Preghiera laica

Publié le par Mahi Ahmed

Preghiera laica

Notre mer qui n’es pas aux cieux

et qui de ton sel embrasses

les limites de ton île et du monde,

que ton sel soit béni

que ton fond soit béni

accueille les embarcations bondées

sans route sur tes vagues,

les pêcheurs sortis de la nuit,

et leurs filets parmi les créatures,

qui retournent au matin avec leur pêche

de naufragés sauvés.

Notre mer qui n’es pas aux cieux,

à l’aube tu es couleur de blé

au crépuscule du raisin des vendanges

nous t’avons semée de noyés plus que

n’importe quel âge des tempêtes.

Notre mer qui n’es pas aux cieux,

tu es plus juste que la terre ferme

même à soulever des murs de vagues

que tu abats en tapis.

Garde les vies, les visites tombées

comme des feuilles sur une allée,

sois leur un automne,

une caresse, des bras, un baiser sur le front,

de père et mère avant de partir.

Traduit de l’italien par Olivier Favier.

Source : http://dormirajamais.org

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