Du dialogue euro-arabe au partenariat militaire islamo-atlantiste

Publié le par Mahi Ahmed

Du dialogue euro-arabe au partenariat militaire islamo-atlantiste

Quand les Arabes ne s’entendent plus

Il y a quarante ans, les Arabes brandissaient l’arme du pétrole en soutien à l’effort de guerre des pays du Champ de bataille, l’Egypte et la Syrie, dans leur combat contre Israël.

Par René Naba

Pour la 2e fois de leur histoire contemporaine, les Arabes utilisaient à cette occasion, les armes dont ils disposent pour la défense de leur cause, qui plus est, d’une manière judicieuse. La première fois, en 1956, avec la nationalisation du canal de Suez par Gamal Abdel Nasser, première nationalisation réussie du Tiers-monde, qui valut au président égyptien une «expédition punitive» de la part des anciennes puissances coloniales de l’époque : la France, le Royaume-Uni et leur complice israélien. La seconde fois, en 1973, avec l’usage de l’arme du pétrole brandie par le roi Fayçal d’Arabie saoudite, en soutien à la bataille menée conjointement par l’Egypte et la Syrie pour la libération du Sinaï égyptien et du Golan syrien. Depuis cette date, une lente descente aux abîmes s’est amorcée dans l’allégresse de l’autodestruction. L’Europe fragilisée par le boycott pétrolier, en 1973, propose alors un dialogue au Monde arabe en vue d’un partenariat global afin de stabiliser les relations entre les deux rives de la Méditerranée. Fausse bonne idée que ce dialogue euro-arabe qui suscitera nombre de supputations et de fantasmes, dont le plus tragiquement ahurissant aura été celui d’Anders Behring Breivik.

L’auteur des attentats d’Oslo (Norvège), en juillet 2011, a en effet cité plusieurs dizaines de fois Bat Ye’or dans son manifeste pour expliquer son acte criminel. Le carnage, qui avait fait 76 morts le 22 juillet 2011, était intervenu au lendemain de l’engagement du gouvernement norvégien d’agir en faveur de la «reconnaissance de l’Etat palestinien» à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Onu, qui devait s’ouvrir le 21 septembre 2011. Dans son ouvrage «Eurabia, Islam and Dhimmitude», Bat Ye’or de son vrai nom Gisèle Littman-Orebi (Le Caire, 1933) se livre à une machination intellectuelle dénonçant un accord ourdi, selon elle, entre des instances dirigeantes européennes et des pays arabes visant à soumettre l’Europe au Monde arabe afin de former une nouvelle entité qu’elle désigne sous le vocable d’«Eurabia».

L’essayiste britannique d’origine juive égyptienne fait référence, en fait, au «Dialogue euro-arabe», instance mise sur pied au lendemain du choc pétrolier dans la foulée de la guerre d’Octobre 1973, marquée par la destruction de la ligne israélienne de défense sur le canal de Suez, la Ligne Bar Lev, et l’embargo pétrolier décrété par les pays pétroliers arabes à l’encontre des pays européens soutenant Israël. Bat Ye’or, «fille du Nil» en hébreu, date de ce moment le début du nouveau processus d’invasion arabe de la France et d’islamisation de l’Europe, sur la base de la fameuse «politique arabe de la France». Une telle affirmation fantaisiste est sans rapport avec la réalité historique. En procédant de cette sorte, elle a occulté, volontairement, les conséquences des deux Guerres mondiales du XXe siècle (1914-1918 /1939-1945) sur la démographie européenne, où près de cinq millions de personnes ont été tuées rien que sur le théâtre ouest-européen, sans compter le théâtre russe et Stalingrad, ainsi que le considérable besoin de main-d’œuvre nécessaire à la reconstruction de la France et de l’Allemagne, deux pays dévastés par eux-mêmes.

Le plus grand déferlement d’Arabes et de Noirs (chrétiens ou musulmans) en Europe, particulièrement la France, a eu lieu à l’occasion des deux Guerres mondiales (1914-1918, 1939-1945) ou près d’un million de combattants basanés avaient participé à la bataille de la libération de la France, un pays que ses concitoyens n’avaient su, pu ou voulu défendre. S’y superposait le souci, à courte vue, du patronat français de privilégier la main-d’œuvre bon marché et apolitique des trois pays du Maghreb pour le fonctionnement de l’appareil économique français, en vue d’affaiblir, d’une part, le syndicalisme ouvrier en France, et de faire, d’autre part, l’économie de la mécanisation et de la modernisation de l’industrie française.

Le hasard de l’existence a voulu que l’auteur de ces lignes ait été présent à la conférence fondatrice du dialogue euro-arabe, en novembre 1975 à Abou Dhabi, en sa qualité d’envoyé spécial de l’Agence France Presse. Une conférence, dont il tire des conclusions radicalement différentes de la théoricienne d’«Eurabia» en ce qu’il estimait que «le dialogue euro-arabe, à ses premiers balbutiements, se devait, pour être fructueux, impliquer préalablement un dialogue interarabe sur l’Europe et un dialogue intereuropéen sur les Arabes, tant l’approche entre les deux camps était différente et les objectifs divergents».

Sur place, sur la base des confidences de diverses délégations tant européennes qu’arabes, l’auteur avait retiré l’impression et mentionné dans le texte que le dialogue euro-arabe butait sur le problème palestinien, que les Européens ne souhaitaient pas aborder dans ce cadre-là, qu’ils estimaient réserver le dialogue euro-arabe exclusivement à la coopération économique. Autrement dit, les Européens se préoccupaient, moyennant des contreparties de façade au plan politique, de drainer surtout les pétrodollars générés par le quadruplement du prix du pétrole, en vue de relancer leur économie déjà affectée d’un chômage au départ conjoncturel, par la suite structurel. En fait l’Europe, liée par une «sorte de solidarité expiatoire» à l’égard d’Israël pour les massacres qu’ils ont commis à l’ égard de leurs compatriotes de confession juive, (génocide nazi, collaborationnisme vichyste), n’entendait pas s’écartait de la ligne atlantiste en la matière. La narration de cette conférence se retrouve au lien suivant. Le papier date du 15 novembre 1975. Il garde toute son authenticité, quarante ans plus tard.

L’erreur fatale des Palestiniens

Les Palestiniens s’attribueront d’ailleurs le mérite de la flexibilité arabe, faisant valoir le primat économique sur le politique au sein du dialogue. Erreur fatale des Palestiniens qui sacrifieront toujours la stratégie des objectifs à long terme, à la tactique des gains marginaux immédiats et sans conséquence. Il en sera ainsi de tous les grands rendez-vous de leur histoire. De la reconnaissance pleine et entière de la Résolution 242 du Conseil de sécurité (novembre 1967), portant reconnaissance d’Israël et renonciation conséquente des territoires palestiniens sur lesquels s’est établi l’Etat hébreu, à la renonciation à la lutte armée, neutralisant les gains politiques générés par la première Intifada qui devait d’ailleurs déboucher sur les accords d’Oslo (1993). Sans véritable préparation face à une cohorte d’experts israéliens, sans garantie d’application, Oslo sera un mouroir pour les Palestiniens en ce qu’il a fait du «processus de paix», un gadget en soi, un alibi diplomatique suprême. Un processus dont la progression se mesure à l’aune de la régression des perspectives de paix.

La mascarade d’Oslo connaîtra un épilogue tragique avec l’assassinat de l’ancien Premier ministre Itzhak Rabin, par un de ses compatriotes, le confinement de Yasser Arafat dans son complexe de Ramallah jusqu’à son hospitalisation en France sur fond de rumeurs de son empoisonnement prélude à son décès. Des trois Prix Nobel d’Oslo, le seul survivant du trio aura été le président actuel de l’Etat hébreu, Shimon Pérès, le père de la bombe atomique israélienne.

Pire, les Palestiniens seront les fossoyeurs de leur propre cause en ce que l’un des responsables palestiniens, agent du Mossad, Adnane Yassine, n° 2 du Bureau de l’OLP à Tunis, avait réussi à implanter un système d’écoute au sein de la centrale palestinienne, constitué de deux puces espions : l’une sur la lampe de travail du bureau de Yasser Arafat, le chef de l’OLP, la seconde dans celui de Mahmoud Abbas (Abou Mazen), le négociateur d’Oslo. Les Israéliens disposaient ainsi en instantané de tous les débats au sein de l’OLP et des rivalités entre Yasser Arafat et Mahmoud Abbas. Le traître palestinien avait accompli son forfait en remerciement d’une prestation médicale assurée par les Israéliens en France en faveur de son épouse atteinte de cancer.

Un négociateur américain venu s’enquérir de l’avancement des travaux au siège de l’OLP, a alerté Yasser Arafat sur la présence de micros, mais le dirigeant palestinien n’a pas voulu en tenir compte, s’imaginant un piège américain pour le sortir de son bureau. Mahmoud Abbas succédera à Arafat à la tête de l’Autorité palestinienne, sans doute en raison de la parfaite connaissance des Israéliens, de ses pensées intimes sur le plan politique. Et ceci pourrait expliquer cela.

Tunis du temps de Zine Al Abedine Ben Ali aura d’ailleurs constitué un véritable cimetière des dirigeants palestiniens, avec l’assassinat des deux successeurs potentiels de Yasser Arafat, Abou Djihad, Khalil Wazir, alias Abou Djihad, commandant en chef adjoint des forces armées palestiniennes, et Salah Khalaf, alias Abou Iyad, le responsable du renseignement, ce dernier sur dénonciation au Mossad de son propre adjoint. Quel spectacle jouissif pour le bourreau israélien de disposer de laquais au sein du peuple qui en est la victime (1).

La mutation ahurissante du dialogue euro-arabe

1973 constitue la dernière action collective réussie des Arabes. Depuis cette date, une lente descente aux abîmes s’est amorcée dans l’allégresse de l’autodestruction avec une série de guerres intestines interarabes (guerre du Liban 1975-1990, guerre irako-iranienne 1979-1989, guerre civile algérienne 1990-2000, guerres du Soudan, de Somalie et du Yémen), fragilisant considérablement l’espace arabe. Frappé de scissiparité, le dialogue euro-arabe se décomposera en dialogue euro-méditerranéen (France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce) avec les cinq pays du Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc Mauritanie et Libye), doublé d’un partenariat entre L’Union européenne et le riche Conseil de coopération du Golfe, la constellation des six pétromonarchies du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar, Sultanat d’Oman), avec des réalisations emblématiques (La Sorbonne et le Musée du Louvre à Abou Dhabi), avant de muter, curieusement, en partenariat militaire, non pas interarabe, face à l’Europe, mais en partenariat militaire entre le bloc euro-atlantiste et l’islam atlantiste, contre des pays arabes séculiers. La mutation de l’islam sunnite en islam wahhabite a en effet signé «l’adieu aux armes» des pays arabes et sa reddition à l’Imperium israélo-américain, dont le signe le plus manifeste aura été le ralliement aux pétromonarchies du mouvement palestinien Hamas, l’unique mouvement de guérilla sunnite au Monde arabe et la tenue à Amman, le 26 août 2013, d’une réunion des chefs d’état-major des grandes puissances atlantistes (Etats-Unis, Royaume-Uni, France) avec leurs homologues pétromonarchiques pour une éventuelle attaque militaire contre la Syrie, au lendemain de l’épisode de l’usage de l’arme chimique dans ce pays allié de l’Iran, mais limitrophe d’Israël, de la Turquie et de la Jordanie, trois alliés majeurs de l’Otan.

Une constellation des huit monarchies arabes (les six pétromonarchies avec en supplément, la Jordanie et le Maroc), qui disposent d’une majorité de blocage au sein de la Ligue arabe, en association avec deux pays de taille. Deux pays de vieilles civilisations au glorieux palmarès dans les annales des guerres d’indépendance du Monde arabe: Djibouti, exorbitée par sa surconsommation abusive du Qat anesthésiant, frappée par ailleurs d’une lourde servitude qui hypothèque sa souveraineté avec la présence sur son minuscule territoire d’une base franco-américaine, ainsi que les Comores, un confetti de l’ancien empire français.

Un partenariat militaire islamo-atlantiste doublé d’une coopération souterraine entre les pétromonarchies et Israël, notamment pour la protection des champs pétroliers d’Abou Dhabi, dans la région frontalière entre le Sultanat d’Oman et l’Emirat et d’une convergence diplomatique entre l’Etat hébreu, le Qatar et les deux monarchies hors zone du Golfe, le Maroc et la Jordanie.

Le signe le plus manifeste aura été non seulement la léthargie du Monde arabe face au blocus israélien de Beyrouth, en 1982, la participation de l’Egypte de Moubarak au blocus de Gaza, en 2008, puis le ralliement aux pétromonarchies du mouvement palestinien Hamas, mais aussi et surtout la renonciation par Mahmoud Abbas au «Droit au retour» des Palestiniens, quêtant la faveur de visiter sa ville natale de Safed, avec promesse de ne pas s’y installer dans une pathétique prestation à l’occasion du 95e anniversaire de la promesse Balfour.

Hôte de la Syrie pendant seize ans, le Hamas, unique mouvement de guérilla sunnite du Monde arabe, s’exfiltrera ainsi du champ de bataille par son alignement sectaire sur les alliés souterrains d’Israël. L’implication de la brigade palestinienne d’Al-Yarmouk dans les combats anti-Assad en Syrie aux côtés de l’opposition syrienne armée, -et non en Palestine-, dont le fait d’armes le plus glorieux aura été la capture, le 7 mars 2013, de vingt et un «Casques bleus» de l’Onu sur le Golan syrien, dans le no man’s land syro-israélien, -et non contre un objectif israélien- achèvera de déconsidérer la lutte nationale palestinienne, illustration symptomatique d’une défragmentation mentale.

Cette double mutation est intervenue dans la foulée de la visite de l’emir du Qatar, l’automne 2012, à l’enclave palestinienne de Gaza. Le dernier sommet arabe de Doha, en avril 2013, constitue à cet égard un chef-d’Ouvre de mystification. Brièvement tenu sous les auspices du Qatar, le demiurge moderne du Monde arabe, le sommet s’est borné à proposer la création d’un fonds pour Jérusalem d’un milliard de dollars, auquel son émirat contribuerait à hauteur de 250 millions. Un milliard de dollars pour Al Qods et rien pour l’autorité palestinienne, alors que le Qatar finance le mouvement islamiste Hamas, grand rival de Mahmoud Abbas, qui contrôle la bande de Gaza. S’agit-il de marginaliser l’Autorité palestinienne, pourtant reconnue par la communauté internationale comme l’interlocuteur d’Israël pour faire la paix au profit de ses amis islamistes liés aux Frères musulmans ? Un milliard de dollars pour Al Qods contre vingt milliards de dollars pour l’organisation du Mundial du Foot au Qatar, en 2022… La Palestine à ce prix devient un alibi bon marché.

L’Afghanistan, dans la décennie 1980, la Syrie, trente ans plus tard, dans la décennie 2010, auront eu une fonction dérivative aux problèmes internes des pétromonarchies alors que l’ère de l’après-pétrole pointe dangereusement à l’horizon. Un double déroutement pour un sursis des principaux ravitailleurs énergétiques de l’économie occidentale:

• déroutement du combat pour la libération de la Palestine vers Kaboul, à des milliers de kilomètres de Jérusalem,

• déroutement du flux révolutionnaire arabe du Golfe (Bahreïn, Yémen) vers les rives de la Méditerranée (Libye, Syrie).

En dix ans, parallèlement au bradage de la Palestine, l’Irak et la Syrie, les deux pays baasistes ont été la cible d’une offensive islamo-atlantiste, de même que la Libye détruite par une coalition des anciennes puissances coloniales occidentales et leurs obligés monarchiques arabes ; le Soudan démantelé au mépris du principe de l’intangibilité des frontières héritées du colonialisme, aménageant une double plateforme opérationnelle israélienne aux deux extrémités du Monde arabe, au Sud-Soudan, sur la versant africain du Monde arabe, dans le périmètre du Nil, la veine jugulaire de l’Egypte, au Kurdistan irakien, à la charnière de l’Irak et de l’Iran.

Le djihad a pris une dimension planétaire conforme à la dimension d’une économie mondialisée par substitution des pétromonarchies aux caïds de la drogue dans le financement de la contre-révolution mondiale. Dans la décennie 1990-2000, comme dans la décennie 2010 pour contrer le printemps arabe. Si la Guerre du Vietnam (1955-1975), de même que la contre-révolution en Amérique latine, notamment la répression anticastriste, ainsi que la guerre antisoviétique d’Afghanistan (1980-1989) ont pu être largement financées par le trafic de drogue, l’irruption des islamistes sur la scène politique algérienne signera la première concrétisation du financement pétromonarchique de la contestation populaire de grande ampleur dans les pays arabes, préludant aux expéditions atlantistes de Libye et de Syrie. Un tel retournement de situation aurait dû satisfaire la fille du Nil en hébreu. Apparemment pas, à en juger par la poursuite des imprécations de ses fidèles sur la toile.

La tentative de révisionnisme anti-arabe de Philippe Val

L’ancrage du fait arabe et musulman dans le paysage européen, avec la crainte attisée d’une manière sous-jacente d’une nouvelle invasion barbare, a donné lieu à diverses tentatives sinon de falsification de l’Histoire à tout le moins de distorsion des faits historiques. L’une des plus célèbres tentatives de relecture de l’Histoire aura été celle de Philippe Val, ancien directeur de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et directeur de France Inter, qui avait imputé la collaboration vichyste anti-juive à «la politique arabe de la France». Un raccourci non audacieux mais hasardeux dont la pertinence est démontrée dans ce lien, que les lecteurs sont vivement invités à en savourer toute la substance.

Comme quoi l’ignorance ne s’apprend pas. Philippe Val ignorait son ignorance, ce qui ne l’a pas empêché d’accéder à de hautes fonctions dans le service public de l’audiovisuel public français. Comme quoi l’ignorance n’est pas, non plus, un handicap au magistère moral. Cela vaut pour Gisèle Littman-Orebi, comme pour Philippe Val.

Et les Arabes dans tout cela, qu’ont-ils glané ? Une islamophobie sans doute l’une des plus virulentes de l’Histoire dans la sphère occidentale. Le mépris du reste de la planète devant l’affligeant spectacle d’un quintette de roitelet sur la défensive, dilapidant des fortunes royales pour la survie de dynasties chétives. Seul grand vainqueur de cette séquence aura été Israël, qui aura parachevé la phagocytose de la Palestine, alors que les pays arabes s’épuisent dans d’interminables guerres de religion dans la pure tradition de l’Europe médiévale, à la grande satisfaction du camp atlantiste, son ancien colonisateur.

Près de cent ans après l’accord Sykes-Picot portant partage du Moyen-Orient en zone d’influence française et anglaise, près de cent ans après la promesse Balfour portant création d’un «Foyer national juif» en Palestine, le Monde arabe est de nouveau la cible d’une nouvelle entreprise de colonisation de la part des Occidentaux avec cette fois le concours des pétromonarchies, inexistants à l’époque de la première colonisation et qui n’ont jamais participé aux guerres de Libération du Monde arabe…. Les principaux commanditaires du mercenariat contemporain, les fossoyeurs du destin arabe.

A. N.

 

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