Mohamed-Lakhdar Benhassine ou l’honneur sauvé de l’université algérienne

Publié le par Mahi Ahmed

Mohamed-Lakhdar Benhassine ou l’honneur sauvé de l’université algérienne*

mardi 18 juillet 2017

 

Il y a toujours dans une université, en Algérie ou ailleurs, un enseignant d’exception dont le parcours, la stature, la sagesse, l’autorité morale et la modestie sont autant de qualités qui vous forgent une génération et finissent par vous léguer une force irrépressible de travail et d’humilité pour celles et ceux qui ont cette chance inespérée de l’écouter.

Il y a toujours dans une université, en Algérie ou ailleurs, un personnage qui se hisse très naturellement au firmament de l’exigence universitaire, qui s’impose, par la force de l’abnégation et du sacrifice, comme le modèle du professeur auquel les étudiants s’identifient au point de garder à jamais, au fond d’eux-mêmes, sa voix, son intonation ou ses gestes.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur tout entier mobilisé pour la transmission de son savoir, éternellement ponctuel et précis, documenté à la manière d’un archiviste, constamment en éveil et à l’affût du dernier livre ou revue arrivés en bibliothèque et rétif à toute prédation des pouvoirs, des honneurs et des mondanités.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur émérite avant l’âge, un doyen sans titre, une sorte de haut gradé de l’intelligence dont les lumières continueront toujours de briller à la manière d’un phare dont le mérite est d’éviter l’errance ou l’échouage à ceux qui l’approchent.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur qui, tout en irriguant régulièrement les revues scientifiques et les journaux par ses analyses, garde une oreille attentive au souffle et aux espérances de son peuple, plus particulièrement aux plus précaires de ses compatriotes.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur tellement dévoué à sa tâche et tellement fidèle à sa mission vis-à-vis de ses étudiants qu’il est capable de s’adapter et de contourner tous les obstacles dressés sur son chemin, que ce soit l’arabisation politicienne ou la prolifération de potentats incultes et irrespectueux qui traversent l’université pour mieux rebondir dans les sphères immondes de la corruption ou de la médiocrité , toujours en attente du poste qui récompensera leurs méfaits.

Sans risque de me tromper, ce professeur-là répond au noble nom de Lakhdar Benhassine, mon inoubliable collègue de 1985 à 1993.

Bachir Dahak

Texte repris de facebook

Mohamed-Lakhdar Benhassine nous avait quittés il y a trois ans, le 28 juin 2014.

 

* Titre modifié par la rédaction en écho aux articles publiés par certains journaux sous le thème de « l’honneur perdu de l’université algérienne

Mohamed-Lakhdar Benhassine ou l’honneur sauvé de l’université algérienne*

mardi 18 juillet 2017

 

Il y a toujours dans une université, en Algérie ou ailleurs, un enseignant d’exception dont le parcours, la stature, la sagesse, l’autorité morale et la modestie sont autant de qualités qui vous forgent une génération et finissent par vous léguer une force irrépressible de travail et d’humilité pour celles et ceux qui ont cette chance inespérée de l’écouter.

Il y a toujours dans une université, en Algérie ou ailleurs, un personnage qui se hisse très naturellement au firmament de l’exigence universitaire, qui s’impose, par la force de l’abnégation et du sacrifice, comme le modèle du professeur auquel les étudiants s’identifient au point de garder à jamais, au fond d’eux-mêmes, sa voix, son intonation ou ses gestes.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur tout entier mobilisé pour la transmission de son savoir, éternellement ponctuel et précis, documenté à la manière d’un archiviste, constamment en éveil et à l’affût du dernier livre ou revue arrivés en bibliothèque et rétif à toute prédation des pouvoirs, des honneurs et des mondanités.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur émérite avant l’âge, un doyen sans titre, une sorte de haut gradé de l’intelligence dont les lumières continueront toujours de briller à la manière d’un phare dont le mérite est d’éviter l’errance ou l’échouage à ceux qui l’approchent.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur qui, tout en irriguant régulièrement les revues scientifiques et les journaux par ses analyses, garde une oreille attentive au souffle et aux espérances de son peuple, plus particulièrement aux plus précaires de ses compatriotes.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur tellement dévoué à sa tâche et tellement fidèle à sa mission vis-à-vis de ses étudiants qu’il est capable de s’adapter et de contourner tous les obstacles dressés sur son chemin, que ce soit l’arabisation politicienne ou la prolifération de potentats incultes et irrespectueux qui traversent l’université pour mieux rebondir dans les sphères immondes de la corruption ou de la médiocrité , toujours en attente du poste qui récompensera leurs méfaits.

Sans risque de me tromper, ce professeur-là répond au noble nom de Lakhdar Benhassine, mon inoubliable collègue de 1985 à 1993.

Bachir Dahak

Texte repris de facebook

Mohamed-Lakhdar Benhassine nous avait quittés il y a trois ans, le 28 juin 2014.

 

* Titre modifié par la rédaction en écho aux articles publiés par certains journaux sous le thème de « l’honneur perdu de l’université algérienne

Mohamed-Lakhdar Benhassine ou l’honneur sauvé de l’université algérienne*

mardi 18 juillet 2017

 

Il y a toujours dans une université, en Algérie ou ailleurs, un enseignant d’exception dont le parcours, la stature, la sagesse, l’autorité morale et la modestie sont autant de qualités qui vous forgent une génération et finissent par vous léguer une force irrépressible de travail et d’humilité pour celles et ceux qui ont cette chance inespérée de l’écouter.

Il y a toujours dans une université, en Algérie ou ailleurs, un personnage qui se hisse très naturellement au firmament de l’exigence universitaire, qui s’impose, par la force de l’abnégation et du sacrifice, comme le modèle du professeur auquel les étudiants s’identifient au point de garder à jamais, au fond d’eux-mêmes, sa voix, son intonation ou ses gestes.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur tout entier mobilisé pour la transmission de son savoir, éternellement ponctuel et précis, documenté à la manière d’un archiviste, constamment en éveil et à l’affût du dernier livre ou revue arrivés en bibliothèque et rétif à toute prédation des pouvoirs, des honneurs et des mondanités.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur émérite avant l’âge, un doyen sans titre, une sorte de haut gradé de l’intelligence dont les lumières continueront toujours de briller à la manière d’un phare dont le mérite est d’éviter l’errance ou l’échouage à ceux qui l’approchent.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur qui, tout en irriguant régulièrement les revues scientifiques et les journaux par ses analyses, garde une oreille attentive au souffle et aux espérances de son peuple, plus particulièrement aux plus précaires de ses compatriotes.

Il y a toujours dans une université, en Algérie comme ailleurs, un professeur tellement dévoué à sa tâche et tellement fidèle à sa mission vis-à-vis de ses étudiants qu’il est capable de s’adapter et de contourner tous les obstacles dressés sur son chemin, que ce soit l’arabisation politicienne ou la prolifération de potentats incultes et irrespectueux qui traversent l’université pour mieux rebondir dans les sphères immondes de la corruption ou de la médiocrité , toujours en attente du poste qui récompensera leurs méfaits.

Sans risque de me tromper, ce professeur-là répond au noble nom de Lakhdar Benhassine, mon inoubliable collègue de 1985 à 1993.

Bachir Dahak

Texte repris de facebook

Mohamed-Lakhdar Benhassine nous avait quittés il y a trois ans, le 28 juin 2014.

 

* Titre modifié par la rédaction en écho aux articles publiés par certains journaux sous le thème de « l’honneur perdu de l’université algérienne

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