Le partenariat international et la mondialisation 1ère partie

Publié le par Mahi Ahmed

Le monde connaît , au niveau géopolitique comme au niveau économique, social ou culturel , des transformations sans précédent. Nous sommes à l'ère de la mondialisation et de la globalisation nous disent particulièrement certains théoriciens de l'économie, du management, des sciences sociales et politiques.

L'accélération vertigineuse des progrès que réalisent les sciences et les techniques grâce aux avancées prodigieuses des sciences et des techniques de l'information , dessine déjà les contours d'une métamorphose considérable à l'échelle de tous les secteurs de la vie.

•¨      La productivité atteint , grâce aux techniques et technologies digitales et au management moderne de très forts records de croissance:

Nous sommes témoins :

•1.      d'une restructuration et d'une reconfiguration des systèmes productifs au sens large, basées sur  une internationalisation à dimensions planétaires et sur l'organisation et le management de réseaux sans cesse développés et modernisés

•2.      du développement incessant de nouvelles techniques* et de nouvelles technologies** qui font de moins en moins appel au travailleur productif et dont la mise en oeuvre peut s'opérer en temps réel à des distances impressionnantes .

•¨      Une organisation nouvelle du travail prend corps toute tendue vers l'efficience des avantages concurrentiels. Une nouvelle race de travailleurs émerge notamment dans les secteurs High-Tech à forte intensité concurrentielle et à forte valeur ajoutée.

•¨      On les appelle les travailleurs du savoir ou manipulateur d'abstractions. Ces travailleurs disposent d'une exceptionnelle capacité d'abstraction et de synthèse et leurs savoirs sont orientés vers l'information utile pour occuper les segments de marché visés et pour le développement de la recherche et de l'innovation si nécessaires aux batailles concurrentielles et à la création de nouveaux besoins et de nouveaux segments de marché. Le critère d'appréciation prévalant dans l'engagement de ces types de travailleurs, c'est l'apport personnel à la valeur ajoutée globale de l'entreprise. De tels travailleurs doivent donc leur sélection à leur fortes capacités de conception de même qu'à leurs capacités d'adaptation (leur flexibilité) aux champs de travail imposés par les marchés cibles .

•¨       La catégorie travail comme la catégorie capital connaissent, des mutations importantes tant dans leur contenu que dans leur forme. Ce qui  se répercute sur leurs relations dialectiques et pose des problèmes d'études, de réflexion et de pratique politique sérieux pour la lutte pour le développement économique ,pour le progrès et la justice sociale et pour l'efficience de l'Etat national et la préservation de la nation des dangers de dislocation qui la menacent fortement déjà.

Le monde entier ainsi que tous les secteurs de la vie sont sous l'action de dynamiques, à tendances durables, d'internationalisation et d'interdépendance des économies mues par les insoupçonnables possibilités qu'offre la révolution informationnelle. Cette internationalisation et cette interdépendance ont pour moteur et catalyseur le développement continu de la productivité et de la valeur ajoutée .Elles sont motivées par la mise en oeuvre des dynamiques et des mécanismes des avantages concurrentiels poussés aux limites extrêmes. Elles mettent le produit final, matériel ou immatériel et son placement avantageux sur le marché à horizon planétaire au centre de leurs démarches.

 

*) La technique, c'est une façon de faire

**)La technologie , c'est littéralement « le savoir sur les techniques « 

 

 

 

 Malheur ,dit-on, à ceux des économies et des pays qui ne prennent pas place dans  les compartiments de ce train de la mondialisation roulant à des vitesses en accélération permanente.

L'Algérie ,comme d'autres pays en développement , fait face à une telle injonction qui s'exprime sous des formes aigues (pression de la dette extérieure , plans d'ajustement structurels contrôlés par le FMI, inefficacité de la base économique , particulièrement industrielle ,dépendance de la rente pétrolière et caractère dérisoire des exportations hors hydrocarbures ,fort taux de chômage et problèmes sociaux considérables frappant notamment la jeunesse etc ..).La recherche d'une efficacité et d'une efficience de notre économie est une démarche dont le caractère doit être permanent. Elle doit être le fait dynamique des managers de tous les niveaux de l'économie et de l'Etat. Elle doit tenir le plus grand compte des tendances lourdes qui marquent nos environnements extérieurs et savoir prendre en charge les avantages comparatifs et concurrentiels existants ou potentiels de nos entreprises en les appréciant sous toutes leurs facettes rapportées aux aires de marché .Elle doit relever d'une rigueur scientifique soutenue par une vision stratégique de long terme du développement économique ,social et culturel de notre société et par une capacité nationale de concertation capable de moduler une telle vision en fonction des évolutions et des contingences. Elle doit reposer sur un effort toujours renforcé pour toujours mieux améliorer les avantages de l'environnement national .

Une économie performante d'un pays perd sa performance si elle ne repose pas ,pour l'essentiel ,sur le génie créateur , organisé et sans cesse fortifié des citoyens de  ce pays. Le passage à l'économie de marché de notre pays ne s'opère pas , du fait de la complexité de nombreux facteurs , de façon satisfaisante. L'un de ces facteurs , parmi les plus déterminants

relève de la cohérence des stratégies d'insertion porteuse dans l'économie mondiale globalisée, une insertion  qui  dynamise et développe notre marché intérieur et qui accroisse nos compétences et notre savoir-faire. De telles stratégies d'insertion sont indispensables et sont à adapter aux différents secteurs de notre économie par les opérateurs eux-mêmes .Leurs mise au point exigent une maîtrise profonde , globale et scientifique des dynamiques qui sont à la base  des évolutions de l'économie mondiale. Il faut donner aux concepts qui décrivent de telles évolutions le contenu des réalités qu'ils reflètent. Qu'en est-il des concepts de globalisation ,de mondialisation, ou de partenariat.?

 

  • 1. La mondialisation n'est pas un phénomène nouveau. Elle prend seulement des formes nouvelles qui modulent son contenu.

 

Le concept de globalisation a vu le jour au milieu des années 1980 principalement dans les écoles de management américaines .Il devait  traduire la réalité représentée par un mouvement complexe et continu d'ouverture  des frontières économiques , de désarmement douanier et de déréglementation favorables aux exportations et aux investissements directs extérieurs ( I D E ) permettant , en particulier , aux firmes multinationales( F M N ) d'étendre leurs aires d'intervention au monde entier. Les immenses progrès enregistrés dans les champs des infrastructures et des logistiques , particulièrement dans les secteurs des transports et des télécommunications ont permis le développement d'une extension planétaires des firmes multinationales en même temps que l'accroissement de leur nombre et l'internationalisation de leurs origines. Les bouleversements géopolitiques des années 90 avec l'effondrement de l'URSS et du système socialiste a appuyé encore plus cette tendance., lui conférant une validité historique. La globalisation prend ainsi la forme d'une phase nouvelle faisant suite au processus de multinationalisation des firmes et des capitaux commencé bien avant .L'histoire de l'internationalisation des entreprises est fortement liée à leur nature de faire des profits indépendamment des espaces de leurs implantations .Cette internationalisation se mesure ,en général, aux capacités d'investissements extérieurs des entreprises:La forme de firme

multinationale est due aux entrepreneurs US et à leur dynamisme technique et commercial .Les premières FMN  américaines apparaissent ainsi vers les années 1890

On peut signaler les étapes suivantes de l' internationalisation des entreprises:

 

  • (a) Avant la première guerre mondiale s'étaient déjà constitués des espaces économiques mondiaux de domination occupés par le Royaume-Uni , la France ,l'Allemagne , les Pays-Bas et la Belgique et prenant les formes de colonies , de protectorats ou d'aire d'influence et d'exploitation des richesses naturelles et des marchés. La domination économique prit principalement la forme de cartels continentaux ou internationaux chargés de la coordination des prix entre les principales entreprises activant dans un domaine donné .Il s'agissait, avant tout, de limiter les effets ,jugés alors néfastes, d'une concurrence incontrôlée et de restreindre les conséquences négatives de l'ouverture des frontières aux importations .Il y avait environ quelque 300 ententes internationales de ce type touchant les secteurs miniers et les industries lourdes .

Quelques entreprises US et japonaises exportatrices de produits performants implantent sur le continent européen des filiales de commercialisation et de fabrication . C'est le cas ,par exemple de (Colt, Singer, Coca Cola, ITT, Général Electric ,Westinghouse, Parker, Kodak, Ford etc )

Cette domination politique et économique exercée par  des pays européens où le Royaume-Uni joue un rôle d'entraînement débouche sur une division internationale du travail ( D I T ) . Les Européens s'assurent le monopole des productions manufacturières. Les pays dominés doivent se contenter de la vente des matières premières ou de produits peu transformés. En 1913 l'Europe exportait 82% des produits manufacturés vendus dans le monde et importait 75% des produits primaires dont les 50% sont agricoles.

 

Tableau No 1

 

Nombre de filiales implantées à l'étranger par les neuf principales compagnies pétrolières US et par les neuf principales compagnies US d'extraction minières

 

 

 

 

De tels espaces reposaient cependant sur un équilibre des forces instable que la guerre et ses suites ont fini par déstabiliser . Le tableau suivant illustre bien cette situation dans la mesure  où l'on constate que l'essentiel des I D E  américains visaient à soutenir l'expansion commerciale d'entreprises innovantes qui implantaient surtout des filiales de distribution.

 

 

 

 

 

Tableau No 2

Répartition des principaux stocks d'investissements extérieurs en 1913

( en % du total mondial estimé à 44 milliards de dollars US or )

et part des investissements directs pour chaque pays.

 

 

 

 

  • (b) Les deux guerres mondiales et la grande dépression de 1929 , si elles ont provoqué un fléchissement des échanges mondiaux ,elles ont ouvert la voie à une émergence spectaculaire d'une superpuissance commerciale : les USA.Les tableaux suivants montrent la répartition des I.D.E. en 1913 et l'évolution des stock investissements extérieurs des quatre grandes puissances de 1913 à la veille de la grande dépression:

 

 

Tableau No :3

Répartition géographique des investissements extérieurs (1913)

.(en % de son stock mondial pour chaque émetteur)

 

 

 

 

Evolution des stocks d'investissements extérieurs (SIE) des 4 grandes puissances à la veille de la grande guerre et à la veille de la grande dépréssion.

 (en % du total mondial de 44.milliards USD or en 1911 et de 50 milliards USD or en 1929)

 

 

Une nouvelle géographie des investissements internationaux se dégage avant 1929.Les capitaux américains entrent en force en Amérique latine et en Europe Rhénane. Leur rôle devient dés lors fondamental, assurant 50% des investissements mondiaux nouveaux contre un quart au Royaume-Uni, même s'ils sont assez volatiles et spéculatifs

Les premières FMN US occupent souvent des créneaux d'avenir :

 

  • Ø Matériel électrique avec General Electric , Western Electric ,
  • Ø Automobile avec Ford , General Motors
  • Ø Pneumatiques avec Firestone , Goodyear
  • Ø Pétrole avec Standard Oil
  • Ø Communication avec ITT, RCA

 

Le développement des FMN US procède de stratégies commerciales et d'entreprises élaborées visant à donner  à l'internationalisation des entreprises de nouvelles dimensions.

 

 

  • (c) Sous l'impulsion des USA sont peu à peu mises en place ,après la deuxième guerre mondiale , des institutions internationales commerciales et financières comme le GATT et le SMI (système monétaire international ) .Ainsi l'internationalisation des entreprises a pu progresser notablement sous la forme de FMN à partir des USA , puis d ,Europe et , d'Asie du Sud-Est , renforçant le poids de ces trois espaces économiques distincts , complémentaires et concurrents à la fois .

Les capitaux publics et privés US assurent , dans la décennie qui suit la fin de la deuxième guerre mondiale , le redémarrage des économies des pays d'Europe Occidentale et du Japon fortement éprouvées .En 1960 , les USA contrôlent plus de 50% du stock mondial d'IDE.Ces derniers, principalement d'origine privée ,se concentrent pour un 1/3 dans le domaine manufacturier et pour un autre 1/3 dans celui des hydrocarbures Ce qui favorise la formation de grands groupes industriels internationaux US ,européens et canadiens et de grands groupes pétroliers mondiaux dont les 5 majors sont américains.

Le tableau suivant trace l'évolution de la répartition géographique des stocks d'investissement US de 1950 à 1971.

 

 

Tableau No :4

Evolution de la répartition géographique des stock d'investissements US de 1950 à 1971

 (en % du total )

 

 

 

 

 

Cette domination américaine se poursuit unilatéralement jusqu'aux années 1970 où des pressions de rééquilibrage s'exercent dans le monde occidental et qui débouche sur une nouvelle répartition des IDE assurant la montée de l'Europe , du Japon et un recul relatif des USA comme le montrent les tableaux suivants :

 

Tableau No : 5

 

Répartition des stocks d'IDE : ventilation par PDEM

 

 

 

Tableau No: 6

Origine géographique des principaux flux d'investissements nouveaux effectués dans le monde de 1980 à 1993 estimés à 1600 milliards de dollars américains courants

 

 

Dans les années 90 , l'ensemble des pays industrialisés contrôlaient plus de 92% des IDE. Ces derniers étaient pour plus de 80% des stocks dirigés vers les PDEM alors que les PVD en sont les parents pauvres et n'en reçoivent que 18% .

 

  • (d) Les marchés financiers ont acquis une large autonomie par rapport aux activités économiques qu'ils étaient sensés animer. On estime par exemple en 1993 à 1000 milliards de dollars les fonds qui s'échangent chaque jour sur les marchés des échanges devenus largement spéculatifs ( au moins 95% du montant des transactions ).Les transactions internationales sur les valeurs mobilières (obligations et actions ) sont passées entre 1980 et 1990 de 260 à 5300 milliards de dollars US par an sur le seul marché des USA. Ainsi la sphère financière qui est réellement mondialisée ne répond plus à des impératifs stratégiques mais uniquement aux sollicitations d'opportunités changeantes .Cette sphère n'est même plus contrôlée par les Etats qui ne disposent pas de fonds suffisants pour contrer des coalitions momentanées de spéculateurs capable de mobiliser plusieurs centaines de milliards de dollars pour modifier , par exemple , les parités monétaires à leur profit.

 

Comme on le constate, la mondialisation n'est pas un phénomène nouveau .l'extension internationale des espaces de marché est l'essence même de l'économie de marché dont le fondement est la libre entreprise .Les formes et les rythmes pris par l'internationalisation des entreprises et du capital ont été et restent toujours une fonction directe des changements des environnements extérieurs dans le sens : 

  • Ø d'une plus grande ouverture internationale aux échanges économiques ,
  • Ø du progrès technique et technologique et du développement des capacités d'innovation
  • Ø du développement des moyens de communications et de transport
  • Ø de l'évolution du management de réseaux , en particulier du management stratégique dans ses volets essentiels .

 

Le mouvement intrépide de la mondialisation s'articule sur deux axes ,la mondialisation du capital notamment le capital spéculatif et une internationalisation planétaires des firmes multinationale . L'interdépendance de ces deux axes est complexe et détermine les évolutions géostratégiques des structures de l'économies mondiale et des rapports de forces y prévalant .

On estime qu'il existent actuellement environ 40.000 entreprises que l'on peut qualifier de FMN contre 7000 il y a deux décennies .Les 40.000 FMN contrôleraient à peu prés 200.000 filiales disséminées à travers le monde ,plus du  1/3 de la production industrielle mondiale , plusieurs dizaines de millions d'emploi , dégageant un chiffre d'affaires dépassant les 5000 milliards de dollars US supérieur au montant des échanges commerciaux internationaux .Les 100 plus grosses de ces FMN réaliseraient à elles seules les 3/4 du volume d'affaires des 40.000 . Les FMN assureraient au moins 40% des échanges manufacturiers dans l'OCDE et 1/3 dans le monde .Les FMN américaines seraient responsables à elles seules de 80% des exportations et de 50% des importations américaines (1992) .

Les 100 premières FMN dont le chiffre d'affaire équivalait , en 1992, à 3600 milliards de dollars US , sont réparties comme suit :

 

Tableau No :7

Les 100 premières FMN par origine nationale en 1994

 

 

Les 10 premières FMN faisaient en 1992 un chiffre d'affaires dépassant les 1000 milliards de dollars US . En comparaison ,  le PNB de la France est de l'ordre de 1200, celui du Japon de 3300 et des USA de 5800 milliards de dollars.

Les IDE qui sont le vecteur de l'internationalisation des activités des entreprises sont dirigés à 80% vers les PDEM de la triade et touchent de plus en plus le domaine des services ( 1/4 des IDE en 1970 et 50% des IDE en 1994 ) .Ces services se placent particulièrement dans les domaines financiers et leurs dynamiques modifient en profondeur la nature des FMN dont les activités purement financières explosent littéralement depuis une décennie.

L'internationalisation des entreprises est motivée par :

 

  • Ø la taille critique mondiale dans des champs mondiaux de concurrence ardue et prenant des formes imprévisibles
  • Ø le souci de se placer directement et partout à la fois sur les marchés
  • Ø la recherche des meilleurs coûts de production
  • Ø la constitution de blocs commerciaux

 

Le premier Janvier 1999 l'Euro est devenu monnaie européenne et mondiale. Cette décision prise le 2 Mai 1998 par le sommet des chefs d'Etats européens réunis à Bruxelles est d'une très grande signification historique. C'est un aboutissement décisif d'un long processus d'unification et d'intégration européennes déclenché par le traité de Rome de 1957.Il traduit un mouvement contradictoire marqué d'une part , par de réelles aspirations des Etats et des sociétés européens à l'union et à des formes d'intégration et d'autre part , par de fortes pressions des courants néo-libéraux et monétaristes portés par l'irrésistible dynamique de la globalisation financière et économique .Il s'agit là d'une étape d'une portée incalculable et imprévisible qui annonce des bouleversements structurels mondiaux profonds au niveau de l'économique, du politique, du social, et du culturel.

L'avènement de l'Euro prend la forme d'un accélérateur de la recomposition de la division internationale des systèmes productifs. Il donne une configuration nouvelle plus active à la triade composée par les USA, l'Asie du Sud-Es (  principalement le Japon ) et la CEE.Les stratégies concurrentielles des multinationales et des transnationales  vont revêtir des formes et des contenus adaptés aux ambitions géostratégiques des composantes de la triade et à leurs propres potentialités d'innovations technologiques et de management. Le marché, au sens large, connaîtra des transformations encore plus poussées dans sa structure et dans les mécanismes de son fonctionnement. Les rapports de concurrence qui y prévaudront seront justement marqués par le jeu multiforme des capacités d'innovation dans la maîtrise et la transformation des besoins d'un côté, dans l'acquisition , l'occupation, l'élargissement et la diversification de segments du marché de l'autre. Les rapports d'occupation du marché seront de plus en plus déterminés par l'intelligence des entreprises et des managers à engager à temps les concertations porteuses qui s'imposent et à trouver et conclure les formes de partenariat à orientation stratégique productrices de résultats positifs. La tendance qui s'imprime déjà dans notre quotidien, c'est l'accélération de l'internationalisation, sous des formes diverses, d'abord des grandes multinationales mais aussi des moyennes et petites entreprises. C'est une telle internationalisation, qui deviendra encore plus fine, qui tend à devenir la marque du 21e siècle.

Le monde connaît , au niveau géopolitique comme au niveau économique, social ou culturel , des transformations sans précédent. Nous sommes à l'ère de la mondialisation et de la globalisation nous disent particulièrement certains théoriciens de l'économie, du management, des sciences sociales et politiques.

L'accélération vertigineuse des progrès que réalisent les sciences et les techniques grâce aux avancées prodigieuses des sciences et des techniques de l'information , dessine déjà les contours d'une métamorphose considérable à l'échelle de tous les secteurs de la vie.

•¨      La productivité atteint , grâce aux techniques et technologies digitales et au management moderne de très forts records de croissance:

Nous sommes témoins :

•1.      d'une restructuration et d'une reconfiguration des systèmes productifs au sens large, basées sur  une internationalisation à dimensions planétaires et sur l'organisation et le management de réseaux sans cesse développés et modernisés

•2.      du développement incessant de nouvelles techniques* et de nouvelles technologies** qui font de moins en moins appel au travailleur productif et dont la mise en oeuvre peut s'opérer en temps réel à des distances impressionnantes .

•¨      Une organisation nouvelle du travail prend corps toute tendue vers l'efficience des avantages concurrentiels. Une nouvelle race de travailleurs émerge notamment dans les secteurs High-Tech à forte intensité concurrentielle et à forte valeur ajoutée.

•¨      On les appelle les travailleurs du savoir ou manipulateur d'abstractions. Ces travailleurs disposent d'une exceptionnelle capacité d'abstraction et de synthèse et leurs savoirs sont orientés vers l'information utile pour occuper les segments de marché visés et pour le développement de la recherche et de l'innovation si nécessaires aux batailles concurrentielles et à la création de nouveaux besoins et de nouveaux segments de marché. Le critère d'appréciation prévalant dans l'engagement de ces types de travailleurs, c'est l'apport personnel à la valeur ajoutée globale de l'entreprise. De tels travailleurs doivent donc leur sélection à leur fortes capacités de conception de même qu'à leurs capacités d'adaptation (leur flexibilité) aux champs de travail imposés par les marchés cibles .

•¨       La catégorie travail comme la catégorie capital connaissent, des mutations importantes tant dans leur contenu que dans leur forme. Ce qui  se répercute sur leurs relations dialectiques et pose des problèmes d'études, de réflexion et de pratique politique sérieux pour la lutte pour le développement économique ,pour le progrès et la justice sociale et pour l'efficience de l'Etat national et la préservation de la nation des dangers de dislocation qui la menacent fortement déjà.

Le monde entier ainsi que tous les secteurs de la vie sont sous l'action de dynamiques, à tendances durables, d'internationalisation et d'interdépendance des économies mues par les insoupçonnables possibilités qu'offre la révolution informationnelle. Cette internationalisation et cette interdépendance ont pour moteur et catalyseur le développement continu de la productivité et de la valeur ajoutée .Elles sont motivées par la mise en oeuvre des dynamiques et des mécanismes des avantages concurrentiels poussés aux limites extrêmes. Elles mettent le produit final, matériel ou immatériel et son placement avantageux sur le marché à horizon planétaire au centre de leurs démarches.

 

*) La technique, c'est une façon de faire

**)La technologie , c'est littéralement « le savoir sur les techniques « 

 

 

 

 Malheur ,dit-on, à ceux des économies et des pays qui ne prennent pas place dans  les compartiments de ce train de la mondialisation roulant à des vitesses en accélération permanente.

L'Algérie ,comme d'autres pays en développement , fait face à une telle injonction qui s'exprime sous des formes aigues (pression de la dette extérieure , plans d'ajustement structurels contrôlés par le FMI, inefficacité de la base économique , particulièrement industrielle ,dépendance de la rente pétrolière et caractère dérisoire des exportations hors hydrocarbures ,fort taux de chômage et problèmes sociaux considérables frappant notamment la jeunesse etc ..).La recherche d'une efficacité et d'une efficience de notre économie est une démarche dont le caractère doit être permanent. Elle doit être le fait dynamique des managers de tous les niveaux de l'économie et de l'Etat. Elle doit tenir le plus grand compte des tendances lourdes qui marquent nos environnements extérieurs et savoir prendre en charge les avantages comparatifs et concurrentiels existants ou potentiels de nos entreprises en les appréciant sous toutes leurs facettes rapportées aux aires de marché .Elle doit relever d'une rigueur scientifique soutenue par une vision stratégique de long terme du développement économique ,social et culturel de notre société et par une capacité nationale de concertation capable de moduler une telle vision en fonction des évolutions et des contingences. Elle doit reposer sur un effort toujours renforcé pour toujours mieux améliorer les avantages de l'environnement national .

Une économie performante d'un pays perd sa performance si elle ne repose pas ,pour l'essentiel ,sur le génie créateur , organisé et sans cesse fortifié des citoyens de  ce pays. Le passage à l'économie de marché de notre pays ne s'opère pas , du fait de la complexité de nombreux facteurs , de façon satisfaisante. L'un de ces facteurs , parmi les plus déterminants

relève de la cohérence des stratégies d'insertion porteuse dans l'économie mondiale globalisée, une insertion  qui  dynamise et développe notre marché intérieur et qui accroisse nos compétences et notre savoir-faire. De telles stratégies d'insertion sont indispensables et sont à adapter aux différents secteurs de notre économie par les opérateurs eux-mêmes .Leurs mise au point exigent une maîtrise profonde , globale et scientifique des dynamiques qui sont à la base  des évolutions de l'économie mondiale. Il faut donner aux concepts qui décrivent de telles évolutions le contenu des réalités qu'ils reflètent. Qu'en est-il des concepts de globalisation ,de mondialisation, ou de partenariat.?

 

  • 1. La mondialisation n'est pas un phénomène nouveau. Elle prend seulement des formes nouvelles qui modulent son contenu.

 

Le concept de globalisation a vu le jour au milieu des années 1980 principalement dans les écoles de management américaines .Il devait  traduire la réalité représentée par un mouvement complexe et continu d'ouverture  des frontières économiques , de désarmement douanier et de déréglementation favorables aux exportations et aux investissements directs extérieurs ( I D E ) permettant , en particulier , aux firmes multinationales( F M N ) d'étendre leurs aires d'intervention au monde entier. Les immenses progrès enregistrés dans les champs des infrastructures et des logistiques , particulièrement dans les secteurs des transports et des télécommunications ont permis le développement d'une extension planétaires des firmes multinationales en même temps que l'accroissement de leur nombre et l'internationalisation de leurs origines. Les bouleversements géopolitiques des années 90 avec l'effondrement de l'URSS et du système socialiste a appuyé encore plus cette tendance., lui conférant une validité historique. La globalisation prend ainsi la forme d'une phase nouvelle faisant suite au processus de multinationalisation des firmes et des capitaux commencé bien avant .L'histoire de l'internationalisation des entreprises est fortement liée à leur nature de faire des profits indépendamment des espaces de leurs implantations .Cette internationalisation se mesure ,en général, aux capacités d'investissements extérieurs des entreprises:La forme de firme

multinationale est due aux entrepreneurs US et à leur dynamisme technique et commercial .Les premières FMN  américaines apparaissent ainsi vers les années 1890

On peut signaler les étapes suivantes de l' internationalisation des entreprises:

 

  • (a) Avant la première guerre mondiale s'étaient déjà constitués des espaces économiques mondiaux de domination occupés par le Royaume-Uni , la France ,l'Allemagne , les Pays-Bas et la Belgique et prenant les formes de colonies , de protectorats ou d'aire d'influence et d'exploitation des richesses naturelles et des marchés. La domination économique prit principalement la forme de cartels continentaux ou internationaux chargés de la coordination des prix entre les principales entreprises activant dans un domaine donné .Il s'agissait, avant tout, de limiter les effets ,jugés alors néfastes, d'une concurrence incontrôlée et de restreindre les conséquences négatives de l'ouverture des frontières aux importations .Il y avait environ quelque 300 ententes internationales de ce type touchant les secteurs miniers et les industries lourdes .

Quelques entreprises US et japonaises exportatrices de produits performants implantent sur le continent européen des filiales de commercialisation et de fabrication . C'est le cas ,par exemple de (Colt, Singer, Coca Cola, ITT, Général Electric ,Westinghouse, Parker, Kodak, Ford etc )

Cette domination politique et économique exercée par  des pays européens où le Royaume-Uni joue un rôle d'entraînement débouche sur une division internationale du travail ( D I T ) . Les Européens s'assurent le monopole des productions manufacturières. Les pays dominés doivent se contenter de la vente des matières premières ou de produits peu transformés. En 1913 l'Europe exportait 82% des produits manufacturés vendus dans le monde et importait 75% des produits primaires dont les 50% sont agricoles.

 

Tableau No 1

 

Nombre de filiales implantées à l'étranger par les neuf principales compagnies pétrolières US et par les neuf principales compagnies US d'extraction minières

 

 

 

 

De tels espaces reposaient cependant sur un équilibre des forces instable que la guerre et ses suites ont fini par déstabiliser . Le tableau suivant illustre bien cette situation dans la mesure  où l'on constate que l'essentiel des I D E  américains visaient à soutenir l'expansion commerciale d'entreprises innovantes qui implantaient surtout des filiales de distribution.

 

 

 

 

 

Tableau No 2

Répartition des principaux stocks d'investissements extérieurs en 1913

( en % du total mondial estimé à 44 milliards de dollars US or )

et part des investissements directs pour chaque pays.

 

 

 

 

  • (b) Les deux guerres mondiales et la grande dépression de 1929 , si elles ont provoqué un fléchissement des échanges mondiaux ,elles ont ouvert la voie à une émergence spectaculaire d'une superpuissance commerciale : les USA.Les tableaux suivants montrent la répartition des I.D.E. en 1913 et l'évolution des stock investissements extérieurs des quatre grandes puissances de 1913 à la veille de la grande dépression:

 

 

Tableau No :3

Répartition géographique des investissements extérieurs (1913)

.(en % de son stock mondial pour chaque émetteur)

 

 

 

 

Evolution des stocks d'investissements extérieurs (SIE) des 4 grandes puissances à la veille de la grande guerre et à la veille de la grande dépréssion.

 (en % du total mondial de 44.milliards USD or en 1911 et de 50 milliards USD or en 1929)

 

 

Une nouvelle géographie des investissements internationaux se dégage avant 1929.Les capitaux américains entrent en force en Amérique latine et en Europe Rhénane. Leur rôle devient dés lors fondamental, assurant 50% des investissements mondiaux nouveaux contre un quart au Royaume-Uni, même s'ils sont assez volatiles et spéculatifs

Les premières FMN US occupent souvent des créneaux d'avenir :

 

  • Ø Matériel électrique avec General Electric , Western Electric ,
  • Ø Automobile avec Ford , General Motors
  • Ø Pneumatiques avec Firestone , Goodyear
  • Ø Pétrole avec Standard Oil
  • Ø Communication avec ITT, RCA

 

Le développement des FMN US procède de stratégies commerciales et d'entreprises élaborées visant à donner  à l'internationalisation des entreprises de nouvelles dimensions.

 

 

  • (c) Sous l'impulsion des USA sont peu à peu mises en place ,après la deuxième guerre mondiale , des institutions internationales commerciales et financières comme le GATT et le SMI (système monétaire international ) .Ainsi l'internationalisation des entreprises a pu progresser notablement sous la forme de FMN à partir des USA , puis d ,Europe et , d'Asie du Sud-Est , renforçant le poids de ces trois espaces économiques distincts , complémentaires et concurrents à la fois .

Les capitaux publics et privés US assurent , dans la décennie qui suit la fin de la deuxième guerre mondiale , le redémarrage des économies des pays d'Europe Occidentale et du Japon fortement éprouvées .En 1960 , les USA contrôlent plus de 50% du stock mondial d'IDE.Ces derniers, principalement d'origine privée ,se concentrent pour un 1/3 dans le domaine manufacturier et pour un autre 1/3 dans celui des hydrocarbures Ce qui favorise la formation de grands groupes industriels internationaux US ,européens et canadiens et de grands groupes pétroliers mondiaux dont les 5 majors sont américains.

Le tableau suivant trace l'évolution de la répartition géographique des stocks d'investissement US de 1950 à 1971.

 

 

Tableau No :4

Evolution de la répartition géographique des stock d'investissements US de 1950 à 1971

 (en % du total )

 

 

 

 

 

Cette domination américaine se poursuit unilatéralement jusqu'aux années 1970 où des pressions de rééquilibrage s'exercent dans le monde occidental et qui débouche sur une nouvelle répartition des IDE assurant la montée de l'Europe , du Japon et un recul relatif des USA comme le montrent les tableaux suivants :

 

Tableau No : 5

 

Répartition des stocks d'IDE : ventilation par PDEM

 

 

 

Tableau No: 6

Origine géographique des principaux flux d'investissements nouveaux effectués dans le monde de 1980 à 1993 estimés à 1600 milliards de dollars américains courants

 

 

Dans les années 90 , l'ensemble des pays industrialisés contrôlaient plus de 92% des IDE. Ces derniers étaient pour plus de 80% des stocks dirigés vers les PDEM alors que les PVD en sont les parents pauvres et n'en reçoivent que 18% .

 

  • (d) Les marchés financiers ont acquis une large autonomie par rapport aux activités économiques qu'ils étaient sensés animer. On estime par exemple en 1993 à 1000 milliards de dollars les fonds qui s'échangent chaque jour sur les marchés des échanges devenus largement spéculatifs ( au moins 95% du montant des transactions ).Les transactions internationales sur les valeurs mobilières (obligations et actions ) sont passées entre 1980 et 1990 de 260 à 5300 milliards de dollars US par an sur le seul marché des USA. Ainsi la sphère financière qui est réellement mondialisée ne répond plus à des impératifs stratégiques mais uniquement aux sollicitations d'opportunités changeantes .Cette sphère n'est même plus contrôlée par les Etats qui ne disposent pas de fonds suffisants pour contrer des coalitions momentanées de spéculateurs capable de mobiliser plusieurs centaines de milliards de dollars pour modifier , par exemple , les parités monétaires à leur profit.

 

Comme on le constate, la mondialisation n'est pas un phénomène nouveau .l'extension internationale des espaces de marché est l'essence même de l'économie de marché dont le fondement est la libre entreprise .Les formes et les rythmes pris par l'internationalisation des entreprises et du capital ont été et restent toujours une fonction directe des changements des environnements extérieurs dans le sens : 

  • Ø d'une plus grande ouverture internationale aux échanges économiques ,
  • Ø du progrès technique et technologique et du développement des capacités d'innovation
  • Ø du développement des moyens de communications et de transport
  • Ø de l'évolution du management de réseaux , en particulier du management stratégique dans ses volets essentiels .

 

Le mouvement intrépide de la mondialisation s'articule sur deux axes ,la mondialisation du capital notamment le capital spéculatif et une internationalisation planétaires des firmes multinationale . L'interdépendance de ces deux axes est complexe et détermine les évolutions géostratégiques des structures de l'économies mondiale et des rapports de forces y prévalant .

On estime qu'il existent actuellement environ 40.000 entreprises que l'on peut qualifier de FMN contre 7000 il y a deux décennies .Les 40.000 FMN contrôleraient à peu prés 200.000 filiales disséminées à travers le monde ,plus du  1/3 de la production industrielle mondiale , plusieurs dizaines de millions d'emploi , dégageant un chiffre d'affaires dépassant les 5000 milliards de dollars US supérieur au montant des échanges commerciaux internationaux .Les 100 plus grosses de ces FMN réaliseraient à elles seules les 3/4 du volume d'affaires des 40.000 . Les FMN assureraient au moins 40% des échanges manufacturiers dans l'OCDE et 1/3 dans le monde .Les FMN américaines seraient responsables à elles seules de 80% des exportations et de 50% des importations américaines (1992) .

Les 100 premières FMN dont le chiffre d'affaire équivalait , en 1992, à 3600 milliards de dollars US , sont réparties comme suit :

 

Tableau No :7

Les 100 premières FMN par origine nationale en 1994

 

 

Les 10 premières FMN faisaient en 1992 un chiffre d'affaires dépassant les 1000 milliards de dollars US . En comparaison ,  le PNB de la France est de l'ordre de 1200, celui du Japon de 3300 et des USA de 5800 milliards de dollars.

Les IDE qui sont le vecteur de l'internationalisation des activités des entreprises sont dirigés à 80% vers les PDEM de la triade et touchent de plus en plus le domaine des services ( 1/4 des IDE en 1970 et 50% des IDE en 1994 ) .Ces services se placent particulièrement dans les domaines financiers et leurs dynamiques modifient en profondeur la nature des FMN dont les activités purement financières explosent littéralement depuis une décennie.

L'internationalisation des entreprises est motivée par :

 

  • Ø la taille critique mondiale dans des champs mondiaux de concurrence ardue et prenant des formes imprévisibles
  • Ø le souci de se placer directement et partout à la fois sur les marchés
  • Ø la recherche des meilleurs coûts de production
  • Ø la constitution de blocs commerciaux

 

Le premier Janvier 1999 l'Euro est devenu monnaie européenne et mondiale. Cette décision prise le 2 Mai 1998 par le sommet des chefs d'Etats européens réunis à Bruxelles est d'une très grande signification historique. C'est un aboutissement décisif d'un long processus d'unification et d'intégration européennes déclenché par le traité de Rome de 1957.Il traduit un mouvement contradictoire marqué d'une part , par de réelles aspirations des Etats et des sociétés européens à l'union et à des formes d'intégration et d'autre part , par de fortes pressions des courants néo-libéraux et monétaristes portés par l'irrésistible dynamique de la globalisation financière et économique .Il s'agit là d'une étape d'une portée incalculable et imprévisible qui annonce des bouleversements structurels mondiaux profonds au niveau de l'économique, du politique, du social, et du culturel.

L'avènement de l'Euro prend la forme d'un accélérateur de la recomposition de la division internationale des systèmes productifs. Il donne une configuration nouvelle plus active à la triade composée par les USA, l'Asie du Sud-Es (  principalement le Japon ) et la CEE.Les stratégies concurrentielles des multinationales et des transnationales  vont revêtir des formes et des contenus adaptés aux ambitions géostratégiques des composantes de la triade et à leurs propres potentialités d'innovations technologiques et de management. Le marché, au sens large, connaîtra des transformations encore plus poussées dans sa structure et dans les mécanismes de son fonctionnement. Les rapports de concurrence qui y prévaudront seront justement marqués par le jeu multiforme des capacités d'innovation dans la maîtrise et la transformation des besoins d'un côté, dans l'acquisition , l'occupation, l'élargissement et la diversification de segments du marché de l'autre. Les rapports d'occupation du marché seront de plus en plus déterminés par l'intelligence des entreprises et des managers à engager à temps les concertations porteuses qui s'imposent et à trouver et conclure les formes de partenariat à orientation stratégique productrices de résultats positifs. La tendance qui s'imprime déjà dans notre quotidien, c'est l'accélération de l'internationalisation, sous des formes diverses, d'abord des grandes multinationales mais aussi des moyennes et petites entreprises. C'est une telle internationalisation, qui deviendra encore plus fine, qui tend à devenir la marque du 21e siècle.

 

 

Année

 

1913

 

1920

 

1929

 

1939

 

1959

 

 

Cies pétrolières

 

75

 

100

 

210

 

350

 

790

 

 

Cies minières

 

6

 

17

 

32

 

69

 

210

Pays /Région

Valeur  stock ID %

Investissements directs en %

Royaume-Uni

42

35

FRANCE

20

20

ALLEMAGNE

12

30

RESTE EUROPE

13

 

Total EUROPE

87

 

USA

8

75

DE

VERS

 

EUROPE

USA

EMPIRE

AUTRES

Royaume-Uni

7

25

46

 

France

58

6

9

 

Allemagne

46

18

1

 

Reste Europe

27

24

 

 

USA

20

 

2

 

Pays

 

1913

1929

Royaume-Uni

42

39

France

20

9

Allemagne

13

 

USA

8

32

Pays

1950

1955

1960

1965

1971

Amérique latine

 

37,5

32,5

28,5

22

18,5

Canada

 

30,5

33,5

34

31

28

Europe de l'ouest

 

14,5

15,5

20,5

28,5

32

Autres

 

17,5

18,5

17

18,5

21,5

Pays / Année

1980

1985

1992

Royaume-Uni

14,5%

 

12%

Pays-Bas

8%

 

7%

RFA

8%

 

9%

Suisse

5%

 

5%

France

4,5%

 

7,5%

EUROPE (total)

44%

46%

51%

USA

42%

35%

25,5%

Japon

5%

8%

12,5%

Autres

9%

11%

11%

Pays

%

Royaume-Uni

14,5%

USA

14,5%

Japon

12%

RFA

7,8%

France

7,8%

Pays-Bas

6%

PED

4%

Pays

Nombre

USA

29

Japon

16

France

12

Allemagne

9

Royaume-Uni

9

Suisse

6

Italie

4

Canada

3

Autres

12

 

Année

 

1913

 

1920

 

1929

 

1939

 

1959

 

 

Cies pétrolières

 

75

 

100

 

210

 

350

 

790

 

 

Cies minières

 

6

 

17

 

32

 

69

 

210

Pays /Région

Valeur  stock ID %

Investissements directs en %

Royaume-Uni

42

35

FRANCE

20

20

ALLEMAGNE

12

30

RESTE EUROPE

13

 

Total EUROPE

87

 

USA

8

75

DE

VERS

 

EUROPE

USA

EMPIRE

AUTRES

Royaume-Uni

7

25

46

 

France

58

6

9

 

Allemagne

46

18

1

 

Reste Europe

27

24

 

 

USA

20

 

2

 

Pays

 

1913

1929

Royaume-Uni

42

39

France

20

9

Allemagne

13

 

USA

8

32

Pays

1950

1955

1960

1965

1971

Amérique latine

 

37,5

32,5

28,5

22

18,5

Canada

 

30,5

33,5

34

31

28

Europe de l'ouest

 

14,5

15,5

20,5

28,5

32

Autres

 

17,5

18,5

17

18,5

21,5

Pays / Année

1980

1985

1992

Royaume-Uni

14,5%

 

12%

Pays-Bas

8%

 

7%

RFA

8%

 

9%

Suisse

5%

 

5%

France

4,5%

 

7,5%

EUROPE (total)

44%

46%

51%

USA

42%

35%

25,5%

Japon

5%

8%

12,5%

Autres

9%

11%

11%

Pays

%

Royaume-Uni

14,5%

USA

14,5%

Japon

12%

RFA

7,8%

France

7,8%

Pays-Bas

6%

PED

4%

Pays

Nombre

USA

29

Japon

16

France

12

Allemagne

9

Royaume-Uni

9

Suisse

6

Italie

4

Canada

3

Autres

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