'allégorie de l'impuissance à rien éprouver, à rien créer, à rien croire ni affirmer, propre à notre génération. (...) Tu considères l'admiration publique à ton égard comme un devoir du public, et tu ressentirais son manque comme une trahison. Trahison suprême qui ferait chanceler ton être, l'effacerait de l'écran; à n'exister que pour les autres, tu dépends intimement d'eux, et tu voudrais les contraindre à te rester fidèles. Tu fais penser à ce média-man, héros du film Un homme dans la foule, qui, discrédité par la révélation en direct de ses mensonges, finit sa vie face à une machine à applaudir, (...) tu ne tiens qu'à l'applaudimètre. Et cette inexistence est inscrite en tes initiales, BHL. Tu n'as même pas de nom à toi, rien qu'un sigle, comme RATP ou SNCF.»(7) Tout est dit! Voilà l'imposture faite homme, un communautariste à l'indignation sélective qui continue à tétaniser son monde, voire un gouvernement embarqué dans une aventure coloniale dont on ne connaît pas l'issue.

1. http://pascalbonifaceaffairesstrategiques. blogs.nouvelobs.com/archive/2011/04/22/reponse-a-jean-daniel-sur-bhl.html
2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard-Henri _L%C3%A9vy
3. www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49
4. http://blog.mondediplo.net/2009-01-10-Liberer-les-Palestiniens-des-mensonges-de-Bernard
5. Sébastien Crépel www.humanite.fr http://www.legrandsoir.info/bhl-philosophe-officiel-au-service-d-interets-d-etat.html
6. Lévy d'Arabie http://passouline.blog.lemonde.fr/2011/11/13/levy-darabie/
7. Xavier de La Porte et Jade Lindgaard-Le Web a mis fin à l'impunité de BHL..06/08/2011
8. http://www.legrandsoir.info/Un-nouvel-antisemitisme-Je-ne-crois-pas-Huffington-Post.html

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/143396-le-communautariste-faussaire.html

Publié dans Choix d'articles

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 6 > >>