Face aux risques de l’insécurité alimentaire :La connaissance, seul rempart de l’Algérie

Publié le par Mahi Ahmed

Face aux risques de l’insécurité alimentaire :La connaissance, seul rempart de l’Algérie

Par Pr Aïssa Abdelguerfi

Suite à la publication de notre contribution parue dans le journal El Watan du 28 juillet 2016, sous le titre : «Quand l’Algérie sera face à des problèmes de sécurité algérienne, Tahar Hadjar devra s’expliquer», nous tenons tout d’abord à préciser que notre article interpellait Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en tant que plus haut responsable du secteur dont nous relevons.

L’enseignant qui a publié dans Le Soir d’Algérie du 7 août 2016, un droit de réponse à notre article, n’est donc concerné ni de près ni de loin ; il a porté atteinte à l’intégrité d’enseignants chercheurs avec des propos diffamatoires, il en assumera la responsabilité devant la justice.

Pourquoi le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est-il interpellé sur la sécurité alimentaire ?

En notre qualité d’enseignants chercheurs à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie, ce que nous demandons à notre ministre, depuis maintenant une année, c’est de permettre à l’Algérie de mobiliser la science et la connaissance comme alternative au pétrole, pour payer ses factures alimentaires.

Certes, les pays les plus puissants importent aussi des produits alimentaires ou des technologies qu’ils ne produisent pas, mais leurs richesses exportables ne sont pas comparables à celles de l’Algérie. Premier pays importateur mondial de blé dur, deuxième pays importateur mondial de poudre de lait, l’Algérie a recours exclusivement à la rente pétrolière pour faire face à la croissance de ses factures alimentaires.

Son Excellence Le Président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, n’a pas attendu la chute actuelle du prix du pétrole pour nous alerter ; en 2008, lors de l’ouverture officielle de l’année universitaire à Tlemcen, il a averti que «si les prix du pétrole chutent, ce sera la catastrophe» (N. Khelassi, La Tribune 14 octobre 2008). Aujourd’hui, nous ne sommes plus au stade d’avertissement, la géopolitique du pétrole fait place à la géopolitique de la nourriture. Nourrir la planète est un défi mondial, sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Nous avons donc décidé de prendre la plume au nom de notre responsabilité d’enseignants chercheurs vis-à-vis de la nation.

Si notre ministre nous avait écoutés, nous serions à l’heure actuelle dans des ateliers de travail sur cette question fondamentale de sécurité alimentaire de notre pays qui est en soit très complexe.

Dans un contexte de mondialisation et de réchauffement climatique accentué par notre pauvreté en ressources hydriques et en surface agricole utile (3% du territoire national), croire que la question de la sécurité alimentaire est une affaire de paysans est une grave erreur. La science, l’analyse économique et la modélisation sont les fondements de toute politique agricole durable. Toutes les études, publications scientifiques et rapports d’organisations internationales réalisés sur cette question montrent que les Etats ne peuvent plus laisser place au hasard dans leurs politiques agricoles. L’analyse du cas syrien, qui occupe actuellement largement l’actualité internationale, est très pertinente ; elle permet de mesurer tout le poids d’une politique agricole sur la stabilité d’une nation. Myriam Ababsa, géographe associée à l’Institut français du Proche-Orient, Amman, a publié une étude très documentée, intitulée «Crise agraire, crise foncière et sécheresse en Syrie : 2008-2011».

Elle montre bien qu’avant la grande sécheresse de 2007-2010, la Syrie était dans l’autosuffisante alimentaire ; le coton formait le tiers des exportations nationales. Fortement subventionnée par le gouvernement, l’agriculture contribuait au quart du PIB et employait le tiers de la population active, en intégrant le secteur agroalimentaire. Elle avait permis le maintien dans les campagnes de plus de la moitié de la population nationale (revue Maghreb Machrek, n°215, page 1). En novembre 2009, bien avant la guerre en Syrie, le rapport des réseaux régionaux d’information relevant des Nations unies (IRIN : Integrated Regional Information Networks) décrit l’effet dévastateur de la sécheresse qui a obligé 1,5 million de personnes à quitter leurs villages, pour se concentrer dans les banlieues de Damas et d’autres villes comme Halep et Deraa. Certains éleveurs ont perdu environ 70% de leur bétail ; «ils ont dû vendre une partie de leurs animaux pour acheter du fourrage à des prix très élevés. [Et comme l’offre est élevée], ils les vendent à des prix très bas.

Certains éleveurs ont également été obligés de vendre leurs bêtes pour nourrir leurs enfants», rapporte le directeur du département environnement de la Commission nationale de planification, cité dans ce rapport. Le cheptel syrien a été réduit de 60% entre 2007 et 2009.

La production de blé sur les terres baal (agriculture sèche) du nord de Jazîra qui produit les deux tiers de la production céréalière nationale a chuté de 82% en 2008, par rapport à une année moyenne (Oxford Business Group, 2010).

Sur fond de cette crise provoquée par la sécheresse, la levée en 2008 des subventions aux carburants assurées par le gouvernement a accentué les effets de la crise économique mondiale. Le prix du fuel subit une augmentation de 350%, les exploitants agricoles n’ont plus les moyens de pomper l’eau, ni de conduire leurs tracteurs. Pour la première fois dans son histoire, le pays a dû recevoir en 2008 une aide alimentaire internationale directe, les réserves stratégiques en céréales (4 millions de tonnes) étant épuisées. Le programme alimentaire mondial a distribué de la nourriture à 300 000 personnes en 2008 et à 200 000 en 2009 (Myriam Ababsa, page 15). Les choix des systèmes de production faits par la Syrie ont eu également un impact direct sur l’appauvrissement des ressources et des populations. Le forage illégal de milliers de puits a certes propulsé la surface irriguée à 1,2 million ha en 1998, soit 20% de la superficie cultivée syrienne. Mais, en 2001 l’alarme est tirée : 60% des eaux d’irrigation proviennent des nappes phréatiques non renouvelables et la moitié des puits sont illégaux (Banque mondiale, rapport 22602-SYR, 2001). Le choix politique d’investir sur la culture du coton se révèle également désastreux. Bien que très consommateur en eau, les dirigeants syriens pensaient en tirer de grands profits. Mais dès les années 1970, l’effondrement du cours mondial a nécessité que l’Etat syrien garantisse des prix fixes aux producteurs de coton brut, situés au double du cours mondial.

«C’est dans ce contexte de déstabilisation du monde rural que la guerre civile a débuté en mars 2011», conclut Myriam Ababsa. Le New York Times, dans son édition du 13 octobre 2010 (traduction : la terre est desséchée là où les fermiers syriens ont prospéré), indique que les ressources en eau avaient été réduites de moitié en Syrie entre 2002 et 2008, et tire la sonnette d’alarme sur l’impressionnant exode rural auquel les gouvernements n’étaient pas préparés ; «You will have people migrating as a result, and governments are ill prepared». Et pour cause, «la ville de Deraa, d’où est parti le soulèvement syrien en mars 2011, abriterait près de 200 000 migrants en provenance des campagnes» (Fougier Eddy, La sécheresse agricole, l'une des causes du drame syrien ? avril 2014, wikiagri.fr)

La crise alimentaire en Syrie, aussi bien que la crise mondiale de 2008, ont le mérite de poser la question vitale de la prévision, qui interpelle autant les scientifiques que les décideurs.

Les chercheurs n’ont pas attendu que nous soyons face à des catastrophes, pour travailler sur des outils de modélisation. Pionnier de la prévision globale, le Club de Rome créé en1972 est un groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 52 pays.

Des chercheurs ont modélisé sur ordinateur la planète, considérée comme un système où cinq facteurs interagissent dynamiquement : la production industrielle, la population, les ressources alimentaires, les ressources non renouvelables et la pollution.

Ce modèle, dont on évalue toute la pertinence 40 ans après, met en évidence «les limites de la croissance».

En 2012, le rapport du Club de Rome édité en 1972 est mis à jour par le MIT/USA, avec une modernisation de ses instruments d’analyse, pour tenir compte des progrès accomplis dans les méthodes d'observation et de prévision. En Grande-Bretagne, un nouveau modèle est développé par l’Anglia Ruskin University’s Global Sustainability Institute (GSI), à travers un projet d’Observatoire global des ressources (Global Resource Observatory GRO), avec le soutien financier du ministère anglais des Affaires étrangères, la Banque africaine de développement, l’université de Wisconsin… Ses prévisions de flambée mondiale des prix et de réduction des ressources convergent avec ceux du Club de Rome. Il prévoit une multiplication par 4, du prix du blé, du riz et du soja, et par 5 pour le prix du riz d’ici deux décennies. Le site d’information wikiagri nous apprend que la «moisson 2016 est catastrophique» pour le blé en France, première puissance agricole européenne. Le chiffre d’affaires par hectare de blé est inférieur de presque la moitié au coût de son installation et de son suivi. Il ne permet pas de couvrir les charges et encore moins de financer la nouvelle campagne. Les prévisions pour la moisson 2016 annoncent un rendement moyen de 6 t/ha contre une moyenne de 8 t/ha des 5 dernières années ; le coût de production complet à la tonne de blé aurait pu être de 200 €/t pour un rendement proche de la moyenne quinquennale. Mais une baisse de 20% de la production porterait le coût de production de la tonne à 245 €. Pour une chute de 30%, ce dernier serait de 280 €/t (Henin Frederic, 1er août 2016, wikiagri.fr).

A la lumière de toutes ces données, on comprend à quel point l’analyse des crises alimentaires dans le monde, telle que la crise syrienne, est essentielle pour comprendre que l’Algérie ne peut pas mener la bataille de la sécurité alimentaire sans maîtriser la complexité de la mondialisation, l’instabilité des marchés des produits alimentaires et les risques liés au réchauffement climatique.

De même qu’on mesure à quel point les scientifiques doivent s’impliquer dans le défi lancé par notre Premier ministre pour «gagner la bataille de l’agriculture en Algérie».

Dans notre analyse de la crise syrienne, notre démarche est rationnelle et responsable ; il est du devoir des scientifiques et des décideurs de décrypter les situations de crises dans une logique de prévision.

C’est précisément dans cette perspective que l’Ecole nationale supérieure d’agronomie doit trouver toute sa place.

Pourquoi la recherche et la formation de l’agronome sont-elles nos remparts face à la crise alimentaire ?

Puisqu’il faut revenir aux définitions de l’agronome pour convaincre Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, retournons à cette définition de Flaubert de 1857 : «Croyez-vous qu'il faille, pour être agronome, avoir soi-même labouré la terre ou engraissé des volailles ? Mais il faut connaître plutôt la constitution des substances dont il s'agit, les gisements géologiques, les actions atmosphériques, la qualité des terrains, des minéraux, des eaux, la densité des différents corps et leur capillarité!» (G. Flaubert, Madame Bovary, t. 1, 1857). En 1832, l’auteur d’un traité d’économie politique nous explique qu’«il a fallu que le naturaliste ou l'agronome connussent la marche que suit la nature dans la production du grain, le temps et le terrain favorables pour semer ou pour planter, et quels sont les soins qu'il faut prendre pour que ces plantes viennent à maturité. Le fermier ou le propriétaire ont appliqué ces connaissances…» (J.-B. Say, Traité d'économie politique, 1832).

Plus d’un siècle après, on retrouve le même esprit dans une interview de Jeanne Bormann, ingénieur agronome, responsable du service de la production animale à l’Administration des services techniques de l’agriculture qui explique aux élèves des grandes écoles en France qu’«il est demandé à un ingénieur en agronomie d'être avant tout créatif, pour exploiter les nouvelles technologies en rapport avec ses connaissances biologiques, au profit d'un meilleur rendement des productions, du développement durable et de la sécurité alimentaire. Il conseille les éleveurs et les exploitants agricoles pour tout ce qui concerne les espèces, leur résistance aux maladies ou leur adaptation au climat. C’est lui encore qui les aide à sélectionner les meilleures vaches laitières…» (MESRS France, 2010).

Les propos de Jeanne Bormann convergent totalement avec nos appels à soutenir la sécurité alimentaire par la connaissance, la maîtrise de la génétique, de la biologie moléculaire, de la bio-informatique… Elle précise à qui veut le comprendre que «bien que les productions animales soient une spécialisation au sein des études agronomiques, ce domaine est multidisciplinaire et couvre plus particulièrement les études et la sélection génétiques des populations animales, l’alimentation et la nutrition animales, les systèmes d’élevage,… les méthodes biotechnologiques en sélection génétique...» Ingénieur agronome, spécialiste de la génétique animale, Jeanne Bormann, responsable du service de la production animale à l’Administration des services techniques de l’agriculture (France) sait de quoi elle parle. Elle a commencé sa carrière professionnelle dans le domaine de la recherche en génétique quantitative aux Etats-Unis, avant de travailler pour une société biotechnologique allemande où elle a été en charge de la mise en place des projets de recherche pour la détection des marqueurs moléculaires à utiliser en sélection bovine.

Avant d’entamer sa carrière dans la fonction publique, elle a travaillé pour une société d’élevage au Luxembourg où elle a développé des systèmes informatiques pour la gestion de données relatives à un label de qualité pour la viande, ainsi que pour le traitement des données de performances des troupeaux. Quand elle parle de sélection génétique, de biotechnologies et de nutrition animale, on comprend bien que le rendement du bovin laitier, par exemple, n’est pas l’affaire du paysan, mais du scientifique.

Sur le terrain algérien, un ancien élève de l’ENSA et expert en systèmes de productions végétales pose parfaitement la question de l’apport fondamental du chercheur au paysan, en ces termes : «Une enquête du Ceneap (Birkhadem, Alger) faite en 2001 pour le compte du projet GTZ/ITGC/OAIC a montré que 100% des lots de semences de ferme de blé et 75% des lots d’orge analysés sont contaminés respectivement par la fusariose et l’helminthosporiose. Est-ce la mission de l’agriculteur ? Le professeur Lynch de l’université de Pennsylvanie, Etats-Unis, note que ‘‘les anciennes stratégies en matière de nutrition des plantes ne sont plus valables. Actuellement, les racines sont la clé de la seconde révolution verte’’ en matière de production céréalière. De plus en plus, les recherches se focalisent sur le rôle critique des racines saines dans la protection et la performance des cultures. C’est un nouveau domaine pour la recherche agronomique» (Synergies, juillet 2016, no 49).

Ce que nous déplorons c’est que nous soyons ainsi obligés de nous référer à des définitions du XIXe siècle, qui sont toujours d’actualité, pour convaincre, en 2016, Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique que la connaissance est le seul rempart de l’Algérie face aux risques de l’insécurité alimentaire. De même que nous déplorons que nous soyons obligés de nous référer à des propos d’experts pour légitimer notre appel à mobiliser l’unique Ecole d’agronomie en Algérie dans ce sens. Comment sommes nous arrivés à ce stade de dialogue de sourds/muets avec notre ministère de tutelle sur une question aussi fondamentale ?

L’Ecole nationale supérieure d’agronomie, devenue une institution de renommée au fil d’un siècle d’existence, a formé une élite d’ingénieurs agronomes et de scientifiques d’une valeur inestimable pour l’Algérie. En 2008, ce fleuron de l’Algérie a bénéficié du statut des grandes écoles, qui a permis d’entamer une profonde réforme de sa gouvernance et de ses infrastructures, avec à la clé un plan de développement, objet de financements publics jamais débloqués pour l’Ecole depuis l’indépendance. Ce projet devait la conduire sur la voie de l’excellence tracée par Son Excellence le Président de la République aux grandes écoles.

Malheureusement, cette ambition de renaissance de l’Ecole intégrant également un important travail d’ouverture sur le partenariat international et le secteur économique national, a été lourdement entravée durant toute l’année universitaire 2015-2016. Notre premier semestre a été très perturbé par le malheureux projet de transformation du jardin botanique de notre institution en baraques de chantiers de Cosider ; enseignants, étudiants, anciens diplômés de l’école, médias… se sont mobilisés pour la sauvegarde de notre jardin botanique. La seconde secousse qui a fortement secoué l’Ensa a été provoquée par des dérogations accordées en 2015-2016, pour inscrire des candidats au doctorat sans concours ! et des bacheliers en classes préparatoires, sans la moyenne informatique exigée ! Mieux encore, la direction de l’Ecole a affiché la liste des bénéficiaires de dérogations du ministère sur le site web de l’école !

Comment un même ministre peut-il accorder en 2015-2016, des dérogations à des «non méritants» pour l’accès en classes préparatoires et au doctorat à l’Ensa, et déclarer que la lauréate au baccalauréat 2016, Kenza Oussalah qui a obtenu 19,70/20 ne peut pas bénéficier d’une bourse du mérite à l’étranger ? Il répond à Kenza que «chaque étudiant a le droit de rêver à une bourse, mais il y a une règle générale applicable pour tout le monde…» Sauf que Kenza n’est pas tout le monde. Elle incarne l’excellence qu’il faut encourager, alors que les dérogations incarnent l’injustice et la médiocrité qu’il faut bannir.

En notre qualité d’enseignants chercheurs nous avons déposé à l’attention de notre ministre et de ses collaborateurs plusieurs dossiers pour les alerter sur les blocages de l’Ecole, la démobilisation, le gel du plan de développement… qui ont conduit à la déliquescence de nos conditions de travail en l’espace d’une année universitaire. La situation est telle que le ministère n’arrive pas à faire des arbitrages dans des conflits entre la direction de l’Ecole et des enseignants qui subissent des retraits de charges d’enseignements… C’est du jamais vu, des enseignants chercheurs qui galèrent durant des mois, dans les salles d’attente du ministère pour réclamer leurs fiches de charges d’enseignements et leur droit au travail ! Même au Moyen Âge, les rois savaient choyer leurs élites et leurs penseurs.

C’est donc vers Monsieur le Premier Ministre que se tournent tous nos espoirs. Nous sollicitons son intervention pour le sauvetage de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie, avec la nomination d’une nouvelle équipe de direction capable de conduire le changement et un projet de réforme, à la hauteur des défis que doit affronter l’Algérie. Son Excellence le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est un visionnaire, il a été le premier Président algérien à donner une place de choix à la société de la connaissance dans la construction de l’économie algérienne. Il nous appartient à tous de suivre cette voie et de valoriser notre «or gris» comme alternative au pétrole.

Que les grandes puissances agricoles continuent à produire nous n’en doutons pas. Aujourd’hui, la question pour l’Algérie est de créer d’autres sources de richesses, et d’innover dans son système de production agricole pour accéder de façon durable aux produits alimentaires, assurance de sa stabilité.

Pour un collectif d’enseignants de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie d’El-Harrach

A. A.

Source de cet article :

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2016/08/15/article.php?sid=200559&cid=41

Publié dans Economie et société

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