100 % de marge entre le marché de gros et le détaillant

Publié le par Mahi Ahmed

: 100 % de marge entre le marché de gros et le détaillant !

 

Impuissants, les consommateurs subissent, encore une fois pour ce Ramadan, le diktat des commerçants. Ces derniers, arguant d’une libéralisation de l’économie, ont doublé et parfois même triplé leurs prix de vente des produits de large consommation.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir) - Les viandes rouges et blanches n’échappent pas à cette brutale spéculation. Pourtant, juste avant le mois de ramadan, les représentants de la commission des fruits et légumes affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) avaient précisé qu’il n’y a aucune raison pouvant justifier une hausse des prix des fruits et légumes, en raison de la disponibilité des produits en quantités importantes au niveau des marchés de gros. La porte-parole de l’UGCAA précisera, à ce propos, que passée la forte demande des consommateurs lors des premiers jours du mois de ramadan, les prix connaîtront inévitablement une tendance a la baisse. Selon notre interlocuteur, il y a eu ces trois derniers jours une différence de prix de 100 % entre le marché de gros et le détaillant. Ainsi et même si l’argument de la forte demande est souvent annoncé, cela ne justifie nullement cette spéculation qui pénalise fortement les consommateurs et plus spécialement les plus démunis. Pour les prix de gros, une légère hausse, de 15 à 20%, a aussi été constatée en raison, expliquera le représentant de l’UGCAA, d’une augmentation de prix pratiqués par les producteurs. M. Boulenouar dénoncera aussi une désorganisation du marché qui favorise des hausses vertigineuses de prix qui ne répondent à aucune logique. Il appellera ainsi à une coordination entre les départements du commerce et de l’agriculture en vue de réguler le marché. Pour sa part M. Touami, président de la commission nationale des fruits et légumes, évoquera le problème du manque de structures de distribution. Il expliquera que les produits n’arrivent pas au consommateur en raison du manque de marchés de proximité. ` «Pour une population qui a connu un boom important, nous disposons des mêmes marchés de gros qu’il y avait à l’indépendance. D’autant qu’au niveau de ces mêmes espaces, des étals sont utilisés pour la vente de vêtements ou d’autres produits, réduisant encore plus l’espace réservé aux fruits et légumes», explique M. Touami.
F.-Z. B.

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/08/25/article.php?sid=87555&cid=2

Publié dans Economie et société

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