La résistible marchandisation de la force de travail (Références bibliographiques

Publié le par Mahi Ahmed

 

La résistible marchandisation de la force de travail

Références bibliographiques

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Notes

[1]

Ou, selon certains, « anticapitaliste », ou encore « altermondialiste » ; la question de l’(auto)dénomination n’est pas encore tranchée, elle est un enjeu interne à ce mouvement.

[2]

Cf. Chauvel (2002a) et (2002b).

[3]

Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

[4]

Marx (1993) 39.

[5]

« C’est ainsi que, dans la société développée, les choses se présentent à la surface comme monde des marchandises immédiatement présent. Mais cette surface comme monde des marchandises renvoie elle-même et au-delà d’elle même à des rapports économiques qui sont posés comme rapports de production », Marx (1980) 166.

[6]

Marx (1993) 68.

[7]

Cf. les critiques adressées à Debord et à sa « société du spectacle » par Poulantzas [Poulantzas (1981) 73] et à Baudrillard par Andréani [Andréani (1989a) 510-511].

[8]

Cf. notamment Lipietz (1979) 66-68,94, plus récemment Artous (1999) 128-131.

[9]

Il faudrait mentionner ici le courant de l’opéraïsme italien qui, de la figure de l’« ouvrier-masse » des années 60 à celle de la « multitude » d’aujourd’hui surgissant du « travail immatériel », en passant par l’« ouvrier social » des années 70, a toujours nié le caractère marchand des rapports capitalistes, lui substituant une vision de la société comme gigantesque extension/généralisation du procès de production et des formes de « commandement politique » que ces diverses configurations historiques sont censées incarner. D’où, notamment, une vision homogène, linéaire et euphorisante des formes de « subjectivité antagonique », dont rien, et surtout pas l’existence de rapports marchands, ne semble en mesure d’enrayer l’irrépressible (omni)puissance créatrice.

[10]

Marx (1993) 198.

[11]

Seconde séparation souvent oubliée dans les analyses inspirées pourtant de Marx, comme le souligne fortement B. Lautier. Cf. Lautier (1977) 71.

[12]

Contrairement à ce qui se passe par exemple dans une économie d’autosubsistance, ou communautaire (où il n’y pas de coupure entre production et consommation), dans le servage ou dans la production corporative, où le travailleur fait lui-même partie des conditions objectives de la production, et lui est « attaché ». « Privée » s’entend ici non pas au sens juridique mais au sens (économique) où Marx parle de « travaux privés », i.e. « me és indépendamment les uns des autres », Marx (1993) 86.

[13]

La référence classique est Meillassoux (1992). Cf. également Andréani (1989b) 54-59, Delphy (1998) 31-98, Lipietz (1979) 135-139.

[14]

C’est l’existence même de cette limite « absolue » que confirment à leur façon les récits de science-fiction, d’Aldous Huxley à Philip K. Dick, qui projettent (en la naturalisant) une machinerie sociale ayant aboli cet obstacle structurel.

[15]

Ce sont les formulations de Marx, (1993) 194.

[16]

Cf. la démonstration de J. Bidet in Bidet (1985) 71-87.

[17]

Brunhoff (1982) 18 (reprise d’une formule d’H. Hatzfeld).

[18]

Marx (1993) 718.

[19]

Cf. Moulier-Boutang (1998), et, pour une orientation, en apparence, contradictoire, à notre sens complémentaire, Gaudemar (1979). Soulignons à cet égard l’importance des travaux de Meillassoux, qui ont permis de mettre en évidence l’importance décisive des modes de reproduction. Outre son analyse déjà citée du mode de production domestique, il faut mentionner celle de l’esclavage comme mode de reproduction excluant la parenté, instaurant un régime de stricte séparation (« agamie ») entre dominants et dominés et constituant ces derniers en véritable « corps social » séparé du reste de la société : cf. Meillassoux (1986).

[20]

Tentation qui constitue le substrat traumatique transposé dans les récits allégoriques de science-fiction évoqués auparavant.

[21]

Marx (1993) 710.

[22]

Balibar (1990) 215-234 et Brunhoff (1982) 7-29

[23]

Althusser (1976) 84.

[24]

Balibar (1990) 232.

[25]

Cf. Moulier-Boutang (1998), tout particulièrement 243-270.

[26]

C’est également en ce sens que Marx écrit que le travail salarié constitue le « présupposé » de l’esclavage moderne « purement industriel », Marx (1980) 163.

[27]

Ce que Lipietz a plaisamment désigné comme « l’hypothèse du prolétaire célibataire vivant à l’hôtel » [Lipietz (1979) 136-137]. On retrouve implicitement dans cet énoncé le phantasme d’un univers de production sans rapport de parenté, que l’esclavage ou le travail forcé mettront en pratique (à ceci près qu’ils présupposent un extérieur permettant le réapprovisionnement constant en main d’œuvre non-reproductible).

[28]

Sur la fonction de cette métaphore théâtrale, cf. Kouvélakis (1997), où j’essaie de montrer son rôle dans la (re)présentation, à travers le droit, des rapports sociaux et de leur fonctionnement, ainsi que dans la reprise (par l’État, qui fait de sa diction une norme de droit) de la langue des échanges, sécrétée par la sphère de la circulation. Je précise à titre d’autocritique que, dans ce texte, je suis également tombé dans le piège de la sous-estimation du statut marchand de la force de travail, attribuant l’individualisation validée et refaçonnée par le droit aux seuls effets de la division capitaliste du travail.

[29]

Supiot (2002) 112-124.

[30]

Cf. Supiot (2002) 45-66.

[31]

Michel (1983) 238-239, Supiot (2002) 27-33. Soulignant la plasticité du droit, J. Robelin va jusqu’à le qualifier de procès de « statutarisation de l’ensemble de la vie sociale » exhibant de la sorte sa fonction de « diction de l’unité » de celle-ci, Robelin (1994) 11-14.

[32]

Edelman (1978) 46. C’est toute la question de la grève dite « illicite » ainsi « métamorphosée en exécution anormale du contrat de travail, ce qui permet de qualifier la participation à une telle grève de faute dans l’exécution du contrat » [Supiot (2002) 145].

[33]

Edelman (1973) 110-142, Supiot (2002) 142-147.

[34]

Marx (1993) 540.

[35]

Brunhoff (1982) 17.

[36]

Brunhoff (1986) 80-89.

[37]

Cf. Bouquin (2002), Wacquant (1999). Cf. également Hirsch (1991), qui parle de procès d’« étatisation » extensive (Prozeß der Durchstaatlichung), qu’il associe curieusement à une tendance à l’« autonomisation » de l’État (qualifié de) « postfordiste », là où on pourrait au contraire considérer que le néolibéralisme a tout fait pour détruire les médiations qui permettaient à l’État d’être autre chose qu’un simple « comité de gestion des affaires communes de la bourgeoisie », pour reprendre la célèbre formule du Manifeste.

[38]

Aux États-Unis, entre 1979 et 1990, les dépenses pénitentiaires publiques se sont accrues de 325% au titre du fonctionnement et de 612% au chapitre de la construction, soit trois fois plus vite que les crédits militaires [Wacquant (1999) 78]. En 1980, elles représentaient 63% du plus important programme d’aide sociale (AFDC), en 1993 157% de ce même programme [Wacquant (1998) 21]. Sur la courbe des prestations sociales en France, cf. Duménil & Lévy (2000) 66-68

[39]

Travailleurs à temps partiel, jeunes, familles monoparentales, chômeurs de plus ou moins longue durée, conjoints ou non des cas précités, bénéficiaires de diverses prestations cumulables ou pas, les critères pouvant se combiner pour produire à l’infini de nouvelles classifications, cf. Bouquin (2002).

[40]

Cf. la démonstration essentielle de Bouquin (2002), qui conclut à la convergence croissante des politiques entre les divers pays européens étudiés. La possibilité d’une « voie social-démocrate », essentiellement nord-européenne, distincte du modèle néolibéral de workfare, telle qu’elle était encore envisagée par Esping-Andersen (1996) paraît de plus en plus illusoire.

[41]

Cf. Concialdi (2001) 128-137 et Sterdyniak (2001) 43-51.

[42]

Sur les évolutions respectives des États-Unis et de l’Europe, cf. Duménil & Lévy (2000) 62-64, Freeman (1998), Richet (2002) 36-44, sur la France, Chauvel (2002b), et pour une comparaison France/États-Unis des revenus de la finance, Duménil & Lévy (2000) 165-180.

[43]

En France, l’emploi hors-CDI représente, en 1995,8,8% du total des emplois (7,1% en 1990) [Didry (2002) 89], aux États-Unis, à la même date, 26,4% du volume total de l’emploi, et 24,6% en 2000 [Richet (2002) 35].

[44]

Robelin (1994) 44-50 et Supiot (2002) 170-177 et 240-254.

[45]

Cf. Bell (2003), Morice (1997) et Terray (1999) qui soulignent le rôle des travailleurs étrangers, réguliers et irréguliers, en France, dans l’expérimentation de relations de travail fondées sur la flexibilité et la précarité.

[46]

Wacquant (1999) 77.

[47]

Aux États-Unis, la population carcérale a triplé en 25 ans, pour passer en 1998 à 1,8 million de personnes, en France elle fait plus que doubler pendant la même période (mais le taux d’incarcération est très inférieur à celui d’outre-Atlantique). L’écrasante majorité de cette population est issue de la classe ouvrière : 83% en Angleterre (Wacquant (1999) 101) ; en France, selon une étude menée en 1981,33,7% des détenus étaient ouvriers au moment de l’arrestation auxquels s’ajoutent 36,2% déclarés « sans profession », qui sont d’une manière générale, d’anciens ouvriers, [Mossé (1985) 166-169].

[48]

Sur le cas britannique du workfare imposé par la politique blairiste, cf. Gray (1998).

[49]

C’est aux États-Unis, que l’on trouve les cas le plus criants de cette irrationalité apparente, l’État finançant, par exemple, à coups de milliards des tentatives de privatisation du système scolaire, sans parler de la « socialisation » des coûts exorbitants engendrés par la faillite de la cession au privé d’infrastructures et de services de base (l’électricité de la Californie confiée à Enron…). Cf. Richet 13-23 et 92-93.

[50]

Brunhoff (1986) 13.

[51]

Cf. Beaud & Pialoux (1999), passim.

[52]

Ainsi que d’autres secteurs du mouvement syndical : cf. Aronovitz (2001), Fantasia & Voss (1999) 5-7. Pour une vue d’ensemble des acteurs impliqués, cf. Aguiton (2001) 118-160.

[53]

Cf. « Zéro Espace » et « Zéro Choix », Klein (2002) 29-204 et 205-299.

[54]

« Zéro Boulot », Klein (2002) 301-417.

[55]

« Zéro Logo », Klein (2002) 419-653.

[56]

Richet (2002) 55-57.

[57]

Cf. Fantasia & Voss (2003).

[58]

« Épilogue : deux ans dans la rue, la traversée des symboles (2002) », Klein (2002) 667-684.

[59]

Sur les aspects juridiques, cf. Didry (2002) et Garrouste (2002). Sur la question du rapport travail/revenu, cf. l’excellente mise au point de M. Husson [Husson (1996)].

 

 

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