Oxford Business Group :Ruée des compagnies pétrolières vers le Maroc

Publié le par Mahi Ahmed

Oxford Business Group :Ruée des compagnies pétrolières vers le Maroc

Dernière mise à jour : 07/11/2013 à 15:46

 

Les investisseurs étrangers manifestent un intérêt croissant pour les réserves d'hydrocarbures offshores du Maroc, a indiqué jeudi l'Oxford Business Group, un cabinet d'intelligence économique basé à Londres. Ces investisseurs sont attirés par différents facteurs, notamment les résultats prometteurs des études sismiques, et des conditions d'investissement attractives, soulignent les analystes de l'OBG.

 

 

Grâce au forage de 10 nouveaux puits, prévu en 2013-14, le Maroc pourrait enregistrer une hausse significative de sa production de pétrole et de gaz à moyen terme, et ainsi réduire ses importations énergétiques et redresser une balance commerciale de plus en plus déficitaire.

C'est ce qu'ont affirmé jeudi, les experts de l'Oxford Business Group (OGB), notant que les compagnies pétrolières et gazières ont été particulièrement actives dans le pays ces deux dernières années.

Cinq d'entre elles se sont vu octroyer de nouveaux blocs, tandis qu'une série d'acquisitions et d'autres accords ont été conclus, ajoute l'OBG, citant à cet égard des groupes pétroliers internationaux, tels que Chevron, Total et Galp, mais aussi des sociétés indépendantes, notamment Genel Energy, Cairn Energy et Kosmos Energy, qui ont renforcé leurs opérations offshores.

Jusqu'à 10 puits offshore verront le jour en 2013-2014

D'après les données de l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), citées par l'OBG, jusqu'à 10 puits offshore devraient être l'objet de forage exploration en 2013-14, soit deux fois plus que le nombre des opérations effectuées lors de ces 10 dernières années.

Et d'ajouter que Cairn Energy, société basée au Royaume-Uni, a renforcé sa présence au Maroc grâce au rachat de Nautical Petroleum en juin 2012, scellé par une prise de participation de 37,5% dans la licence Juby Maritime, qui englobe la découverte de pétrole lourd sur le site de Cap Juby, le premier grand gisement découvert au Maroc.

En août 2012, Cairn a également acquis une participation de 50% dans le bloc de Foum Draa, et obtenu le statut d'opérateur, moyennant un investissement de 44,1 millions d'euros, destiné à financer le forage d'un puits exploratoire.

Pour sa part, Genel Energy, une société anglo-turque indépendante, a obtenu une participation de 37,5% dans la licence Juby Maritime en 2012, grâce à l'acquisition de Barrus Petroleum, rappelle l'OBG, précisant que des récents tests menés dans le bloc Cap Juby montrent la présence de pétrole et de gaz.

Un sentiment d'optimisme

OBG indique également que cette dernière devra lancer des travaux d'exploration en 2014 dans son bloc Sidi Moussa, dans lequel elle détient depuis fin 2012 une participation de 60%, soit 36,8 millions d'euros, en plus du bloc Mir Left, qui lui a été octroyé en novembre 2012.

D'après les experts de l'OBG, la licence offshore Mazagan a engendré un sentiment d'optimisme quant à la présence de ressources potentielles, qui rappellent qu'en janvier 2013, la société Plains Exploration a acquis une participation directe de 52% dans la licence Mazagan auprès du précédent opérateur, et devrait débuter les forages exploratoires en 2014.

En janvier 2013 également, Chevron s'est vu octroyer des licences pour trois blocs dans le bassin à eaux profondes de Doukkala, tandis que Tangiers Petroleum a cédé 50% de ses participations dans le bloc offshore de Tarfaya en 2012, relève la même source.

OBG fait également état de forages dans un puits d'essai, MO-2, à Tarfaya, ayant permis d'évaluer la capacité de production potentielle à plus de 2.300 barils par jour (bpj).

Selon l'avis de l'OBG, les investisseurs et compagnies pétrolières sont intéressés par le Maroc en raison des conditions favorables à l'investissement, en particulier la loi de 2000 relative aux hydrocarbures.

Ce texte limite en effet la participation de l'ONHYM dans toutes les opérations d'exploration et de production à 25%, l'un des taux les plus bas de la région, sensiblement inférieur aux 51% de participation applicables en Algérie.

Les redevances appliquées au Maroc sont également relativement modestes (10%) pour la production de pétrole, et 5% pour le gaz, des taux qui permettent de limiter la participation du gouvernement à 35%, soulignent les analystes de l'OBG.

aufait avec MAP

 

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