Saci Belgat en réaction au dernier article de Sadek Hadjeres

Publié le par Mahi Ahmed

Saci Belgat en réaction au dernier article de Sadek Hadjeres

vendredi, 5 février 2016 / raina

Mon cher frère et camarade Fateh Agrane

j’allais dire,ouf, enfin une lettre écrite à chaud à l’encre et non trempé dans le fiel de la haine. Elle est interrogative et c’est ton droit de

camarade et ta responsabilité.

Soumettre l’acte politique, et qui plus est d’un dirigeant révolutionnaire, à la critique est une marque de bonne santé et de loyauté au combat collectif que nous avons menés.

Cependant, loin de moi de m’ériger en avocat de notre frère et

camarade Sadek, nous pouvons lui reconnaitre qu’il est l’un des rares

à se soumettre à l’exercice de l’exégèse - que dire des autres, de

nous individuellement et collectivement.

Que lui vaut ces chapelets d’insultes, dont la majorité vient de camarades.

Au fond, ce que je comprends et je retiens, de ces commentaires sans intérêt idéologique et politique c’est qu’on aurait voulu qu’il plombe sa parole, sa plume aiguisée qui ne porte pas son âge biologique.

Passons et ne nous attardons pas sur les excroissances. Sadek comme nombreux de nos anciens disparus ou vivants gardent les stigmates du politburo. Il est, et surtout grâce à sa culture intellectuelle, aussi le seul à

vaincre par à coups sa solidarité dogmatique collective imposée, que

nous nommions abusivement discipline interne. Est ce ça qui bloque,

encore, la "sa" libération de la parole. Reconnaissons que face à la

RPI , il n y avait pas une ou deux positions. J’étais, et je reste

très convaincu, que dans le texte, ii en demeure des réflexions

progressistes, renouvelant la théorie Marxienne. Au demeurant le PAGS

et peut être plus que les autres partis communistes était traversé par

divers courants liés à l’histoire de ralliement de la gauche FLN et

d’autres gauches nationales. On ne peut pas détacher le parti de

l’histoire des femmes et des hommes qui le composent. À froid, comme

aujourd’hui, il est aisé de faire la critique - je retourne la

question si le parti était homogène comment se fait il qu’il ait

explosé- est ce le résultat du seul travail de la police politique-

encore, dans un système politique autoritaire et violent un parti de

gauche peut il existé, travaillé dans les masses sans courir le risque

calculé de l’infiltration et de la manipulation. Sadek notre camarade

ouvre le débat et c’est de sa responsabilité et de sa fidélité à son

combat au long cours. Mais l’âge biologique, la fatigue somme toute

évidente pour un médecin et un révolutionnaire pèsent. Ne perdons pas

de vue que ce camarade est sur le pont de la Nation Algérie depuis

1943. -Sa vie a été une vie jalonnée par des phases longues

clandestines. - je n’entends pas verser des larmes sur son choix, j’en

suis fier de compter comme ami, camarade, frère de ses géants de

l’histoire nationale. Ils sont les meilleurs qui ont rendu hommage aux

chouhadas.

Saci Belgat

Commenter cet article